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Mohamed El jerroudi

Celuis qui reste accroché aux racines de l'arbre, et qui refuse de monter juqu'à la cime, ne regardera jamais ce qui se passe derrière la montagne.....

ROUMANIE.

Les "Contes de l'âge d'or": quatre portraits de la Roumanie de Ceausescu

L'absurdité des situations créées par la dictature communiste de Nicolae Ceausescu en Roumanie est au coeur des "Contes de l'âge d'or", un ensemble de quatre courts métrages ubuesques écrits et produits par le cinéaste Cristian Mungiu, sorti en salles mercredi.

Avec quatre réalisateurs âgés de 33 à 42 ans, Mungiu, Palme d'or à Cannes en 2007 pour "4 mois, 3 semaines et 2 jours", a composé un patchwork à la fois grave et humoristique en puisant dans les légendes urbaines, vraies ou inventées, qui circulaient dans la Roumanie des années 70 et 80, où elles servaient d'exutoire à la brutalité et à la bêtise du régime.

Particulièrement réussie, "La légende de la visite officielle" raconte la préparation du passage d'un convoi officiel dans un village repeint et repavé pour l'occasion.

Les préparatifs qui mobilisent l'ensemble de la population sont chamboulés par l'arrivée sur place d'un émissaire du gouvernement. Les vaches, symbole d'opulence, sont remplacées par des moutons qu'il faut aller chercher au loin pour ne pas choquer un Indien qui se trouve dans la délégation officielle.

Mais le convoi ne passera jamais dans le village et les préparatifs dégénèrent en joyeuse pagaille qui se termine sur un manège de chaises volantes.

"La légende de l'activiste zélé" décrit une campagne d'alphabétisation, lancée au plus haut niveau de l'Etat, qui bute sur la résistance passive de la population d'un trou perdu, à l'écart de toute voie de communication. Mu par la volonté de mettre en oeuvre les directives du Parti afin de prouver la supériorité du système socialiste, l'activiste s'épuise à la tâche et devient la première victime de la campagne.

La débrouillardise et les problèmes de voisinage sont au centre de "La légende du policier avide", personnage dont la famille reçoit dans son petit appartement pour Noël un cochon vivant. Il faut trouver une solution pour l'abattre sans s'attirer d'ennuis...

Plus près du pouvoir et dans une ambiance où la tension et l'angoisse prennent le pas sur le burlesque, "La légende du photographe officiel" tourne autour d'un cliché de Nicolae Ceausescu accueillant le président français Valéry Giscard d'Estaing. La photo nécessite une retouche pour que le premier ne paraisse pas s'abaisser devant un dignitaire du monde capitaliste.

"Une manière d'éviter le désespoir est de rire et de se moquer. Nous avons voulu capturer l'essence de cette période difficile à travers les légendes urbaines qui ont maintenu le moral des gens qui faisaient la queue pour acheter à manger", avait expliqué à Cannes en mai dernier Cristian Mungiu à l'AFP.

S'agissant d'une oeuvre collective, aucun des quatre courts métrages n'est attribué à un réalisateur en particulier. Parmi eux, Constantin Popescu est aussi écrivain, Hanno Höffer également musicien. Les autres s'appellent Ioana Maria Uricaru et Razvan Marculescu.

 

 

Dennis Brutus.

Décès du poète et militant sud-africain Dennis Brutus

Le poète et militant anti-apartheid sud-africain Dennis Brutus est mort à l'âge de 85 ans pendant son sommeil à son domicile au Cap, a annoncé sa famille dimanche.

Le fils de Dennis Brutus, Anthony, a indiqué que son père qui souffrait d'un cancer de la prostate, était décédé samedi, selon l'agence sud-africaine Sapa.

"Il a toujours parlé des autres en bien. Il ne les critiquait pas. Ses relations avec les jeunes le maintenaient dans une bonne forme physique et intellectuelle. Après une manifestation, il achetait à tous un hamburger et une glace", s'est souvenu son fils.

La Fondation Nelson Mandela a souligné que la contribution de Brutus à la lutte contre l'apartheid et son combat pour la justice sociale dans le monde "resteront dans les mémoires pendant de longues années".

Brutus était né au Zimbabwe, à l'époque la Rhodésie du Sud. Il s'est ensuite installé en Afrique du Sud où il a exercé les professions d'enseignant et de journaliste.

Après son arrestation en 1963, Dennis Brutus a passé 18 mois à Robben Island où ont été incarcérés la plupart des prisonniers politiques sud-africains dont l'ancien président et figure emblématique de la lutte anti-apartheid Nelson Mandela.

Il a milité pour l'exclusion de l'Afrique du Sud des évènements sportifs internationaux, ce qui a contribué à son éviction des Jeux Olympiques en 1970.

Il s'est ensuite exilé aux Etats-Unis, où il a enseigné la littérature.

Il a publié plusieurs volumes de poèmes dont "Sirens", "Knuckles", "Boots".

 

 

Amazon .

Amazon a vendu plus de livres numériques que de livres papier .

Le distributeur américain par internet Amazon.com a annoncé samedi avoir vendu pour la première fois la veille, jour de Noël, plus d'exemplaires de livres numériques que de livres papier.

"Le Kindle est devenu l'article le plus offert de l'histoire d'Amazon. Le jour de Noël, pour la première fois, les clients ont acheté plus de livres pour le Kindle que de livres papier", a annoncé le groupe dans un communiqué.

Le catalogue du Kindle, le lecteur numérique d'Amazon, comprend 390.000 titres en anglais.

Le succès des livres numériques le 25 décembre n'est pas surprenant, étant donné le nombre de Kindle offerts la veille. Mais Amazon n'a pas précisé combien il en avait écoulé, indiquant seulement que du 15 novembre au 19 décembre, le Kindle avait été l'article le plus commandé dans la catégorie électronique, devant le lecteur MP3 iPod Touch.

Amazon a indiqué avoir effectué des livraisons dans 178 pays. Le jour le plus actif de l'année a été le 14 décembre, avec 9,5 millions de commandes dans le monde.

 

 

Sommet de l'Union Africaine.

à Addis Abeba du 31 janvier au 2 février

Le prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) se tiendra à Addis Abeba du 31 janvier au 2 février 2010, a annoncé jeudi l'organisation continentale dans un communiqué.

Ce 14e sommet ordinaire de l'UA a pour thème officiel "Technologies de l'Information et de la Communication en Afrique: Défis et Perspectives pour le Développement", note le texte transmis à l'AFP.

Le sommet sera comme toujours précédé de réunion préparatoires: au niveau des experts les 25 et 26 janvier et des ministres des Affaires étrangères des 53 Etats membres les 28 et 29 janvier.

L'UA, créée en 2001, organise deux sommets par an, un à Addis Abeba, siège de l'organisation, et l'autre dans l'un des 53 Etats membres. Le dernier, en juillet dernier, s'était tenu en Libye.

Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, a été élu en février à la tête de l'UA pour un an, et devrait donc être remplacé à la tête de l'organisation.

 

 

Minarets.

Pascal Clément dément avoir tenu les propos controversés que lui prête Nora Berra

Le député UMP et ex garde des Sceaux, Pascal Clément, a démenti mercredi sur RMC et France 3 avoir tenu les propos controversés sur les minarets que lui prête la secrétaire d'Etat Nora Berra, affirmant qu'elle les avait "inventés".

Selon plusieurs participants à une réunion des députés UMP, mardi à huis clos, M. Clément a évoqué la question des minarets, en déclarant : "le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ça ne sera plus la France".

A ces propos, la secrétaire d'Etat aux Aînés avait claqué la porte de la réunion.

Comme on lui demandait s'il avait prononcé cette phrase, M. Clément a répondu: "non" sur RMC. Peu après sur France 3, M. Clément est allé plus loin: "en tout cas cette phrase a été prononcée par Mme Berra. Elle en est l'auteur", a-t-il insisté.

Quant au départ de la réunion de la secrétaire d'Etat, il a affirmé que "personne n'a vu partir Mme Berra". "J'ai tenu à prendre la parole pour préciser que si j'étais hostile au port de la burqa, j'ai toujours été favorable à ce que chacun puisse pratiquer librement sa religion dans des lieux de culte décents", a poursuivi l'ex-garde des Sceaux sur RMC.

Il a ajouté avoir dit "que les minarets étaient régis par les codes de l'urbanisme qui sont le fruit de notre histoire et notre identité culturelle".

Sur France 3, il est revenu sur le sujet: "J'ai parlé de minarets et c'est vrai qu'aujourd'hui (...) dès que vous prononcez le mot +minarets+ vous devenez raciste", a-t-il déclaré comme on l'interrogeait sur sa passe d'armes avec Mme Berra.

Démentant une nouvelle fois avoir dit la phrase que lui a prêtée la secrétaire d'Etat, M. Clément a affirmé qu'elle l'avait "inventée", ajoutant que "c'est un moyen de se faire remarquer".

Elle "n'a pas prononcé mon nom une fois (mercredi matin) sur Europe 1 et n'a jamais cité mes propos parce qu'elle sait maintenant que je les conteste. Donc elle parlait de manière très générale", avait-il fait valoir un peu plus tôt sur RMC.

"La question religieuse est d'ordre privé et en tant que membre du gouvernement, je suis garante de la laïcité", et "c'est en tant que ministre et surtout respectueuse de cette règle fondamentale de notre République (que j'ai réagi)", avait déclaré pour sa part la secrétaire d'Etat pour expliquer pourquoi elle avait quitté la réunion des députés UMP au micro d'Europe 1.

