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Arthur Miller, Dernières nouvelles

 " Je suis dans mes épaulières " annonce le personnage dans une des nouvelles courtes d’Arthur Miller. Il en a une paire mais ce n’est pas exactement ce qu’il veut dire : il parle du succès de sa carrière dans l’industrie de l’épaulière dont il est fier d’étre le gérant jusqu’au Mississippi. L’homme à qui il parle, un droits d’auteur, un peu usé, non sans rapport avec l’auteur lui-même, ressent du soulagement de ne pas avoir connu l’échec de ne vendre des épaulières qu’en Nouvelle- Angleterre. Comme dans son œuvre de théatre plus connue " Mort d’un Commis-Voyageur ", Miller s’accorde bien à la vulgarité insistante engendrée par une société sans filet de sécurité et à la souffrance humaine qu’elle cause. Un autre personnage, émigrant polonais cultivé, devient fou en cherchant un peu de respect. Il n’en trouve pas plus que de culture a Detroit, et il ne peut s’adapter à une société nager ou couler ou " vous êtes soit un succès soit un échec, pas un homme avec un nom. "

En dépit de leurs soucis communs, les drames de Miller et ses nouvelles sont distinguément différents, comme il le dit dans son introduction. Il y a de la grandeur dans le théatre et il décrit le conte comme un genre de bungalow. L’analogie est modeste et charmante, trop modeste, en réalité, mais elle montre son sentiment pour les petites choses ordinaires de la vie. La présence est un événement littéraire puisqu’elle réunit, pour la première fois, tous ses bungalows, comme un petit quartier de fictions. Les histoires plus anciennes, " Je n’ai plus Besoin de Toi ", plus longue qu’une nouvelle et " Une Fille d’Intérieur ", sont complètes, aujourd’hui, publiées en triple volume dans la défunte collection Presence, deux ans après la mort de l’auteur en 2005. Son travail change considérablement au cours de ces 16 nouvelles, mais il y a des continuités, y compris des moments néo-mystiques d’exultation finale et un respect informé dans ce qu’il écrit à propos du travail physique, que ce soit souder, construire un barrage, pour un castor ou danser des claquettes. Dans l’histoire d’un juif américain nommé Harold May, qui dance face à Hitler. Le héros note que son jeu fonctionne bien dans les districts avec des travailleurs de l’acier qualifiés et les machinistes : "  S'ils savent monter des machines, ils ont une tendance à aimer regarder les claquettes. " Pour toutes ces raisons, l’emphase sur la vie des cols bleus dans d’autres nouvelles plus anciennes et plus précises peut rester lourde et oppressive, à l’unisson de préoccupations rassassiées à propos de racines et de paternité, généralement juives ou italiennes. Il y a danvantage de choix identitaires dans la nouvelles principale " Une Fille d’intérieur ", qui suit une femme faite, Janice Sessions, de son mariage à un communiste appellé Fink ("Ne t’inquiète pas, Staline sait ce qu’il fait"), jusque sa séduction par un professeur d’existentialisme dans son bureau, 20 ans de bonheur avec un mari aveugle et un engagement dans les droits civils, brassage sentimental quoi qu’émouvant puisqu’il rappelle à la fois le théatre et la nouvelle et possède aussi cette qualité schématique de la vie de Janice comme histoire de la gauche intellectuelle américaine. Avec ces nouvelles tardives publiées chez Presence, Miller se libère dans le sens qu’elles donnent, à celles du début un impact encore plus juste et plus dénué de concessions. Le style est souvent plus simple, mais les thèmes sont plus complexes et plus ouverts, les récits plus purs et résistants mieux à la paraphrase. Un gamin de treize ans va s’acheter un bébé bouledogue et tombe, surpris, sous le charme de la vendeuse. Dans l’histoire titre, un voyeur idiot observe un couple sur une plage (" muets comme des singes, tous deux coincés dans la cage de leur silence emplissant la longueur de la plage encore vide "). Dans " La Performance ", Harold May est brièvement fèté par les nazis pour sa dance, s’interroge sur les ruines de l’Allemagne ce qui le fait penser à la folie du rêve politique. Mais les rêves sont plus généreux dans la " Nature Morte à la Térébenthine ", qui raconte l’histoire de la vision d’un homme, condamné par la maladie, de construire une chaudière à la térébenthine dans la jungle haïtienne qui bénéficie à la population locale. Çà devient une obsession, comme de créer une œuvre d’art. Trente ans plus tard, un ami va voir ce qui est arrivé à la chaudière. D’un coté, c’est une histoire hantée par les avatars de la gauche vieux style et du commerce disparu de l’indignation morale. (" L’idée l’intéressait, dans la distance, comme un vieil air de jazz "). L’atmosphère, allégorique mais retenue, vous fait tourner les pages jusqu’à la fin pour le plaisir, comme la plupart des pièces de cet ouvrage. La collection complète révèle un talent maturé qui ne cesse de grandir et d’évoluer.

