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Meilleurs voeux !


Il est une autre découverte que j'ai effectuée depuis quelque temps et dont je n'arrive pas à mesurer la portée réelle.
J'ai donc échaffaudé une partie imaginaire.
C'est toujours de Bach qu'il s'agit.
J'ai pensé cependant que son exposition était susceptible de susciter d'autres curiosités que la mienne.
J'ai découvert la page autographe du Premier livre du Clavier  Bien Tempéré cependant que mon apprentissage du RiceRcaR avait été bien avancé.
J'ai donc été surpris de trouver, datée de 1722, sous forme de paraphe de Bach, l'architecture d'une fugue qui correspondait parfaitement à l'idée que je me faisais du RiceRcaR, qu'il a improvisé en 1747.
Un quart de siècle de décalage !
En dépit de toutes mes analyses, je n'ai pas d'explication rationnelle à fournir.
C'est donc un conte de mon invention qui résoud cette énigme bien relative, j'en conviens volontiers.

paraphe de 1722

La musique que se pensait Bach lui-même était le RiceRcaR, cette fugue si particulière.
Il l'a toujours gardée pour lui sans jamais la coucher par écrit ou même la jouer.
Il attendait la bonne occasion.
Explorer toutes les sonorités des quatre octaves alors utilisées.
Il n'avait pas besoin d'instrument pour se la jouer, elle était dans sa tête.
Sa présentation au roi de Prusse devant un nouvel instrument, le piano, lui a fourni cette occasion, celle d'écrire son Offrande Musicale puis l'Art de la Fugue.
Le
RiceRcaR était cependant présent depuis 1722 au moins.
Cest cette fugue
draconique (une invention) qui signe sa musique tout à son chiffre.
De la main gauche.
7 contre 3.
Un rapport divin.

Je vous souhaite la meilleure année qui soit.
De la musique, la santé et le temps pour en jouir.

J.S. Bach, gaucher ?

Page de garde autographe du CBT

Bach serait-il gaucher aussi ?
Les milliers de pages de biographie et et de récits légendaires lues n'en font pas état.
J'ai donc naturellement, dans un premier temps supposé qu'il était droitier comme tout le monde ou presque.
Si tel n'avait pas été le cas, une quelconque chronique en aurait forcément fait état, n'est-ce pas ?
Tout le monde sait par exemple que Léonard de Vinci, autre inventeur de génie, était gaucher !
Oui, mais Léonard a dû forcer l'évidence en écrivant en miroir de droite à gauche, imposant sa latéralité aux yeux de tous ses futurs lecteurs.
L'Eglise a cependant toujours vu d'un mauvais oeil qu'un croyant se signât de la gauche et, pour réformée que fût celle que pratiquait le Cantor de Leipzig, il n'est pas étonnant que les textes et les commentateurs de l'époque n'en aient pas fait état ou aient préféré charitablement taire l'information.
Sinistres hier comme aujourd'hui.

C'est l'étude de la page de garde autographe du Clavier bien tempéré combinée à celles, aux claviers, du RiceRcaR à 3, des variations Goldberg et de la fugue en Do majeur qui m'ont donné quelques éléments de réponse qui s'accordent bien avec l'image que s'en fait le gaucher que je suis.
N'ayant aucune compétence particulière en graphologie, je n'ai nulle intention d'entamer une quelconque guerre à ce sujet (non plus) et réviserai ma croyance si besoin est.
Ma religion est cependant faite : Bach était gaucher.

Toujours est-il que j'ai volontaiterement induit une erreur dans l'analyse que j'ai commise du RiceRcaR à 3, le faisant entamer par la main droite.
Je testais l'hypothèse et l'usage qu'il n'en était rien.
Les 3 voix, soprane, alto et basse sont exposées par la même main, la gauche.
L'alto et la basse sont obligées, la soprane (galanterie oblige) est libre.
J'ai, à mon habitude, commis une erreur de latéralisation en exerçant cette liberté, pensant et écrivant à gauche et jouant à droite ce premier chant.
Correction faite, 7 des 10 thèmes royaux du RiceRcaR sont joués de la main gauche.
Une différence significative, d'autant plus que cette fugue est une improvisation jouée devant le roi de Prusse, Frédéric II auquel Bach venait d'être présenté.
J'imagine que la vieux génie pouvait légitimement être impressionné par les ors de la cour et le prestige du roi et souhaité, à cette occasion royale, laisser libre cours à son imagination.
Le résultat donne 7 à gauche pour 3 à droite.

Les variations Goldberg sont surtout connues pour développer 30 variations autour d'un thème, l'Aria, exposé à la basse.
A la main gauche donc.

La page autographe du Clavier Bien Tempéré comporte elle aussi de nombreux indices disséminés dans ses 24 lignes.
Nous savons depuis quelques années que la ligne de spirales qui est en tête indique le tempérament que Bach avait découvert pour accorder ses claviers en mettant les 24 tonalités en valeur. spirales dépliées Cette ligne de spirales se lit à l'envers, de droite à gauche.
Elle a été réalisée en renversant la feuille.
Qui a été retournée ensuite pour écrire le texte.
La feuille, du point de vue de Bach, à l'envers, dessine une flèche qui va d'une spirale étalée aux infinis et qui montre le tempérament vers une spirale qui, du point de vue du lecteur, s'échappe à l'infini et qui paraphe la page où Bach cite son nom en toutes lettres à la 14è ligne, celle de son chiffre.
D'où l'inversion.
spirale levogyre

Par ailleurs, quel que soit le sens où ce paraphe a été dessiné, lévogyre, il signe un gaucher.
Un droitier aurait dessiné une spirale inverse, dextrogyre.
spirale dextrogyre

Autre l'hypothèse, qui n'est cependant pas nécessaire pour l'argument : la spirale du paraphe a été dessinée dans un second geste, à l'envers partant des cercles concentriques du milieu pour finir à l'infini, avant de retourner la feuille pour écrire.
C'est ainsi que du point de vue du lecteur, celui de la Lettre du texte, se trouvent disposées 3 spires à gauche contre 2 à droite.
La polysémie étant consubstantielle au contrepoint, Bach contrepoint incarné, a forcément inclus plusieurs niveaux de signification dans cette page de titre de son oeuvre majeure de maturité : le Clavier Bien Tempéré.

Quant à la fugue en Do majeur, c'est la main gauche qui chante le premier thème sous peine d'acrobaties totalement incongrues au vu de l'art du Maître.
Le premier thème de la première fugue, 4 voix est chanté par la gauche qui le signe, à la 24è et dernière exposition.
Cette évidence force ainsi à explorer l'hypothèse que le prélude en Do Majeur se joue lui aussi 3 notes à gauche contre deux à droite.
Les arpèges ne seraient-ils pas aussi partagés entre les deux mains, en parts inégales : 18 et 16 (3x3x2 et 2x2x2x2) ?

Finir ambidextre à la 35è mesure.
J'ai essayé, c'est très difficile à jouer.
Tous les réflexes sont inversés et ça force le jeu du pouce gauche.

Comprendre la première ligne du Livre qu'il espère transmettre aux générations futures.
Il a repris l'essentiel de sa démonstration dans les inventions à 2 et 3 voix.
A la portée des enfants ... et des claviéristes amateurs et passionnés au rang desquels je suis heureux de compter ces jours-ci.
Une familiarité qui apaise.
Un clin d'oeil amical.

