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Conférence

Conférence sur le Grand Visiteur

 

Par l’auteur du livre et du blog

 

Samedi 28 Février 20 H 00

 

Salles des Associations de Mohon

Charleville – Mézières

 

Entrée gratuite – Bienvenue à toutes et à tous !

Saïd Oubijou : de l'Islam à Jésus-Christ !

Enfance

Tout petit, j’ai appris les préceptes de l’Islam. C’est une très belle religion qui comprend beaucoup de codes d’éthique et de morale. J’aimais ma religion. Je priais cinq fois par jour, je faisais mes ablutions, j’observais le ramadan… Petit à petit, des questions essentielles sont nées à l’intérieur de moi. Je voulais par exemple savoir ce qui allait m’arriver le jour de mamort. J’ai posé la question à mes parents qui ont répondu : " Dieu seul le sait ! "

 

Angoisse

 

Mes frères qui étudiaient le Coran m’expliquaient que mes bonnes et mes mauvaises actions seraient pesées sur une balance. Cette réponse ne me satisfaisait pas : j’avais besoin de certitude. J’observais les lois, mais j’étais torturé à l’idée que peut-être Dieu ne me pardonnerait pas. Je m’observais sans cesse et me suis dit que Dieu ne pouvait pas me mettre dans un tel état intérieur. Je me suis mis à chercher, rechercher Dieu de plus ne plus ardemment. Ma vie spirituelle était sèche. Je voulais entrer en relation avec Dieu.

 

Exclusion et racisme

 

Ma religion est aussi devenue une défense contre ce monde occidental agressif et envahissant. Pour moi être blanc équivalait à être chrétien. J’étais frisé, arabe, et rejeté par ces Français qui voulaient que l’on travaille chez eux. Tout petit, j’ai vécu cette violence, j’ai vécu l’exclusion et le racisme. J’ai commencé à sortir de plus en plus mes griffes et j’ai détesté la France en devenant de plus en plus violent, mais je continuais d’avoir soif…

 

Bagarre

 

A 12 ans, je me suis bagarré avec un voisin tunisien. La bagarre a dégénéré en émeute : sa famille contre ma famille. Maman est tombée par terre et on a dû l’emmener à l’hôpital : elle avait un traumatisme crânien. Je n’ai jamais eu peur dans ma vie mais, quand j’ai vu ça, je suis rentré dans ma chambre, j’ai fermé la porte et j’avais honte. Je ne comprenais pas comment je pouvais être religieux et violent à la fois. J’avais honte de voir que ma violence avait causé tant de dégâts.

 

Rencontre inattendue

 

Une dame est venue sonner à la maison, proposant son aide pour nous garder. C’était bien la première fois qu’une Française venait frapper à notre porte, en plus pour nous proposer son aide ! Cette dame venait de s’installer au-dessus de chez nous avec sa famille. On s’est lié d’amitié. Le couscous montait chez eux et le gâteau au chocolat descendait chez nous. Ils étaient chrétiens. Ils nous ont donné une Bible.

 

Ma sœur

 

Ma sœur allait souvent chez eux. Un jour, elle a participé à une réunion. Elle riait et chantait. Elle a voulu découvrir la Bible et puis, un an plus tard, elle s’est convertie. Elle a eu le courage de nous le dire. Nous le vivions comme une trahison. Ma première réaction fut une réaction de grande tristesse et déception. Elle se coupait de la famille en quelque sorte pour devenir française. En devenant chrétienne, elle nous faisait la pire des insultes. Mes frères l’ont violentée, battue, ils ont déchiré sa Bible et elle restait paisible. On l’a séquestrée pendant trois semaines et elle me racontait des histoires de la Bible.

