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Mohamed El jerroudi

Celuis qui reste accroché aux racines de l'arbre, et qui refuse de monter juqu'à la cime, ne regardera jamais ce qui se passe derrière la montagne.....

Euthanasie.

GB: un écrivain atteint d'Alzheimer propose des tribunaux de l'euthanasie

L'écrivain britannique Terry Pratchett, atteint d'Alzheimer, a proposé lundi de mettre en place des tribunaux qui auraient le pouvoir d'autoriser les proches de malades incurables à les aider à mettre fin à leurs jours.

"Si je savais que je pourrais mourir quand je le veux, alors chaque jour que je vis vaudrait un million de livres. Si je savais que je pourrais mourir, je vivrais. Ma vie, ma mort, mon choix", devait déclarer lundi soir Sir Terry lors d'un discours intitulé "Serrer la main à la mort".

Sir Terry propose d'être le premier à faire l'expérience des tribunaux de l'euthanasie.

"Je ne m'attends certainement pas à ce que tous les médecins soient prêts à aider quelqu'un à mourir... Mais il me semble judicieux que nous comptions sur la profession médicale, qui nous aide depuis des siècles à vivre mieux et plus longtemps, pour qu'elle nous aide à mourir en paix chez nous et entourés des nôtres sans devoir passer un long séjour dans la salle d'attente de Dieu", devait ajouter l'écrivain dans une intervention devant le Royal College of Physicians (Université royale des docteurs).

75% des Britanniques sont favorables à une nouvelle loi autorisant le suicide assisté, selon un sondage réalisé par l'institut YouGov auprès de 2.053 personnes et publié dans le Daily Telegraph.

Le discours de l'écrivain intervient peu après la relaxe de Kay Gilderdale, qui a aidé sa fille de 31 ans, atteinte d'encéphalomyélite, à mettre fin à ses jours.

La justice britannique a clarifié en septembre dernier la loi sur le suicide assisté en annonçant que les personnes aidant un parent à se donner la mort ne seront probablement pas poursuivies si ce geste est motivé par la compassion et si le souhait du malade ne fait aucun doute. Mais la loi condamnant le suicide assisté n'a pas été abolie, ni amendée.

La justice britannique avait clarifié sa position à la demande de Debbie Purdy, une Britannique atteinte de sclérose en plaque qui envisage une euthanasie en Suisse et qui craignait que son mari puisse être inquiété s'il l'accompagnait.

 

 

Amazon .

Amazon a vendu plus de livres numériques que de livres papier .

Le distributeur américain par internet Amazon.com a annoncé samedi avoir vendu pour la première fois la veille, jour de Noël, plus d'exemplaires de livres numériques que de livres papier.

"Le Kindle est devenu l'article le plus offert de l'histoire d'Amazon. Le jour de Noël, pour la première fois, les clients ont acheté plus de livres pour le Kindle que de livres papier", a annoncé le groupe dans un communiqué.

Le catalogue du Kindle, le lecteur numérique d'Amazon, comprend 390.000 titres en anglais.

Le succès des livres numériques le 25 décembre n'est pas surprenant, étant donné le nombre de Kindle offerts la veille. Mais Amazon n'a pas précisé combien il en avait écoulé, indiquant seulement que du 15 novembre au 19 décembre, le Kindle avait été l'article le plus commandé dans la catégorie électronique, devant le lecteur MP3 iPod Touch.

Amazon a indiqué avoir effectué des livraisons dans 178 pays. Le jour le plus actif de l'année a été le 14 décembre, avec 9,5 millions de commandes dans le monde.

 

 

Identité nationale.

50% de Français non satisfaits du déroulement du débat

Une majorité de Français (50%) affirme ne pas être satisfaite de la manière dont se déroule le débat sur l'identité nationale, voulu par le gouvernement mais qui suscite la controverse, selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France de lundi.

Selon cette enquête d'opinion, 25% des personnes interrogées se disent au contraire satisfaites du déroulement du débat, 25% ne se prononçant pas.

Les sondés sont partagés sur le devenir de ce débat lancé début novembre: 34% estiment qu'il faut le poursuivre, 29% souhaitent son arrêt et 21% juste sa suspension. 16% ne se prononcent pas.