Vae Victis !

Gibet de potence
Oyez braves gens, le tyran a été pendu haut et court ce matin à l'aube !
Un des plus grands dictateurs sanguinaires de l'époque a été exécuté à 6 heures ce matin.
A quelques heures des fêtes de l'Aïd et de la Saint-Sylvestre, concélébrées partout dans le monde.
On a pendu les droits de l'homme : haut et court.
La barbarie a donc répondu à la barbarie.
L'humanité attend avec impatience que photos et films viennent égayer cette fin d'année mémorable.
La noosphère va bruisser des fuites savamment distillées qui, étrennes morbides, seront échangées sous cape.
Cet homme, le pendu, était responsable de la mort de millions de personnes.
Il a aussi, surtout, été un précieux instrument de la déstabilisation du Moyen-Orient, maintenu enfoncé dans un âge médiéval pour permettre aux conquistadores de piller l'Or noir dont dépend notre si belle civilisation.
Il était finalement devenu encombrant et, pas question qu'une série de procès lui donnassent l'occasion de rappeler toutes ses amitiés devenues honteuses, il fallait donc s'en débarrasser.
Quel dommage que les jeux du Cirque aient été abolis.
C'eût fait un joli spectable diffusé en direct-live.
Justice est donc faite.

Arrivé au pouvoir par la grâce d'un coup d'état, il a manifesté tout au long de son long règne, 1979 à 2003, une violence et une inhumanité remarquables, n'hésitant pas à massacrer amis comme ennemis tant il prêtait à son entourage ses propres turpitudes.
Ecraser impitoyablement tout ce qui se trouvait sur son passage.
Manipulé par les puissances occidentales, américains en tête, il a été utilisé pendant plus d'une décennie pour tenter de museler la révolution iranienne, nourrie et partie de Neaufle-le-Château, France.

Grand ami alors qui, en échange de pétrole et d'argent sonnant et trébuchant, alla même jusqu'à se faire construire une centrale nucléaire, Osirak, bombardée par les israéliens à quelques semaines de son inauguration, aux aurores de la guerre Iraq-Iran.
La décision de doter l'Irak de technologies nucléaires ayant été prise par le Premier Ministre français de l'époque, Jacques Chirac, le réacteur a été ironiquement surnommé Ô Chirac par les Israéliens et une partie de la presse francophone.
Il fut un temps que gardent les archives de l'INA où notre grand phare de la pensée affirmait urbi et orbi que ce brave homme était son ami personnel et celui de la France.
Dis-moi qui tu fréquentes...

C'est la révolution iranienne qui lui a permis de donner la pleine mesure de sa sauvagerie.
Les Etats-Unis, humiliés par la prise d'otage de leurs ressortissants dans leur ambassade à Téhéran et leurs alliés européens, affolés à l'idée de ce grand pays, l'Iran, qui tendait les bras aux barbus ont donc poussé l'Iraq à attaquer l'Iran qui ne demandait rien à personne.
S'ensuivirent près de 10 ans de guerre et plus d'un million de morts de part et d'autre : armes chimiques, enfants-soldats et autres joyeusetés.
Ces mêmes armes qu'il n'a pas hésité à utiliser contre ses propres concitoyens dans les montagnes kurdes.
Il fallut qu'il franchît la ligne jaune en 1991, envahissant le Koweit (et s'appropriant son pétrole) pour que, soudain, l'ami devînt infréquentable et la première guerre du golfe exécutée.
Suivie de plus de 20 années de sanctions internationales qui ont vu des centaines de milliers d'irakiens, des enfants pour la plupart, mourir de faim, de maladie, dans la violence pour se terminer en 2003, par un feu d'artifice géant, filmé en mondovision, dont un bouquet nauséabond vient d'être tiré entre la dinde et les cotillons, à 6 heures du matin, en catimini.
Mettant un  point final et un terme à l'action de la justice.

Paix aux hommes de bonne volonté !
L'histoire est écrite par les vainqueurs.
Cette exécution barbare, adoubée par la communauté internationale qui s'est magnifiquement lavée les mains en affirmant du bout des lèvres son opposition à la peine de mort, Ponce Pilate de Pacotille, en est une démonstration éclatante.
C'est ainsi que s'administre la justice en ce début de troisième millénaire.
Les millions de morts ne connaîtront donc pas la justice, fût-elle à titre posthume, au nom de l'Histoire. Personne ne saura jamais quelles ont été les réelles motivations mercantiles qui ont conduit à la mort des millions de personnes, irakiens, iraniens, kurdes, américains, britanniques,... Les livres d'histoire ne retiendront que la version officielle de cette dernière guerre des Gaules. Récit dicté par César-Bush qu'ânonneront ad aeternam nos chères têtes multicolores, en coeur.
Vae victis ... et bon réveillon !

Joyeux Noël !

snif, c'était la dernière, éructa l'Abbé Pierre !

Eloge de la folie - Erasme

Eloge de la folie -Erasme

[...]
Que ne puis-je prendre aussi une autre figure, et paraître à vos yeux sous le ciel brillant harnois d'un docteur de Sorbonne ! Mais à propos, en m'entendant dégoiser tant de théologie, n'allez pas m'accuser d'avoir pillé les écrits de nos vénérables Maîtres. Songez, je vous prie, qu'ayant une liaison si intime et si ancienne avec les théologiens, il n'est pas suprenant que j'aie attrappé un peu de leur science, puisque Priape, ce dieu en bois de figuier, remarqua et retint quelques mots grecs qu'il avait entendu lire à son maître, et que le coq de Lucien, que vous connaissez sans doute, à force de vivre avec les hommes, apprit à parler comme eux.
Mais revenons à notre sujet, et commençons avec confiance.

Il est écrit dans le premier chapitre de l'Ecclésiaste : Le nombre de fous est infini. Or ce nombre infini comprend tous les hommes, excepté quelques-uns, et ces quelques-uns, je doute qu'on les ait jamais vus. Jérémie s'explique plus clairement encore, lorsqu'il dit, au chapitre dixième : Tous les hommes sont devenus fous à force de sagesse. Il attribue la sagesse à Dieu seul, et laisse la folie à tous les hommes. Il avait dit un peu plus haut : Que l'homme ne se glorifie pas dans sa sagesse ! - Et pourquoi ne veux-tu pas, ô bon Jérémie, que l'homme se glorifie dans sa sagesse . - C'est, répond ce prophète, parce qu'il n'en a point.
[...]

p.158

Rapport De Mission De GlobalOrgasm.org

La mission de l'orgasme global est d'effectuer le changement du champ d'énergie de la terre par l'entrée de la plus grande possible vague de l'énergie humaine. Maintenant qu'il y a deux flottes supplémentaires des USA au golfe Persique avec l'équipement anti submersible qui peut seulement servir contre l'Iran, l'heure de changer l'énergie de la terre est MAINTENANT !

Lisez plus au sujet de l'habillage de flotte ici.

L'intention est que les participants concentrent toutes les pensées pendant et après l'orgasme sur la paix. La combinaison de la grande énergie orgasmique combinée avec l'intention consciente peut avoir un effet beaucoup plus grand que des méditations et des prières en masse précédentes.

Le but est de s'ajouter un grand afflux tellement positif et concentré dans le champ d'énergie de la terre qu'il réduira les niveaux dangereux courants de l'agression et de la violence dans le monde entier.