 

 

Crues au Maroc.

Trois morts, des quartiers submergés par les eaux

Trois personnes ont péri emportées par des crues près d'Agadir (sud), tandis que plusieurs quartiers de Tanger (nord) ont été submergés par les pluies torrentielles qui se sont abattues sur le Maroc, a-t-on appris jeudi auprès des autorités locales.

A Casablanca (ouest), deux immeubles de la médina s'étaient effondrés mercredi, faisant deux morts et 19 blessés, selon la presse marocaine.

Dans la région d'Agadir, très touchée par des pluies diluviennes, un homme, une femme et une jeune fille qui tentaient de traverser l'oued ont péri à bord d'un véhicule emporté par les eaux boueuses de l'oued Tazentout (à 40 km d'Agadir), selon les autorités locales.

Plusieurs routes secondaires ont été momentanément coupées en différents endroits du pays et la circulation des trains a été suspendue autour de Tanger et un service de cars les a remplacés, selon l'Office national des chemins de fer (ONCF).

Les vents soufflaient à environ 80 km/h dans le détroit de Gibraltar, générant une mer forte avec des creux de sept mètres, rendant difficile l'évacuation des eaux d'oueds.

Malgré ces conditions difficiles, les ferries traditionnels ont continué d'assurer la liaison du Maroc et de l'Espagne, selon le directeur régional de l'Agence nationale des ports, Ahmed Atmani. Les ferries à grande vitesse, de type catamaran, se sont eux arrêtés dans l'attente d'une amélioration de la situation.

Selon la station météorologique de l'aéroport de Tanger, le cumul des pluies entre 06h00 (locales/GMT) et la mi-journée a atteint 23,3 millimètres, dont 10 mm enregistrés en une demi-heure, d'où le débordement de certains oueds dans la ville.

Les autorités locales ont ordonné la fermeture d'établissements scolaires et invité les unités industrielles des zones touchées à libérer leurs salariés plus tôt que prévu.

La protection civile, en coordination avec les autorités et la police, a évacué des personnes bloquées par les eaux et en ont sauvé trois d'une même famille près de Tanger, faisant usage d'embarcations pneumatiques et de barges dans les quartiers les plus touchés.

Le directeur délégué de l'aéroport de Tanger, Bouchta Moussaid, a indiqué que les liaisons aériennes n'avaient pas été perturbées, malgré des vents atteignant par moment 100 km/heure.

A Tétouan, au nord, les pluies et rafales de vent ont provoqué l'inondation de plusieurs quartiers et leurs habitants ont dû être évacués par la protection civile.

"Les autorités demeurent mobilisées pour faire face à toute urgence", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa, lors du Conseil de gouvernement. Un "comité de veille et de coordination" a été réactivé à la suite de ces inondations, a précisé M. Benmoussa.

 

 

 

Voile intégral

Le MoDem dénonce "la précipitation incompréhensible" de Copé

La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez a dénoncé mardi "la précipitation incompréhensible" du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Jean-François Copé qui a annoncé le dépôt en janvier d'une proposition de loi UMP sur le port du voile intégral.

L'annonce de cette proposition de loi, qui vise à interdire d'évoluer dans l'espace public le visage entièrement recouvert hors circonstances exceptionnelles (climat, carnaval...), intervient alors que sont attendues fin janvier les conclusions d'une mission parlementaire qui a planché six mois sur la question du voile intégral (Burqa ou Niqab).

Dans un communiqué, l'eurodéputée MoDem dit ne pas comprendre la "précipitation" de Jean-François Copé "à vouloir légiférer sur le port du voile intégral sans même attendre les conclusions de la mission parlementaire mise en place pour comprendre et analyser la réalité de cette question, avant de formuler, éventuellement, des propositions".

"En fait, dans un moment où les difficultés économiques et sociales s'accumulent sur nos compatriotes, c'est, une fois de plus, une manière de ne pas répondre aux attentes réelles et concrètes des français", a-t-elle estimé.

Dans un entretien à TV5 Monde, le président du MoDem François Bayrou avait exprimé dimanche ses réserves sur l'intérêt d'une loi contre le port du voile intégral : "La loi civile ne doit pas s'occuper de tout. Vous allez les arrêter ? Le gendarme va les amener au poste pour une contravention ?", s'était-il interrogé au sujet des femmes qui portent ce voile.

 

 

Identité nationale.

50% de Français non satisfaits du déroulement du débat

Une majorité de Français (50%) affirme ne pas être satisfaite de la manière dont se déroule le débat sur l'identité nationale, voulu par le gouvernement mais qui suscite la controverse, selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France de lundi.

Selon cette enquête d'opinion, 25% des personnes interrogées se disent au contraire satisfaites du déroulement du débat, 25% ne se prononçant pas.

Les sondés sont partagés sur le devenir de ce débat lancé début novembre: 34% estiment qu'il faut le poursuivre, 29% souhaitent son arrêt et 21% juste sa suspension. 16% ne se prononcent pas.

Invité à commenter ces résultats, le ministre de l'Immigration Eric Besson répond qu'"il faut bien évidemment poursuivre ce débat, qui continue de passionner nos concitoyens". Le ministre précise qu'il "s'étalera jusqu'à fin 2010, bien au-delà des élections régionales".

Au contraire, la première secrétaire du PS, Martine Aubry déclare que "devant les nombreux dérapages, nous demandons à nouveau d'en finir avec ce débat, comme d'ailleurs de supprimer le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, dont l'existence même fait honte à notre pays".

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 personnes majeures (méthode des quotas).

 

 

Cuba.

Des milliers de personnes au concert du groupe américain Kool and The Gang

Des milliers de Cubains ont assisté dimanche au concert gratuit de Kool and The Gang sur la "Place anti-impérialiste" de La Havane, face à la Section des Intérêts américains, le premier d'un groupe de musique américain depuis 2005 sur l'île communiste.

"C'est un concert pour la fraternité et l'union entre les peuples", a déclaré juste avant le concert Robert "Kool" Bell, leader du groupe "soul, pop and funk" devenu mondialement célèbre avec la chanson "Celebration" dans les années 1980.

"Cette musique a marqué toute une génération de Cubains et notamment ma génération", a déclaré à l'AFP Ana Estevez, une administratrice de 50 ans venue assister au concert avec toute sa famille sur la Place bondée.

Le dernier et premier groupe américain à s'être produit à Cuba depuis la Révolution de 1959 était les rockers d'"Audioslave" en 2005, la même année où avait joué Air Supply.

L'île communiste de Cuba est sous embargo économique américain depuis 1962. Mais les échanges culturels entre les deux pays connaissent un nouvel essor depuis l'arrivée à la Maison blanche de Barack Obama, il y a un an.

 

 

Mauritanie.

Enlèvement de 2 Italiens similaire au rapt d'Espagnols par Aqmi

L'enlèvement de deux Italiens, vendredi sur une route du sud-est de la Mauritanie, s'est déroulé à peu près de la même façon que celui de trois Espagnols fin novembre à l'autre bout du pays, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon de premiers témoignages.

Le couple de voyageurs italiens porté disparu depuis vendredi soir dans le département mauritanien de Kobenni, a "très probablement été enlevés par un groupe armé", avait annoncé samedi à l'AFP une source sécuritaire.

Sergio Cicala, retraité de 65 ans, et sa femme Philomene Kabouree, Italienne d'origine burkinabè et âgée de 39 ans, "se rendait au Burkina Faso à bord d'un minibus immatriculé en Italie", selon cette source.

Les autorités mauritaniennes n'ont pas confirmé, jusqu'à présent, qu'il s'agissait d'un enlèvement, et les médias d'Etat n'en ont pas dit un mot.

Mais le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que son "unité de crise" suivait "le cas de l'enlèvement des deux compatriotes en Mauritanie". "Tous les canaux diplomatiques et politiques ont été mobilisés immédiatement", a ajouté le ministère italien.

Et à Bamako, sous le couvert de l'anonymat, une source diplomatique a affirmé à l'AFP: "Nous avons des informations précises. Les deux Italiens sont aux mains d'Aqmi, dans la bande sahélo-saharienne. Nous attendons que ces terroristes revendiquent officiellement l'acte".

"Le coup a été minutieusement préparé. Les ressortissants italiens étaient suivis", a ajouté cette source selon laquelle le rapt s’est déroulé entre les localités de Kobenni et de Gogui, en territoire mauritanien.

Cet enlèvement intervient près de trois semaines après la capture de trois ressortissants espagnols, sur la route côtière Nouadhibou-Nouakchott (nord-ouest), revendiqué par la branche maghrébine d'Al-Qaïda.

"Le mode opératoire est pratiquement le même que pour l'enlèvement des trois Espagnols le 29 novembre", a jugé dimanche le directeur du journal Nouakchott-infos, Abou Al Maali, interrogé par l'AFP.

Selon des témoignages de voyageurs recueillis par une source proche des autorités locales, les ravisseurs ont surgi, de nuit, au bord de la route.

Ils ont tiré en l'air et dans les pneus pour obliger les voyageurs à s'arrêter, avant de s'emparer uniquement des personnes, en abandonnant le véhicule et son contenu.

Selon une source sécuritaire, la disparition s'est produite vers 22H00 (locales et GMT) sur l'axe Aïoun (Mauritanie) - Kayes (Mali), à proximité de la localité mauritanienne de N'Eissira, à quelques kilomètres seulement de la frontière avec le Mali.