 

Mission d’espionnage

 

Je devais espionner ma sœur et moi je sentais l’Amour de Dieu qui transpirait d’elle. Son amour et sa foi m’ont déstabilisée. J’étais impressionné aussi de la voir accrochée à sa nouvelle religion et me demandais comment elle pouvait tenir en s’attachant à " ça ". Alors elle m’en parlait, me disant que tout était gratuit. J’ai réalisé que le salut venait d’en-haut. Je voulais faire mes recherches. Il existait des avantages et des inconvénients de chaque côté… C’était une vraie ratatouille dans ma tête. J’ai dit à Dieu : " Si tu existes, si c’est toi qui as tout créé, montre-moi qui tu es vraiment. " C’est sorti de mon cœur et en moi, je sentais " Saïd, un jour, tu vas connaître la vérité. "

 

Comme foudroyé

 

Je me suis mis à lire la Bible. Le péché, je savais ce que c’était, mais je n’avais aucune solution pour m’en défaire. Mon endurcissement, ma révolte et ma haine m’avaient poussé à trafiquer dans le quartier. Ma vie se résumait à la musique, les boîtes, le hashish, j’avais été renvoyé du lycée et et me noyais dans la house music. Pour un musulman, il n’y a rien de plus difficile que d’accepter d’être pécheur. C’est l’Esprit Saint qui m’en a convaincu. Un soir, en lisant la Bible, j’étais comme foudroyé et pénétré à l’intérieur. J’ai réalisé que mon péché, ce n’était pas seulement mentir ou tricher mais me détourner de Dieu. Je priais des lèvres mais mon cœur était loin de Dieu. J’ai pleuré pendant deux heures. En quelques secondes, j’ai réalisé que j’étais pécheur. Cela a été le plus beau moment de ma vie. Dieu m’aimait d’un amour inconditionnel. Là, j’ai accepté Jésus comme mon sauveur : "Maintenant, tu vas être le seigneur de mavie, à toi de diriger les choses. " mes copains disaient : saïd, il est devenu fou, il va être curé ! "

 

Réparation

 

Suivre le Christ impliquait la réparation. Au lycée, j’avais volé de l’argent à ma prof. Alors, je suis allé la trouver pour le lui dire et lui rendre l’argent. cela me soulageait. Pour réparer, j’ai pris deux mois avec sursis. Je voulais livrer toute ma vie, tout mon cœur. J’avais é& ans. A la maison, ma conversion n’a pas été bien acceptée : moi aussi, je trahissais… Maman a vite vu que cela n’était pas un feu de paille car je ne vivais plus de la même façon. Elle disait à mes copains qui me pointaient du doigt : " Je préfère le voir ainsi. " Mon frère, lui, ne voulait plus me voir et ne me permettait plus de toucher à ses enfants. Il a fait appel à la sorcellerie au Maroc pour que j’abandonne ma foi…

 

Même converti, je continuais de mépriser mon père. Je lui en voulais. Il ne pensait qu’au travail, au retour au pays – qui me semblait de plus en plus illusoire – il n’avait jamais porté un regard sur nous et ne m’avait jamais serré dans ses bras. J’avais vu tellement de choses mauvaises à la maison, tellement de violence et je lui en voulais. Un jour, je lui ai dit : " Papa ! de la même manière dont Jésus m’a aimé, je veux t’aimer. Jésus m’a pardonné. Tu peux accepter Jésus dans ta vie. " Et mon père a accepté Jésus dans sa vie ! On s’est pris par la main et on a prié en arabe. Jamais auparavant, je ne lui avais dit : " Papa, je t’aime ". Par la puissance de l’Evangile, nous nous parlions ; par la puissance de la Croix, nous avions reçu la force de la réconciliation.

 

Aujourd’hui

 

Aujourd’hui ce qui me fait vivre, c’est le Christ. Je peux me passer de manger, mais pas de prier. Etre dans son intimité, faire silence, laisser la voix de Dieu me parler, c’est mon poumon. La plus grande des choses, c’est de lui appartenir. Je lui appartiens en tant que Nord-Africain. Je continue à manger le couscous avec trois doigts. Mon mariage s’est fait à l’Eglise, mais c’était aussi un mariage traditionnel avec un repas oriental. Je n’ai ni renié ma culture, ni renié ma tradition et je serais bien égoïste de garder tout cela pour moi !