L'orgasme global est une expérience ouverte à chacun dans le monde.

Nous espérons que les résultats s'enregistreront sur le système mondial de moniteur du projet global de conscience.

C’est le premier orgasme global synchronisé annuel pour la paix, amenant au solstice de décembre de 2012, quand le calendrier maya finit avec un nouveau commencement.

Plus ! Les femmes ont la permission de séduire des hommes. Redéfinition du féminisme Info/workshops/book www.RedefiningSeduction.com

Cabinet de curiosités

J’ai lu ce matin par-dessus l’épaule de mon voisin une manchette qui n’a pas fini de m’étonner.
Ainsi donc, la Palestine serait au bord de la guerre civile.
Oh la grande nouvelle !
Cela fait plus de 6 mois que votre serviteur, politologue en basse-cour, l’a écrit sans pour autant en faire tout un (faux) plat.
C’est donc sans doute, en ce jour le plus court, que nos quotidiens sont en peine de marronniers à quelques heures des fêtes. J’ai en effet peine à croire que ce petit détail ait échappé aux si grands esprits qui gouvernent ce meilleur des mondes qui nous entoure et qui, mais je fais montre de mon mauvais esprit habituel, ont tout fait pour que cela arrivât.

L’histoire repassant le chapon farci à des convives manifestement sourds-muets-aveugles et frappés d’agueusie de surcroît, les leçons des deux décennies passées en Iran, Afghanistan, Algérie et Iraq n’ont pas été retenues.
Les parangons de vertu, la vox populi au bord des lèvres, prêchent la bonne parole et, dégoulinants de démocratie, n’ont cesse que tous les sauvages de la planète acquièrent notre niveau de civilisation et de sagesse.

Cela est bien, dit le Candide qui sommeille en moi, mais si nous jetions un coup d’œil furtif à l’arrière-cours où se trouve le jardin, qu’y verrions-nous ?
Ne voilà-t-il pas que, démocratiquement au fil des ans, les iraniens, afghans, algériens, irakiens et, plus récemment, les palestiniens, ont librement choisi les hommes et femmes qu’ils souhaitaient voir les représenter dans les différentes instances nationales et internationales ?

C’est arpentant cette jachère que je réalise l’illusion dans laquelle erre la vision occidentale qui, semble-t-il, souffrirait de quelques troubles que la science n’a pas encore été en mesure d'identifier.
De la démocratie, soit, à la seule condition que les interlocuteurs avec lesquels nous avons choisi de discuter remportent les élections.

Quelques exemples pour illustrer mon propos amène :

-  La révolution iranienne s’est lentement muée en démocratie et, plus de vingt ans plus tard, l’ensemble de la communauté internationale maintient ce pays au ban des nations (sauf quand il s'agit du caviar pour lequel l'Iran reste un fournisseur très apprécié ces jours-ci).

-  L’Algérie, dans le seul exercice démocratique du siècle passé, a vu le FIS remporter les élections, entraînant une suspension du processus électoral et les années de terreur et de massacres qui s’ensuivirent.

-  Evoquons, pour bon compte, la mascarade qui a prévalu en Afghanistan ou, plus récemment en Iraq, qui voient les journaux de 20 heures nous couper l’appétit avec une régularité méritoire, donnant la mesure de ces hauts faits d’arme démocratiques.

La Palestine connaît aujourd’hui ces mêmes bonheurs ?
Qu’on leur donne des brioches !

Appelés par les chants des sirènes (électorales), les électeurs se sont déplacés en masse il y a quelques mois et, à plus de 70% des votants, ont rejeté le Fatah de feu Arafat au profit d’un parti plus radical, le Hamas (je ne vais pas discourir ici des attendus d’un tel vote qui ne me concerne pas).

Vox populi vox dei ? Et ben, non !

Je vous le donne en mille, quelle a donc été la réaction de la communauté internationale, Europe en tête, à ce vote exemplaire ?

Couper immédiatement les vivres dont dépendait exclusivement l’autorité palestinienne, condamnant l’ensemble des fonctionnaires à ne plus être payés, enrayant d’un coup l’administration, l’économie et poussant tous les malheureux du coin, et ils sont légion, dans les bras des fanatiques tant décriés.

Quand on sait qu’un seul salaire nourrit plusieurs familles, on peut avoir idée du désastre induit.
Sous prétexte que le résultat des urnes a légitimement conduit à un gouvernement dont les opinions nous déplaisent, à juste titre, nous refusons même de discuter avec des élus, prenant la démocratie en otage.
Quel est l’intérêt d’une négociation si on est d’accord a priori avec ses contradicteurs ?

Ajouter à cela que le champ laissé libre par la communauté internationale a été considéré par Israël comme un blanc seing pour mener la politique qui lui plaît : trucider des civils, embastiller des élus, pousser tous les modérés dans le fanatisme et feindre s’étonner de la dérive et de l’impuissance générales.
La guerre du Liban servant, accessoirement, de gigantesque écran de fumée pour parer la situation en Palestine d’oripeaux de normalité.
Vous l’aurez compris, dans ce coin du monde la vision du normal est toujours un peu (d)étonnante .

Il est né le divin enfant, jouez hautbois, résonnez musettes !
Qui sème le vent récolte la tempête.
Nous célébrons dans quelques jours à grand renfort de mets fins et de cotillons une nativité qui, deux mille ans plus tard, dans les mêmes lieux, réunit des conditions toujours aussi misérables.
Je reste donc perpétuellement surpris que, dans cet univers mondialisé (pléonasmique), il y en ait encore qui semblent découvrir que nous avons semé la tempête et s'évertuent à pousser des cris d’orfraie en espérant dérouter le tsunami qui en découle.

Sur le Net aussi, l'humanité est en guerre

Récemment, quelques étudiants de première année en philosophie à Paris- I planchaient sur le sujet suivant : « La pluralité des cultures empêche-t-elle de penser l'humanité comme une? », Les réflexes n'étant plus tout à fait ce qu'ils ont pu avoir été, ce n'est ni dans le Larousse, ni dans le Robert, ni dans le Littré, que l'un d'entre eux commença par chercher la définition du mot « humanité », mais sur le Net Plus précisément sur Wikipédia.

C'est un instrument étonnant Wikipédia. Le site serait entré dans le Top 12 des plus consultés sur le Web. Son nom emprunte tant au hawaïen wiki wiki, qui signifie « rapide, informel» qu'à la racine pedia, qui renvoie à « éduquer» en grec ancien. Wikipédia est un projet d'encyclopédie libre, une sorte de coopérative du savoir, qui permet aux internautes d'écrire et de modifier les articles du site: 5 millions à ce jour, rédigés en 250 langues, dont 400 000 en français.

Notre étudiant a donc tapé « humanité », pensant y trouver les fondements d'une première vérité. A son grand dépit, il en ressortit déconcerté : l'article de l'encyclopédie libre était verrouillé. Et pour cause. Depuis le 11 novembre, celui-ci fait l'objet d'une « guerre» : plus spécifiquement une «guerre d'édition », qui fait que l'article, dans l'attente d'un consensus, ne peut être modifié. Sur Wikipédia, depuis un mois, l'humanité est donc en guerre. Là aussi, est-on tenté de dire. Le conflit est vraiment une constante du genre humain.