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portraits du siècle dernier et de celui d'avant

portraits du siècle dernier et de celui d'avant 

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Le caractère des chiens G.L.Stevenson

Les fautes du chien sont nombreuses, plus vaniteux que l'homme, singulièrement gourmand pour un rien, étrangement intolérant ou ridicule, suspicieux comme un sourd, jaloux jusqu'à la transe et radicalement dévoyé quand il s'agit de la vérité.

le conservatisme aux États-Unis

Allan J. Lichtman jette un regard détaillé sur les forces qui revigorèrent le conservatisme aux États-Unis

"Libération de la peur", son histoire honorée du prix Pulitzer, couvre la grande dépression et la seconde guerre mondiale, David M. Kennedy prend des notes d'une section spéciale du Congrès initiée par Franklin Roosevelt à la fin de 1937. Deux ans après la mise en œuvre des éléments clés de sa politique, un groupe bipartisan dominés par les Démocrates du sud proclamèrent un manifeste demandant une réduction des taxes, un budget en équilibre, une défense du droit des Etats, la protection des industries contre les inférences du gouvernement, il exposait aussi le danger de créer une classe sociale dépendante des services publics. Ce qui se révélait le ver dans la pomme pour Roosevelt et constituait un genre de chartre fondatrice du conservatisme américain moderne, C'était parmi les premières manifestations systématiques d'uns philosophie politique antigouvernementale qui avait déjà de profondes racines dans la culture politique américaine, mais de peu d'étendue avant l'époque Roosevelt. Alors là Kennedy encapsule proprement une perspective du 20° siècle conservatrice dominante mais non exclusive, tel que catalysée dans son ensemble par la résistance au New Deal, particulièrement quand l'administration s'engagea dans ce que les opposants de Roosevelt considéraient comme de l'ingénierie sociale. Aux rythmes compliqués du métronome politique, la vérité est que les conservateurs durent attendre la fin des époques Roosevelt et Truman pour enfin obtenir un républicain du centre comme Dwight Eisenhower. L'histoire de républicains raconte qu'Eisenhower pensait que les changements de la société américaine initiée par le New Deal ne pouvaient ne pas être pris en compte sans porter préjudice durablement à la cause républicaine. Et bien qu'il regarda les libéraux avec peu de sympathie, il était également consterné par l'aile droite du parti qu'il trouvait peu coopérative et souvent irresponsable. Quoi qu'il en soit, l'équilibre entre les libéraux et le fond du parti me montra fragile avec le temps. Frustrés mais persévérants, les conservateurs organisés en associations de base valurent à Barry Goldwater sa candidature à la présidence, qui même dans sa défaite généra une série de groupes politique et une piétaille énergisée contre l'agenda libéral de Lyndon Johnson et sa grande société. Ces groupes continuèrent leur effort avec des fonds de plus en plus importants et arrivèrent au succès électoral non pas avec Richard Nixon, autre conservateur réactionnaire mais avec la révolution Reagan en 1980. Les années Gringrich et le contrat avec l'Amérique débuta avec la montée en puissance du protestantisme conservateur avec l'arrivée de George W.Bush dans le bureau ovale. Ce terrain politique et culturel est passé en revue dans les détails par le nouveau livre de l'auteur " Une Nation Blanche et Protestante : l'Avènement du Mouvement Conservateur Américain" ou il argue du fait que" la droite moderne s'épanouit autour de la question constante et répandue de savoir si les forces pluralistiques et cosmopolitistes menacent l'identité nationale américaine," et," l'anti pluralisme, en retour donna à la droite une masse de manœuvre électorale et une passion absente dans le monde du conservatisme économique". Traçant un arc qui va de l'ère post wilsonienne, de l'époque du jazz, prédatant sur le New Deal, Lichtman trouve que les sentiments anti-pluralistes et les intérêts du monde des affaires coïncident, formant de facto un consensus conservateur qui finança le soutien à la libre entreprise et les valeurs culturelles blanches et protestantes "Le conservatisme qui domina la vie publique américaine dans les années 20 établit la plupart des idées et les institutions persistantes qui fondront le droit politique moderne" Il écrit encore " : toutes les controverses à propos du radicalisme, de la loyauté, de la reproduction, de la race, de 'immigration, de la sexualité, du crime, de la permissivité, du créationnisme, de la prière à l'école trouvent leurs précurseurs dans les années 20. Ce n'est qu'au cours des années récentes que le pouvoir recueillis par les urnes permit de rééquilibrer l'influence qu'ils exercèrent dans les années 20. Quand Davis perdu contre Coolidge en 24, les démocrates descendirent à un historique 29 % et pendant le de mandat de Coolidge, les Républicains appliquèrent des programmes limitant l'immigration, augmentant les tarifs et les prix, protégeant les affaires et réduisant les dépenses et les taxes. Les taxes les plus hautes passèrent de 73 à 25 %. Coolidge ne s'est pas représenté en 28 et le parti nomma son secrétaire au commerce Herbert Hoover, lequel avait vu le budget de son département des finances triplé sous la politique d'associationnisme, partenariat volontaire entre le gouvernent et le monde des affaires.

