La rafle des migrants subsahariens exécutée le 23 Décembre 2006 à Rabat par les forces de Police au Maroc et leur refoulement collectif vers la frontière algérienne sont une atteinte grave au Droits Humains.

Ces migrants fuient la misère, la guerre civile et souvent la dictature de leurs gouvernants. Ils tentent de survivre dans des conditions d'extrême précarité.

Le Maroc, pays de transit, doit intégrer cette donnée structurelle et développer une politique respectant les lois marocaines et garantissant les droits fondamentaux reconnus universellement aux migrants se trouvant sur son territoire. Nous condamnons les pratiques policières émanant d'un passé que nous souhaitons révolu. Nous refusons par ailleurs que le Maroc joue le rôle du "gendarme" de l'Union Européenne et appelons les autorités Marocaines au respect de "La Convention Internationale sur les droits des migrants et les membres de leurs familles", dont le Maroc est signataire. Les sociétés civile et les forces démocratiques dans le pays doivent se mobiliser (sans oublier l'Union Eurepéenne) pour imposer un traitement des migrants au Maroc, basé sur le respect des droits de ces migrants et sur le respect de leur dignité humaine.

Mohamed El jerroudi