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L’Equipe, plus sportif que jamais

Le 10 avril dernier, le quotidien sportif L’Equipe fêtait son 20 000ème numéro.

Retour sur l’histoire de ce grand quotidien sportif.

Le 28 février 1946, le journal L'Equipe apparait pour la première fois. Mais son histoire remonte plus de quarante ans en arrière lorsqu'il se nommait encore L'Auto-Vélo. En pleine Affaire Dreyfus, c'est Henry Desgrange qui obtint les subventions des fabricants de cycles, face à son grand rival (pro Dreyfus) : Le Vélo. Le 16 octobre 1900, le premier numéro de L'Auto-Vélo est publié et traite principalement du vélo qui était le sport phare de l’époque.

Pour la petite anecdote : alors que Vélo est publié sur papier vert, L’Auto-Vélo, éditait son journal sur papier jaune et c’est cette couleur qui donnera plus tard naissance au fameux maillot jaune.

Les deux quotidiens se livrent une bataille sans merci. Ils se critiquent, se lancent des attaques par journal interposé. Jusqu’au jour où Le Vélo conteste devant le tribunal le patronyme de son concurrent, le trouvant trop proche du sien. Le Vélo gagne la partie et Desgrange se retrouve alors contraint de renommer son journal L’Auto.

Voulant à tout prix contrer son principal concurrent, Géo Lefèvre et Desgrange décident d’organiser une course cycliste d’envergure : Le Tour de France. Le 19 janvier 1903, le journal annonce la création de la « plus grande épreuve cycliste jamais organisée » : c’est la naissance du premier Tour de France.

Idée de génie puisque les ventes du journal s’envolent. L’année suivant, son concurrent, Le Vélo cesse sa publication.

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la parution du journal fut suspendue. Le directeur du journal joue alors ses relations avec la résistance et réussit à réhabiliter le journal sous un autre titre : L’Equipe.

C’est ainsi que L’Equipe, nouvelle formule, parait à partir du 28 février 1946 trois fois par semaine et en 1948, il devient quotidien. Peu à peu, il s’imposa en tant que référence et en 1968, il fut racheté par le groupe Amaury.

Depuis L'Equipe a su se moderniser :

1980 : L’Equipe propose un supplément tous les samedis : L’Equipe Magazine

1998 : Création d’un chaîne d’informations sportives en continu L’Equipe TV

2005 : Le supplément est complété par un trimestriel Sports et Style et depuis 2006 par L’Equipe Féminine

2007 : Création du site internet L’Equipe.fr

 

En novembre 2008, L’Equipe voit arriver deux concurrents pour la première fois depuis 1988 : Le 10 Sport et Aujourd’hui Sport (projet crée en réplique par le groupe Amaury).

 

L’Equipe, plus sportif que jamais, car pour le moment ses concurrents n’ont toujours pas réussit à l’affaiblir.

20 minutes, 1er quotidien gratuit d'informations généralistes

 

•        Parution : lundi au vendredi

•        8 éditions : Paris, Lille, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Strasbourg

•        Point de distribution : 428 795

•        Coût d’accès : gratuit

•        Cible: public jeune, urbain, consommateur et faiblement ou non lecteur de presse quotidienne

•        Régie publicitaire: PRECOM

PUISSANCE

Audience = 2,72 millions de lecteurs par jour

N°1 des quotidiens nationaux en termes d’audience

+ 8% de progression par rapport à 2007

Tirage = 783 174

Mise en distribution = 782 091

AFFINITE

Sur les actifs

1 874 000 lecteurs, soit 69 % du lectorat

+11,5 % de progression

Sur les 25-49 ans

1 398 000 lecteurs, soit 51% du lectorat

+10% de progression

Sur les CSP+

859 000 lecteurs soit 32% du lectorat

+12% de progression

EXCLUSIVITE

87 % des lecteurs lisent 20 Minutes au moins 3 fois par semaine

70% des lecteurs de 20 minutes ne lisent aucun titre de PQN (presse quotidienne nationale)

1 517 000 lecteurs de 20 Minutes ne lisent pas la presse quotidienne payante, soit 7 lecteurs sur 10

Sources : 20 minutes média, TNS Epiq, OJD

20 minutes détrône l’Equipe

Grâce à ses 2,423 millions de lecteurs de 15 ans et plus par jour, 20 minutes devient le premier quotidien de France, avec une progression de 12,2 % par rapport à la vague précédente.

