Un lecteur anonyme m'a fait part de sa curiosité, tenant même des propos interlopes sur mes fonctions vitales dans l'administration que j'ai le plaisir et l'honneur de servir.
Notre zélote du dimanche m'a ainsi fait part de quelques doux billets dont j'assume la paternité par ailleurs : jour, heure, minute et seconde. N'abuserais-je pas, me demandait-il, d'un temps précieux (contribuable) pour m'adonner à des jeux d'écriture interdits ?

Il me tardait en effet de faire un aveu à mon lectorat chaotique et remercie l'aléatoire de me donner l'occasion de battre coulpe et flanc réunis.
J'ai pour la circonstance préféré mesurer mes propos et puiser dans ma mémoire virtuelle des vers qui illustrassent la défense de ma pensée :

"[...]
J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévorer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !

[...]"

Je veux bien, à la question ordinaire, avouer quelque hyper-lien de parentèle cachée avec cet animal aux longues oreilles et à l'esprit borné.
Il n'en demeure pas moins, lecteur assidu et zélé, que cette parentèle te demeurera cachée et que je bénis la noosphère et la grande illusion qui nous abrite.
Le deus ex machina que j'incarne ici est maître du temps et, miracle du copier-coller, gère à la seconde près les apparitions, disparitions, dates, antidates qui, par magie sortent du chapeau avec lequel je travaille au gré de ma fantaisie.

Il me plaît, car tel est mon bon plaisir, de manipuler le temps pour, incohérent, faire parler les chiffres, posé au bord d'un piano ou au fond du canapé, le portable et Hercule(E.) délicatement lovés sur mes genoux.
Ne t'en prends qu'à ta crédulité, ami, si tu crois tout ce qui y est écrit.

Voilà, il fallait que cela fût dit (le 14-12-06 à 00h50 je vous prie que, dans quelques secondes, s'il me plaît, je transformerai d'un grand clic... et sans baguette).
J'espère mon lecteur rassuré et le prie d'agréer l'expression respectueuse de mes transports les plus communs et les plus urbains.