Le nord et l'est du Mali servent de refuge, depuis 2008, aux islamistes armés qui enlèvent des Occidentaux. Et c'est dans ce pays que seraient actuellement détenus les trois otages espagnols, ainsi qu'un Français capturé le 26 novembre dans la ville malienne de Ménaka.

"On pense qu'ils sont au Mali maintenant, nous ne disposons pas de nouvelles fraîches sur eux", a déclaré dimanche à Nouakchott le directeur au développement et aux relations de l'UE avec les pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), Stefano Manservisi, au terme d'une série de réunions avec des responsables mauritaniens, dont le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ces deux dernières années, Aqmi avait revendiqué une série d'actions meurtrières en Mauritanie, dont l'assassinat fin 2007 de quatre Français à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott) et celui d'un Américain en juin dans la capitale.

 

 

Japon .

Le Japon croûle sous une dette monstrueuse

Il croûle sous une des dettes les plus élevées du monde, emprunte plus qu'il ne gagne et refuse d'envisager de nouvelles sources de revenus: ce qui, pour un particulier, mènerait à la saisie et l'interdiction bancaire n'attire à l'Etat japonais que des sermons vite oubliés.

Alors que la situation budgétaire de la Grèce, du Mexique ou de Dubaï agitent ces dernières semaines les marchés mondiaux, le Japon, malgré des finances publiques dans un état tout aussi désastreux sur le papier, ne semble inquiéter ni les investisseurs, ni les agences de notation.

Pour la première fois depuis 1946, le Japon va émettre plus de dette qu'il ne percevra d'impôts lors de l'année budgétaire 2009-2010, qui s'achève fin mars. Selon l'OCDE, qui admoneste régulièrement Tokyo à ce sujet, son déficit budgétaire dépassera les 10% du produit intérieur brut l'an prochain. Sa dette publique flambera à 204% du PIB: en la matière, seul le Zimbabwe fait pire.

A l'origine du problème: les plans de relance mis en oeuvre à répétition depuis les années 1990, ainsi qu'un système fiscal peu lucratif pour l'Etat, avec notamment une taxe sur la consommation exceptionnellement basse pour un pays développé (5%). De plus, le nouveau gouvernement de centre-gauche de Yukio Hatoyama s'est engagé à n'augmenter aucun impôt avant 2013.

"Si nous étions le Botswana, on verrait immédiatement que nous prenons l'eau. Mais le Japon est comme le Titanic: notre économie est tellement grosse que personne ne s'aperçoit que nous coulons", déplore Noriko Hama, économiste à la Doshisha Business School de Kyoto.

N'importe où ailleurs, pareille situation budgétaire "mènerait droit à une annulation forcée de la dette ou même à l'instauration d'un Etat fasciste", poursuit-elle. Mais pas au Japon, dont la dette continue de jouir du troisième ou quatrième meilleur score possible chez les agences de notation.

"Le montant de la dette, en soi, ne dit pas tout concernant les qualités du Japon en tant que débiteur", justifie James McCormack, analyste chez Fitch.

"Des taux d'intérêt très bas permettent à l'Etat de contracter une dette exceptionnellement lourde, tout en déboursant des intérêts identiques à ceux que doivent payer d'autres pays dont l'endettement est moindre", explique-t-il.

M. McCormack met également en avant "l'énorme stock d'épargne" des Japonais, dans lequel le gouvernement a encore bien de la marge pour puiser.

Autre facteur positif: la dette nippone est, à plus de 93%, détenue par des investisseurs japonais. Dans un pays en proie à une déflation record et où la Bourse a chuté de près de 75% en 20 ans, des bons du Trésor au rendement de l'ordre de 1,3% continuent d'offrir un taux d'intérêt réel intéressant.

Cette quasi-absence de dette en devises rend improbable un scénario de crise du type Mexique ou Argentine. "Il est toujours possible de monétiser une dette en monnaie locale", rappelle Hervé Lievore, stratège chez AXA.

La monétisation consiste à faire tourner la planche à billets pour acheter les nouveaux bons du Trésor. Une pratique dangereuse, génératrice d'hyperinflation et que la Banque du Japon a exclue, mais qui, en dernier recours, reste toujours préférable à la faillite de l'Etat.

"Le seul rayon de soleil, dans cet affreux problème de la dette, est qu'elle est entièrement détenue à l'intérieur du pays et donc beaucoup plus gérable", notait le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria, de passage fin novembre au Japon. "La question est: quand cela va-t-il commencer à inquiéter les marchés? Eh bien, nous ne voulons pas le savoir, car alors il sera trop tard".

 

 

   

Jean-Pierre Rosnay.

Décès de Jean-Pierre Rosnay, créateur du "Club des poètes"

L'écrivain et poète Jean-Pierre Rosnay, créateur du "Club des poètes" dans les années 1950 à la radio et à la télévision, est décédé samedi à Paris à l'âge de 83 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

Né à Lyon en 1926, Jean-Pierre Rosnay avait rejoint la Résistance dès le début de l'Occupation et combattu dans les maquis de Haute-Savoie jusqu'à la Libération. Il avait fondé au lendemain de la guerre le mouvement des "Jarivistes" (JAR, les Jeunes Auteurs Réunis), qui renouait avec la tradition des scandales poétiques dans la lignée des surréalistes.

Proche de Jean Cocteau et de Raymond Queneau, il publie ses premiers recueils de poèmes après-guerre et réalise à partir des années 1950 des émissions de radio et télévision consacrées à la poésie, notamment "Le Club des poètes" qui sera diffusé jusqu'à la fin des années 1960.

Marquée par son expérience de résistant, sa poésie s'attache à l'essentiel de la vie humaine : l'amour, les enfants, le rejet de la violence des hommes. Il est notamment l'auteur du "Treizième apôtre" et des "Diagonales".

 

 

Greenpeace.

Sommet de Copenhague: le patron de Greenpeace "profondément déçu"

Le résultat de la conférence de Copenhague sur le climat présente "des trous si grands qu'on pourrait les traverser avec l'Air Force One", l'avion présidentiel américain, a déploré samedi le patron de Greenpeace, Kumi Naidoo, qui se dit "profondément déçu".

"Et voilà une déclaration d'intention qui présente des trous si grands qu'on pourrait les traverser avec l'Air Force One!", a réagi le directeur exécutif de l'organisation écologique, dans un entretien au Spiegel Online.

Le Sud-Africain s'est déclaré "profondément déçu" du résultat du sommet et a prôné "de nouvelles formes de désobéissance civile pacifique" dans la lutte contre le réchauffement climatique, même, a-t-il dit, "si nous devons remplir les prisons à cause de cela".

M. Naidoo a critiqué les Etats-Unis qui "ont la volonté politique de débloquer des milliards de dollars pour sauver les banques et les primes des banquiers" au lieu de combattre le réchauffement climatique.

"Nous perdons déjà des vies humaines à cause du changement climatique", a-t-il souligné, avant d'ajouter: "Je ne voulais pas rentrer à la maison pour Noël, regarder ma fille dans les yeux et lui dire que nous avons lutté et perdu pour son avenir".

L'accord a minima conclu à Copenhague appelle les pays industrialisés et les pays en développement à affirmer leurs engagements de réduction de gaz à effet de serre par écrit, d'ici à la fin janvier. Il permet pour la première fois d'enrôler l'ensemble des grands pays pollueurs, industrialisés et émergents, dans la lutte contre le changement climatique mais sur des ambitions réduites et sans cadre contraignant. Il ne fixe pas par exemple de date limite au-delà de laquelle les émissions polluantes commenceraient à décroître.

 

 

La justice .

La justice met un frein à l'expansion de Google en France

Le tribunal de grande instance de Paris a mis vendredi un coup d'arrêt à l'expansion de Google en France, en interdisant au moteur de recherche américain de continuer à numériser massivement des livres sans l'accord des éditeurs.

Une première décision en ce sens très attendue en France, mais aussi en Europe, où selon les éditeurs français, elle pourrait faire "tache d'encre".

Poursuivi pour "contrefaçon" par le groupe La Martinière (qui contrôle les éditions du Seuil), et le Syndicat national de l'édition (SNE), la société Google France a aussitôt annoncé son intention de faire appel.

Le jugement survient trois ans après que La Martinière a attaqué Google Inc. et Google France pour avoir numérisé sans autorisation plusieurs milliers de ses ouvrages dans le cadre de son programme Google recherche de livres.

Le géant américain de l'internet a en effet lancé un vaste programme de numérisation de livres, conservés notamment dans de prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes, pour son projet de bibliothèque numérique universelle. Au total, selon les estimations, Google aurait déjà numérisé 10 millions d'ouvrages dans le monde.

Vendredi, le TGI de Paris lui a interdit de poursuivre la numérisation des ouvrages sans l'autorisation des éditeurs et l'a condamné à verser au groupe La Martinière 300.000 euros de dommages et intérêts. Il a assorti sa décision d'une astreinte de "10.000 euros par jour de retard" et ordonné l'exécution provisoire du jugement.

Une décision saluée comme "une grande victoire" par le Syndicat national de l'édition (SNE), qui regroupe quelque 500 éditeurs français.

Maintenant, "je pense qu'on pourra trouver une solution", a souligné le président du SNE Serge Eyrolles, ouvrant la porte à des discussions avec Google. "Ils n'ont fait que du piratage depuis le début. Aujourd'hui, un tribunal français reconnaît qu'ils ont violé les droits intellectuels de nos auteurs", a-t-il ajouté.