1,365 million de lecteurs Franciliens du lundi au vendredi.

La moitié des lecteurs fidèles ont entre 25 et 49 ans, et lisent le quotidien avant midi, souvent dans les transports, « sauf quand il n'y en a plus dans les présentoirs après 9 h ». C'est la rançon de la gloire !

Pour la première fois depuis le lancement de 20 minutes, en 2002, le quotidien préféré des parisiens passe devant L'Equipe, leader historique.

Depuis le début, 20 minutes à fait le choix d'une rédaction forte qui compte 84 cartes de presse permanente.

Preuve que la gratuité et la qualité rédactionnelle font bon ménage, 20 minutes affiche un bénéfice opérationnel de 200 000 euros au deuxième trimestre 2007.

L'univers du journalisme

Quand on parle de journalisme, on pense souvent au reporter ou au présentateur de télévision. En fin de compte le journalisme recoupe différents métiers qui ont en commun un même but : informer.  

Proportion de journalistes par média    : 82 % de journalistes travaillent en presse écrite dans un qutidien, un hebdomadaire ou un magazine. Environ 10% des ceux-ci travaillent pour le télévision et 7% pour la radio.

Petite visite dans le monde du journalisme en presse écrite. Nous allons vous expliquer quelques métiers dans ce média :  

  • Le localier : exerce dans une agence locale d’un quotidien régional et couvre tous les événements qui se situent dans sa zone de diffusion. Ce journaliste est bien enraciné dans sa région et ainsi il en connaît toutes les spécificités.  
  • Le pigiste : est un journaliste qui n’est pas rattaché à une rédaction. Il travaille souvent pour plusieurs magazines et journaux à la fois, sur demande d’un rédacteur en chef ou après avoir lui même proposé son article.Spécialité française, le pigiste est salarié et non en profession libérale. La pige est souvent un moyen pour débuter dans le métier de journaliste.  
  • Le reporter-photographe : est un professionnel de la photographie, il fournit des clichés qui témoignes ou illustreront un article. Il est souvent le premier journaliste présent sur le terrain.  
  • L’envoyé spécial : est un journaliste envoyé en mission pour une durée déterminée, il est le témoin privilégié des événements qu’il couvre pour sa rédaction.  
  • Le dessinateur de presse : est un journaliste qui dessine avec pertinence, humour ou tendresse les personnalités et les événements de l’actualité. Il est là pour caricaturer, rendre ridicule, montrer le comique des événements qui paraissent si sérieux dans les journaux télévisés. Il dédramatise les choses. Toute fois, même si le métier de dessinateur de presse est lié au journalisme, il reste une profession artistique.  
  • le chef de rubrique: ce journaliste ayant quelques années d’expérience à son actif gère l’ensemble rédactionnel d’une rubrique. Quel que soit le thème, il doit être capable de veiller à la cohérence de la rubrique, avec un droit de décision et de regard permanent sur les sujets traités, le choix et la hiérarchisation des informations concernant la rubrique, les « angles » des articles.
  •  Le secrétaire de rédaction : est un journaliste dont la fonction n’est pas de recueillir de l’information mais de travailler sur sa lisibilité. Il opère des corrections et assure le lien entre la rédaction et la fabrication du journal. Il est aussi souvent amené à vérifier l’exactitude d’un fait.  
  • L’éditorialiste : Autrefois appelé billettiste, il est la personne qui écrit l’éditorial d’un journal de presse écrite ( il peut aussi faire un commentaire dans un journal radiodiffusé ou télévisé). C’est un journaliste appartenant à la rédaction et qui est chargé d’exprimer sa position. Son rôle est de clarifier ou de mettre en perspective un événement d’actualité ou une tendance, voire de refléter l’orientation du journal. Il peut adopter un ton personnel et se montrer critique, à la différence des autres rédacteurs qui doivent appliquer les principes de neutralité et d’objectivité.  
  •  Le rédacteur en chef  : A la tête de l'équipe rédactionnelle, il veille au respect de la ligne éditoriale d'une publication ou d'un journal audiovisuel. Il détermine les sujets à traiter puis définit les "angles" à aborder.

