Paul VERLAINE.
samedi 29 septembre 2007 :: Poésie

Paul-Marie Auguste Verlaine est né le 30 mars 1844 au 2 de la Haute-Pierre à METZ, d'une famille originaire des Ardennes. Son père, ancien soldat de Napoléon, capitaine du Génie, est en garnison dans la cité. La famille quitte METZ en 1845 pour y revenir en 1849, le petit Paul enfant évoquera dans ses "Confessions" ses jeux sur l'Esplanade.
Il est âgé de 7 ans quand ses parents s'installent à Paris où il y fait ses études. Employé dans une compagnie d'assurances puis expéditionnaire à l'Hôtel de Ville de Paris, il sent s'éveiller la vocation poétique et fréquente les Parnassiens (Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, François Coppée). "Les poèmes saturniens" qu'il publie en 1866 ne rencontrent aucun succès ; il persévère pourtant avec "Les Fêtes galantes" en 1869 et "La Bonne Chanson" en 1870, année où il épouse Mathilde Mauté, soeur du compositeur Charles de Sivry.
En septembre 1871, il reçoit une première puis une seconde lettre signée du jeune Arthur Rimbaud ; y figurent quelques poèmes : "Les Effarés", "Accroupissement", etc... Verlaine enthousiaste lui répond : "venez, chère grande âme, on vous appelle, on vous attend". L'aventure de Verlaine et Rimbaud durera jusqu'en 1873, Tumultueuse, faite de séparations, de retrouvailles, elle passe par la Belgique, l'Angleterre, à nouveau Bruxelles où le 10 juillet 1873 Verlaine tire deux coups de feu sur Rimbaud après une dispute particulièrement orageuse. Il est condamné par la justice belge à deux ans de prison à Mons ; c'est là qu'il prépare les poèmes du futur recueil intitulé "Sagesse".
Libéré le 16 février 1875, Verlaine se retrouve seul en France, sa femme ayant obtenu le divorce. Il part alors en Angleterre et professe le dessin et le français jusqu'en 1877. Il retrouve ensuite les Ardennes toujours comme professeur, au collège de Rethel. "Sagesse" est publié en 1881 et le nom de Verlaine devient enfin célèbre. Ses amis l'entourent (Huysmans, Villiers de l'Isle-Adam, ...) et la jeunesse est enthousiaste. Paraissent successivement "Les poètes maudits" en 1884 et "Jadis et Naguère" en 1885.
Mais la mort de sa mère précipite son déclin. Il entame une vie de bohême. A partir de 1889, malade, il va d'hôpital en hôpital, sa vie errante au Quartier Latin dure jusqu'en 1896 où il meurt presque abandonné. Il laisse un fils, Georges Verlaine.
Mohamed El jerroudi

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