 

P.S : Ancien musulman, Saïd Oujibou est aujourd’hui un évangéliste dans les banlieues. Il est connu pour son spectacle " Liberté, égalité, couscous ! "

Faux et vrai Jésus

Mythes

Chaque année, en décembre, la popularité de quelques personnages mythiques remonte en flèche : au début nous avons Saint-Nicolas, à la fin nous avons le Petit-Jésus et, pour faire bonne mesure, nous avons entre deux le Père-Noël ou " Papa Noël ", comme dirait Tino Rossi. Nous sommes bien pourvus et nous ne manquons de rien.

 

Chacun chez soi

 

Papa-Noêl et Petit-Jésus tiennent la vedette dans les poésies et les chansons. On les trouve aussi très répandus dans le monde commercial et religieux. Ils se partagent les zones d’influence pour ne pas trop se marcher sur les pieds. Le Père Noël est surtout dans les magasins, le Petit-Jésus à l’église, surtout là où on construit une crèche.

 

Petit-Jésus

 

Mais, occasionnellement, Patit-Jésus fait une sortie dans un magasin de jouets ou dans une confiserie. C’est ainsi que, finalement, il a un peu toutes les formes, toutes les consistances et même toutes les couleurs. C’est heureux, ça égaie, car c’est si triste le mois de décembre.

 

Mais Petit-Jésus, fidèle à son nom, reste toujours très petit. Il l’est, bien sûr, par rapport au bœuf et à l’âne. Ce n’est pas une allusion aux clients mais à la crèche. Il est aussi très petit par rapport à Marie. Ah ! Le bon Petit-Jésus qui va nous permettre de passer, une fois de plus, un bon petit Noël. Que ferions-nous sans lui ?

 

Faux Jésus

 

Disons-le tout net, cet enfant suave, sorti tout droit d’un Bethléhem poétisé, aseptisé et parfumé, n’a pratiquement rien à voir avec le vrai Jésus, le Fils de Dieu. Le seul rapport est dans l’emprunt du nom. Quant au sens véritable, quelle dégénérescence !

 

Alors que la nuit de la nativité fut le commencement d’un drame sans précédent, le drame de l’amour qui se donne, les Noëls d’aujourd’hui sont plutôt une comédie où s’étale l’égoïsme.

 

Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Pourquoi Petit-Jésus s’impose-t-il pareillement ? Parce qu’il est l’œuvre de l’homme créée pour servir les intérêts de l’homme. Petit-Jésus est donc fait sur mesure. Et, pour ne pas trop déranger, il est petit et silencieux, et il le reste.

 

Chaque année on le retrouvera, pareil à lui-même. Il est le même hier, aujourd’hui, mais pas éternellement. S’il est en sucre, on le mange et on n’en parle plus. S’il est en toile ou en bois, on le range dans une armoire jusqu’à l’année suivante. Il est bien commode ce Petit-Jésus qui embellit vos fêtes, vous donne le sentiment de l’avoir pour vous tout seul car c’est votre Jésus à vous, celui que vous avez acheté ou fabriqué, qui vous procure le sentiment d’avoir pensé au vrai Jésus. On en veut du Petit-Jésus parce qu’on en fait ce qu’on veut. On se le manipule ! Mais lui, il ne peut rien : ni grandir, ni parler, ni aimer, ni sauver.

 

Le vrai Jésus

 

Le vrai Jésus est tout autre. Il a été petit, mais il a grandi. Bébé quelques mois, enfant quelques années, puis adolescent et homme comme chacun de nous. Dieu a pris soin de confier à la terre, dans le corps délicat et fragile d’un nourrisson, son Fils unique et bien-aimé. Un très grand risque… si près d’Hérode. Une fois homme, il a parlé. Ce qu’il a dit était même rarement au goût du jour.