Le jugement a également été salué comme une victoire "pour le droit à la création" par Hervé de la Martinière, Pdg du groupe.

Le responsable juridique de Google France, Benjamin du Chaffaut, a souligné pour sa part que la décision du TGI concerne "uniquement les ouvrages de La Martinière" et ne constitue pas "une injonction générale d'interdiction de référencer tous les ouvrages de tous les éditeurs".

Pour l'avocate de Google, Me Alexandra Neri, la décision du TGI "ne fait pas avancer les droits d'auteurs", mais "constitue deux pas en arrière pour les droits d'accès des internautes au patrimoine littéraire français et mondial".

A l'audience, le 24 septembre, La Martinière avait réclamé l'arrêt par Google de la numérisation des livres sous droits et 15 millions d'euros de dommages et intérêts. Google contestait pour sa part la compétence de la justice française sur ce dossier.

Lors des Assises internationales du livre "à l'heure du numérique" fin novembre à Paris, des éditeurs européens avaient également exprimé leur inquiétude face à l'offensive de Google.

Le jugement du TGI survient en outre au moment où la France tente de convaincre ses partenaires européens de parvenir à "un socle européen de réflexion" sur la relation avec Google, notamment sur la numérisation du patrimoine culturel.

Aux Etats-Unis, un projet d'accord entre Google et un groupement d'auteurs et d'éditeurs américains est actuellement examiné par la justice.

 

 

Les Verts.

Le sommet de Copenhague est un "lamentable fiasco"

Les Verts considèrent que la conférence de Copenhague s'achève sur un "lamentable fiasco" et désignent la Chine et Barack Obama comme coupables numéro un.

"Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d'importance. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l'Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership", estime samedi Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts dans un coimmuniqué

"Nous avons eu la preuve éclatante durant ces jours passés que nombre de nos responsables sont en fait irresponsables" affirme la porte-parole, rappelant que "ces quinze jours de négociation n'ont pu déboucher sur un accord chiffré et contraignant".

Les Verts et les écologistes "feront pression pour que lors du sonnet de Bonn, prévu l'année prochaine, un accord contraignant soit enfin trouvé", prévient-elle.

 

 

Bruxelles.

Les douaniers de l'aéroport de Bruxelles ont opéré une saisie de marijuana très importante jeudi matin à bord d'un avion cargo. La valeur de ces marchandises s'élève approximativement à six millions d'euros.

L'avion cargo transportait près d'une tonne de marijuana en provenance de Thaïlande et probablement à destination des Pays-Bas. La valeur de la drogue devrait approcher les six millions d'euros. Aucun suspect n'a encore été interpellé.
Il s'agissait normalement d'une expédition de deux tonnes de dalles. L'emballage des fournitures n'étaient pas douteux et les documents apportés non plus. Ce sont "des messages d'information émanant des douanes néerlandaises, qui soupçonnaient cet envoi de contenir des stupéfiants, qui ont permis cette saisie", précise Noël Colpin, administrateur Douanes et Accises, dans un communiqué.

Les paquets de maijuana, hermétiquement fermés, étaient dissimulés dans certaines boîtes censées contenir des dalles.

En 2008, les Douanes avaient saisi quatre tonnes de cannabis. En 2009, treize tonnes de celle-ci ont déjà été saisies.

 

Anarchie artistique.

Anarchie artistique à l'ambassade de France au Japon

Lieu protocolaire où il fallait montrer patte blanche pendant plus d'un demi-siècle, l'ancienne ambassade de France au Japon est devenue pour deux mois un territoire apatride, libre, offert aux artistes, dont les oeuvres s'exposent du bureau de l'ambassadeur à ses toilettes.

Transférés dans un immeuble adjacent flambant neuf, les services de l'ambassade ont déserté l'ancien bâtiment, qui sera démoli l'an prochain.

Entretemps, depuis fin novembre, les locaux principaux, jardins et annexe de cette ex-ambassade datant de 1957, à l'architecture à l'époque osée signée Joseph Belmont, sont grand ouverts, mais méconnaissables.

Dans une sorte de geste anarchique artistique, ils sont entièrement refaçonnés par des peintres, sculpteurs, graffeurs (dont Speedy Graphito et Jef Aérosol), vidéastes, photographes et autres créateurs.

"Nous accueillons 69 artistes, japonais et français pour la plupart, les uns rendant souvent hommage au pays des autres, même s'il n'y avait pas d'obligation en ce sens", précise Hélène Kelmachter, attachée culturelle de l'ambassade et commissaire de l'exposition.

"Avec la pleine approbation de l'ambassadeur, nous leur avons proposé d'utiliser tous les espaces comme bon leur semblait", assure notre guide.

Il y a des surprises un peu dans tous les coins, il faut lever la tête, ouvrir les portes, glisser son oeil dans des trous.

"C'est un événement artistique atypique, de par le site notamment puisqu'on n'entre habituellement pas dans une ambassade comme dans un moulin", souligne Mme Kelmachter.

"Nous avons intitulé cette exposition ++ No man's land ++ car nous sommes effectivement dans un lieu que ne possède pleinement personne", explique-t-elle.

Depuis le 1er novembre l'ensemble n'est plus français, bien que les murs appartiennent à la France jusqu'à leur destruction, mais il n'est pas japonais non plus, même si le sol est géré par des entreprises nippones.

Une telle exposition éphémère, unique, dans un tel lieu officiel déserté, permet aussi, selon Mme Kelmachter, "de repenser la question du territoire de l'art": où se trouve-t-il?

Les centaines de Japonais qui chaque jour visitent cet entre-deux temporel et géographique, sont non seulement intéressés par les oeuvres, mais aussi par tout ce qui laisse des indices sur la vie dans ce "morceau de France" au Japon.

"On les voit qui regardent les prises électriques en 220 volts à la française, lorgnent dans les placards, se reposent dans les fauteuils dans le bureau de l'ambassadeur", témoigne Mme Kelmachter.

Ces curieux visiteurs prêtent tout autant d'attention aux oeuvres.

"Les Japonais ont une façon surprenante de se plonger d'emblée au centre du travail, une capacité à en extraire l'essentiel, en prenant le temps de regarder", s'avoue, surprise, Anne Leigneil, créatrice qui habille l'espace de bâches fines, disparaîssant avec le temps, tout comme les sons qu'elles produisent au vent.

Certains artistes se sont emparés des traces du temps, telle la Japonaise Yuumi Domoto qui a utilisé comme motifs de fond de toiles translucides l'accumulation de poussière derrière les cadres décrochés après des décennies.

Les vues multicolores de Tokyo, imaginées par Speedy Graphito avant de venir pour la première fois dans la capitale nippone, voisinent avec une inquiétante Amélie Nothomb caricaturée par Jef Aérosol.

Le tout côtoie les soi-disant autoportraits au double visage, aussi "kawai" (mignons) que "kowai" (effrayants), d'Erina Matsui, jeune artiste nippone aux créations protéiformes où transparaissent la fantasmagorie du monde enfantin et l'angoisse de l'univers adulte.

Quant au photographe franco-australien Franck le Petit (alias K-Narf), il a retouché les visages des ambassadeurs sous forme de "Photograffiti".

Exposition "No man's land" à Tokyo, jusqu'au 31 janvier, http://www.ambafrance-jp.org/nomansland

 

 

Adrénaline.

Adrénaline, caféine et déceptions: l'épuisant marathon de Copenhague

l'issue de dix jours de tractations aussi frustrantes qu'épuisantes à la conférence climat de l'ONU à Copenhague, les négociateurs sont dans un état de fatigue extrême et de tension palpable au moment de laisser la main aux grands dirigeants de la planète.

Assis prostré sur une chaise devant quelques brochures éparses expliquant comment la montée des océans submergerait son île du Pacifique, le Premier ministre de Tuvalu résumait à lui seul jeudi l'état général d'épuisement des participants que seules quelques poussées d'adrénaline et de fortes doses de caféine parviennent à masquer.

"Je suis maussade", soupirait l'honorable Apisai Ielemia, les épaules tombantes, seul sans le moindre assistant pour l'aider à tirer l'alarme sur les plages de sable blanc disparues de son enfance. Et sans personne pour l'écouter.

En vue de la venue de plus de 130 chefs d'Etat ou de gouvernement mondiaux, les organisateurs de la conférence géante ont fait place nette jeudi pour déployer le tapis rouge, mettant promptement dehors des bataillons entiers de militants d'ONG soudainement jugés indésirables au moment du sprint final.

Jusque-là, le Bella Center qui abrite la conférence destinée à parvenir à l'accord international probablement le plus ardu jamais envisagé, a battu pendant dix jours au rythme d'une fourmilière, entre va-et-vient incessants, files d'attentes interminables, sonneries de téléphone et surpopulation évidente.

Au total, environ 46.000 personnes étaient enregistrées pour la conférence réunissant 193 nations, alors que les halls du Bella Center ne peuvent en accueillir que 15.000, un décalage qui a entraîné un chaos à l'entrée du centre assez symbolique de l'impasse des négociations à l'intérieur.

Militants d'ONG aux causes environnementales diverses et variées ont laissé la place à de nouveaux bataillons de hauts conseillers et de gardes du corps aux visages carrés avec une inévitable oreillette - voire deux - vissée sur le crâne, accompagnant les chefs d'Etat.

Jeudi, à la veille du plus grand sommet climatique de l'Histoire, des dizaines de dirigeants faisaient grimper l'excitation en arpentant les couloirs de la conférence: le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l'Israélien Shimon Peres, le Français Nicolas Sarkozy ou le Brésilien Lula, entre autres.