Ce qui représente un changement par rapport à la politique de chasse aux cartels de Roosevelt répudiée 12 ans plus tôt par les Républicains. Le Démocrate, Gouverneur de New York, Al Smith gagna le ticket, premier catholique à l'obtenir chez les Démocrates. Sa candidature souleva une campagne nationale chez les protestants blancs afin de bloquer l'élection d'un président catholique qui "aurait vendu l'Amérique au Pape".

La politique des races et des religions ici convergeait, les Républicains instituant une "stratégie Sud" en fabriquant "Le Lys Blanc" et le ballottage divisé en lignes de classe, aussi, les riches républicains votant dans leur grande majorité républicain. Et pour les décades qui viendront, les élections reflétèrent le rôle des Républicains comme gardiens du consensus des valeurs conservatrices bien avant l'ère du New Deal.

Lichtman réunit des évidences religieuses, économiques, raciales, culturelles et électorales pour montrer les schémas qui se renforcent mutuellement, constituant le fer de lance de ses propres préventions en se focalisant tout le temps sur le dispositif électoral et la disposition de ses principales cohortes démographiques, les protestants blancs. C'est au début du siècle dernier que les contours principaux du conservatisme racial moderne prirent forme associés à la politique d'immigration sanctualisèrent les blancs, légalement et culturellement en tant que catégorie privilégiée. Hollywood ratifiât cette politique par un code de production volontairement orienté vers le moralisme chrétien et les valeurs conservatrices. Défendant la nudité, la boisson, le sexe hors du mariage, les amours inter raciales, l'homosexualité, et le rapport au Christ " excepté avec révérence".

Dans les cercles religieux, les conflits entre les fondamentalistes et les modernistes " reflétaient les divisions entre les pluralistes et les anti-pluralistes", les fondamentalistes opposés à la participation de la république à la Société des Nations, la législation du New Deal tel qu'elle sera, les congrès de travailleurs des organisations industrielles dans leur tentative pour "communiser totalement l'Amérique"

Les fondamentalistes, le courant principal du protestantisme et les organisations patriotiques " incrustèrent la religion dans les écoles publiques, dont l'enrôlement doubla dans les années 20 et qui devinrent un lieu de contestation culturelle. En rupture avec le passé, de nombreux états fusionnèrent éducation et religion".

Tous ceux qui ont suivi les combats de l'éducation au cours de ces dernières années sur l'évolution de l'éducation et le créationnisme remodelé reconnaîtront le présent dans l'enquête de Lichtman sur le passé et il est vrai que beaucoup de ses traits narratifs qui évoquent le Ku Klux Klan, le mouvement "Amérique d'abord", la société John Birch et quelques autres avatars réactionnaires du 20° siècle.