 

Curieuse coïncidence, c’est vrai qu’à la fin de sa vie, il s’est laissé acheter pour trente pièces d’argent, s’est laissé " manipuler " sans ouvrir la bouche, semblable à une brebis muette devant ceux qui la tondent. Mais ce qui s’est passé alors n’était pas laissé à la fantaisie des hommes. C’était afin que s ‘accomplisse le plan de Dieu pour le salut de l’humanité. Et sur la croix, après avoir expié nos péchés, il a ouvert la bouche, une fois de plus, et a dit : " Tout est accompli ! "

 

Par la résurrection, Dieu l’a déclaré avec puissance Sauveur et Seigneur. Mais il a été le rejeté des hommes. Au fil des siècles, ils n’ont reconnu en lui qu’un personnage de tradition. Ils l’ont relégué au rang du décor, de toile de fond de leurs fêtes colorées et pittoresques, mais si éloignées de la réalité qu’elles prétendent rappeler !

 

Un vrai Noël

 

Qu’en ce Noël nouveau, nous sachions que Jésus-Christ ne se laisse ni acheter, ni manger, ni dorloter. Il ne sert plus mais il est servi. Il est redevenu le Maître qu’il a toujours été. Il parle avec l’autorité de celui qui règne au-dessus de toutes les créatures. Sa parole et sa présence sont redoutables. Il ouvre et ferme la marche. Il bouscule, il dérange, il exige, il brise, il courbe à ses pieds sans cesser d’aimer. Son joug est doux et son fardeau léger. Il est merveilleux et redoutable tout à la fois l’Enfant de Bethléhem.

 

A vous qui, en cette période de fin d’année, voulez le fêter, il demande que vous lui ouvriez votre cœur. Il se veut votre invité. Après tout, c’est son anniversaire ! mais il attend que vous reconnaissiez en lui celui qui s’est chargé de vos péchés afin de vous réconcilier avec Dieu. Aujourd’hui même, vous pouvez lui dire : " Jésus, je me donne à toi, sois mon Sauveur, mon Dieu, mon Roi ! " Et vous connaîtrez la joie du pardon et de la paix retrouvés.

 

Non ! Vraiment Petit-Jésus, connais pas ! Je ne connais que Jésus-Christ le Seigneur venu une première fois dans l’abaissement et qui revient bientôt dans la gloire. Puissions-nous, vous et moi, avec tous ceux qui se confient en Jésus-Christ, vivre dans la perspective de son prochain retour.

 

En Lui, avec Lui, joyeux Noël

 

D’après Jacques Dubois

Barackobamania

Chronique radiophonique

Ca y est, Barack Obama est élu... Et attendu comme le messie... Mais justement, n’est-ce pas un peu trop lui en demander ?


"Croyez-moi ou pas, mais le monde a déjà changé depuis 24 heures… Il y a des signes visibles… Et tout ça par la magie de l’élection de Barack Obama… Regardez, le soir même de son élection, à des milliers de kilomètres de là, par ce qu’on appelle l’effet papillon, l’Olympique de Marseille gagnait son premier match de la saison en ligue des champions… C’est bien la preuve que désormais, tout devient possible, même l’impensable, l’inimaginable… Yes, we can…

Le monde va changer, c’est certain… Grâce à ce qui s’est passé lors de cette journée magique, historique, du 4 novembre, grâce à Super Barack, l’aveugle verra, le paralytique se lèvera, le sourd entendra, le con comprendra… Même le raciste n’aura plus peur dans le noir… Yes, we can… Et ce n’est pas fini… Le mécréant croira, le terroriste se repentira, le pollueur nettoiera la planète, le pauvre mangera à sa faim car le riche lui donnera la pince gauche de son homard, le banquier accordera des crédits à tous ceux qui en ont besoin, le Tour de France cycliste se courra enfin à l’eau claire… Yes, we can…
 