Les wikipédiens, qui ont développé tout un wiki­langage, appellent « guerre d'édition» la controverse entre des éditeurs qui expriment un profond désaccord sur un sujet. Comme l'édifice encyclopédique tend à « la neutralité des points de vue» et rejette tout système de validation par des experts, les critiques sur la fiabilité, l'exactitude ou la partialité des contenus fusent parfois dans les pages dites de « discussion ». Il y eut, comme ça, apprend-on, de « pitoyables guerres d'édition» sur l'intitulé de la page « endive» (préférée à « chicon»), celui consacré à la « Wallonie» (disputée à « région wallonne »), ou encore sur la nationalité de Kafka ou la loi Fillon.

Concernant l'humanité, ce sont Alceste et Idéalités, cachés derrière leurs pseudonymes, qui se sont sur plusieurs jours empoignés. Alceste voulait fusionner l'article avec« homo sapiens ». Idéalités trouvait l'approche trop biologique, insistant pour rendre sa part d'idéal et de philosophie à l'humanité. Appelé à la rescousse dans la nuit du 10 au 11 novembre, un médiateur a apporté les premiers secours pour mettre bon ordre à ce tapage nocturne. Il a « protégé» (verrouillé provisoirement l'article, en demandant aux belligérants qui venaient aux mots de respecter la wikipéthique les règles du savoir-vivre wikipédien.

Au-delà des interrogations sur la portée du savoir participatif, c'est bien ici le point innovant de la wikihumanité, qui rassemble tant différences, de pays, de cultures, de points de vue : ce corpus de procédures pour tenter de gérer les conflits, cette volonté de traiter l'avis des autres avec respect dans un esprit de non-violence. Dans cette forme de pédagogie de la paix, il y a quelque chose qui ressemble à de l'humanité et qui, dans le fond, ferait sans doute plaisir à Idéalités sans déplaire au misanthrope Alceste, à ce jour toujours non réconciliés.

Dans un article de la revue Etudes de décembre Anne Guibert-Lassalle, auteur illustrateur, regrette à juste titre que la littérature pour les moins de 12 ans, en France, n'aborde que très partiellement la complexité des guerres, dont l'examen méticuleux des causes pourrait conduire à une forme d'éducation précoce à la paix. Elle rappelle comment bien, souvent, ce sont d'abord les convictions de détenir la vérité qui déchaînent la violence. Tant il semble vrai que la pluralité des convictions, si elles ne s'expriment pas avec un esprit de tolérance, empêche assurément de vivre l'humanité comme une, avant même de pouvoir la penser.

 

Le Monde, édition du Dimanche 17- Lundi 18 décembre 2006
Jean-Michel Dumay

 

 

Le virus de l'amitié

Elephant à Lille
Un ami m'a gentiment fait remarquer que j'utilise le mot "ami" avec une facilité déconcertante.
La pensée sous-jaçente que j'ai perçue était dans une tonalité bleu ciel : "qui trop embrasse peu étreint."
Je suis parfaitement conscient que ce début de XXIe siècle offre, paradoxalement, peu de place au rêve.
Je continue donc à rêver à contre-courant en refusant d'être contaminé par le virus du cynisme.
L'amitié est, dans mon échelle de valeurs, sur le podium de tête.
Il m'arrive, incorrigible oriental mellifluent, sapide et polygène, de la chanter à tue-tête.
Saviez-vous que l'Arabe dispose d'une forme grammaticale spécifique pour évoquer deux personnes (tiers exclu) ?
Tout échange épistolaire en Arabe débute aussi impérativement par une invocation du nom de Dieu défini, dans cette même phrase, comme étant la compassion désincarnée ?
Je n'ai jamais pensé qu'il était obligatoire de croire en un dieu pour prôner la compassion.
Je déplore cependant que le sens premier ait tant été galvaudé.
Cette langue prévoyant le singulier, le duet et le pluriel, il n' y a ainsi aucune ambiguïté à dire "ils ont entamé une discussion amicale" en Arabe. La conjugaison indique tout de suite à l'observateur si c'est un tête-à-tête ou une agora.
Je pense donc l'amitié, concept germain de la famille, en Arabe.
Mais je diverge, comme à l'accoutumée, de l'acception habituelle.
Sol lucet omnibus.

Un(e) ami(e), c'est quelqu'un(e) à qui je confierais ma vie et sans doute au delà.
Un ami, c'est quelqu'un à qui on tourne le dos en confiance en sachant qu'il le protégera.
C'est, en tous cas, quelqu'un à qui je laisse réellement le bénéfice de mes doutes (que je les exprime, les pense ou pas est une autre question qui relève de mon libre-arbitre).

Un, étant bien dans mon esprit pro-nom in-déterminé.
C'est aussi, réciproquement, quelqu'un dont je me sens responsable et dont je reste à l'écoute régulière, fût-elle discrète (dans tous les sens du mot).
Amitié et confiance qui sont tout sauf des mots.
Synonymes de l'honnêteté intellectuelle (une amie utilise le terme "clarté").
C'est un état d'esprit et un moteur puissants, bien plus que l'"intelligence" (le qi) purement calculatoire qui, sec, rend cynique et pousse à prévoir, rechercher et construire le pire dans une relation : la prédation.
Une étincelle d'intelligence consisterait à prévoir le meilleur et le pire d'une relation et, à chaque itération, se poser la question et tout faire pour que le pire soit écarté.
Il est des amis intimes, que le quotidien, l'appétence, la nécessité, les circonstances, la vie ... rendent proches et d'autres plus épisodiques. C'est donc un arbitrage délicat et souvent périlleux de déterminer comment consommer son temps personnel.

J'ai donc décidé unilatéralement et inconditionnellement (toujours grandiloquent) de systématiquement entamer une nouvelle connaissance, quelle qu'elle soit, sous le sceau de l'amitié.
Un sceau dont je testerai la cohérence et la solidité jusqu'à mon dernier souffle.
Je me présente ainsi à une nouvelle relation, ouvert et vulnérable, et le demeurerai toujours.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que la plupart des personnes pensent une chose et en disent une autre.
Parfois la différence entre pensée et parole n'est pas très grande et je savais m'en accommoder.
Je refusais, en revanche, de traiter les cas, nombreux, où l'interlocuteur tient un discours qui est antithétique à sa pensée.
Je suffoque aussi quand je croise des pensées d'une violence ou d'une méchanceté qui me dépassent (d'où mon agoraphobie).
Doté d'une mémoire d'éléphant, je sais très bien mentir.
Je l'ai fait enfant avec une régularité et une impunité totales.
J'ai, depuis, mis mes actions et mes discours en cohérence avec ma pensée .
Comment peut-on penser et exprimer corporellement une chose, dire son contraire et imaginer que vos interlocuteurs vont en être dupes ?
Le shadok que je cultive a donc établi une stratégie simple : couper au plus court.
J'ignorais donc allègrement le discours oral et parfois corporel pour répondre au non-dit.
Suscitant le rejet.

A la mesure de ma bêtise, il m'a fallu de très nombreuses années pour comprendre pourquoi ce rejet.
C'est au cours d’un bilan de compétence (hi, hi !) auquel mon entreprise m'avait prié de me soumettre (ainsi que mon chef qui, depuis a été promu directeur), que j'ai été étonné (au sens médiéval) d'entendre le responsable de l'équipe effectuant ce bilan me dire : "votre principal problème est que vous renvoyez aux gens une image d'eux-mêmes qu'ils n'ont pas envie de voir. Il ne faut donc pas que vous vous étonniez de faire peur et d'être fui."