Les premières décades de cette histoire apparaissent les plus clairement du fait de la relative obscurité des faits qu'elle décrit et des ombres presque iréniques du climat politique courant des années 30. James Fifield, Pasteur protestant de Los Angeles et industriel en vue fonde la "Mobilisation Spirituelle", rejeton des derniers groupes des droits chrétiens, qui insiste en disant que "la religion informe de toutes les questions de la politique". Et répandant son programme par plus de 600 stations de radio. La Ligue pour la Liberté Américaine, dépendant de l'aide de puissances d'argent majeures, fut formée vers la même période afin de promouvoir les l'idéologie conservatrice et combattre les initiatives du nouveau contrat social. C'est la première fois que des groupes d'intérêts richement fondés avançait une idéologie politique, implémentait une campagne d'éducation à l'échelle de la nation et s'adressait à une grande quantité de problèmes. Eddie Rickenbacker, ancien as de la chasse aérienne pendant la guerre de 14 et ex président décédé de Eastern Airlines, fut un de ces hommes d'affaire qui voyait l'entreprise, l'Amérique et la religion comme inexorablement intriquées et disait pendant la première guerre mondiale que la religion d'aujourd'hui c'est le patriotisme de demain. En se penchant, sur les décades plus récentes, Lichtman piste les développements politiques et les combats électoraux jusqu'au tournant de ce siècle. "Nation Blanche et Protestante" devient rapidement une histoire politique plus familière par beaucoup d'aspects. Enumérant admirablement et méticuleusement le détail des organisations, les joueurs individuels et les agendas politiques de la droite politique, des prémisses du néo-conservatisme et de ses protagonistes sur deux générations aux effets de l'évangélisation sur la vie publique de la Majorité Morale. C'est le meilleur inventaire tout en un de la politique de la droite au cours du siècle passé, si ce n'est son souffle qui limite nécessairement un peu de sa profondeur et la préférence de Lichtman pour les impulsions pluralistes dans les domaines sociaux et politiques est sans équivoque. Il décrit aussi l'avènement des fondations conservatrices (y compris les fondations Scaife , la fondation John M. Olin la fondation Adolph Coors , la fondation Lynde et Harry Bradley ); réservoirs idéologiques (tel la Fondation de l'Entreprise Américaine et la Fondation de l'Héritage, investissements concertés afin de développer la pensée conservatrice. Ceux qui financèrent, au début, la Fondation de l'Entreprise Américaine comprennent General Motors , U.S. Steel, General Dynamics, General Electric,Eli Lilly alors que la Fondation de l'Héritage incluent General Motors, Ford, Procter et Gamble, Chase Manhattan Bank, Dow Chemical et Mobil Oil); les comités d'action politique ont vu leur nombre augmenter de 139 en 1975 à 1710 une décade plus tard représentant une source très significative de financement pour les Républicains, comme l'écrit Lee Atwater, un stratège républicain, et la création d'une institution légale conservatrice extrêmement influente la Société Fédéraliste, qui dès 2000 " l'association légale la plus active, la plus influente et la plus richement dotée de tous les partis, note Lichtman. La dérive du vote blanc protestant vers le conservatisme et le républicanisme, Nixon récoltant 60% en 1968 des blancs protestants du sud seulement. 57% s'identifiaient comme Républicains en 2000, contre 38% en 1982. Ce compte rendu double un peu celui d'autres auteurs du sujet comme le journaliste politique vétéran Ronald Brownstein qui dans " La Seconde Guerre Civile" se concentrait sur l'uniformité idéologique grandissante de chaque parti et la démonstration de la migration vieille d'une génération des sudistes blancs vers le conservatisme. Lichtman n'en introduit pas moins des aspects paradoxaux. Par exemple, que leur gouvernement malgré l'acceptation des droits, n'utilise les notions de liberté individuelle et de marché libre, qui ne sont pas des valeurs fondamentales du conservatisme, que comme des "idées jetables" que la droite a calibré et recalibré, depuis que ses représentants " ont construit leur propre version d'une politique gouvernementale globale, y ont sculpté d'innombrables exceptions afin de libérer les marchés par les subsidiassions, les compromis amicaux et les restrictions de liberté l'intérêt de la sécurité, le tout agrémenté de droits inconsistants, appuyés par l'Etat, au coup par coup. Et alors que de nombreuses publications conservatrices ont stipendié George W. Bush pour avoir tourner le dos aux vraies valeurs conservatrices, Lichtman argue dans son épilogue que le président " n'était pas un factotum ou un apostat au conservatisme mais l'héritier d'une tradition troublée.

White Protestant Nation : The Rise of the American Conservative Movement
par Allan J. Lichtman Atlantic Monthly Press, Art Winslow

