LES FRONTIERES SONT DANS NOS TETES
jeudi 1 février 2007 :: blackitude :: Alerter la modération

Enfant du soleil, viens caresser mon oreille
De ta litanie chantée et de ton cri heurtée,
Je veux entendre le doux chant des alizés
Dans le bruissement du feuillage
Dorloter par la brise du soir.
Goûter au plaisir des saveurs tropicales
De fruits et nectars, doux et sucrés
Qui fondent dans mon esprit frustré.
Décris-moi les eaux cristallines
De tes plages ensoleillées
Et ton sourire charmeur, enchanté.
Héritier des contes et histoires
De « soukouyans »et « dorlices ».
Fais moi découvrir de par tes mots
Tes souvenirs d’enfant,
Ceux que tu as tant chéri et jamais enfoui.
Car moi vois-tu les miens ont pris naissance
Dans la grisaille et le froid,
Le béton et le bitume,
Celle des cités dortoirs de la Banlieue Parisienne.
Vents froids et neige ont été de mon lot annuel.
Et c’est dans ce pays nourricier
Au cœur des différences les plus marquées
Que j’ai connu le mépris envers ma couleur cannelle.
Et leurs mots blessants revenaient en ritournelle.
Mes rêves se limitaient aux leurs
Et ma vision se brouillait aux travers
De mes larmes sans armes.
Concerts de rires et de cris d’enfants chamaillant
Dans les cages d’escaliers.
De laisser faire aux aboiements des chiens agacés.
Ainsi était la vie de banlieue.
Je vivais constamment dans le gris souris,
Et toi dans le bleu azur.
Nos vies se sont croisées sans se toucher.
Aujourd’hui je vis sous ton soleil et toi dans ma grisaille.
Chacun vivant dans l’univers de l’autre.
source

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1. Le lundi 5 février 2007 à 20:11, par Pocah :: site
2. Le lundi 5 février 2007 à 20:06, par Anonyme