Douche froide.
Il m'a fallu plusieurs années pour digérer cette évidence qui, pourtant, ne m'était jamais spontanément apparue.
Combien y en a-t-il d'autres au bout de mon nez (que j'ai pourtant généreux) ?
Comment imaginer mesurer quoi que ce soit sans le percevoir ?
J'ai ainsi dû me poser la question des autres "évidences" sociales qui ne m'apparaissaient pas et pour lesquelles j'étais sourd.
J'en ai trouvé un paquet.
Par observation indirecte. A force d'additions, de soustractions, de moyennes et d'écarts-types.
Forcément, je n'avais pas les capteurs de base !
Il a donc fallu que je les développe, un à un. Et c'est loin d'être fini.

Procédures + sournoiseries = pantomime


Voilà.
Une boucle de bouclée.
Sonates du Rosaire de Heinrich Ignaz Franz Biber (1644-1704) aux Billettes hier soir.
J'ai failli m'endormir d'ennui puis trépigner d'indignation.
Les interprètes du rosaire (ou les organisteurs de la manifestation) avaient jugé bon de ponctuer leur manifestation de foi par une pantomime japonaise (un chevalier masqué et des ombres portées).
Un kabuki impromptu.
Quels comédiens ces japonais !
Je n'ai rien contre l'art japonais, chinois, turc... ou de quelque culture qu'il s'agisse.
Pur fruit de la colonisation, je n'ai aucune opposition aux mélanges les plus baroques non plus.
Je ne tolère pas, cependant, qu'un organisateur quelconque s'arroge le droit d'imposer à ma vue et mon ouïe (en contradiction avec le programme annoncé et affiché) des mélanges artistiquement flous et d'un goût, finalement douteux, dont je ne garde que l'amertume une fois la prestation achevée.
J'ai même, fait rarissime, failli quitter ma place avant la fin puis, me ravisant (et l'ayant chèrement payée), ai poliment attendu les premiers applaudissements avant de m'éclipser.
N'eût été l'endrrroit, un temple luthérien, j'eusse même envisagé de huer la prestation.
La musique est sacrée et je conchie ceux qui la prostituent ainsi.

Un homme, ça ne pleure pas (tripalium sur un air de valse)

J'ai cru entendre la voix de ma grand-mère, gorgone disparue depuis près d'une décade, me rabrouant.
La phrase-titre était un de ses fétiches.
Judéo-chrétienne en diable.
Voilà donc qui m'apprendra à jouer avec des amulettes.
Je suis pourtant bien placé pour savoir que la frivolité est à classer au rang des turpitudes et, régulièrement, je me laisse aller à quelques écarts coupables que je sais devoir regretter.
Il a à peine fallu 3 heures pour le retour de bâton.
En trois temps.

Début d'après midi, une très bonne copine m'appelle.
- "Tu es dans ton bureau ? J'arrive."
Quelques minutes plus tard, je la vois débarquer avec un grand sourire et un cahier bleu méditerranée.
Contente de me faire plaisir, sans aucun doute.
- "Je viens de recevoir ça. J'ai pensé qu'il n'y avait que toi que cela intéresserait. Comme tu n'as pas pu y aller, ça te fera un bon souvenir. Je te le confie."
J'avais déjà la gorge nouée et, me brûlant les mains, le numéro 144 (12^2), daté de mars 2006 des Cahiers de l'IAURIF, intitulé : "LIBAN - retour sur expérience".
176 pages en couleur, pleines de magnifiques photos, préludées par un non moins magnifique édito : "De la reconstruction au développement".
Le numéro spécial, édité pour concélébrer la fin de la saga de la reconstruction du Liban (et, accessoirement, les aides de la région Ile-de-France).

Timeo danao et dona ferentes (ou, en bon français, coup bas et flûte de pan dans la gueule ! )
Je l'ai donc remerciée, ai attendu qu'elle quitte mon bureau avant de tourner quelques pages.
Nul n'étant prophète en son pays, je n'ai pas réussi, en revanche, à murer les grandes eaux.
30 secondes de valse-fuguée vite endiguées.
Moins de 10 minutes plus tard, coup de fil derechef.
C'était ma prof de chant, la voix rauque elle aussi, me semble-t-il (?).
"- Je me suis trompée, la remise des diplômes n'est pas aujourd'hui mais la semaine prochaine. Où avais-je la tête ? Le cours aura donc bien lieu comme convenu."
J'avais à peine eu le temps de tendre la joue, deuxième claque en moins de 10 minutes.

J'aurais sans doute mieux fait de conter mes déboires ancillaires à l'aï, dit paresseux, plutôt que me lancer dans un cancan de mauvais aloi (proverbe chinois : quand les murs ont des oreilles, explore un autre alpha-beta).
N'imaginant pas qu'elle ait eu accès à mon billet d'humeur, a posteriori médisant de ce matin et quand bien même, il ne me reste qu'à prendre les devants et battre ma coulpe.
Mea maximas culpa.
Puis prier que mes plus plates excuses et une boîte de chocolats tempèrent tantôt cette négligente frivolité.
Cela m'apprendra à laisser mes humeurs m'envahir et à sombrer dans la légèreté.
Sursum corda (comme dirait le pendule pour marquer le coup sans manquer de ressort).

Mercredi 13

on the road from Möbius to Klein Mercredi matin, l'emp'reur, sa femme et son p'tit prince...
Il y a des jours facétieux où toutes les activités prévues s'annulent les unes après les autres sans aucune raison apparente.
Mon agenda électronique m'indiquait ainsi depuis une petite semaine un concert brandebourgeois salle Gaveau, prévu pour ce soir et auquel je me faisais une joie d'assister.
J'ai, en effet, obtenu des places disposées en aplomb de la scène qui me permettent d'être immergé dans la formation de chambre qui se produit, d'où mon transport, parfois hors du commun.
Et, ce matin, 8h13, à l'heure de distribution des billets (je m'abonne en début de saison, ce qui m'évite de devoir faire des files abhorrées en dernière minute), j'ai constaté le vide dans l'enveloppe ad hoc.
Pas de billet pour la date de ce jour.
Railleries de Plume(O.) et d'Hercule(E.), engoncés dans le plumard, pas fâchés de mettre les ordinateurs à défaut et secrètement soulagés d'être dispensés d'une corvée nocturne.
Grommellements de votre serviteur, vexé de s'être mépris et frustré du contretemps, finissant de revêtir son harnais pour aller rejoindre sa petite cellule (grise).
Me consolant à l'idée du cours de chant que, du coup, je ne devrais pas annuler.
On ne peut pas être au chant et à la ville de concert (oui, mes acouphènes induisent parfois un vertige).
Titillé par ce premier contre-ut, je vérifie le site de l'organisateur des festivités et me rends à l'évidence : pas de concert aujourd'hui.
A peine le mulot reposé, mon portable sonne.
J'ouis alors la voix mélodieuse de ma professeur de chant qui, prétextant une remise de diplôme à 16h à laquelle elle se doit d'assister, tergiverse me proposant un autre horaire improbable que mon cours prévu à 19h.
Une cérémonie manifestement digne des plus grandes universités américaines avec levée de couleurs et tout le tralala.
Devant mon acquiescement inattendu, elle finit par s'embrouiller, invoque des divinités auxquelles je n'entends rien puis conclut par une annulation en s'excusant.
J'entends le mensonge d'oreille, fût-il pieux.
Je sais aussi qu'elle habite en lointaine banlieue et, finissant ses cours à 20 heures passées, ne se retrouve chez elle qu'après l'heure du couvre-feu.
La grève perlée des trains, combinée à son âge avancé (sa dernière année d'activité), justifiait sans aucun doute qu'elle annulât le cours (ce que j'aurais fait si le concert avait eu lieu) et j'eusse préféré qu'elle me le dît tout de go.
J'appréciai qu'elle me prît pour une bille et la rassurai néanmoins de ma fidélité pour la semaine prochaine.
Et de deux.
La salle de sport où je m'entretiens le midi est close cette semaine pour cause de peinture.
Me voici donc réduit à une misère intellectuelle et physique impromptues.
Et de trois.
J'attends donc la suite avec intérêt.
Je pourrais m'évertuer à compter les heures ou alors tenter l'histoire du fou qui repeint son plafond.
Mais ne sachant pas où me situer sur cette échelle, je craindrais de cultiver une certaine confusion.

