A la lisière du cœur le souvenir demeure, au bord des yeux des perles de tristesse, la voix chevrotante... tant de détails qui nous trahissent quelquefois sur le chagrin qui erre, arpente serpente tel un fantôme dans les couloirs de notre mémoire. Alors j’ai camouflé mon cœur, fardé mon regard de détachement, débranché le téléphone et je suis allée fouiller le fond du ciel pour y dénicher un morceau d’amour à celui qui tant de fois a séché mes larmes, consolé mes chagrins, soutenu mes démarches, défendu mes causes, protégé sous son toit, préservé comme un papa. Câliné, aimé, adoré et même idolâtré, l’auteur de tant d’amour me prenait dans ces bras et je lui confiais mes merveilleux sourires, mes confidentielles pensées, mes amères souffrances. Aujourd’hui c’est son anniversaire mais je ne pourrais plus jamais le lui souhaiter car il y a quelques mois, il est parti gravir la cime des étoiles, sans retour possible.

En mémoire de mon papa.