La démesure du sommet a aussi attiré des journalistes de renom. "Je n'ai jamais rien vu de tel", lâche Thomas Friedman, célèbre auteur et éditorialiste du New York Times, en entrant dans la salle de presse grande comme un terrain de football, où travaillent 3.500 journalistes accrédités.

Nerfs à vif et cernes sous les yeux, même chez les vieux briscards, sont autant de preuves de l'impact de presque deux semaines de trop peu de sommeil et de trop de nouvelles.

Vendredi, qui s'annonce comme la journée de toutes les tensions, n'arrangera pas les choses: aux négociations nocturnes viendront s'ajouter de nouvelles restrictions de mouvements pour des raisons de sécurité, tandis que les milliers de membres d'ONG poussés dehors préparent des coups d'éclat en ville et à l'extérieur du Bella Center.

 

 

Delacroix .

La passion d'une riche collectionneuse pour Delacroix exposée à Paris

Le musée national Eugène Delacroix à Paris présente jusqu'au 5 avril 2010 la collection privée de Karen B. Cohen, une riche collectionneuse américaine, réunissant un vaste panorama de l'oeuvre du peintre français Eugène Delacroix (1798-1863).

L'exposition "Une passion pour Delacroix" réunit surtout des dessins, des croquis, autant de documents de travail traqués pendant trente ans par Mme Cohen, passionnée par l'artiste.

Quatre-vingt-dix oeuvres de sa collection sont présentées dans la demeure du peintre, transformée en musée.

"Elles retrouvent exceptionnellement les murs de l'atelier dans lequel elles figurèrent, pour la plupart, jusqu'à leur vente en 1864 après la mort de l'artiste", explique Christophe Leribault, directeur du musée et commissaire de l'exposition.

Après Paris, l'essentiel de la collection, qui a été donné au Metropolitan Museum of Art par Mme Cohen, rejoindra New York.

La collection révèle le parcours artistique de Delacroix, ses choix et sa méthode de travail.

"On a souvent l'image d'un peintre fougueux. Alors que ces esquisses attestent d'un énorme travail de recherche fourni en amont avant d'aboutir à ces compositions", précise M. Leribault.

Le visiteur peut ainsi découvrir des copies de maîtres anciens, des études d'après des modèles vivants ou des corps disséqués. Ou encore de nombreux croquis.

Eugène Delacroix, artiste animalier, introduit dans son bestiaire la violence des fauves, illustrée notamment par le "Cheval sauvage terrassé par un tigre" (aquarelle et gouache, 1828).

Mais l'un des événements majeurs de la carrière de l'artiste reste son voyage au Maroc en 1832.

"L'épisode marocain est fondateur du redémarrage de sa carrière en renouvelant son inspiration", précise le commissaire de l'exposition.

Eugène Delacroix conserva toute sa vie une masse de croquis pris sur le vif dans ce pays, qui lui servirent de base pour des oeuvres exécutées à Paris.

Dans l'aquarelle "La mer vue des hauteurs de Dieppe" (vers 1852-1854), le peintre se tourna vers le paysage. "Manet et Monet seront de grands admirateurs de Delacroix", souligne M. Léribault.

Le musée, situé place Furstenberg, est rattaché au musée du Louvre depuis six ans.

 

 

Espagne.

Coup de pouce au livre électronique avec une baisse de la TVA

Le gouvernement espagnol va donner un coup de pouce au livre électronique en baissant sa TVA de 16 à 4%, soit le même niveau que le livre traditionnel, a indiqué mercredi le ministère de la Culture dans un communiqué.

Cette mesure "est le fruit d'une longue lutte" de la part du secteur, a déclaré au journal El Pais Antonio Maria Avila, directeur de la Fédération des éditeurs espagnols.

Le livre électronique n'en est pour l'instant qu'à ses balbutiements. Le groupe américain Amazon distribue depuis fin octobre une version internationale de son livre électronique Kindle, permettant l'accès à quelque 200.000 livres en anglais et à plusieurs dizaines de journaux en d'autres langues.

Il compte plusieurs concurrents, dont le livre électronique de Sony, l'Iliad d'Irex et et le Cybook de Bookeen.

 

 

Le Centre Pompidou.

Fermé au public depuis plus de trois semaines, le Centre Pompidou peine à sortir de la grève alors que se tient mercredi un conseil d'administration de l'établissement consacré au budget 2010.

Le Centre Pompidou peine à sortir de la grève

Depuis le 23 novembre, la grève est reconduite en assemblée générale mais le taux de grévistes a très nettement chuté, a indiqué la direction du Centre.

En raison des règles strictes de sécurité en vigueur au Centre Pompidou, il suffit de quelques agents en grève, notamment chez les pompiers, pour que l'établissement ne puisse pas ouvrir ses portes au public.

Première musée à entrer en grève, le Centre Pompidou est aussi le seul à ne pas encore en être sorti.

Les personnels des autres musées nationaux, qui s'étaient mis en grève le 2 décembre contre les réductions d'effectifs à venir, ont accepté de suspendre leur mouvement après des négociations avec le ministère de la Culture.

Des groupes de travail vont être mis en place dans les musées et monuments touchés pour élaborer d'ici fin janvier un diagnostic global sur les moyens des établissements.

"La question de l'isolement du Centre Pompidou se pose", a déclaré un syndicaliste CGT du Centre Pompidou, interrogé par l'AFP.

Des fissures dans le front syndical sont apparues depuis samedi, FO restant très mobilisé pour la grève qui pourrait s'effilocher à l'approche des vacances de Noël.

Les syndicats s'inquiètent de l'application à compter du 1er janvier 2010 de la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, qui est de mise dans la fonction publique.

Première musée à entrer en grève, le Centre Pompidou est aussi le seul à ne pas encore en être sorti.

Les personnels des autres musées nationaux, qui s'étaient mis en grève le 2 décembre contre les réductions d'effectifs à venir, ont accepté de suspendre leur mouvement après des négociations avec le ministère de la Culture.

Des groupes de travail vont être mis en place dans les musées et monuments touchés pour élaborer d'ici fin janvier un diagnostic global sur les moyens des établissements.

"La question de l'isolement du Centre Pompidou se pose", a déclaré un syndicaliste CGT du Centre Pompidou, interrogé par l'AFP.

Des fissures dans le front syndical sont apparues depuis samedi, FO restant très mobilisé pour la grève qui pourrait s'effilocher à l'approche des vacances de Noël.

Les syndicats s'inquiètent de l'application à compter du 1er janvier 2010 de la règle du non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, qui est de mise dans la fonction publique.

Cette règle affecterait particulièrement le Centre Pompidou en raison de sa pyramide des âges.

La direction du Centre Pompidou estime à 300.000 euros par semaine le manque à gagner lié à la fermeture de l'établissement (billets, produits dérivés). Les billets achetés à l'avance seront remboursés, "timbre compris", indique-t-elle.

Une nouvelle exposition, Via Design 3.0, n'a pu ouvrir ce mercredi, comme prévu.

Quelques 80 manifestations autour du spectacle vivant et du cinéma ont dû être annulées, selon la direction.

 

 

Festival du cinéma de Marrakech.

"Northless", du Mexicain Rigoberto Perezcano, récompensé

Northless", du réalisateur mexicain Rigoberto Perezcano, a remporté samedi soir l'Etoile d'or (Grand prix) de la 9ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM).

Le prix d'interprétation masculine a été décerné à Cyron Melville pour son rôle dans "Love and Rage", du Danois Morten Giese.

Le prix d'interprétation féminine a été attribué à Lotte Verbeek pour son rôle dans "Nothing personal", de la Polonaise Urszula Antoniak.

Le prix du jury a été décerné ex aequo aux films "Les barons", du réalisateur belge d'origine marocaine Nabil Ben Yadir, et "My daughter", de Charlotte Lim Lay Kuen, une réalisatrice de nationalité malaisienne.

"Northless", premier long-métrage de Rigoberto Perezcano, aborde les thèmes du franchissement des frontières et de l'espoir des milliers d'immigrants illégaux qui tentent de passer aux Etats-Unis dans l'espoir d'une vie meilleure au nord.

Le film raconte l'histoire de l'un d'entre eux, Andrés (Harold Torres), un jeune fermier. Après un premier échec, il retourne à Tijuana, ville frontalière aux multiples démons, où il se lie d'amitié avec deux femmes, Cata (Sonia Couo) et Ela (Alicia Lagunes).

Trouvant refuge auprès d'elles, Andrés multiplie les petits boulots mais garde l'espoir de franchir clandestinement la frontière, ce qu'il essaiera de faire une nouvelle fois.

Quinze films d'autant de nationalités différentes étaient en compétition cette année: "Heliopolis", d'Ahmad Abdallah (Egypte), "Leo's Room", d'Enrique Buchichio (Uruguay), "Love & Rage", "My Daughter", "Northless", "Nothing Personal", "Qu'un Seul tienne et les autres suivront", de Léa Fehner (France), "True Noon", de Nosir Saidov (Tadjikistan), "Io Sono L'amore", de Luca Guadagnino (Italie), "Les Barons", "The Man Who Sold the World", de Swel et Imad Noury (Maroc), "Woman Without Piano", de Javier Rebollo (Espagne), "Symbol", de Matsumoto Hitoshi (Japon), "Tokyo Taxi", de Kim Tai-sik (Corée du Sud) et "The Good Heart", de Dagur Kari (USA).