Woody Allen, L'élan

Une fois, j’ai tué un élan. Je chassais à la campagne, et j’ai tué un élan, je l’accroche au pare choc de ma voiture et je retourne chez moi par la grand route, mais, je n’avais pas réalisé que la balle n’avait pas pénétré l’élan. Elle n’avait fait qu’érafler le scalp, frappant l’animal d’inconscience. En roulant, l’élan se réveille. Bon, maintenant, je conduis avec un élan vivant sur mon pare-chocs, il fait les clignoteurs et vous savez qu’il y a une loi, dans l’État de New York qui interdit de conduire avec un élan vivant sur votre pare choc le mardi, le jeudi et le samedi. Je suis assez paniqué et je me rappelle que des amis à moi offrent un bal costumé. J’y vais, j’y amène l’élan et je l’oublie à la fête, je n’y serais pour rien. Donc, je prends la route et je frappe à la porte. L’élan est à coté de moi. Mes hôtes viennent m’ouvrir. Je leur dis " hello, vous connaissez les Solomons ". Nous entrons. L’élan socialise, il se comporte très bien et plait. Deux mecs essaient de lui vendre des assurances pendant une heure et demi. Minuit arrive, c’est l’heure de la remise du prix du plus beau costume de la soirée. Le premier prix va aux Berkowitz, un couple marié habillé en élan, L’élan a le deuxième prix. L’élan est furieux. Il s’enferme avec les Berkowitz et on peut les entendre se battre, finalement ils s’assomment tous les trois. Maintenant, je me dis que c’est ma chance, j’empoigne l’élan, je le replante sur mon pare choc et je reprends la route mais j’avais pris les Berkowitz. Bon, je conduis avec deux juifs sur mon pare choc et il y a une loi dans l’État de New York… le mardi, le jeudi et spécialement le samedi. Le lendemain matin les Berkowitz se réveillent dans les bois, en costume d’élan. Monsieur Berkowitz est tiré et empaillé, on peut le voir au club athlétique de New York et la blague est pour eux parce que c’est un club privé.

 

Judas en réhab

 On nous a menti!

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Herta Muller

Herta Müller est une essayiste et nouveliste très prolifique, ses travaux font le portrait de la destruction humaine induite par la dictature roumaine et le déracinement de l’exil politique. Elle est née en aout 1953 dans le village germanophone de Nitzkydorf, dans le Banat. Elle quitta son village pour étudier les littératures roumaine et allemande à l’université de Timisoara. Elle devint membre du Groupe d’Action du Banat constiyué d’écrivains germano-roumains idéalistes cherchant la liberté d’expression sous le règne de Ceaucescu. Après la fin de ses études, elle fut employée dans une fabrique de machines qui la jeta à la porte pour avoir refusé de coopérer avrc la police secrète. A cette époque, elle écrivait les histoires courtes qui firent la collection Niederungen. Ses démèlés avec la censure l’empèchèrent de publier la collection avant 1982, sous une forme radicalement modifiée. Niederungen (les Ordonnances) suivi, deux ans plus tard, par Drückender Tango (le Tango des Opresseurs) ou l’artiste décrit l’hypocrisie de la vie villageoise et de l’oppression brutale des non-conformistes. Elle dessine le portrait de la mentalité de zélote faschiste de la minorité allemande, son intolérance et sa corruption. Il va sans dire qu’elle fut durement étriée d’ainsi détruire l’image idyllique de la vie rurale allemande en Roumanie. Müller travaillait comme enseignante, quand le manuscrit non-censuré de Niederungen se retrouva en Allemagne, publié par Rotbuch Verlag, il remporta un succès critique instantané. Après un voyage au salon du livre de