7 preuves que l'Eurovision, c'est un truc de dingue.

Bonjour, je suis William Réjault et je suis le garçon le plus chanceux de la Terre puisque cette année France Télévisions m'a envoyé à Baku pour assister aux dernières étapes précédant la finale de l'Eurovision, une émission suivie par plus de 650 millions de personnes à travers le monde entier...et le Web. Oh, je sais, ça vous fait marrer, vous vous dites "Quel truc de ringard, il n'y a que les vieux qui regardent ça". Probablement en France, oui...Mais à l'étranger, que non ! 125 journalistes sont venus tout exprès d'Allemagne pour couvrir l'évènement musical le plus important au monde. Des fans se déplacent exprès pour suivre leurs idoles et certains viennent, chaque année, suivre la finale dans un pays différent. Les conférences de presses sont hyper courues et les artistes tremblent presque tant les questions qu'on leur pose peuvent avoir des répercussions dans le monde entier.

Comment vous dire ? Moi, j'en reste pantois. En 7 points, je vais tacher de vous résumer ce que j'ai du mal à percevoir, tant il y en a autour de moi, depuis hier soir.

  1. On demande à la candidate Espagnole, devant 250 journalistes et 56 caméras de se justifier : est-ce vrai qu'elle doit "se coucher" comme on dit en boxe, demain soir, et perdre, car son pays n'a pas assez d'argent pour organiser la finale ? (réponse : non, invention de journaliste) (réponse très gênée, toutefois)
  2. Le niveau de sécurité est stupéfiant : notre bus de délégation est précédé d'un véhicule de police lorsqu'il se déplace et il y a partout, partout, partout des militaires et policiers en uniforme à chaque croisement, le nombre augmentant au fur et à mesure qu'on se rapproche du stade.
  3. On peut retirer 1 Manat au distributeur, si on le souhaite. 1 manat = 1 euro. Le coût de la vie est élevé, les prix sont similaires à ceux pratiqués à Paris...Mais la nourriture et les boissons sont offerts dans les coulisses du show. Attention aux pâtisseries locales : la bouchée ne pardonne pas, direct vous devenez candidat au diabète.
  4. Les fans du chanteur Allemand campent (ou presque) devant notre hôtel. Il est mignon, avec son bonnet. Précision : il fait 40 dehors, en plein soleil.
  5. L'Azerbaïdjan a mis a disposition des journalistes 1000 (oui, mille) PC gratuits, en libre accès, connectés à Internet. La salle de presse est gigantesque. Pardon, je corrige, tout est gigantesque dans ce stade construit en un temps record.
  6. Oui, tout n'est pas parfait, ici, au niveau des libertés individuelles. Mais comme le disait Anggun fort justement en conférence de presse, "Laissons un peu de temps à cette toute jeune république laïque qui vient à peine de naître..." et je tenais à vous le placer, ça, aussi, car je sais que beaucoup pourrait hausser un sourcil en découvrant mon enthousiasme pour le lieu, enthousiasme pour l'évènement, aussi, ne l'oublions pas. Rien n'est parfait, nulle part.
  7. Je n'ai pas encore vu un seul McDo. Il doit forcément bien y en avoir un. Mais je n'en ai pas vu. Et ça, c'est un truc de dingue, non ?

Allez, la bise de Baku, cinq heures d'avion, trois heures de décalage (horaire) et mille lieues de décalage (culturel) nous séparent mais mon petit coeur de Français espère que vous allez voter demain pour Anggun qui en a (un peu) besoin face aux Mamies Russes...Voire même cet Allemand dont tout le monde nous parle !!


William Réjault
williamrejault.fr
@williamrejault

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