Et ce n’est pas fini… La paix tuera la guerre, l’Israélien épousera la Palestinienne, la vache ne sera plus jamais folle, le soleil brillera toujours en juillet et en août à Houlgate pour les vacances, les prisonniers de Guantanamo seront traités décemment, les Chinois surferont librement sur Internet, le parti socialiste aura un nouveau premier secrétaire, je n’aurai plus de cholestérol… Yes, we can…
 

Et ce n’est pas fini… Les biocarburants supplanteront le pétrole, on ne torturera plus les animaux dans les laboratoires, on supprimera les émissions de télé-achat, on ne lapidera plus les femmes adultères en Somalie, je ne m’entaillerai plus les doigts avec un tournevis en montant une commode de chez Ikea, les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère, les soldats seront troubadours… Et nous, nous serons morts, mon frère… Yes, we can…
 

Personnellement, mon patron me donnerait un pareil programme, qui a quand même des allures de travaux d’Hercule, avec toute la planète qui me regarde pour voir si je vais jusqu’au bout, je ne considérerais pas ça comme un cadeau, encore moins comme une promotion… Parce qu’un messie planétaire, qui marche sur l’eau et multiplie les pains, on a déjà eu ça, il y a longtemps, et ça s’est mal terminé, pour le Messie et pour ceux qui croient toujours en lui… Comme quoi finalement, malgré les apparences, il n’y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil… Dans les pays occidentaux, dès que le boulot est crevant, on le confie toujours aux Noirs… Mais évidemment, vous n’êtes pas obligés de me croire… "



Chroniques de Jean-Pierre Gauffre sur France-Info du jeudi 6 Novembre

 

L'utopie d'une foi

 

Barck Obama: l'homme qui peut changer le monde, titre cette semaine la couverture de l'Express. Décidément, il sera dit que l’humanité n’apprendra jamais rien de l’histoire ! Alors quel’on reprochait à Georges Busch de vouloir faire des USA les sauveurs du monde, ne voilà t-il pas, plus grande folie encore, que l’on fait d’un homme, que l’on estime en ce temps de crise, providentiel, à son tour ce sauveur. Nous avons la mémoire courte.

 

Si la crise actuelle rappelle celle vécue par nos grands-parents en 1929, souvenons-nous que c'est de cette crise qu’est montée pour l’Allemagne l’homme providentiel d’alors nommé Adolf Hitler. On sait en quoi s’est transformé le rêve d’alors. Il ne s’agit pas pour moi ici de faire un parallèle entre les deux hommes. Mais l'hystérie qui a fait suite à l’élection d’Obama m’inquiète. Elle nous redit la rapidité avec laquelle un peuple, une nation et, pourquoi pas un monde, peut perdre sa lucidité dans des moments d'angoisse et de trouble pour se jeter dans les bras du premier venu apparaissant sur la scène de l'histoire sous les traits d'un sauveur.

 

Jean-Pierre Gauffre, dans le billet ironique qu'il a écrit pour France-info, a raison d'une certaine façon de faire un parallèle entre le phénomène Obam et le phénomène Jésus en son temps. Sauf que si, par moments la foule a pu faire preuve d'hystérie et d'aveuglement envers Jésus, Lui ne s'est jamais pris au jeu. Il n'a jamais dit qu'Il était venu pour, d'un coup de baguette magique, résoudre tous les problèmes qu'il y avait dans le monde. Et c'est Lui faire un bien mauvais procès que de Lui prêter cette intention. Les miracles opérés par Jésus qui, effectivement, changeaient la vie de ceux qui en étaient l'objet, n'avaient qu'un seul objectif : manifester les signes de Sa messianité, du fait qu'Il était bien le Fils de Dieu incarné. Mais Jésus n'a jamais laissé planer le doute sur l'issue à laquelle aboutirait son parcours. "Il lui fallait, dira-t-Il à Ses disciples, aller à Jérusalem, souffrir beaucoup, être tué et ressusciter trois jours plus tard." La révolution que Jésus a introduite n'est pas d'ordre politique. Elle n'est sociale qu'en second lieu, le premier ordre étant le domaine spirituel. Ce que Jésus est venu faire, c'est ôter le mur de séparation érigé par le péché entre Dieu et nous. Cette distance avec notre Créateur est, Il le sait, la cause première de tous nos malheurs. Tout espoir d'un monde meilleur qui évacue cette question est purement utopique.