Frankfort où elle parla publiquement contre la dictature roumaine. Elle continua à écrire bien que sa situation en Roumanie devenait intolérable. En 1987, Elle émigra à l’ouest, avec son mari, Richard Wagner. Elle vit depuis à Berlin. Beaucoup de ses œuvres reflètent sa propre histoire. Der Mensch ist ein großer Fasan auf der Welt (Les Gens sont le plus gros Faisan du Monde)(1986) déroule la chronique d’une famille de paysans germano-roumains qui essaie obtenir des passeports pour quitter le pays. Comme les travaux précédents, ce conte expose la corruption brutale du village en démontant comment les officiels, du postier au curé demandent de plus en plus de faveurs matérielles et sexuelles pour ceux qui demandent à quitter le pays. Ceci tout comme la collection Barfüßiger Februar (février à Pieds Nus) (1987), écrit alors que Müller attendait la permission d’émigrer à l’ouest. Reisende auf einem Bein (Voyager sur une Jambe) (1989), décrit les problèmes d’installation à l’ouest, et les sensations d’aliénation qui pourrissent l’exil politique De nombreux essais tel Eine warme Kartoffel ist ein warmes Bett (Une Pomme de Terre Chaude est un Lit plus Chaud encore)(1992) sont des réflexions sur les évènements politiques, écrites dans la perspective d’une femme qui refuse d’employer le mot patrie Un second volume d’essais, Der Teufel sitzt im Spiegel (Le Diable est dans le Miroir)(1991) y compris une série de lectures "Gedanken zum Schreiben"(Merci à l’Ecriture) tenues à l’Université de Paderborn en 1989-1990. C’est la clé indispensable pour comprendre les tensions et les conflits qui donnent naissance à l’imagerie poétique de son œuvre. Le volume comprend une série de collages combinés à du texte. 94 collages fuent publiés sous le titre Der Wächter nimmt seinen Kamm ( le Gardien connaissait son Peigne). Vom Weggehen und Ausscheren (du Départ et des sorties) en 1993 ; La densité des images poétiques concentré en des pages sans chapitres, forme un réseau évolutif de motifs donnant l’unité de l’ensemble. La nouvelle Der Fuchs war damals schon der Jäger (le renard était déjà le Chasseur) (1992) est une refonte complète du Der Fuchs der Jäger, (le Renard est le Chasseur) coécrit avec Harry Merkle. Le caractère principal est un instituteur harassé par la police secrète roumaine. Par la synecdoque, Müller portraiture la fragmentation du moi qui s’opère dans une nation gouvernée par la peur. Une autre nouvelle Herztier(Bete de Coeur) (1994) est l’expression la plus riche en date de la vie sous la dictature roumaine qui relient l’enfance réprimée de la narratrice à l’oppression brutale de l’Etat. Dans Hunger und Seide (la Fain et la Soie)(1995), collection d’essais qui relatent sa situation de non-conformiste et de dissidente à Nitzkydorf et à Timisoara. Ses œuvres sont caractérisées par un langage pur et des métaphores métonymiques à la fois récurrentes et évolutives dans tous ls contes. L’oppressivité des thèmes est allégée par la beauté de sa prose et les éclats d’humour qui soulignent certaines de ses images. Par les mots et par l’action, Müller continue à démontrer son her indépendance du dogme de l’église et de l’état et n’a cessé de critique ces écrivains d’Allemagne de l’Est qui ont collaboré avec la police secrète. Elle a donné sa démission du Pen club pour protester contre sa fusion avec l’ancienne branche de l’est. Elle a obtenu de nombreux prix littéraires, entre autres les prix Marieluise-Fleißer(1990), le Prix Littéraire Kranichsteiner (1991), le Prix Kleist (1994), le Prix Europeen "Aristeion" (1995).

