Bonjour, je vous propose la lecture entre les lignes du discours rentrée de M.DARCOS... Enfin une partie. C'est un peu long, lisezcet article en plusieurs fois 
- Cette réforme (remise en cause de la carte scolaire) a rencontré l'adhésion des familles, qui ont déposé plus de 13 500 demandes supplémentaires durant le délai supplémentaire que je leur ai accordé à mon arrivée au ministère. Au total, 77 % des demandes ont été satisfaites à l'entrée en sixième, soit 10 points de plus que l'an passé, et 67 % à l'entrée en seconde, soit 6 points de plus par rapport à l'année précédente.
Je vais vous raconter une histoire VRAIE : il était une fois, des enseigants qui s'opposaient à la fermeture d'une classe de 5°. Ils ont fait tout ce qu'ils pû. Ils ont prévenu l'Inspecteur d'Académie que le collège ne pourrait pas honorer les demandes de dérogation par manque de place si la classe était suprimée. Rien à faire l'Inspecteur n'en démordit pas. Les vacances sont passées, les demandes de dérogation sont arrivées... beaucoup de parents ont souhaité inscrire leur enfant en 5° dans mon établissement. Mais, nous n'avions pas assez de place... L'inspecteur a donc refusé plusieurs dérogations. Et oui, la carte scolaire est utile pour prévoir à l'AVANCE les moyens à donner à chaque établissement pour son bon fonctionnement. L'administration est INCAPABLE d'adapter, à la rentrée, le nombre de classes et d'enseignants nécessaire en fonction des demandes de dérogation...
- Comme je l'avais annoncé, les établissements qui perdent des élèves conservent cette année les moyens dont ils disposaient précédemment. J'ai demandé aux chefs d'établissement de consacrer ces moyens non pas à la réduction du nombre d'élèves par classe, dont on sait qu'elle est sans effet sur les résultats des élèves...
Désolée mais dans une classe de 25 élèves, j'ai plus de temps pour chacun que dans une classe de 30 !!! De plus, les salles de sciences que je fréquente sont prévue pour 28 élèves !!! Cherchez l'erreur... Et cela dépend beaucoup des élèves, de leur autonomie face à la mise au travail, leur capacité de concentration. Et vous l'avez lu vous-même, cela ne vaut que pour cette année... Encore aucune politique à long terme. Nous avançons au jour le jour... Belle gestion pour la formation de nos enfants !!!
- Par ailleurs, l'organisation du temps scolaire a été repensée pour permettre la mise en place d'activités nouvelles proposées aux élèves après les cours.
C'est un progrès social pour les familles, et notamment pour les mères qui peuvent ainsi mieux concilier leur vie professionnelle et leur vie familiale. C'est aussi un progrès social pour les élèves dont les parents n'avaient pas le temps, les compétences ou les moyens pour les aider à réviser leurs leçons.
Nous y sommes l'école devient une garderie. Quand devrons-nous aller chercher les enfants chez eux parce que leurs parents partent travailler trop tôt pour les emmener à l'école ? Pour ces heures, les enseignants seraient payés en heures suplémentaires (dites HSE). Un simple calcul va vous montrer que le gouvernement attend autre chose des enseignants, puisque, pour 8 X 36 heures à assurer dans l'année mon établissement à été doté de 54 HSE. Chercher l'erreur là encore !!! Et là je passe sur un problème bassement matériel : tous les établissements ne sont pas en ville et ne disposent pas d'un transport scolaire à tout heure. Et oui, ils l'ont oublié ça au ministère. Les Conseils Généraux ne vont pas payer deux services de transports scolaire : l'un à 17h pour les premiers et l'autre à 19h pour les seconds. C'est le cas dans mon établissement, les élèves qui choissiraient de bénéfcier de l'accompagnement éducatif n'auront pas de car. Nous sommes donc réduit à mettre cela en place dans le temps scolaire. Heureusement qu'il faut, nous dit-on, allèger les emplois du temps !!!... l'argument du "progrès social pour les familles" ne tient plus...
- Dans les établissements du second degré, l'offre sportive sera développée dans le cadre de l'accompagnement éducatif et du sport scolaire et au travers de partenariats avec les acteurs locaux du monde sportif.
Autrement dit, suppression des heures d'AS (association sportive). Evidemment, l'AS est, comme son nom l'indique une "association" qui nécissite donc une otisation de la part des familles. Mettez-vous à la place des parents, vous avez le choix entre faire faire du sport à vos enfant en payant (AS) ou sans payer (l'accompagnement éducatif), vous choissiez quoi ?