 

Non ! Contrairement aux éditeurs de l'Express, je ne crois absolument pas qu'Obama puisse changer le monde. Il est, comme beaucoup avant lui, une utopie supplémentaire. Je suis persuadé, pour ma part, que lui-même le sait aussi et qu'on lui prête un pouvoir qu'il ne possède pas et qui n'appartient, comme le sous-entend Jean-Pierre Gauffre, qu'à Dieu. Je crois, par contre, de tout mon être à la promesse de la Bible. Cette promesse est que seul le règne du Messie à la fin des temps, le

 

Christ-Jésus revenu, aura la puissance de changer radicalement le monde. "Alors le loup habitera avec l'agneau, la panthère avec le chevreau et il ne se fera plus ni tort, ni dommage sur ma montagne sacrée, car la connaissance du Seigneur remplira la terre comme les eaux recouvrent l'océan, dit le prophète Esaïe."

 

Attention donc à notre propension à l'idolâtrie ! Prêter à un homme des vertus et des capacités qui ne sont que celles de Dieu et de son Christ, c'est faire de lui un antichrist !

 

Vérités bibliques

Nous ferions bien dans l’excitation de l’heure de nous rappeler quelques-unes des paroles clés de la Bible qu’un Martin Luther King ne renierait pas :

 

Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel ! : Jérémie 17 v 5


 

Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de se confier à l’homme. Mieux vaut chercher un refuge en l’Eternel que de se confier aux grands. : Psaume 118 v 8-9

 

Ne vous confiez pas aux grands, aux fils de l’homme, qui ne peuvent sauver : Psaume 146 v 3

Cessez de vous confier en l’homme, dans les narines duquel il n’y a qu’un souffle : car de quelle valeur est–il ? Esaïe 2,22
 

 

Jésus et le pouvoir

Le pouvoir dont a fait preuve Jésus est illimité. Que ce soit sur la matière, la maladie, la mort, les puissances occultes, Jésus a fait la preuve qu’Il peut soumettre à sa parole toute force dans le monde. dans d’autres mains, un tel pouvoir ne serait pas sans danger. Abraham Lincoln a dit très justement : " Presque tous les hommes peuvent supporter l’adversité, mais si vous voulez tester le caractère d’un homme, donnez-lui du pouvoir. " La grandeur de Jésus se voit cependant, non dans le pouvoir qu’il possède, mais dans sa façon de l’utiliser. Venu pour servir Dieu et sauver les hommes, il ne fait rien qui ne cadre avec ces buts. Il évite les trois pièges qui font souvent la chute des hommes puissants.

 

1er piège : l’utilisation du pouvoir au service de son image

 

C’est l’époque de la fête juive des Cabanes à Jérusalem. Des foules immenses affluent vers la capitale. Une occasion unique pour Jésus de se faire connaître. Ses frères naturels, qui ne croient pas en lui, le lui font remarquer : " Quand on veut être connu, on n’agit pas avec tant de discrétion. Puisque tu accomplis de si grandes choses, fais en sorte que tout le monde le voie. " Logique. Sauf pour Jésus ! Rien n’est plus étranger à sa mentalité que de se donner en spectacle.