Pour cette 9ème édition, le FIFM a aussi rendu hommage -avec 44 films programmés- au cinéma coréen, vieux d'un siècle et aujourd'hui "l'un des plus dynamiques au monde", selon les organisateurs.

Après le Maroc en 2004, l'Espagne en 2005, l'Italie en 2006, l'Egypte en 2007 et la Grande-Bretagne en 2008, le FIFM a mis l'Asie à l'honneur cette année, puisqu'une douzaine de films thaïlandais ont aussi été présentés.

La défense de l'environnement n'a pas été oubliée. "Home", du Français Yann-Arthus Bertrand et "Le syndrome du Titanic", de son compatriote Nicolas Hulot, ont été offerts au public de la célèbre place Jemaa El Fna, en plein centre-ville, tandis qu'"An inconvenient truth" ("Une vérité qui dérange"), du réalisateur américain Davis Guggenheim, était présenté au Megarama de Marrakech.

Président du jury, Abbas Kiarostami avait obtenu la Palme d'or du Festival de Cannes en 1997 pour son film "Le Goût de la Cerise".

En 2008, l'Etoile d'or du FIFM avait été décernée à "Wild Field", du réalisateur géorgien Mikhaïl Kalatozishvili.

Le FIFM, qui avait commencé le 4 décembre, est le principal festival de cinéma au Maroc, où sont produits chaque année une quinzaine de longs métrages et de 80 à 100 courts métrages.

 

© 2009 AFP

Italie .

Sept baleines mortes échouent sur le littoral dans les Pouilles

Sept baleines mortes ont été trouvées sur les côtes italiennes dans les Pouilles, une première depuis le 19ème siècle et qui serait due à la pollution chimique et électro-magnétique, ont rapporté les médias italiens vendredi.

Neuf baleines, des cachalots d'une longueur d'environ 10 mètres et d'un poids estimé à 15 tonnes, avaient été aperçues jeudi soir le long du littoral du Gargano, à Foce di Varano (centre). Deux d'entre elles ont réussi à reprendre le large, les autres sont mortes.

Le ministère italien de l'Environnement a envoyé des spécialistes sur place et les garde-côtes surveillent la situation.

"Il s'agit d'un événement extraordinaire, non seulement pour l'Italie mais probablement unique en Méditerranée", a expliqué l'association de défense de l'environnement Greenpeace, citée par l'agence Ansa.

"C'est une catastrophe environnementale", a déploré Greenpeace, en soulignant qu'il s'agit d'une espèce protégée et rare.

Les sept cachalots étaient de la même espèce que le protagoniste du célèbre roman Moby Dick de Herman Melville.

"Les causes, qui ne sont pas encore établies (en détail, ndlr), sont humaines à 99%, et en particulier à rechercher dans la pollution chimique et électro-magnétique", a affirmé Fabrizio Bulgarini, responsable scientifique en chef du WWF en Italie, cité par l'Ansa.

"Ces animaux subissent les interférences des sonars utilisés par les embarcations pour la navigation", a-t-il ajouté, en précisant que celles-ci pourraient, selon certaines études, causer une "désorientation ou même endommager le système" aidant les baleines à se déplacer dans l'eau.

Une autre hypothèse serait que les animaux aient perdu leur cap sous l'effet d'instruments utilisés pour la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures.

Une autopsie des cétacés sera effectuée par une équipe de l'université de Padoue et des scientifiques de l'université espagnole de Las Palmas aux Canaries dans le cadre d'un accord (appelé Accobams) assurant la tutelle des cétacés en Méditerrannée, en mer Noire et dans la partie européenne de l'Atlantique.

 

 

MAROC.

Des ONG disent non à l'impunité pour les violations des droits de l'Homme

Plusieurs ONG marocaines ont appelé vendredi à Marrakech (sud) à la fin de "l'impunité" et réclamé "des procès" contre tout auteur de violations des droits de l'Homme au Maroc, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La fin de l'impunité est une nécessité afin d'éviter la répétition des violations qu'a connues le Maroc lors des années de plomb", a déclaré Mohamed Sebbar, président sortant du Forum vérité et justice (FVJ), dont le 3ème congrès s'est ouvert vendredi soir en présence d'un demi-millier de participants.

Les "années de plomb" ont été marquées par une vaste campagne de répression contre les militants de gauche sous le règne du roi Hassan II, entre 1960 et 1999.

Le congrès du FVJ se tient du 11 au 13 décembre à Marrakech autour du thème "Mamfarkinch" ("Nous ne lâcherons pas"), une formule dialectale voulant dire, selon le FVJ, que "les militants ne cèderont pas tant que tous les dossiers des droits de l'Homme n'auront pas été réglés de façon définitive au Maroc".

La salle du congrès était garnie de portraits des "victimes de la répression et des disparus" ainsi que de banderoles appelant à "la fin de l'impunité", "à la réparation individuelle et collective" (indemnisation des victimes) ainsi qu'à des excuses de l'Etat.

"Les services de sécurité doivent dorénavant être soumis au contrôle du gouvernement et du Parlement", l'Etat doit appliquer toutes les "résolutions de l'Instance équité et réconciliation" (IER), pouvait-on également lire sur certaines banderoles.

L'IER, créé par le roi Mohammed VI au sein du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH/public), avait pris en 2005 une série de résolutions pour éviter de nouvelles exactions.

Le 3ème congrès du FVJ se termine dimanche avec l'élection d'un nouveau président en remplacement de Mohamed Sebbar.

 

 

Des Tibétains à Copenhague.

Des Tibétains à Copenhague pour rappeler le rôle du "troisième pôle"

Une délégation de Tibétains a rejoint pour la première fois la conférence climat de l'ONU, cette année à Copenhague, pour souligner que ce "troisième pôle" de la Terre est doublement affecté par le réchauffement et la politique environnementale de la Chine.

Le Tibet, le plus vaste et le plus haut plateau de la planète (au-dessus de 3.500 m d'altitude pour sa partie la plus habitée) est la troisième réserve en eau douce de la planète, sous forme de glace, après les pôles nord et sud.

Mais la majorité de ses 40.000 glaciers sont en train de fondre et cette fonte menace l'approvisionnent en eau douce des grands fleuves d'Asie dont dépendent plus d'un milliard de personnes dans une dizaine de pays.

Mais il s'agit surtout d'insister sur les politiques de la Chine dans cette province qu'elle a annexée en 1951 et à laquelle les militants tibétains reprochent de dévier le cours de leurs rivières à son seul profit.

"Nous voulons montrer que les pratiques tibétaines traditionnelles constituent la meilleure chance de préserver ce fragile écosystème d'altitude, vital non seulement pour les Tibétains, mais aussi pour les Chinois et le reste du monde", explique Tenzin Dhardon Sharling, de l'organisation des Femmes tibétaines.

Pendant toute la réunion, la délégation - non officielle - prévoit d'animer des ateliers et des conférences pour attirer l'attention sur le Tibet.

 

 

Le morceau du "crâne d'Hitler"

Le fragment du crâne censé avoir appartenu à Adolf Hitler et conservé à Moscou est authentique, ont assuré lundi les services spéciaux russes (FSB, ex-KGB), alors qu'une étude américaine assure que le bout d'os est en réalité celui d'une femme.

Le fragment du crâne censé avoir appartenu à Adolf Hitler et conservé à Moscou est authentique, ont assuré lundi les services spéciaux russes (FSB, ex-KGB), alors qu'une étude américaine assure que le bout d'os est en réalité celui d'une femme.

"Les archives du FSB détiennent la mâchoire d'Hitler, et les archives d'Etat un fragment du crâne d'Hitler. A l'exception de ces restes, saisis le 5 mai 1945, il n'existe pas d'autres morceaux du corps d'Hitler", a indiqué Vassili Khristoforov, le chef du fonds des archives du FSB, cité par l'agence Interfax.

En septembre, des professeurs de l'Université du Connecticut (nord-est des Etats-Unis) avaient affirmé que leurs analyses ADN démontraient que le morceau de crâne était celui d'une femme agée de 20 à 40 ans. La mâchoire n'a pas fait l'objet de ces tests.

"Les chercheurs ne se sont pas adressés aux archives du FSB (pour effectuer une analyse ADN). Et même s'ils avaient obtenu de l'ADN de nos fragments, alors avec quoi aurait-il pu le comparer?", a insisté M. Khristoforov.

"Ces restes sont uniques, il n'y a rien de comparable. Il s'agit des seules preuves de ce type de la mort d'Hitler, et c'est pour cela que le FSB les maintient dans ses archives", a-t-il ajouté.

Ces déclarations apparaissent en contradiction avec celles en septembre du chef adjoint des archives d'Etat russes, Vladimir Kozlov. Ce dernier expliquait que le morceau de crâne, troué par balle, avait toujours été présenté comme "appartenant probablement à Hitler".

Selon lui, "le constat sur la mort d'Hitler a été fait un an avant la découverte des fragments de crâne", alors que le responsable du FSB assure que les os avaient été trouvé le 5 mai 1945, cinq jours après le suicide du dictateur nazi.

Ce débat intervient alors que des doutes sur la succession des évènements -et même des spéculations sur une possible fuite du "Führer"- persistent depuis des décennies.

 

 

Le récit au cœur de la vie.

Les implications philosophico-anthropologiques de la narrotologie

Avec L’œuvre du temps, Raphäel Baroni publie, à deux ans de La Tension narrative, un recueil de textes, en partie déjà parus dans d’autres publications, qui approfondit et élargit la perspective inaugurée par le premier ouvrage.