Invité à commenter ces résultats, le ministre de l'Immigration Eric Besson répond qu'"il faut bien évidemment poursuivre ce débat, qui continue de passionner nos concitoyens". Le ministre précise qu'il "s'étalera jusqu'à fin 2010, bien au-delà des élections régionales".

Au contraire, la première secrétaire du PS, Martine Aubry déclare que "devant les nombreux dérapages, nous demandons à nouveau d'en finir avec ce débat, comme d'ailleurs de supprimer le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, dont l'existence même fait honte à notre pays".

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 personnes majeures (méthode des quotas).

 

 

Mauritanie.

Enlèvement de 2 Italiens similaire au rapt d'Espagnols par Aqmi

L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.

Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.

Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.

Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.

Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.

Et à Bamako, sous le couvert de l'anonymat, une source diplomatique a affirmé à l'AFP: "Nous avons des informations précises. Les deux Italiens sont aux mains d'Aqmi, dans la bande sahélo-saharienne. Nous attendons que ces terroristes revendiquent officiellement l'acte".

"Le coup a été minutieusement préparé. Les ressortissants italiens étaient suivis", a ajouté cette source selon laquelle le rapt s’est déroulé entre les localités de Kobenni et de Gogui, en territoire mauritanien.

Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.

Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.

Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.

Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.

Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.

"On pense qu'ils sont au Mali maintenant, nous ne disposons pas de nouvelles fraîches sur eux", a déclaré dimanche à Nouakchott le directeur au développement et aux relations de l'UE avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), Stefano Manservisi, au terme d'une série de réunions avec des responsables mauritaniens, dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ces deux dernières années, Aqmi avait revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.

 

 

Bruxelles.

Les douaniers de l'aéroport de Bruxelles ont opéré une saisie de marijuana très importante jeudi matin à bord d'un avion cargo. La valeur de ces marchandises s'élève approximativement à six millions d'euros.

L'avion cargo transportait près d'une tonne de marijuana en provenance de Thaïlande et probablement à destination des Pays-Bas. La valeur de la drogue devrait approcher les six millions d'euros. Aucun suspect n'a encore été interpellé.
Il s'agissait normalement d'une expédition de deux tonnes de dalles. L'emballage des fournitures n'étaient pas douteux et les documents apportés non plus. Ce sont "des messages d'information émanant des douanes néerlandaises, qui soupçonnaient cet envoi de contenir des stupéfiants, qui ont permis cette saisie", précise Noël Colpin, administrateur Douanes et Accises, dans un communiqué.

Les paquets de maijuana, hermétiquement fermés, étaient dissimulés dans certaines boîtes censées contenir des dalles.

En 2008, les Douanes avaient saisi quatre tonnes de cannabis. En 2009, treize tonnes de celle-ci ont déjà été saisies.

 

SOUDAN.

Trois dirigeants de l'opposition relâchés

Trois hauts responsables du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, anciens rebelles sudistes), arrêtés lundi alors qu'ils s'apprêtaient à participer à une manifestation, ont été relâchés quelques heures plus tard, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois hauts responsables du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, anciens rebelles sudistes), arrêtés lundi alors qu'ils s'apprêtaient à participer à une manifestation, ont été relâchés quelques heures plus tard, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le secrétaire général du SPLM, Pagan Amum, ainsi que Yassir Arman, le secrétaire général adjoint du parti pour le nord du Soudan, et Abbas Gumma, secrétaire d'Etat au sein du ministère de l'Intérieur, fêtaient leur libération dans les locaux de leur parti à Khartoum en compagnie de milliers de partisans.

M. Amum a indiqué à l'AFP qu'il allait tenir une conférence de presse sous peu.

M. Arman, légèrement blessé au pied pendant sa détention, semblait bien se porter selon le journaliste de l'AFP.

Les trois responsables ont été arrêtés par la police à leur arrivée devant le Parlement à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, où était prévu un rassemblement, "illégal" selon les autorités, pour réclamer des réformes démocratiques.

