Epidémie de Chikungunya
samedi 7 janvier 2006 :: santé :: Alerter la modération


- A propos de la maladie Le virus Chikungunya (qui signifie en swahili "marcher courbé", en raison des fortes douleurs articulaires provoquées) est transmis par un moustique du genre Aedes.Il circule surtout en Afrique, Asie du Sud-Est et dans le sous continent indien. Environ 4 à 7 jours après la piqûre de moustique infectante, une fièvre élevée apparaît brutalement. S’y associent alors typiquement d’importantes douleurs articulaires et musculaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges), des céphalées et parfois une éruption cutanée.
- Des hémorragies bénignes peuvent survenir, surtout chez les enfants. L’évolution spontanée de la maladie est le plus souvent favorable. Des formes chroniques existent cependant, caractérisées par des arthralgies persistantes. Aucun cas mortel d’infection à Chikungunya n’a été rapporté. La prise en charge thérapeutique repose essentiellement sur la prescription d’anti-inflammatoires non stéroïdiens afin de soulager les douleurs.
- Situation internationale Une épidémie est en cours aux Comores depuis janvier 2005. A ce jour, plus de 5 000 cas ont été rapportés, dont une partie confirmée sérologiquement. Depuis six semaines, le nombre hebdomadaire de cas déclarés est en diminution. Plusieurs dizaines de cas ont également été rapportés à l’île Maurice.
- Situation à la Réunion en raison de la proximité géographique et des importants mouvements de population entre la République des Comores, l’île de Mayotte et l’île de la Réunion, l’importation de cas ainsi que l’extension de l’épidémie aux territoires Français de l’Océan Indien avait été envisagée dès la fin du mois de mars. Un système de surveillance spécifique, une information des professionnels de santé et une intensification de la lutte antivectorielle, ont donc été mis en place depuis début avril. Entre le 28 mars et le 16 mai 2005, 260 cas de Chikungunya ont été identifiés à la Réunion. Le nombre de nouveaux cas rapportés augmente régulièrement depuis la mi-avril, notamment en raison du travail de dépistage réalisé par les équipes sanitaires locales. La grande majorité (82 %) des cas sont survenus dans les deux principales villes de l’île, Saint-Denis (56 %) et Saint-Pierre (26 %), où la densité démographique est importante. Il s’agit pour la plupart de personnes contaminées localement et non pas de cas importés. Devant cette situation, les mesures de surveillance et de prévention ont été renforcées : elles reposent principalement sur le dépistage actif des cas suspects dans l'entourage des cas signalés, et l’identification et le traitement des foyers de transmission (démoustication) par le service de lutte antivectorielle.
- La lutte communautaire doit également être encouragée, avec une protection individuelle contre les moustiques et la destruction des gîtes potentiels autour des habitations Situation à Mayotte Quelques cas ont été identifiés à Mayotte depuis fin avril et ont conduit à une intensification des mesures de démoustication. Situation en France métropolitaine Treize cas ont été confirmés à Marseille, un à Paris et un à Tours, tous chez des patients de retour des Comores. Il n’y a pas, à l’heure actuelle, de risque de transmission secondaire en France métropolitaine.

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1. Le jeudi 16 février 2006 à 22:33, par Murielle :: site
2. Le mercredi 18 janvier 2006 à 13:22, par zarabes :: site