- Je souhaite, tout d'abord, en concertation avec Roselyne Bachelot et Bernard Laporte, multiplier par deux la proportion de licenciés à l'U.N.S.S. ou dans un club sportif parmi les élèves de l'éducation prioritaire.
Il n'a pas peur des contradictions !!!
- La voie générale doit être réorganisée en vue de ces objectifs. Je pense notamment à la réduction des déséquilibres qui opposent les différentes filières du baccalauréat, entre une filière scientifique prestigieuse au lycée mais insuffisante à faire émerger de réelles vocations scientifiques, une filière économique et sociale aux débouchés incertains et une série littéraire en déclin constant depuis dix ans, qui n'accueille plus qu'un lycéen sur dix.
Chacun en prend pour son grade… Mais un bac unique, pour qui ? Que vont faire toutes ces personnes qui exècrent les maths. Parce qu'entre nous la filière L en est pleine, non ???
- La circulaire de septembre 2006, qui donne aux parents le droit d'être reçu individuellement et rapidement par le chef d'établissement ou un membre de l'équipe éducative, doit être appliquée sans délai.
Heureuse de le savoir !!! Mais au fait, c'etait déjà le cas les années passées et bien encore avant... Ah, bah oui tient !!!
-Je demanderai aux inspections générales de suivre l'avancée de son application et au médiateur de l'éducation nationale de me faire remonter les signalements éventuels des manquements à cette obligation.
Ca ne rigole plus, attention… Parents si on vous refuse un rendez-vous vous savez à qui vous adresser. Mais franchement, un rendez-vous vous a-t-il déjà été refusé ?
- Je crois notamment que les parents devraient pouvoir bénéficier d'un pouvoir de décision concernant la vie scolaire, car elle est la poursuite du cadre de vie qu'eux-mêmes s'efforcent d'apporter à leurs enfants.
Alors là, que les parents s'investissent et participent à la vie de l'établissement est tout à fait légitime et essentiel mais qu'ils aient un pouvoir concernant la vie scolaire me laisse dubitative... C'est un métier. Personne ne prenserait à demander un pouvoir de décision dans la gestion d'un hôpital, ou celle du personnel de telle ou telle entreprise. Dans chaque établissement, il y a une équipe pédagogique qui fait des choix professionnels en fonction des besoins des élèves... Chacun à sa place et faisons confiance aux professionnels. Mais d'un côté la formation des enseignants ne semblant pas être une priorité pour le gouvernement, nous pourions douter de leur compétences...
- Elles doivent pouvoir bénéficier d'un service minimum en cas de grève des personnels. Si chacun comprend bien qu'il n'est pas possible, ces jours-là, d'offrir les cours habituels, il me semble choquant en revanche que des parents doivent cesser de travailler parce que l'école n'est pas en mesure d'accueillir leurs enfants.
Nous revoilà au concept de garderie... le but d'une grève est d'être visible. Si une grève ne gène personne, elle passe inaperçue et n'a, par conséquent, aucun inpact. Elle devient inutile... Donc le droit de grêve est remis en cause.
- Elle (l'Education Nationale) devrait donc réaliser la moitié des 22 700 non-renouvellements de postes annoncés par le Premier ministre au mois de juillet dernier, soit 11 200 postes, ce qui représente moins de 1% des emplois publics du ministère de l'Education nationale. C'est donc un objectif tout à fait réaliste et réalisable.
OH bah alors ce n'est pas si grâve !!!
- Enfin, nous voulons proposer aux enseignants une nouvelle façon de travailler qui participera à l'effort de réduction de la dépense publique tout en bénéficiant à la revalorisation de leur pouvoir d'achat. Ils doivent pouvoir, lorsqu'ils le souhaitent travailler plus pour gagner plus en sollicitant davantage d'heures supplémentaires, ce qui constitue une économie de postes non négligeable.
C'est dit…Faire faire des heures sup aux collègues pour limiter le nombre d'enseignants…
- Nous lui (Eric Gross, inspecteur général de l'Education nationale, ancien directeur du Livre au ministère de la Culture ) avons également demandé d'établir les modalités de mise en place d'un "pass-enseignants" pour leur faciliter l'accès à tous les musées et monuments nationaux », en étudiant notamment la piste de la gratuité et de sa validité dans des lieux n'appartenant pas à l'État.
Ca c'est une bonne nouvelle. Car un enseignant qui voulait préparer une sortie scolaire en musée devait payer de sa poche le transport et l'entrée...
Des bouleversements arrivent, il en faut mais je crains que le gouvernement ne fasse le choix de l'économie au détriment de la réussite des élèves... Affaire à suivre...
Texte complet sur : http://www.education.gouv.fr/cid5487/rentree-scolaire-2007.html