Comme tout ensemble de textes rédigés pour d’autres occasions, l’ouvrage est caractérisé par une certaine hétérogénéité qui pourrait mettre en péril sa cohérence interne. Effectivement, lors d’une première lecture superficielle, le caractère disparate des textes peut donner l’impression d’une absence de fil rouge : un premier chapitre revisite la triple mimésis de Paul Ricœur ; il est suivi par deux analyses de textes de Julien Gracq qui explorent les relations entre phénoménologie du temps, intrigue et figuration narrative ; puis par des réflexions sur le rapport entre auteur et lecteur ; un approfondissement sur le fonctionnement des genres littéraires ; deux chapitres sur l’opposition entre textes fictionnels et textes factuels et enfin un entretien portant sur son premier ouvrage.

Probablement que cette impression d’hétérogénéité a-t-elle aussi été celle de l’auteur qui, en préparant son volume, a dû s’apercevoir du problème et, pour y faire face, a dû rédiger l’introduction et la conclusion de façon à mieux faire ressortir le fil conducteur de l’ouvrage. Jusque là, rien de très original, mais ce qui est intéressant de relever, c’est que ces deux chapitres à la périphérie du texte adoptent un style narratif, en racontant le parcours théorique que l’auteur a suivi pour arriver aux positions actuelles. Cela n’est sûrement pas un hasard : comment assurer au mieux la cohérence d’une série apparemment disparate d’éléments sinon en les intégrant dans un récit ? L’auteur exploite ainsi dans sa pratique même d’écriture cette potentialité du récit, qui constitue un point fondamental de toute la narratologie contemporaine. Que le récit ait un pouvoir d’inscrire la discordance de l’expérience dans la configuration d’un récit est au fond le grand enseignement que la réflexion de Ricœur nous a légué et qui a déjà été reprise et relancée aussi dans le premier ouvrage de Baroni.

Cependant, dans L’Œuvre du temps, cette « vérité narratologique » ne se limite pas uniquement à assurer la cohérence de l’ouvrage et à constituer le postulat de départ de la réflexion, mais elle s’ouvre sur des enjeux d’une portée bien plus vaste.


À bien y regarder, le fil rouge de l’ouvrage consiste en l’exploration des relations qu’entretiennent récit, temps et vie. L’ampleur d’une telle thématique ne peut évidemment qu’effrayer, mais R. Baroni l’aborde avec prudence, en dialoguant avec de nombreux auteurs, parmi lesquels Ricœur, Carr, Schapp, Ryan, Sternberg, etc., et en la faisant ressortir de l’analyse des formes les plus variées de récit.

D’un point de vue théorique, la porte d’entrée à cette réflexion avait déjà été ouverte par son ouvrage précédent. En mettant en relation récit et expérience temporelle, l’auteur inscrivait cette forme discursive au cœur même de l’expérience humaine. Dans cet ouvrage, l’idée est réaffirmée en citant en particulier Schapp ou Carr, qui soulignent comment, au fond, nous sommes toujours pris dans des histoires et que notre perception du monde est déjà ordonnée sous forme narrative. Cela signifie alors que la « “manière immédiate” que nous avons de vivre les histoires qui nous arrivent est déjà narrative, et même nos souvenirs et nos projets les plus secrets sont déjà des formes de récits intimes » ; et, en citant Barbara Hardy, que « nous rêvons et rêvassons en récit, nous nous souvenons, nous anticipons, espérons, croyons, planifions, apprenons, haïssons, et aimons à travers des récits » (p. 17).

Cependant, affirmer que nous sommes toujours et déjà pris dans des récits fait exploser le cadre de la narratologie traditionnelle. Ce cadre a déjà été ébranlé depuis quelques années par l’introduction d’analyses de récits non littéraires, ou même non écrits, mais aussi par les avancées réalisées dans le champ de la psychologie cognitive. Mais l’élargissement ici proposé semble ouvrir de nouvelles perspectives pour la discipline de la narratologie, qui s’oriente ainsi résolument vers ses implications philosophico-anthropologiques.

R. Baroni relève bien cet élargissement en précisant que ses propos « visent finalement à compléter l’ambition d’une narratologie qui s’était donné pour mission de mettre au jour le point commun existant entre tous les récits existants, quels que soient les genres auxquels ils se rattachent », et qui maintenant est parvenue à mettre au jour « une sémantique élémentaire de l’action, qui n’est d’ailleurs pas propre uniquement aux genres narratifs, mais également à toute représentation mentale de l’action. La structure formelle commune à toutes les formes de narrativité ne serait ainsi rien d’autre que la représentation (mentale ou discursive) de l’action dans le temps, dans son déploiement virtuel ou actualisé » (p. 82, je souligne).

Si l’on considère avec attention les implications d’une telle conception, on comprend la nécessité de traverser les chapitres du livre qui s’offrent en tant qu’étapes permettant de revisiter les différentes pratiques narratives à la lumière de ce nouvel enjeu de la discipline.

En particulier, il devient intéressant de réfléchir sur une nouvelle articulation de la conception ricœurienne des trois mimesis, une conception qui, au-delà de ses limites, reste un point de référence important pour la narratologie contemporaine. Comment en effet concevoir le rapport entre la mimesis 1 et la mimesis 2, entre la préfiguration et la configuration de l’action, si toute expérience humaine se donne d’emblée dans une forme narrative ?

Et parallèlement, il apparaît nécessaire de revoir aussi le « grand partage » entre textes fictionnels et textes factuels. Si toute expérience passe par une forme de narrativisation, et s’il existe une « continuité formelle entre l’événement vécu, sa représentation mentale, sa configuration par l’écriture ou la parole, et sa reconfiguration par la lecture ou l’écoute » (p. 52), alors il devient ardu de distinguer ces deux genres textuels en fonction de leur référence à un objet extralinguistique. Le problème doit être réglé sur un autre niveau. C’est ainsi que l’on peut comprendre l’intérêt du nouveau partage proposé par R. Baroni, « entre des genres narratifs, généralement factuels, qui remplissent une fonction configurante (expliquer, rendre intelligible les évènements passés), et d’autres, généralement fictionnels (mais pas seulement), qui sont plutôt dominés par une fonction intrigante, c’est-à-dire qui exploitent une discordance narrative provisoire ou permanente à des fins esthétiques » (p. 27, je souligne).

Ce ne sont là que deux exemples du travail de reconsidération des catégories traditionnelles effectué à la lumière de la position adoptée par R. Baroni.


Au fond, on pourrait voir dans le geste théorique de l’auteur la tentative de substituer l’ancien monde de référence de la discipline, constitué d’essences et d’objets extratextuels qui trouvaient leur cohérence dans la synthèse d’un récit, avec un monde déjà sous forme narrative, plus ou moins concordante ou discordante, dont il s’agit encore d’explorer les contours.

Cela dit, l’auteur reste extrêmement prudent sur les enjeux théoriques de son ouvrage. Il affirme en effet ne pas avoir « une conception arrêtée de ce que peuvent être les rapports entre le temps et les récits » et qu’on ne trouvera pas dans son livre « de fondations assez solides pour ancrer quelques certitudes ou échafauder un système des genres narratifs et de leur fonction anthropologique » (p. 31). Mais il est certain que, par cet ouvrage, R. Baroni contribue à élargir les fondations de la narratologie en montrant l’enjeu philosophique et anthropologique de la discipline, sans pour autant s’éloigner ses terrains de prédilection : l’analyse de récits écrits, notamment littéraires.

par Lorenzo Bonoli
Publié sur Acta le 1 décembre 2009

*Mohamed El jerroudi

MARRAKECH.

SPECIALE FESTIVAL DU FILM DE MARRAKECH

Saïd Taghmaoui, la star originaire du Maroc reçoit demain un hommage exceptionnel, rendu à l'ensemble de sa carrière par le 9ème Festival de Marrakech

©Mohamed El jerroudi

Nucléaire iranien.

Ban Ki-moon "vivement préoccupé"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit "vivement préoccupé" par l'annonce de Téhéran de son intention de construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium, mais indiqué privilégier les négociations avant d'éventuelles nouvelles sanctions.

"Je suis vivement préoccupé par la situation actuelle, du fait que les autorités iraniennes ont déclaré qu'elles allaient construire 10 centrales supplémentaires d'enrichissement de l'uranium", a déclaré Ban Ki-moon dimanche, lors d'une émission sur la chaîne TV5Monde et la radio RFI.

L'Iran a annoncé le 29 novembre qu'il projetait de construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium et de produire de l'uranium enrichi à 20%, suscitant de nouvelles inquiétudes dans la communauté internationale, qui soupçonne Téhéran de vouloir se doter de l'arme atomique.

Interrogé sur d'éventuelles nouvelles sanctions internationales à l'égard de Téhéran avant la fin de l'année, le chef de l'ONU a répondu n'avoir pas "reçu ces informations".

"J'espère que les négociations se poursuivront notamment avec le processus 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne plus l'Allemagne), c'est un processus très important", a-t-il dit. "Ces négociations devraient se poursuivre avant d'envisager des sanctions supplémentaires", a-t-il estimé.

"Il y a déjà trois résolutions du conseil de sécurité comprenant des sanctions contre l'Iran", a-t-il rappelé, exhortant à nouveau les autorités iraniennes à "respecter pleinement" ces résolutions de l'ONU et à "pleinement coopérer avec l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique.

