Ma région, quand je parle d’elle, les mots me semblent faibles pour expliquer ce qui émane de ses paysages. Elle est un saphir, un rubis, une émeraude, un diamant à l’état brute. Ma région c’est le pilier de ma vie ! Sa beauté me régénère, ses couleurs me ressourcent, sa végétation m’aère. Elle est une peinture, un chef-d’œuvre, un poème, un roman d’amour sans fin. Mon Sud, mon Var, ma Provence, mon oxygène pour ses plages, ses montagnes, ses forêts, ses champs de fleurs, ses ports où j’aime me promener avec mes enfants le soir tombant. Baladé par la brise qui s’engouffre dans les silences, le chant des clapotis des vagues contre la coque des bateaux rentrés au port pour la nuit, vient nous murmurer que ce n’est pas un rêve, que l’on vit bien ici dans ce paradis. Mon Sud m’a initiée, inculquée, enseignée à regarder les riens, à humer les senteurs que l’on ignore, à écouter les silences qui bercent. Je me suis nourrie de toutes ses transparences que plus personne ne voit. La paix est venue se poser sur mon cœur. L’âme tranquille comme dans un cocon d’amour, j’ai appris le bien-être de la vie. J’ai capturé le temps pour écouter le silence, comme un murmure qui ne s’arrête jamais, il donne son récital. D’une volupté enchanteresse qu’il fait voler, le vent nous souffle l’amour au travers de la symphonie de ses parfums envoûtants, de ses arômes qui m’enivrent de toute cette beauté dont je suis devenue esclave. Dans le murmure des silences que le vent est venue m’offrir, j’ai écouté, regardé, respiré tous ses courts instants que j’ai fait prisonnier de mon cœur.