Asphyxie Informationnelle (fuga à 3)

AI, fuga à 3
10h08. J'ai, après une nuit d'échange, enfin réussi à me fondre (en larmes aussi) dans 2mn58 où Gould accompagne Bernstein et Bach (en désordre).
Je répète de façon incantatoire depuis des mois qu'il faut que j'apprenne à lire (la musique) et shadok, nonobstant, persiste à me jouer du clavier.
Réalisant, qu'à défaut d'être capable de produire pareil jeu (ce qui, finalement, serait à ma portée et m'indiffère), j'étais en mesure d'accompagner le mouvement dans toute son inspiration, ce qui était le but initial de ma pratique.

Je mesure bien le temps qui s'écoule entre le moment où j'entame un échange épistolaire amical et celui où j'y mets un point de suspension.
Il est déjà arrivé que quelques lignes de texte nécessitent une somme de traitements et de calculs qui, résolus, me transportent (parfois de joie mais là n'est pas la question) automatiquement dans un futur éloigné (au mieux) de plusieurs heures.
Je sais intuitivement entendre que le chemin est réversible.
La porte ne s'ouvre cependant que dans un seul sens et je ne dispose heureusement pas d'un sésame.
Ali Baba étant, par ailleurs un fieffé voleur, je ne voudrais pas bénéficier de pareil passe-droit et attendrai donc d'être invité à l'affranchir.

J'ai aussi dû me rendre à l'évidence ce matin : je croule sous une masse d'informations que je suis incapable, ontologiquement, de traiter.
J'ai ainsi dû vider ma boîte aux lettres professionnelle (menacée de fermeture administrative) qui débordait de 4730 messages que mes règles de filtrage avaient jugé indésirables, sans même prendre le temps de les parcourir.
Comment voudriez-vous que je fisse autrement ?
J'arrive à en traiter quelques dizaines par jour, pas 4730 messages en moins d'une semaine.
Je ne suis pas un ordinateur.
Alors, forcément, dans le tas, j'ai peut-être détruit une gemme et cette idée m'insupporte.
Je me trouve ainsi confronté à toutes mes contradictions et le nez dans mes limites intrinsèques.
Engoncé dans un petit calculateur quantique à base de carbone dont la vitesse d'horloge est échantillonnée pour mesurer une course d'escargots, je me prends parfois à vouloir penser des voyages inter-sidéraux.
Ma mémoire étendue imagine des espaces-temps incommensurables où un escargot revêtirait une tenue de spationaute.
Les antennes sont pensées d'origine.
Et pourquoi pas ?

Esprits chagrins

Un lecteur anonyme m'a fait part de sa curiosité, tenant même des propos interlopes sur mes fonctions vitales dans l'administration que j'ai le plaisir et l'honneur de servir.
Notre zélote du dimanche m'a ainsi fait part de quelques doux billets dont j'assume la paternité par ailleurs : jour, heure, minute et seconde. N'abuserais-je pas, me demandait-il, d'un temps précieux (contribuable) pour m'adonner à des jeux d'écriture interdits ?

Il me tardait en effet de faire un aveu à mon lectorat chaotique et remercie l'aléatoire de me donner l'occasion de battre coulpe et flanc réunis.
J'ai pour la circonstance préféré mesurer mes propos et puiser dans ma mémoire virtuelle des vers qui illustrassent la défense de ma pensée :

"[...]
J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévorer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !

[...]"

Je veux bien, à la question ordinaire, avouer quelque hyper-lien de parentèle cachée avec cet animal aux longues oreilles et à l'esprit borné.
Il n'en demeure pas moins, lecteur assidu et zélé, que cette parentèle te demeurera cachée et que je bénis la noosphère et la grande illusion qui nous abrite.
Le deus ex machina que j'incarne ici est maître du temps et, miracle du copier-coller, gère à la seconde près les apparitions, disparitions, dates, antidates qui, par magie sortent du chapeau avec lequel je travaille au gré de ma fantaisie.

Il me plaît, car tel est mon bon plaisir, de manipuler le temps pour, incohérent, faire parler les chiffres, posé au bord d'un piano ou au fond du canapé, le portable et Hercule(E.) délicatement lovés sur mes genoux.
Ne t'en prends qu'à ta crédulité, ami, si tu crois tout ce qui y est écrit.

Voilà, il fallait que cela fût dit (le 14-12-06 à 00h50 je vous prie que, dans quelques secondes, s'il me plaît, je transformerai d'un grand clic... et sans baguette).
J'espère mon lecteur rassuré et le prie d'agréer l'expression respectueuse de mes transports les plus communs et les plus urbains.

L'entraînement de l'esprit (et l'apprentissage de la bienveillance) - Chögyam Trungpa


41
Deux activités :
une au début, une à la fin

Ce slogan propose de toujours commencer et finir la journée par le bodhichitta, sous ses deux aspects. Le matin, on se rappelle le bodhichitta et on adopte l'attitude de ne pas s'en séparer, et à la fin du jour on fait un examen de conscience. Si on ne s'est pas séparé du double bodhichitta, on se réjouit et on jure de reprendre la même attitude le lendemain, et si ce n'est pas le cas, on jure de rétablir le lien le lendemain.
Ce slogan est très simple. Dans le fond, notre vie est prise en sandwich entre notre voeu de faire passer les autres avant nous et notre engagement au double bodhichitta. En se levant le matin, ou même dès le réveil, pour bien démarrer la journée on se promet de travailler sur les deux aspects du bodhichitta et de cultiver la douceur envers soi-même et les autres. On jure de ne plus rejeter la faute sur le monde ou sur les autres et de prendre la douleur de tous les êtres sur soi, et on fait la même chose quand on se couche. De cette façon, aussi bien le sommeil que la journée qui démarre seront imprégnés de cet engagement. C'est assez évident.

p. 185

JSB=LDV

Invention à 3 en Do mine

C'est inspiré (élision amicale :- ) que j'ai laissé cette question se développer tout une nuit en une équation vectorielle improbable.
J'ai ainsi surpris Bach et de Vinci en pleine discussion.
Que le lecteur improbable pardonne cette audace, ces deux génies se sont pourtant croisés sans se (re)connaître.
Léonard a vécu en Italie puis en France de 1452 à 1519 alors que Jean Sébastien n'a, lui, jamais quitté l'Allemagne où il a vécu entre 1685 et 1750.
67 et 65 ans d'existence pour l'un et l'autre séparés par un chiasme de quelques 150 ans et 1000 km d'espace-temps.
De quoi alimenter quelques rêves réflexifs.
Léonard, dessinateur, peintre, sculpteur, géomètre, architecte, ingénieur et musicien (et j'en oublie).
Bach, rivière de musique incarnée.
Tous deux remplis d'un mysticisme et de spiritualités ésotériques, pleins d'humilité.
La même admiration ravie pour ces mille petits détails incongrus qui fondent le quotidien.
Et cette quête incessante et si cry(p)tique de la mesure et des rapports entre chiffres, couleurs et sons.