Après plusieurs années d'expérience, un journaliste peut occuper des postes à responsabilité au sein d'un rédaction : chef de rubrique, secrétaire de rédaction, rédacteur en chef adjoint puis rédacteur en chef.

L’Etat vole au secours de la presse écrite

Les quatre chefs de pôles chargés de présider les débats des Etats généraux de la presse écrite ont remis le 8 janvier 2009 à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, le "Livre Vert" réunissant les recommandations de leurs groupes de travail.

       

  Il expose les recommandations des pôles suivants

       

 « Métiers du journalisme »

 «Processus industriel»

 «Le choc d’Internet, quels modèles pour la presse écrite»

 «Presse et société»

         

   L’introduction du livre vert revendique le fait que la presse écrite française n’est pas et ne doit jamais devenir un produit comme les autres et qu’on ne peut donc pas, par conséquent l’abandonner aux seules lois du marché, ce qui rendrait légitime caractère indispensable de l’aide de l’Etat.

             

Le premier chantier porte sur la distribution. Il est notamment prévu de reporter d’un an la hausse des tarifs postaux décidée en juillet 2008. Sur le long terme,  le portage à domicile sera développé, grâce notamment à la baisse des charges sociales sur les salaires (pour un coût maximal de 90 millions d'euros par an), les revenus des diffuseurs seront améliorés (60 millions d'euros) tandis que les 30 000 points de vente de la presse quotidienne nationale et les 50 000 points de vente de la presse quotidienne régionale devront se rapprocher.

Second chantier, la modernisation des imprimeries. L'objectif est de réduire de 30 % à 40 % les coûts d'impression. L'Elysée "prend acte" de l'intention des patrons de presse de négocier avec les syndicats un plan de reconversion des ouvriers en sureffectif. Il participera à l'investissement nécessaire.

20 millions d'euros seront octroyés à Internet. La presse électronique bénéficiera de  toute une série d'aides qui l'aligneraient sur le statut de la presse écrite (exonération de la taxe professionnelle, demande à Bruxelles de bénéficier du taux réduit ou super-réduit de TVA).

Les droits d'auteur des journalistes seront adaptés à l'émergence d'une presse multisupport, en modifiant la loi. Celle-ci s'inspirera des propositions faites par la profession. Il est également question d’instaurer un statut d'éditeur en ligne.

Les conseillers de l'Elysée se sont interrogés sur la pertinence d'aides à la presse électronique, alors que celles-ci sont jugées en partie responsables des difficultés de la presse papier. Les aides à l'investissement sur le Web devraient notamment passer par la création de fondations, alimentées par des dons ouvrant droit à une déduction fiscale de 66 %.

En ce qui concerne la concentration et la création de grands groupes français multimédias, le président de la République s'en remet au constat des Etats généraux, qui jugent que les seuils de concentration définis par la loi de 1986 ne sont pas la cause de la faiblesse des groupes de presse français.

Le combat des sportifs: LE 10 SPORT VS. AUJOURD’HUI SPORT

 

 

Grande oubliée des Etats Généraux, la presse sportive ne semble pas souffrir autant que la PQR et la PQN de la crise actuelle. L’Equipe, la référence de la presse sportive, conserve encore son monopole. Pourtant ces temps-ci, la concurrence se lance à l’attaque de ce géant du sport qui connait, comme l’ensemble de la presse, un passage à vide.

