Les hommes semblent quelquefois si inaccessibles. On souhaiterait leur parler. On voudrait leur bredouiller quelques mots. Mais le silence fait de nous des prisonnières condamnées à vivre le mutisme et regarder avec dédain la renonciation nous faire face. Impossible de révéler ni même d’exprimer tout ce débordement d’amour hasardeux qui nous inonde parce trop souvent leur indifférence nous bride notre spontanéité. Comment leur faire entrevoir nos chimères, nos attentes, nos effrois ? Démesurément leur suspicion rejette l’opportunité d’un rapprochement Ils ne savent pas et ne sauront jamais que nos doutes gagnent généralement sur notre raison. Il n’y a plus de mots pour le papier. Plus de voix pour s’exprimer. Plus gestes pour attirer l’attention. Comment puis-je être la représentante d’une telle déclaration ? Peut être parce que je l’ai vécu, que je me suis amarrer à son regard, me suis ralliée à l’espoir de ma voix devenue sourde de mes souhaits, j’ai voulu mais sans pouvoir. Puis j’ai supplié les mots de venir à mon secours mais le vocabulaire s’est évaporer en perle de larme. Il est parti. Je suis restée. Il ne reviendra pas. Je resterai toujours là avec pour seul compagnon le regret !