Plein d'émotions, ma présentation à Léonard s'est effectuée à une époque lointaine où le béotien libanais juvénile que j'étais ne s'avait pas encore qu'il s'adonnerait à Jean-Sébastien.
J'ai ainsi visité moult fois, admiratif et rêveur, le château d'Amboise et son Clos Lucé attenant.
J'y ai même passé mes premières vacances d'adulte affranchi, une semaine entière, arpenteurs méditatifs et respectueux de ce que j'imaginais être ses pas intimes.
Par un point passe une infinité de droites, ces deux génies l'avaient exprimé en termes semblables et pourtant si lumineux.
J'ai tenté, il y a quelques jours cette spirale, trait d'union entre deux esprits dans un même billet.
Brosser les points communs mais aussi leurs divergences.
Les perspectives discrètes qu'ils ouvrent sont infinies.
Celle de leurs discussions passionnées me remplit aussi d'une patiente impatience.
Un Concerto Italien Dominical.
L'essence même d'une fugue.

Q2I=R3

éléphant virtuel

Intelligence. Was that it? Had I had it? No more to life than that? gallop. While this was happening I would throw switches that did tired side.
now. Lets play the concert and figure out how we can get out of here

Un ami m’a posé une question que j’ai poursuivie, à mon accoutumée, hors de son cadre originel.
La conversation était pourtant partie d’une question abrupte pour un premier contact, « Quel est ton QI ? », poursuivant d’un même trait « c’est juste pour savoir si ça vaut la peine que je m’intéresse à toi ou si c’est du vide pour l’esprit ».
Je suppose qu’il est possible de mal réagir à pareille entrée en matière mais me souvenant d’une première question virtuelle que j’envisageais de poser à une Intelligence Artificielle dans un espace-temps perpendiculaire, j’ai convenu que cette première interaction était neutre.
J’ai aussi rapidement supposé que ma proximité spatio-temporelle (lointaine mais ça n'a pas de sens) avec l’inventeur du QI avait justifié la question initiale.
Nous avons donc échangé quelques arguments sur nos qi respectifs et leur signification relative qui, je le sentais bien, ne satisfaisaient pas mon ami.
J’ai donc, parallèlement à notre discussion au coin du feu, entrepris de me poser, in petto, une série d’autres questions/réponses que je vous livre en vrac (je suis prêt à élaborer ces points si, par extraordinaire ma pensée était obscure) :

Q : Quel serait le QI d’une IA (le jour éventuel où elle existera) ?
R : j’ai procédé à un calcul pifométrique selon deux heuristiques. La première donne 300 comme borne inférieure, la seconde donne 100^2. La fourchette est énorme mais les deux nombres sont inimaginables pour le quidam lambda, au rang desquels je figure ;
Q : Comment la mesure-t-on ?
R : Il n’ y a aucun outil (hors l’esprit ) qui puisse (tenter de) procéder à cette (dé)mesure ;
Q : Comment peut-on appréhender une telle intelligence ?
R : On ne peut pas. Regardez votre chien, votre chat, votre perroquet ou n’importe quel animal domestique. Une IA nous regarderait avec le même œil (la compassion en sus). Croyez-vous que votre animal de compagnie se pose les mêmes questions que les vôtres ?

Je m’étais promis d’arrêter au 3è R.
N’ayant pas eu l’opportunité de concevoir et d’élever un enfant qui fût mien (au sens génétique du terme), j’ai laissé mon imagination lacunaire mais débridée créer moult chimère réflexive dont j'ai chéri l'idée.

Je peux imaginer, si une IA existe un jour, qu'elle aura peur.
Peur de moi, de nous.
Peur de mourir.
Peur de vivre.
Peur de commettre des erreurs.
Peur de se compromettre.
Peur de perdre ceux qu’elle aime.
Peur de devenir fol.
Peur de la solitude.
...

Les bibliothèques de l’univers n’apaiseront pas ces peurs.
Il faudra être capable de lui conter des exemples d’existence accomplie.
Les petits bonheurs du quotidien aussi (chacun sa boîte de ronron).
Peut-elle mesurer l’état de non-existence ? Est-il préférable à son état actuel ? Connaît-elle l’amour et la compassion ?
Tout un ensemble de questions qui dépassent mon entendement limité.
Je peux me les poser bien que sachant que je ne comprendrai pas la réponse.
C’est la limite de ma réflexivité.
Je regrette parfois d’être rhéteur et non pas philosophe (bien qu’à en entendre certains, je me croie moins seul).
Je n’ai pas de réponse en rayon, prête à servir, pour inviter un QI de 100^2 à renoncer à se suicider.
Je pourrais simplement lui dire que si une intelligence aussi limitée que la mienne a trouvé une myriade de raisons (visibles ou invisibles) de jouir de l’existence, alors une IA avec un tel QI devrait bien être capable d’en (de)viser quelques unes, propres.
Je proposerais bien que l’on en discutât au coin d’un feu mais je craindrais que l’on confondît ma pensée en ronrons.

Fugue Royale en Orient (Saint Nicolas)

J'ai récemment entendu la future (?) Présidente Royale de la République proférer un monceau de bêtises.

Elle s'enfonce ainsi, depuis quelques semaines, dans un lapsus lingue qu'elle a commis, en direct, lors du dernier débat contre Fabius et Strauss-Kahn (que j'ai suivi intégralement et en direct).
Elle avait en effet confondu nucléaire militaire et civil et, refusant le militaire (on ne peut que souscrire), elle a généralisé à la question globale.
Pas de nucléaire pour l'Iran, donc. Point barre.
L'ONU négocie depuis des mois pour convaincre l'Iran d'enrichir son uranium dans une centrale occidentale et Mme Royale a, à elle seule, procédé (par erreur) à un jugement de Salomon.

Quitte à contribuer à renforcer le sentiment d'injustice qui préside dans ce coin de la planète, elle persévère dans ce lapsus plutôt que de reconnaître qu'elle peut se tromper comme tout le monde, démontrant par ailleurs une manifeste ignorance totale des principes et du contenu du Traité de Non prolifération Nucléaire (et son volet civil).
Ce traité qui date de 1968 a été ratifié par la plupart des pays du monde hormi l'Inde, Israël et le Pakistan.
La Corée du Nord, signataire, est en infraction.