Suite à leur interpellation, les locaux du parti du président soudanais Omar el-Béchir dans deux villes du sud-Soudan ont été incendiés.

 

 

Affaire Bettencourt.

Plusieurs personnes ont bénéficié de dons

La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, a fait des dons à plusieurs personnes autres que le photographe François-Marie Banier, accusé par Françoise, la fille de l'octogénaire, d'abus de faiblesse, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Nanterre.

La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, a fait des dons à plusieurs personnes autres que le photographe François-Marie Banier, accusé par Françoise, la fille de l'octogénaire, d'abus de faiblesse, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Nanterre.

"Il y a eu des donations à d'autres personnes", a précisé le parquet de Nanterre, confirmant une information du Figaro et du Journal du Dimanche.

"Selon la Brigade financière, (Liliane Bettencourt) a offert des oeuvres d'art d'un montant de 1,148 million d'euros et trois négatifs du photographe Eugène Cuvelier (estimés 756.000 US$) à Martin d'Orgeval, un proche de Banier", explique le JDD.

"De même, Liliane Bettencourt aurait donné 500.000 euros à la fille du professeur Gilles Brucker, un médecin réputé, qui serait lui-même l'exécuteur testamentaire de Mme Bettencourt et aurait obtenu pour se faire un million d'euros", ajoute le journal

(Liliane Bettencourt le 6 juillet 2007 à Paris)                   

Le Figaro fait état d'un don de 160 millions d'euros qui aurait été octroyé par Liliane Bettencourt au bénéfice de Lindsay Owen-Jones, ancien PDG de L'Oréal, et révélé par François-Marie Banier durant sa garde à vue.

Contacté par le quotidien, Lindsay Owen-Jones "n'a pas démenti l'existence de ce don", son entourage ayant précisé qu'"OJ" a "toujours salué la grande générosité de la famille Bettencourt".

"Il faut faire une différence entre les gens qui ont apporté une plus-value à L'Oréal et méritaient sans doute une récompense et les autres. Certains ont forcé les choses, d'autres pas", a déclaré à l'AFP Olivier Metzner, l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers.

Une source judiciaire a indiqué samedi à l'AFP que Lindsay Owen-Jones a simplement été cité dans la procédure par un témoin ou un mis en cause, tandis que Martin d'Orgeval a été entendu.

Liliane Bettencourt, 87 ans, troisième fortune de France, est l'héritière et l'actionnaire principale de L'Oréal.

Une audience doit avoir lieu vendredi au tribunal correctionnel de Nanterre, après la citation directe au tribunal de François-Marie Banier par la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers. Celle-ci accuse le photographe d'avoir abusé des faiblesses psychologiques de sa mère pour bénéficier de dons approchant le milliard d'euros.

La fille de Liliane Bettencourt a saisi un juge des tutelles pour obtenir la protection judiciaire de sa mère dans cette affaire, une action qui pourrait entraîner la mise sous tutelle de l'héritière et actionnaire principale de L'Oréal.

 

 

Antisémitisme ?

Alain Badiou : De quoi Sarkozy est-il le nom ?

De quoi Sarkozy est-il le nom ? d'Alain Badiou, professeur émérite de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, est un livre d'intervention publié fin octobre 2007 dans l'excellente collection Circonstances d'un petit éditeur, les Nouvelles Éditions Lignes. Ce bref mais radical essai politico-philosophique d'un auteur, certes reconnu dans les universités du monde entier comme l'un des plus grand philosophes vivants mais dont l'oeuvre est généralement considérée comme difficile d'accès pour le grand public (rien à voir donc avec les médiatiques Bernard-Henri Lévy et autres André Glucksmann qui conseillent aujourd'hui l'Elysée), publié de surcroît sans promotion particulière, devrait comme bien d'autres livres dans ce cas de figure avoir déjà disparu des librairies. Sauf que non, de bouche à oreille en billets de blogs, de recensions militantes en conseils de lecture, l'analyse-décryptage d'Alain Badiou connaît un spectaculaire succès (près de 20.000 exemplaires vendus à ce jour). Comme La société du spectacle de Guy Debord (publié un an avant 1968), De quoi Sarkozy est-il le nom ? pose semble-t-il la bonne question du moment. Le petit livre aux concepts aussi radicaux que dérangeants circule beaucoup et rencontre petit à petit l'état d'esprit de ces millions de français pour qui l'élection de Nicolas Sarkozy constitue l'évènement le plus nauséeux et le plus déprimant de l'histoire de la France contemporaine.