 

LA NOUVELLE CONCURRENCE : UN COMBAT SANS MERCI

Le mois de novembre 2008 a vu paraître deux nouveaux quotidiens sportifs, à mi-chemin entre les gratuits et les payants (50cts) : Le 10 Sport et Aujourd’hui Sport.

Le 10 Sport, vendu 50 cents en kiosque, parle principalement football. Or le ballon rond, c’est le fond de commerce de l’Équipe. Se sentant particulièrement menacer, L’Equipe lança alors le même jour son nouveau quotidien, Aujourd’hui Sport : même prix (50 cts), même format et même thématique. Ce dernier a délibérément copié son adversaire. Son but premier étant d’éliminer d’entrée son concurrent et de récupérer les lecteurs susceptibles d’être séduits par cette nouveauté.

LA GUERRE DES CHIFFRES

Attirant la curiosité des lecteurs, les premiers jours de parution se sont situés à environ 100 000 lecteurs par jour pour les deux quotidiens. Mais une fois l’effet nouveauté passé, les ventes ont dégringolé. Selon les chiffres «recoupés», au moins de novembre, les ventes moyennes de 10 Sport avoisinaient les 40 000 exemplaires contre 30 000 numéros pour son concurrent Aujourd'hui Sport. Les deux sont donc bien loin des objectifs initiaux fixés à 80 000 exemplaires pour le premier et 70 000 pour le second.

Face à ce constat d’échec, le 10 Sport s’est vu contraint de retravailler son journal : nouvelle maquette et nouvel habillage. Le groupe s’est également associé au groupe Partouche afin d’ouvrir ses colonnes au Poker, de plus en plus populaire en France.

De son côté Aujourd’hui Sport n’a rien changé, ni sur le fond, ni sur la forme ; mais a accentué ses efforts sur sa stratégie de communication. Le groupe a installé des points de vente aux entrées de stades afin de mieux cibler son lectorat.

En décembre, les derniers chiffres sont tombés. Selon l’OJD, organisme de contrôle de la diffusion de la presse, durant la première semaine de décembre, Le 10 Sport s'est vendu en moyenne à 82.500 exemplaires par jour, atteignant ainsi pour la première fois son seuil de rentabilité.

Cependant, lOJD précise que les chiffres annoncés par Le 10 Sport n’ont pas été contrôlés puisque le journal a adhéré à la formule de « déclaration sur l’honneur de lancement » de l’OJD (DSHL). Principe : l’éditeur se charge de communiquer les chiffres de diffusion de chaque mois pendant les six premiers mois de son lancement ; et ce n’est qu’après cette période que l’OJD peut effectuer son premier contrôle.

 

Chose surprenante : son concurrent Aujourd’hui Sport n’a pas adhéré à l’OJD.

 

Art du copiage, bataille de communication, guerre des chiffres ; bref tout est bon pour éliminer son adversaire. Comme quoi le sport n'est pas toujours fair-play ! 

Mais attention, alors que ces deux quotidiens se livrent un combat sans merci depuis le mois de novembre, un troisième quotidien sportif, Le Foot, vendu 60 cts, vient de faire son apparition dans les kiosques ce 26 janvier.

Ce nouveau journal a la même ambition : être le number 1 de la presse sportive.

Match à suivre…

 

Boom publicitaire des sites de presses

Leur chiffre d'affaires publicitaire brut a progressé de 31,5 % l'an dernier.

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Trois recommandations prévues par la presse

Jeudi 8 janvier 2009, trois mois après le lancement des États Généraux de la presse par Nicolas Sarkozy, les premières conclusions ont été rendus à Christine Albanel dans un « livre vert ». Celui-ci présente en 183 pages les recommandations de chaque pôle de réflexion.
 