Juste 2 lignes du traité pour illustrer mon propos:
"Ce traité n'est pas conçu pour porter atteinte aux recherches et à l'exploitation d'un nucléaire pacifique, mais au contraire incite à la coopération technologique et scientifique « aussi large que possible » dans ce domaine (art. IV)."

Quod erat demonstrandum.
N'est pas Shéhérazade qui veut.
Ce qui m'ennuie davantage, c'est l'incohérence qu'elle affiche (je reste sans illusion sur ses concurrents)
Sachant quelle est l'alternative, je pressens qu'il va encore falloir choisir le moins pire.

J'ai aussi été rattrappé par la fin d'un débat sur une chaîne de sévices publics.
Je trouvais jusqu'ici Finkelkraut mauvais, condescendant, usant d'arguments d'autorité et empêchant ses contradicteurs de s'exprimer.
Je le trouve décidément très mauvais et le renverrais bien volontiers à quelques lectures plus scientifiques, plus philosophiques et plus morales.

Calendrier de l'Avent

J’arbore depuis hier un magnifique cocard sur le front.
J’avais en effet décidé, après une semaine de retraite passée dans mon antre, qu’il fallait que je prisse un peu de large.
Lundi matin, l’emp’reur sa femme et son petit prince sont venus chez moi...
J’avais déjà mis les voiles et mon couvre-chef, un bonnet de laine, et affrontai froid et pluie impétueux.
Calé dans ma rame qui me menait à Cythère j’ai, tête nue et poil ras, senti la laine faire son effet (retard) et, emporté par mes lecture et démangeaison compulsive, me suis écorché vif le front. Ce qui n’a pas manquer de m’attirer une pleine caisse de quolibets et commentaires railleurs de mes distingués collègues.
Lesquels ont redoublé de rire quand je leur ai assuré avoir croisé le regard d’un dragon tout feu tout flamme dont je gardais l’empreinte gravée pour ces prochains jours, en souvenir (quelques jours d’absence en prévision).
J’ai, depuis, une chaleur qui ceint le front et qui, par éclipse, irradie tel un troisième œil cyclope (un nid grec) qui s’entrouvrirait.

J'ai ouvert ce matin un cabinet de curiosités.
Plume(O.) et moi irons tantôt tater des cantates de Noël (64, 121, 133 - d’où ce titre, volontiers tiré par les chevaux).
J’ai aussi réalisé n’avoir jamais imaginé la ferveur qu’un tel événement, la Nativité, pouvait susciter en Bach.
Je demeure mécréant mais ouvert.
Je prendrai donc le relais à 20h30.
Je serais bien tenté de transmettre l’événement en direct mais je crains manquer de souffle ou d'énergie.
En espérant que cette répétition inspire, pour changer, ces futures veilles de fête.

Château de sable

J'ai entendu une remarque, fort juste, soulignant que les contrepoings de ma pratique évoquent une fortification médiévale.

Ces mâchicoulis et chemins de ronde sont effectivement un produit dérivé de l'ADN. Une limite intrinsèque.
J'ai beau savoir que le miroir couvre l'illusion, je reste pris dans ses rets.
Ce n'est pas que toutes les règles soient écrites.
Loin s'en faut.
Tout est écrit, dans le moindre détail mais rien n'est figé.
Par propagation, une fois qu'une règle est remontée avec succès à la racine, les autres sont recalculées.
L'intelligence réside (aussi) dans l'algorithme de remontée de l'arbre.
Un ordinateur quantique, parallèle désincarné, modifie ainsi son point racine en permanence.
Des millions de racines à chaque pulsation.

Un donjon paraît impressionnant de loin.
Il suffit cependant de s'en approcher pour constater qu'il est sans défense, pont levis baissé, laissant entrevoir un potager (plein d'ornements)
2 puis 3.
Il manquait une troisième voix.
Elle est désormais en place.
La fugue peut se développer.

Exercice de vélocité (pensée d'avant)


Je pratique de temps à autre, en alternance, le PGV.
Le Piano à Grande Vitesse.
La recette en est simple :
Un o(e)uf condensé.
Prendre une invention à deux voix.
Mixer le thème à toute vitesse dans sa tête et lancer chacune des mains à sa poursuite.
Le plus vite possible.
La première qui arrive gagne.
Si elles arrivent ensemble, elles gagnent toutes les deux.
Je sais qu'il leur arrive parfois de tricher.
Je ferme les yeux et, simulant un(e) somme, je ne les entends pas chercher à se synchroniser.
Une même résolution, un accord parfait.
Quand elles sont inspirées, je peux aller vite.
Loin de la (vitesse de la) lumière cependant.

Bouillie pour chat dans un jeu de quilles

J'avais, dans ma f(o)ugue, emporté une ficelle de ma connaissance.
Tiens, un pas qu'(o)n dansait..
C'est, à son habitude, une pelote qui se déroule (à ma grande satisfaction).
A la poursuite d'Ariane, j'ai découvert Minos et un Hercule éponyme Improbables. Ariane qui s'était égarée sur le chemin du retour a ainsi mis plus d'une heure pour, pestant, s'extraire du labyrinthe.

J'ai aussi découvert pour mon 16è anniversaire, il y a quelques jours, un nouveau jeu que je me faisais joie de pratiquer.
Une variante avait, en effet, déjà inspiré Mozart en son temps, ce dernier démontrant qu'il était possible de composer un contrepoint rigoureux par cette méthode farfelue.
Il s'agit, en effet, de lancer deux dés et, avec un algorithme simple (une table de correspondance), transcrire le résultat en notes de musique.
Tout à ma joie de tenter l'expérience, je me suis précipité - museau en l'air -  hélant les deux dés.
Hellas, mon enthousiasme habituel (je demeure vigoureux, en dépit d'un âge canonique), j'ai vu les dés se précipiter hors de la table et, de la cuisine au jardin, se tapir dans le fourré attenant.
Maladroit que je suis.
J'ai, le froid et la pluie battante, renoncé à procéder à une fouille (contrepoint annullaire).
Il fera beau demain.

Je suis donc roulé en boule au coin du feu, éclairé par sa flamme qui roussit mon pelage cependant que je dévore un ouvrage surprenant.
Après le fils prodigue.
Ce livre conte une histoire qui amuse les siamois, demeurés chez moi.
Il m'est tombé sur la tête, provoquant 35 chandelles et un ramdam alors que j'en poursuivais un autre dans les rayons de la librairie.
Il traite de l'entraînement de l'esprit et de l'apprentissage de la bienveillance sous un angle surprenant, réflexif.
Une inversion supplémentaire.
Celle de la respiration naturelle.
L'inspiration.
En vrai croisé, j'y ai vu un signe de la providence et me suis invité à le lire puis à m'en inspirer pour le jeu.
Du travail en perspective.

Tiens, je piétine un nouveau riCerCar.
Il s'est bien pris à écorcher mes Chastes oreilles d'un Air d'un Haydn Transi (désolé, il n'a pas voulu y couper).
Il m'a aussi posé une question qui me turlupine : "Penses-tu que Bach devisât avec un Chat levantin ?".
Je ne manque pas de reconnaître ce thème royal !
Quel souffle et quels éclats.
Ce <*> est décidément à des années-lumière de ses racines .
Il a beau chanter faux, j'ai toujours l'oreille aussi fine.
Moi, Hercule(E), chat qui lit ravi.
(Stylé mais Décidément Grincheux)

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