La socialTv a un bel avenir et c'est Julien Bichon de SocialTv.fr qui le confirme

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1/ Pour commencer, quelques mots sur votre parcours ?

Bonjour, mon associé, Marc Lindner et moi-même avons lancé SocialTV.fr en 2012. Nous avons décidé de monter un projet autour de nos passions communes pour la télévision, les réseaux sociaux et les nouvelles technologies. Aujourd’hui SocialTV.fr c’est une équipe de 15 personnes avec pour objectif d’informer les professionnels de l’audiovisuel sur l’évolution de la consommation de la télévision (second écran, applications, TV connectée…) et sur ses enjeux marketing (engagement, publicité, transmedia…). Depuis septembre, nous organisons des réunions mensuelles les #MeetUpSocialTV afin de réunir les influenceurs de la Social TV. De mon coté je travaille depuis 4 ans en tant que responsable marketing pour une société de conseil en informatique.

2/ Récemment, un article a dit la « Social TV is dead ». Quel est votre sentiment ?

Il est vrai qu’on a constaté en 2013 une diminution de l’augmentation du nombre de tweets sur les programmes de télévision. On voit aussi que le secteur est en constante évolution avec l’apparition de nouvelles start-up, le rachat d’autres pour des sommes souvent vertigineuses. Et que derrière cela on a toujours pas trouvé de véritable ROI à la Social TV.

Aujourd’hui quand on parle de Social TV, on pense aux créateurs/producteurs de contenus : qui veulent rendre leurs programmes plus sociaux au travers d’applications plus ou moins complexes, de web-apps, de sites, de la hbbtv. Le but principal étant de divertir les utilisateurs durant les périodes creuses avant, pendant et après le programme, souvent sans grand moyen financier. Mais on oublie bien souvent de parler d’une autre catégorie de créateurs de contenus qui possède des moyens bien plus considérables : les annonceurs. Qui devront, elles aussi, s’adapter à l’évolution du support télévisuel. Certaines ont même déjà commencé en proposant des contenus plus interactifs.

Aujourd’hui quand on parle de Social TV, on pense bien souvent à la télévision traditionnelle placée au centre du foyer qui accapare en moyenne un peu moins de 4 heures de la vie d’un français. Mais on oublie de parler de la multitude d’écrans de télévision qu’on voit fleurir dans les métros, dans les rues, dans les gares, les aéroports et les salles d’attente. Tous ces écrans qui ne demandent qu’à se connecter et à interagir avec les passants et leurs écrans individuels. Ils représentent eux-aussi des enjeux importants pour les annonceurs. On peut aussi parler des écrans traditionnels placés dans les bars, prévus pour diffuser le même programme à un grand nombre de personnes.

La Social TV n’est pas morte et l’interaction entre les écrans et les humains n’en ai même qu’a ses prémisses tellement il reste de chose à faire. On verra même prochainement de nouveaux usages apparaître avec les gains de temps que les innovations technologiques permettront à long terme. Que ferons-nous lorsque les voitures se conduiront toutes seules par exemple.

3/ Pour l’avenir, quels nouveaux usages imaginez vous pour la télévision sociale ?

Selon moi il reste encore beaucoup de nouveaux usages qui verront le jour dans les prochains mois. Le m-commerce en est un. Je pense qu’il faut s’attendre à voir apparaître des campagnes via des publicités sur le premier ou second écran qui tenteront de récupérer les followers et fans des programmes afin de leur proposer leurs produits ou services. Cela illustre aussi l’importance de la data sur les consommateurs des programmes. Des sociétés comme Seevibes, Mesagraph et Médiamétrie sont déjà bien impliquées sur cette problématique et proposent des solutions de mesure toujours plus innovantes. Nous aborderons d’ailleurs ce sujet lors d’un atelier avec ces acteurs.

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