La crise financière de l’année 2008, avec la chute des investissements publicitaires, a accéléré les problèmes dont souffre la presse écrite. Après deux mois de travail, les quatre groupes de travail («processus industriel», « le choc d'Internet», «presse et société», «métiers du journalisme») ont pu y sortir 90 propositions. Parmi celles-ci Bernard Spitz, délégué à la coordination de ces travaux, a retenu trois propositions urgentes :
1. un moratoire d'un an des accords conclus cet été avec la presse et La Poste, qui prévoit une forte hausse des tarifs postaux dans les années à venir. Le coût de cette mesure est estimé à 12 millions d'euros.
2. une réorientation dans la presse écrite de la part de l'État d'une partie de ses investissements publicitaires, jusqu'ici concentrés dans la télévision et la radio. Celle-ci devrait apporter une quarantaine de millions d'euros à la presse.
3. une exonération temporaire d'une «partie significative» des 57 millions de charges sociales pesant sur les 5 420 marchands de journaux.

D’autres recommandations moins urgentes s’avèrent tout aussi sensible. Le président du pôle «processus industriel», Arnaud de Puyfontaine, propose une révision dans les mois à venir de la convention collective qui régit les imprimeries. Dans un but pour les éditeurs de revoir à la baisse la convention des ouvriers du Syndicat du livre. La loi Bichet de 1947, qui garantit l'accès au réseau de diffusion de tous les titres de presse, a également été au cœur des débats. De peur de voir trainer les discussions sur la loi devant le Parlement, les éditeurs ne veulent pas y renvoyer celle-ci. Pour les régles d'assortiment des titres dans les points de vente Arnaud de Puyfontaine recommande, aussi, un assouplissement.

François Dufour, président du pôle «presse et société»,propose  de réserver le taux de TVA de 2,1 % pour les titres d'information politique & générale, puis de relever à 5,5 % pour la presse de loisirs. Pour de nombreux participants voient là une «désolidarisation» de la profession.


 

Dossier 7: Quel avenir pour les métiers du journalisme?

 

Un des 4 pôles des Etats généraux de la presse

Cette question fait l’objet d’une réflexion au sein d’un pôle constitué à l’occasion des Etats généraux de la presse. Composé de 20 professionnels de la communication et politiciens, le pôle s’interroge sur le devenir des métiers du journalisme et sur les moyens de reconquérir la confiance du public.

Peu de crédibilité

En 2007, une étude a d’ailleurs été réalisée par TNS Sofres concernant la confiance des Français dans les médias. http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/140207_confmedias_r.htm

S’agissant de la presse écrite, l’enquête a révélé que 45 personnes sur 100 pensent qu’en général dans les nouvelles il y a sans doute pas mal de différences entre la façon dont les choses se sont passées et la façon dont le journal les raconte ou bien que les choses ne se sont vraisemblablement pas passées du tout comme le journal les raconte.

Les points de souffrance de la presse observés par le pôle « Métiers du journalisme » des Etats généraux de la presse

Vous l’aurez compris, la crédibilité est donc l’un des points de souffrance du métier de journaliste. Le journalisme fascine mais pas les journalistes parce qu’ils font l’objet de nombreuses critiques.

On leur reproche leur inculture et leur comportement moutonnier. En effet, ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi tous les journaux parlaient des mêmes choses ? Alors certes, lorsqu’il s’agit d’évènements importants, il est normal que tous rapportent les mêmes faits (même si les versions sont différentes !) mais il arrive souvent que des sujets sans importance fassent l’objet d’article dans plusieurs titres.

Autre caractéristique souvent reprochée aux journalistes : l’art du flou et de l’à peu près. La richesse des articles est discutable. On parle aussi d’une certaine négligence face à la vérité. Etre journaliste c’est travailler dans le rush et essayer de rédiger les meilleurs articles. Mais la contrepartie de tout cela, c’est aussi le manque de vérité. Les journalistes font parfois l’impasse sur la véracité de leur propos. Et puis, leur manque d’esprit de suite est souligné. En effet, on nous parle d’un évènement qui suscite tout l’intérêt des médias et du jour au lendemain, il n’y a plus de suite et on ne connaît pas la fin.