Dans De quoi Sarkozy est-il le nom ? Alain Badiou formule que, face à l'utraviolence du monde et à la précarité sociale qui sonne à la porte, cette puissance en perte d'influence qu'est la France a de nouveau succombé à ses vieux démons, à savoir ni plus ni moins à son incurable "pétainisme transcendental", l'un des noms du sarkozysme. L'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir est une énième manifestation de la grande crainte des français possédants, privilégiés, petits bourgeois, esprits étroits, revanchards et autres "rats" demandeurs de protection. Pour le philosophe, "Il y a en France une tradition particulière qui est l'exact symétrique de la France universelle des Lumières et des droits de l'homme. Face à la Révolution de 1789, aux mouvements ouvriers du XIXe siècle, au Front populaire, à la Résistance et à Mai 68, il existe un autre courant, droitier et conservateur, qui combine un certain nombre de traits. Ses aspects sont connus: présenter comme révolutionnaire une politique réactionnaire; valoriser les modèles étrangers en laissant croire que la France est en retard; désigner une minorité comme suspecte et proposer son contrôle et sa répression de manière énergique; enfin, montrer dans le passé un événement mauvais avec lequel il faut en finir. Mai 68 dans le cas de Sarkozy, le Front populaire pour Pétain. Cette tradition remonte en réalité à 1815, au moment où ceux qui avaient fui le pays à la Révolution sont revenus avec l'idée de la Contre-Révolution."
Face donc à des bouleversements qui inquiètent, la France de 2007 a selon Alain Badiou renoué avec sa tradition conservatrice et revancharde. De la même façon qu'une majorité de français frileux plébiscitèrent Pétain et acceptèrent sans broncher la persécution des Juifs pour avoir la paix, les néopétainistes de 2007 ont porté au plus haut niveau de l'Etat un "guide" particulièrement réactionnaire et se comportent depuis sous le régime sarkozyste comme sous le régime de Vichy. Soumis à une intense propagande médiatique, ils acceptent sans broncher les lois scélérates et les mesures politiques infâmes que cet "homme aux rats" fait promulguer contre de nouveaux boucs émissaires, ces juifs du temps présent que sont les sans-papiers, les sans-emploi, les sans-voix, les sans-argent et autres sans-droits de tous poils qui font tache dans la grande aventure du néolibéralisme et du néoconservatisme triomphants.


Devant son retentissement inattendu, le pamphlet d'Alain Badiou, jusqu'ici passé plutôt sous silence dans les grands médias ou traité par quelque sarcasme, commence à susciter des réactions violentes de la part des chiens de garde du régime. Outre les articles de commentateurs néoconservateurs qui s'attellent à la tâche de réduire sa pensée à une ressucée d'un marxisme-léninisme dogmatique et archaïque, tout en la présentant en même temps comme une "philosophie d'institution", Alain Badiou fait aussi comme c'était prévisible -- on se souvient des attaques de même nature abjecte portées contre Pierre Bourdieu, Noam Chomsky ou encore Edgar Morin -- l'objet d'un procès en antisémitisme. Accusation aussi inévitable que ne s'appuyant comme d'habitude sur rien, sinon sur un degré zéro de lecture et une volonté manifeste de discréditer le propos de l'auteur sans débattre sur le fond. La méthode perverse est désormais bien connue, ainsi que les auteurs intellectuellement malhonnêtes qui l'utilisent régulièrement. On la repère à l'oeuvre ici dans un blog -- Pierre Assouline (dans son billet du 28 novembre 2007) pour qui "un Rubicon est franchi" avec l'emploi de l'expression "Homme aux rats" -- là dans un "Rebond" de Libération -- Bruno Chaouat pour qui la même expression rappelle non pas la référence à Freud ou à Hamelin mais la rhétorique de l'antisémitisme et de l'anticapitalisme -- ailleurs dans un éditorial du magazine Le Point -- Alain Duhamel pour qui "ces diatribes d'un autre âge vont beaucoup trop loin" --, enfin en divers lieux sous d'autres formes d'interprétations délirantes mais toutes aussi repèrables à leur inculture crasseuse et au niveau de l'attaque en dessous de la ceinture.