 

Certes, ses miracles attirent les foules. Mais Jésus hait la publicité tapageuse faite autour d’eux. A plusieurs reprises, il recommande à ceux qu’il guérit de ne pas l’ébruiter. Mais les miraculés ne suivent pas son conseil. Il fuit donc dans les lieux déserts pour éviter les foules. Ailleurs, il s’isole. Il veut être seul avec le malade dont il s’occupe. Le voyeurisme malsain le rebute.

 

Une telle réserve de la part de Jésus se justifie. Il connaît l’humeur changeante des foules. Acclamé hier, il sait qu’il peut être injurié demain… par les mêmes personnes. Jésus n’a pas besoin de cours de psychologie pour connaître l’homme. Il le sait : la foule est pour lui tant qu’il sert ses intérêts. Mais la mission de Jésus va au-delà du soulagement de la misère du monde. Il a des vérités à dire, dures à entendre. La recherche de notoriété n’entre pas en ligne de compte avec sa mission.

 

2ème piège : l’utilisation du pouvoir en vue d’obtenir certains soutiens malsains

 

Depuis longtemps, le roi Hérode a envie de connaître Jésus. La réputation de Jésus est telle qu’il est devenu un personnage incontournable. Hérode le sait : Jésus n’est pas apprécié des chefs religieux juifs. Accusé devant Pilate, il est en mauvaise posture. Jésus est présenté à Hérode, qui est friand de miraculeux. S’il veut trouver un appui placé, c’est le moment. Il lui suffit d’un petit prodige pour satisfaire la curiosité du roi.

 

Jésus ne répond à aucune de ses attentes. Il ne dit ni ne fait rien pour gagner l’amitié douteuse d’Hérode. En colère, le roi le renvoie. Jésus a laissé passer sa chance. Peu importe ! Mieux vaut la solitude dans l’intégrité que l’amitié avec la canaille. Jésus peut tout, sauf se corrompre.

 

3ème piège : l’utilisation du pouvoir pour sauver sa peau

 

Jésus n’ignore pas la fin qui l’attend. A plusieurs reprises, il en fait part à ses disciples. Il lui faut aller à Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des chefs religieux, être tué et ressusciter le troisième jour. La voie tracée est inéluctable.

 

Jésus, pour autant, n’est pas résigné. C’est volontairement qu’il donne sa vie : " Personne ne peut m’ôter la vie, dit-il. Je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. " Simon pierre ne l’entend pas de cette oreille. Alors qu’une troupe de soldats s’approche de Jésus pour l’arrêter, il tire son épée de son fourreau, frappe le serviteur du grand-prêtre et lui emporte l’oreille. Mais Jésus le réprimande :

     

  • remets ton épée à sa place, car tous ceux qui se serviront de l’épée mourront par l’épée.

Puis Jésus ajoute :

     

  • Penses-tu donc que je ne pourrais pas faire appel à mon Père ? A l’instant même, il enverrait des milliers d’anges à mon secours.

 

Jamais, et d’aucune manière, la cause de Jésus n’a besoin d’être défendue par la force ou les armes. C’est lui faire injure de penser qu’on peut le servir de la sorte. Jusqu’au bout, Jésus refuse les offres qui lui sont faites pour sauver sa vie. Alors qu’il pend sur la croix, sous le chaud soleil d’Orient, les passants et les chefs religieux l’interpellent :

     

  • Dire qu’il a sauvé les autres, et qu’il est incapable de se sauver lui-même. C’est ça le roi d’Israël ? Qu’il descende donc de la croix, alors nous croirons en lui !

Jésus ne répond pas. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Un miracle de plus ne changerait rien aux positions prises.

 

Résolu, Jésus accomplit sa mission jusqu’au bout. Telle est sa force, celle d’un homme incorruptible ! Qui d’autre que lui est digne de régner sur le monde ?

 

Tiré du livre : le Grand Visiteur.

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