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Le Symbole Perdu par Dan Brown

Si ce n’était pour les machinations barbares du vilain, autre carcasse mortifiée et unidimensionnelle qui vous donnent des frissons dans la moelle épinière ou la conspiration genre enjeu oedipien. Non, le plus terrifiant à propos du Symbole Perdu est que Brown n’a pas flanché quand le Vatican a condamné le Code Da Vinci et à protester contre le tournage du film Anges et Démons à Rome, à le croire, clairement hanté par la secte puissante et secrète des Maçons.   Son livre ressemble à une tentative désespérée de s’intégrer à la Maçonnerie plutôt qu’à une interprétation des étranges rites et symboles qui illuminent comme dans –illuminati!- comment le club ultime et privé de la bande des garçons a conspiré pour donner forme à la capitale de la nation et à la civilisation occidentale depuis que Georges Washington inaugura la pierre d'angle de l’immeuble du Capitole avec le rituel et vêtu du costume de Maçon complet avec un délicieux petit tablier de satin assorti. Si les Maçons intimident plus que le Vatican, Si Brown et devenu une part de leur rideau de fumée sémiotique, alors, tout ce que je peux dire c’est : que Dieu nous aide tous ! Pendant ses cinq ans de recherche, a-t-il commencé à croire ces histoires sensationnelles qui racontent que les Maçons vous coupent le cou quand vous révélez leurs secrets, a-t-il découvert que les Maçons ne sont pas seulement des vieux mecs dans un drôle de costume qui profitent d’une bonne soirée loin de leurs femmes ? Pourraient-ils vraiment être comme se le demandait un documentaire récent de Channel Discovery des conspirateurs athées liés par un pacte de mort qui infiltrent les institutions et mènent le monde ? A-t-il décrypté les documents codés enfermés dans un coffre de la CIA, fondée par un ancien Maçon, Harry Truman. Et ces légendes sauvages étaient-elles vrai ?, que Jack l’éventreur était Maçon et que son identité fut couverte par le commissaire, Maçon lui-même ? Que Salieri et d’autres assassinèrent Mozart après qu’il révéla quelques-uns uns des secrets maçonniques dans dans la Flûte Enchantée ? En s’intéressant plus avant aux excavations de Brown sur le pouvoir mystique de Washington, les anciens portails, les passages secrets et les mondes d’ombre. Pour les natifs qui ont aimé ces monuments depuis leur enfance, le temple du Rite Écossais avec ses deux sphinx, seizième rue, le Capitole brillamment éclairé, peuvent se montrer curieux d’en savoir plus sur ces vénérables temples de marbre et enfin accéder à la sagesse secrète des âges. Ils s'entendraient rapidement avec Robert Langdon, pseudo de l’auteur, traître en tweed et éviteraient l’ennui de penser que le symbologiste de Harward porte encore sa montre Mickey Mouse, qu’il moût à la main ses grains de café de Sumatra et refuse de comprendre quand une mignonne avec un cerveau se matérialise pour l’aider à démêler les secrets anciens. Le personnage de Katherine Solomon, mince, aux yeux gris experte en sciences noétiques, l’étude « des potentialités inexploitées de l’esprit humain ». Brown voudrait peut-être aussi explorer les potentiels inexplorés du corps humain, depuis que l'héroïne a la cinquantaine, ce qui a du sûrement faire sursauter les cocktails dans les bureaux de Hollywood, quelques années plus âgée que Langdon, sans doute allusion à son épouse et muse, Blythe, qui a douze ans de plus que lui et l'aida à rédiger 187 hommes à éviter : Un Guide de Survie pour les Femmes frustrée de leur romantisme. Les émotions sont le genre de choses que Brown semble avoir de la difficulté à déchiffrer. Ses scènes de sexe sont cryptées, Katherine et Langdon agissent en camarades puisqu’elle sait même le poids des âmes, leurs scènes de sexe les plus torrides s’expriment par un regard ou une expression amicale de Robert. Les nouvelles de Brown semblent évidemment inspirées par Indiana Jones et les Conquérants de l’Arche Perdue. Mais il ne peut qu’imiter la narration galopante et la fascination des archétypes mythologiques, pyramides, saint graals, carte du trésor et codes secrets, Il n’accède pas au coté sexy et ludique de l’héritage Spielberg-Lucas. Ses métaphores se répandent sur la page. Inoue Sato, un fonctionnaire des renseignements enquête sur une main sans corps portant une bague maçonnique et les tatouages iconiques qu’on peut voir dans la rotonde du Capitole, naviguait dans les eaux profondes de la CIA comme un leviathan émergeant seulement pour dévorer sa proie ou alors, çà la frappa de plein fouet ou la révélation s’écrasa sur Langdon comme une vague. Et juste au moment ou le héros pense qu’il peut retourner dans l’eau sans danger, une autre mauvaise métaphore l’emmène comme une vague : Maintenant, sa tête lui faisait mal comme un torrent tumultueux de pensées intimes connectées. On peut pratiquement entendre la musique féerique d’un orgue si Mal’akh, le vilain de la fable, aux yeux qui brillent d’une férocité animale, apparaît parfois parodie d’un mauvais de Bond : tu n’es qu’une toute petite pièce dans une grande machine ou de Woody Allen : le corps soupire quand le corps soupire. Brown n’en garnit pas moins l’ouvrage de ces expressions : revêtu seulement d’un pagne entourant ses fesses et son organe sexuel au repos, Mal’akh commença ses préparations, et Pendu en dessous de l’arche, son organe, massif portait les symboles tatoués de sa destinée. Dans une autre vie, ce lourd axe de chair était sa source de plaisir charnel. Mais plus maintenant. Brown a toujours écrit des scénarii déguisés en nouvelles, mais maintenant il