Alain Badiou vient de répondre à ces "tontons flingueurs" dans l'édition du jour de Libération. Extrait: "Un jour, on vous envoie des porte-flingues. [...] Comme les commanditaires de l'assaut ne se montrent guère, les porte-flingues ne sont pas de première force. Ils voudraient bien tirer pour tuer, cependant. Mais qu'est-ce qui tue quelqu'un, de nos jours, dans la guerre intellectuelle ? Parbleu ! L'accusation d'antisémitisme ! Voilà la bonne idée ! Qu'Alain Badiou, dont on connaît tout de même vaguement les origines, les engagements, et même ce qu'il a écrit depuis vingt-cinq ans à propos des juifs, soit antisémite, c'est peu crédible, mais essayons quand même, disent les tontons flingueurs de la nouvelle extrême droite, celle qui vient de l'ancienne extrême gauche. [...] On remarquera alors, chose intéressante, ce qu'ils ont en commun, qu'ils viennent du démocratisme rance ou de l'anarchisme snob: ils n'aiment, ni qu'on repère dans l'histoire de France une structure réactionnaire fondamentale, que j'ai nommée dans mon jargon le 'pétainisme transcendantal'; ni qu'on dise que le mot 'communisme' reste apte à nommer l'avenir politique de l'émancipation. [...] Ils n'aiment que l'étroitesse du présent, de leur présent, comme Sarkozy."

Texte de ©Noël Blandin  

• Mohamed El jerroudi

La TUNISIE ET LES DROITS DE L'HOMMME.

Les autorités tunisiennes se sont insurgées mercredi contre des déclarations "intempestives et incongrues" du maire de Paris, le socialiste Bertrand Delanoë, qui a appelé "au respect strict des droits de l'Homme en Tunisie".

Les propos de M. Delanoë ont également provoqué le retrait de cinq villes de l'Association internationale des maires francophones (Aimf), qu'il dirige.

Le maire de Paris a appelé mardi "au respect strict des droits de l'Homme en Tunisie", en pleine polémique sur l'incarcération du journaliste Taoufik Ben Brik, et s'est inquiété d'une "dérive préoccupante".

"Ces propos ne concernent nullement la Tunisie, qui ne se reconnaît pas dans sa description alarmiste et totalement erronée", ont réagi les autorités dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP.

Estimant "bien difficile de comprendre ce qui justifie les déclarations intempestives et incongrues" du maire de Paris, les autorités tunisiennes ont évoqué un souci de" pure politique intérieure française".

"On comprend difficilement qu'il s'agisse de la Tunisie, pays que M. le maire est présumé connaître et qu'il visite régulièrement", ont-elles affirmé.

"En quelle qualité intervient-il? Se serait-il érigé en censeur ou en tuteur de la Tunisie pour s'inquiéter de la sorte?", s'insurgent-elles, assurant que "la Tunisie est un Etat de droit où le respect des droits de l'Homme est une réalité tangible".

Selon Tunis, le maire de Paris "semble être abusé par l'une des versions présentée par certains spécialistes de la manipulation médiatique à propos d'un banal fait divers (...)".

Le communiqué ne mentionne nullement le nom de Taoufik Ben Brik, critique virulent du régime, incarcéré pour agression contre une automobiliste.

Par ailleurs, les maires de Tunis et de 4 autres villes dont Bizerte (ville natale de M. Delanoë) ont qualifié d'"injustifiées" et "inadmissibles" les déclarations du maire de Paris.

Dans un communiqué, ils déclarent "désormais impossible de continuer à faire partie" de l'Aimf, association présidée par M. Delanoë et dont le maire de Tunis, Abbès Mohsen, est le secrétaire général.

 

SOURCE;2009 AFP

 

*Mohamed el jerroudi

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