"J'espère sincèrement que nous pourrons résoudre ce problème de façon pacifique au moyen du dialogue", a-t-il dit.

 

 

SOUDAN.

Trois dirigeants de l'opposition relâchés

Trois hauts responsables du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, anciens rebelles sudistes), arrêtés lundi alors qu'ils s'apprêtaient à participer à une manifestation, ont été relâchés quelques heures plus tard, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois hauts responsables du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, anciens rebelles sudistes), arrêtés lundi alors qu'ils s'apprêtaient à participer à une manifestation, ont été relâchés quelques heures plus tard, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le secrétaire général du SPLM, Pagan Amum, ainsi que Yassir Arman, le secrétaire général adjoint du parti pour le nord du Soudan, et Abbas Gumma, secrétaire d'Etat au sein du ministère de l'Intérieur, fêtaient leur libération dans les locaux de leur parti à Khartoum en compagnie de milliers de partisans.

M. Amum a indiqué à l'AFP qu'il allait tenir une conférence de presse sous peu.

M. Arman, légèrement blessé au pied pendant sa détention, semblait bien se porter selon le journaliste de l'AFP.

Les trois responsables ont été arrêtés par la police à leur arrivée devant le Parlement à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, où était prévu un rassemblement, "illégal" selon les autorités, pour réclamer des réformes démocratiques.

Suite à leur interpellation, les locaux du parti du président soudanais Omar el-Béchir dans deux villes du sud-Soudan ont été incendiés.

 

 

Affaire Bettencourt.

Plusieurs personnes ont bénéficié de dons

La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, a fait des dons à plusieurs personnes autres que le photographe François-Marie Banier, accusé par Françoise, la fille de l'octogénaire, d'abus de faiblesse, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Nanterre.

La milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L'Oréal, a fait des dons à plusieurs personnes autres que le photographe François-Marie Banier, accusé par Françoise, la fille de l'octogénaire, d'abus de faiblesse, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Nanterre.

"Il y a eu des donations à d'autres personnes", a précisé le parquet de Nanterre, confirmant une information du Figaro et du Journal du Dimanche.

"Selon la Brigade financière, (Liliane Bettencourt) a offert des oeuvres d'art d'un montant de 1,148 million d'euros et trois négatifs du photographe Eugène Cuvelier (estimés 756.000 US$) à Martin d'Orgeval, un proche de Banier", explique le JDD.

"De même, Liliane Bettencourt aurait donné 500.000 euros à la fille du professeur Gilles Brucker, un médecin réputé, qui serait lui-même l'exécuteur testamentaire de Mme Bettencourt et aurait obtenu pour se faire un million d'euros", ajoute le journal

(Liliane Bettencourt le 6 juillet 2007 à Paris)                   

Le Figaro fait état d'un don de 160 millions d'euros qui aurait été octroyé par Liliane Bettencourt au bénéfice de Lindsay Owen-Jones, ancien PDG de L'Oréal, et révélé par François-Marie Banier durant sa garde à vue.

Contacté par le quotidien, Lindsay Owen-Jones "n'a pas démenti l'existence de ce don", son entourage ayant précisé qu'"OJ" a "toujours salué la grande générosité de la famille Bettencourt".

"Il faut faire une différence entre les gens qui ont apporté une plus-value à L'Oréal et méritaient sans doute une récompense et les autres. Certains ont forcé les choses, d'autres pas", a déclaré à l'AFP Olivier Metzner, l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers.

Une source judiciaire a indiqué samedi à l'AFP que Lindsay Owen-Jones a simplement été cité dans la procédure par un témoin ou un mis en cause, tandis que Martin d'Orgeval a été entendu.

Liliane Bettencourt, 87 ans, troisième fortune de France, est l'héritière et l'actionnaire principale de L'Oréal.

Une audience doit avoir lieu vendredi au tribunal correctionnel de Nanterre, après la citation directe au tribunal de François-Marie Banier par la fille de la milliardaire, Françoise Bettencourt-Meyers. Celle-ci accuse le photographe d'avoir abusé des faiblesses psychologiques de sa mère pour bénéficier de dons approchant le milliard d'euros.

La fille de Liliane Bettencourt a saisi un juge des tutelles pour obtenir la protection judiciaire de sa mère dans cette affaire, une action qui pourrait entraîner la mise sous tutelle de l'héritière et actionnaire principale de L'Oréal.

 

 

MAROC.

L'Espagne connaît des "difficultés" avec le Maroc, selon Zapatero

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré dimanche que son pays connaissait des "difficultés" avec le Maroc sur le dossier de l'opposante sahraoui Aminatou Haidar, mais qu'il fallait préserver les relations entre les deux pays.

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré dimanche que son pays connaissait des "difficultés" avec le Maroc sur le dossier de l'opposante sahraoui Aminatou Haidar, mais qu'il fallait préserver les relations entre les deux pays.

"Parfois, et c'est normal, il y a des difficultés" dans les relations de l'Espagne avec ses voisins, a-t-il déclaré en marge d'un acte officiel, interrogé sur le dossier de Mme Haidar. Mais "l'intérêt général doit prévaloir", a-t-il déclaré.

"Une des priorités de la politique extérieure espagnole, parce que c'est l'intérêt du pays, est de maintenir de bonnes relations avec tous nos voisins, avec ceux dont nous partageons des intérêts communs dans beaucoup de domaines importants", a-t-il déclaré.

Le Maroc a refusé une nouvelle fois samedi d'autoriser le retour au Sahara occidental de la militante Aminatou Haidar, en grève de la faim en Espagne depuis près de trois semaines, suscitant l'irritation de Madrid.

Elle a été expulsée le 14 novembre du Sahara occidental par les autorités marocaines, qu'elle accuse de lui avoir retiré son passeport marocain, et observe depuis le 16 novembre une grève de la faim à Lanzarote.

Selon Rabat, elle a refusé d'"accomplir les formalités habituelles de police et renié sa nationalité marocaine" à son arrivée le 13 novembre à Laâyoune.

Déclarant que le gouvernement travaillait intensément sur ce dossier, M. Zapatero a déclaré "espérer que nous trouvions une solution raisonnable", en "pensant évidemment et avant tout à Mme Haidar".

 

Election ivoirienne.

Du pain sur la planche pour être enfin au rendez-vous

L'élection a été reportée le 29 novembre pour la sixième fois depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo.

"Fin février-début mars 2010": faute d'une nouvelle date précise, la Côte d'Ivoire s'accroche désormais à un créneau pour la tenue de sa cruciale élection présidentielle, mais il lui reste de lourds défis à relever pour honorer enfin ce rendez-vous ajourné depuis 2005.

Réunis jeudi à Ouagadougou autour du "facilitateur", le président burkinabè Blaise Compaoré, les principaux leaders ivoiriens ont arrêté cette période pour le scrutin censé clore la crise née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), qui a coupé le pays en deux.

L'élection a été reportée le 29 novembre pour la sixième fois depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo.

"Maintenant, a aussitôt averti M. Gbagbo, il faut bander les muscles" pour pouvoir tenir ce "chronogramme" (calendrier), accueilli dans l'ensemble avec circonspection.

Si beaucoup a été fait depuis le recensement inauguré en septembre 2008, les tâches restantes sont en effet importantes, et font déjà peser des incertitudes. Les étapes précédentes ont à chaque fois pris plus de temps que prévu, officiellement pour raisons "techniques et financières".

De l'aveu de la Commission électorale indépendante (CEI), "l'étape la plus délicate" est le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire.

Lancée il y a presque deux semaines, cette phase, qui concerne 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,4 millions de personnes recensées, doit être conduite en décembre.

Devant l'ampleur du travail, M. Gbagbo, le Premier ministre et chef des FN Guillaume Soro, et les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont décidé de faire preuve de souplesse: ils ont renvoyé à l'après-scrutin les corrections d'"erreurs matérielles" (orthographe du patronyme par exemple) sur les cartes d'électeurs.

Mais les cas plus complexes, correspondant aux personnes introuvables sur les fichiers administratifs et donc tenues de prouver leur nationalité, soulèvent des questions.

Combien pourront être régularisées et intégrées dans la liste définitive, et les autorités clôtureront-elles l'opération à la date prévue?

"S'il y a des cas qui n'ont pas été traités dans le contentieux, il faudra arrêter" quand même, assure un proche du président.

Mais une source diplomatique occidentale souligne que le traitement lui-même n'a toujours pas atteint sa vitesse de croisière. Surtout, estime-t-elle, les autorités "ne pourront pas se permettre" de laisser sur le bas-côté de nombreux électeurs potentiels au motif que le délai est dépassé, alors que la question des papiers est au coeur de la crise ivoirienne.

L'autre grand défi touche à la sécurisation du processus électoral.

Elle doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4.000 éléments loyalistes et 4.000 FN. Mais faute notamment de moyens suffisants, il n'est pour de nombreux observateurs qu'une "coquille vide".

Les dirigeants ivoiriens se tournent donc vers l'extérieur, escomptant une plus grande implication des "Forces impartiales", force française Licorne et Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

Les "Forces impartiales" pourront appuyer les unités ivoiriennes mais elles ne sécuriseront pas les bureaux de vote "à leur place", prévient cependant une source onusienne.

Alors que ces interrogations demeurent, avoir fixé une simple période pour le scrutin n'a pas que des inconvénients, observe un autre diplomate: "une période, on peut la faire glisser. Une date, c'est plus difficile".

 

  • Mohamed El jerroudi

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