Découvert en 1938, on ne connaissait le coelacanthe, apparu sur Terre il y a environ 350 millions d’années, qu’à l’état de fossile. Si la découverte de ce fossile vivant mit en émoi la communauté scientifique, elle n’impressionna guère les habitants des îles Comores. Ils étaient habitués à le pêcher depuis longtemps et à le consommer. Ils l’avaient baptisé Kombessa. La peau écailleuse de l’animal leur servait même de papier de verre. En 1952 on découvrit leur habitat à environ 200 m de profondeur dans l'archipel des Comores. Mais malgré la protection dont il fait l’objet, sa pêche intensive le mène à l’extinction. Ce serait quand même le comble que le coelacanthe disparaisse en quelques décennies à cause de l’homme alors qu’il a su traverser sans encombre tant de millénaires.

Le coelacanthe actuel mesure 1,50 m de long en moyenne. Il partage des caractéristiques avec ses ancêtres qui vivaient il y a 350 millions d’années :

•Des lobes charnus supportent certaines de ses nageoires

•Des écailles émaillées protègent son corps

•Le bout de sa queue possède une frange très particulière d’où le nom de nageoire en pompon donné à l’animal.

Avec son squelette partiellement ossifié, son corps couvert d’écailles, parsemé d’épines et de tubercules, le coelacanthe a tout du poisson préhistorique. Le coelacanthe nage entre 100 et 400 mètres de profondeur dans les eaux côtières près de l’archipel des Comores, dans l’océan Indien.

C’est un poisson qui chasse plutôt à l’affût et se précipite sur toutes les proies qui passent à sa portée. Son régime est carnivore et il se nourrit notamment de poissons. On sait peu de choses sur ses habitudes car quand un coelacanthe est capturé, il survit très peu de temps. Pris à l’hameçon, il se montre très combatif.