Un succès grandissant chez les étudiants

Malgré les difficultés que rencontre actuellement la presse écrite, les étudiants y sont toujours autant intéressés et tous rêvent d’avoir un jour la fameuse « carte de presse ».

Aujourd’hui, le métier tend à se développer, notamment par le journalisme en ligne et la presse spécialisée technique et professionnelle. Mais les trois grandes familles restent : les spécialistes de la presse écrite, ceux de la télévision et les journalistes radio.

En France, les formations sont nombreuses. Mais seules 12 sont reconnues par la profession. Voici la liste :

  • Centre de formation des journalistes (CFJ-Paris)
  • Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Cuej-Strasbourg III)
  • Ecole des hautes études en sciences de l’information et de la communication (Celsa-Paris IV)
  • Ecole de journalisme et de communication de Marseille (EJCM)
  • Ecole de journalisme de Toulouse (EJT)
  • Ecole supérieure de journalisme (ESJ-Lille)
  • Institut de la Communication et des Medias (ICM-Grenoble III)
  • Institut Français de Presse (IFP-Paris)
  • Institut pratique de journalisme (IPJ-Paris)
  • Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA-Bordeaux)
  • IUT de Lannion
  • IUT de Tours

En 2007, seuls 15 % des nouveaux titulaires de la carte de presse sortaient d’une de ces écoles.

Mais beaucoup d’autres écoles forment au métier de journaliste : ISCPA, HEJ, EFJ ou encore IEJ.

***

INTERVIEW

***

Nous avons d’ailleurs rencontré Maïmouna Barry, une étudiante en 3ème année de Journalisme à l’IEJ. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Peux-tu nous présenter ta formation ?

Je reçois une formation complète à l’IEJ. On nous forme aux différents supports des médias, c’est-à-dire la télé, presse écrite, radio et web. L’accent est aussi mis sur les cours dit de culture générale comme la géopolitique. Une initiation à la caméra et aux multiples outils que doit maitriser un journaliste sont au programme. L’école forme des journalistes polyvalent et à l’aise sur tous les supports.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans le métier de journaliste ?

Ce qui m’intéresse dans le métier de journaliste est la communication, la recherche de la vérité. Les journalistes sont l’interface entre le peuple et l’Etat. C’est le catalyseur d’information qui permet de la rendre accessible à tous. C’est une sorte de médiateur. Partager et faire partager est l’adage des journalistes à mon sens.

Penses-tu que le secteur du journalisme propose encore des débouchés aux futurs diplômés ?

Le journalisme attire beaucoup de monde mais il y a peu d’élus. Mais si on sent que seul ce métier nous permet d’avoir un épanouissement personnel, alors il faut se jeter à l’eau. Je ne me vois pas faire autre chose que du journalisme. De toute manière pour tous les métiers il faut se battre.

D’après toi qu’est-ce qui fait un bon journaliste ?

Un bon journaliste est quelqu’un d’honnête. Il dénonce des faits mais ne les invente pas. Je pense qu’il faut connaitre les limites car un dérapage peut vite arriver.

Quelle place accordes-tu à la formation dans la réussite d’un journaliste ?

Une place capitale même si on peut apprendre de manière autodidacte. Je pense avoir appris pas mal de choses. Je n’aurai pas besoin de trop apprendre sur le terrain vu que j’aurai appris auprès de mes professeurs journalistes le savoir-faire du métier. Mes stages auront également apporté leur pierre à l’édifice.

