Benazir Bhutto.
vendredi 28 décembre 2007 :: Medias :: Alerter la modération

La communauté internationale a condamné jeudi l'assassinat du leader de l'opposition pakistanaise et ancien Premier ministre Benazir Bhutto, tout en appelant au calme et à la retenue au Pakistan.
Mme Bhutto, 54 ans, a été tuée jeudi soir dans un attentat suicide à la bombe survenu durant son rassemblement électoral au parc de Liaquat Bagh à Rawalpindi, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale pakistanaise Islamabad. Au moins 20 personnes ont été tuées dans l'attaque.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a vivement condamné l'assassinat. Il a tenu une réunion d'urgence et publié une déclaration condamnant l'attaque terroriste "en les termes les plus véhéments". Il a également appelé tous les Pakistanais à faire preuve d'une retenue et à maintenir une stabilité dans le pays. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé à comparaître les auteurs en justice le plus tôt possible.
Le président américain George W. Bush, qui a vigoureusement condamné le meurtre, a appelé au téléphone son homologue pakistanais Pervez Musharraf pour discuter de la situation consécutive à l'assassinat.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a téléphoné Amin Fahimm, nouveau leader du parti politique de Mme Bhutto, pour exprimer le soutien américain aux élections parlementaires prévues pour le 8 janvier prochain au Pakistan.
Le porte-parole de la Maison Blanche Scott Stanzel a déclaré : "Nous demandons le calme et espérons que les Pakistanais pleureront son décès, célébreront sa vie et s'uniront ensemble".
Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a envoyé un message de condoléances à M. Musharraf, en exprimant son espoir que les assassins de Mme Bhutto seront trouvés et feront face à de sévères punitions", a souligné M. Poutine.
Le ministère russe des Affaires étrangères a demandé à "toutes les forces responsables au Pakistan" de "montrer un auto-contrôle maximum", et d'ignorer les provocations extrémistes.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a condamné le meurtre, en indiquant que c'était "un jour triste" pour la liberté politique et la démocratie.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est déclarée "choquée" par l'assassinat, en disant que l'"acte lâche" avait souligné la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme et de soutenir ceux qui ont subi ses conséquences.
Le ministre candien des Affaires étrangères Maxime Bernier a déclaré : "Je demande au gouvernement et au peuple pakistanais de continuer à rejeter toutes formes de violence et de résister à ceux qui cherchent à destabiliser leur pays".
Le Premier ministre italien Romano Prodi a affirmé : "La sacrifice de l'ex-Premier ministre Bhutto doit être l'exemple le plus fort pour ceux qui voudraient céder au terrorisme". Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a vivement condamné l'assassinat de Mme Bhutto et exprimé sa choque au sujet d'un tel "crime terroriste odieux".
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Abul Gheit a également condamné l'attentat à la bombe contre Mme Bhutto, disant qu'il était important pour les factions pakistanaises de se tenir côté à côté contre le radicalisme et le terrorisme.
Le roi de Jordanie Abdullah II a exprimé le soutien de son pays au Pakistan pour qu'il surmonte les conséquences de l'incident.
L'Iran a aussi exprimé sa vive condamnation, en disant que " l'acte terroriste et criminel" était destiné à saboter le calme dans les pays voisins et dans le monde musulman en général.
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a condamné le meurtre et exprimé ses condoléances profondes à la famille de Mme Bhutto et au Pakistan dans son ensemble.
En Afrique, le gouvernement sud-africain a appelé tous les partis au Pakistan et le peuple pakistanais à rester calme pendant cette période très turbulente.
Le président du Sénat nigérian David Mark a condamné l'assissinat, en affirmant que c'était une action inattendue dans un cadre démocratique.
Les gouvernements de nombreux autres pays dont l'Albanie, la Grèce, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Belgique, la Finlande, la République tchèque, le Népal, Singapour, Israël et la Syrie, ont également exprimé leur condamnation de ce meurtre.
L'attaque suicide survenue jeudi soir a été la seconde contre Mme Bhutto depuis qu'elle est retournée dans son pays en octobre dernier après huit ans d'exil. La première attaque a eu lieu lors d'un rassemblement d'accueil à Karachi, la plus grande ville du Pakistan peu après son retour, faisant 139 morts.
Mme Bhutto a prêté serment comme le Premier ministre pakistanais en décembre 1988, devenant la première femme à diriger le gouvernement pakistanais. Mais son gouvernement a été dissout en 1990 pour des allégations de corruption. Le père de Mme Bhutto, également un Premier ministre pakistanais, a été pendu par l'armée en 1979.
Réélue en 1993, elle a été encore une fois exclue de ses fonctions trois ans plus tard sous les accusations de pot-de-vin. Elle est allée en exil en avril 1999.
- Source:toutes les agences de presse
- Mohamed El jerroudi

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