coule aussi dans le bronze. Warren Bellamy, L’architecte maçonnique du Capitole, est décrit comme un ancien afro-américain, aux cheveux coupés de près, énonçant ses mots avec une précision croquante : Bellamy était léger et détendu érigé droit, le regard percant exprimant la confiance d’un homme qui contrôle ce qui l’environne. On dirait Dieudonné qui téléphone à Thierry Lhermitte. Le caractère de Bellamy offre à Brown une autre opportunité pour faire mousser le Maçon, quand l’architecte dit à Langdon : l’art de la franc-maconnerie, m’a donné un profond respect pour ce qui transcende la compréhension humaine. J’ai appris à ne jamais me fermer l’esprit à une idée simplement parce qu’elle serait miraculeuse. L’auteur est devenu riche et fameux sans jamais atteindre la subtilité. Un caractère ne plonge pas seulement dans le noir, encore doit-il être d’encre. Un caractère n’écoute jamais en état de choc mais bien doublement choqué. Et considérez ce monologue intérieur bancal du chef de la police du Capitole : Le Chef Anderson se demandait ou tout cela finirait. Une main dans la Rotonde ? Un mausolée, un mort, dans ma cave ? Des gravures bizarres sur une pyramide de pierre. Soudainement, son petit jeu avec les Redskins sembla perdre toute signification. Tout le monde a entendu dire que dans le temps les Maçons n’étaient pas les bienvenus chez les Catholiques et qu’ils étaient considéres comme étant tellement anti-catholiques que ceux d’entre eux qui les rejoindraient se verraient excommuniés. Aujourd’hui, les désaveux de l'Église ont mis la sourdine eux toujours si exclusifs quand il s’agit de rites secrets, de rituels de sang et d’exclusion des femmes. Mais Langdon suggère aux étudiants de Harward que les Maçons sont d’une ouverture d’esprit rafraîchissante et ne pratiquent aucune sorte de discrimination. A un étudiant qui proteste que la Maçonnerie à l’air d’un culte fantomatique, Langdon répond que c’est un système moral et il note : La Franc-maçonnerie n’est pas une société secrète, c’est une société avec des secrets. Il débusque des histoires de pères fondateurs, supposés introduire un pentacle satanique et le compas et le carré des Maçons dans le dessin des rues de la capitale en rajoutant que si on dessine suffisamment de lignes d’intersection sur une carte, vous allez trouver toutes sortes de formes. Les Maçons sont représentés par la personnalité attrayante de Peter Solomon, frère aîné de Katherine, bel homme, riche historien et philanthrope qui dirige le Smithsonian Institute et inspira au jeune Langdon son intérêt pour les symboles. Dans une interview, Brown a dit avoir été tenté de rejoindre les Maçons, appelant leur philosophie Une belle étape pour la spiritualité humaine. Dans le prochain opus, on verra probablement, Langdon revêtu d’un fez de pèlerin avec un châle Burberry et un tweed de chez Rampon. Dans ce livre, l’aide de Langdon permet d'empêcher le vilain de publier une vidéo sur YouTube, qu’il a enregistré secrètement pendant ses rites d’initiation maçonnique. Le gagoulé boit, dans un crane, des vins rouge sang avec une dague pressée sur sa poitrine nue ; il doit prendre part au procès-verbal de son propre meurtre, il y avait des coups simulés sur sa tète, y compris l’empreinte d’un marteau rituel, on y entendait une référence biblique au sacrifice humain, la soumission d’Abraham à l’Etre Suprême, au sacrifice d’Isaac, son premier né. Ce sont, en partie des avertissements pour ceux qui laissent sourdre les secrets de l’ordre, avertissements que Dan Brown a clairement pris à cœur. Langdon pouvait dire d’avance que la vidéo était une pièce de propagande injuste, écrit Brown, ajoutant que le symbologue pense pour lui-même que la vérité sera indécice, comme toujours dans la Franc-maçonnerie. Brown ne donne pas ce qu’on attend, des tuyaux sur qui sont les Maçons chez les politiciens d’aujourd’hui et sur quelle usine à gaz ils fonctionnent. On a laissé le travail à Eamon Javers de Politico, qui a mis à jour une liste des Franc-maçons au Congrès qui se lit comme une vaste conspiration de droite. Joe “Vous mentez!” Wilson est un membre de la loge Sinclair de Washington. Le député Eric Cantor de Virginie, président de la minorité de la Chambre, qui essaie de suffoquer le plan santé d’Obama est un membre de la loge de Richmond tput comme son père et son oncle. Charles E. Grassley de l’Iowa, qui proteste contre le plan supposé d’élimination des vieux, pressa Javers en lui disant : Ne nous jugez pas par les drôles de chapeaux que nous portons. Comble d’humiliation, le président Obama a quitté soudainement la Maison Blanche, un soir, récemment et se rendit au Monument Washington, dans l’obélisque qui figure dans le climax de Brown, y resta 20 minutes. Si on ajoute les 13 minutes probablement nécessaires pour atteindre la limousine, s’y faire conduire jusqu’à la Maison Blanche et retourner à sa résidence, vous obtenez le nombre maçonnique magique de 33. Finalement comme dans le Code Da Vinci, Il n’y a pas de rachat. Brown devrait arrêter de se soucier de pyramides non terminées et se préoccuper de nouvelles inachevées. Spielberg et Lucas nous donnèrent, au moins, un arc et des tourbillons, des humains qui se dissolvent. Ainsi on n’obtient aucune ancienne sagesse qui changera profondément le monde tel que nous le connaissons, tout juste un lot de pudding New Age sur que comment qu’on est les dieux que nous attendions, je vous épargne la lutte père fils pour la domination globale, on en a déjà eu assez avec les Bush On s’en fout, hein Dan !

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