Dossier 6 : La déferlante de la presse people devrait encore battre des records de vente

 

La montée en puissance de la presse people dans l’Hexagone a vraiment démarré il y a 5 ans. Eté 2003, c’est la mort sordide de l’actrice Marie Trintignant, battue à mort par son compagnon Bertrand Cantat, le chanteur de Noir Désir. On ne parle que de ça, et les lecteurs se jettent sur des titres comme Voici. En 2005, le lancement de Closer, un magazine inspiré par un gros succès anglais, fait encore monter la compétition d’un cran entre les Voici, Gala, et autre Public, ces magazines français qui tirent à pas moins de 400 000 exemplaires. L’été dernier, le nouveau-né Closer, lancé à grands renforts de pub, et avec un budget promo substantiel de 12 millions d’euros a profité du feuilleton Jean-Pierre Pernaut et Nathalie Marquay. Bref rappel des faits : le présentateur du journal de 13 heures sur TF1 traverse une crise conjugale, après que sa femme, une ex-Miss France, se soit montrée très proche de Daniel Ducruet, l’ex de Stéphanie de Monaco avec lequel elle avait participé à une émission de télé-réalité. Il faut suivre. En tous cas, les 10 millions de lecteurs de la presse people ne rateront pas une miette de  Madame Bovary à la sauce TF1, et le magazine Closer terminera la saison avec des pointes à 550 000 exemplaires…

Alors, qu’est ce qui va passionner les estivants cet été ? La grossesse de Britney Spears ? son retour ? ses saut d’humeur ? Les nouveau bébés adoptés des mégastars Brad Pitt et Angelina Jolie ? coup d’eclats de Manaudou ? Impossible à dire, mais quoiqu’il en soit, les enchères auprès des agences photos ont commencé depuis longtemps, avec des prix qui peuvent aller jusqu’à 200 000 euros le cliché.

Il va falloir s’y faire. La presse française n’a pas vraiment l’habitude des quotidiens people comme le Sun en Grande-Bretagne, mais les prochains lancements feront certainement la part belle à nos amies les célébrités. Il n’y a qu’à voir Direct Soir, le quotidien gratuit du soir que vient de lancer Vincent Bolloré. Ce n’est pas vraiment le Monde Diplomatique : le journal fait ses unes sur des personnalités comme le mannequin Carla Bruni. Prochain lancement : celui de l’un des plus gros tirages au monde, le quotidien allemand populaire Bild, qui va être prochainement décliné en France…

La soif du people n’a décidément pas de limites. Même en Angleterre, où ce genre de journaux pousse comme des champignons, on ne cesse d’inventer de nouveaux concepts. Le dernier en date est First, un hebdomadaire qui mêle sujets hyper-trash, comme les beuveries des starlettes hollywoodiennes, avec des sujets sur la faim dans le monde. En gros, First est le premier magazine people avec une conscience. Mais à quoi bon lire un «people», si on n’éprouve pas de plaisir coupable ?

 

L’été, c’est bien connu, c’est le Noël de la presse people. A ce moment de l’année, loin de l’agitation et du stress de la vie urbaine, on n’a plus vraiment la tête aux subtilités géopolitiques, mais plutôt à des questions vraiment essentielles : quelle tête il a le bébé de Brad Pitt et Angelina Jolie ? Elle était comment, la robe de mariée de Nicole Kidman ? Ou encore : elle n’aurait pas un peu de cellulite, Kate Moss ? Pendant la période estivale, les éditeurs se frottent les mains : les magazines people réalisent en deux mois 30 % de leurs ventes de l’année.

 

 

 Presse Payante Grand Public


Presse People (05)

Nom des supports

Période

Diffusion

 

 

France Payée

Payée

Totale

 

 

 

 

 

CLOSER

2007-2008

513 013

551 917

553 737

FRANCE DIMANCHE

2007-2008

442 644

475 019

475 813

GALA

2007-2008

321 265

351 757

354 258

ICI PARIS

2007-2008

367 418

395 257

395 935

OOPS!

2008

264 494

280 533

280 782

PEOPLE & GOTHA

2007-2008

nc

nc

nc

POINT DE VUE

2007-2008

203 256

268 801

270 305

PUBLIC

2007-2008

446 889

499 696

501 299

VOICI

2007-2008

499 950

544 190

545 987

 

LEGENDES :
NM : Nouveau Membre de l'OJD
NC : non communiqué
Chiffres italiques-maigre : chiffres déclarés par l'éditeur (DSH)
Chiffres gras : chiffres contrôlés par l'OJD.

 

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