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Religion et sécularisme


 

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Gouvernements locaux et délivrance de services

La pauvreté prend de nombreuses formes et demande une réponse d'amplitude. Rendre les services accessibles au pauvres est une partie intégrante de l'effort pour atteindre les objectifs mondiaux. Les services de base du gouvernement doivent permettre aux gens d'être des membres actifs de la société. Dès lors, des fondamentaux tels les routes, la santé et l'éducation primaire sont essentiels pour atteindre les buts proposés. Pour les citoyens qui affrontent l'adversité, la provision de protection sociale est particulièrement importante. Les services gouvernementaux dans les champs du développement économique et de la culture, par exemple, sont aussi destinés à être des biens publics qui apportent des bénéfices aux individus et aux sociétés. Des améliorations substantielles dans le fourbissage des services publics sont une des clés qui permettront d'atteindre les objectifs du millénaire. Ils demandent des ressources financières mais ce n'est pas la panacée universelle. La livraison effective dans les situations spécifiques demandent des mises au points spécifiques qui stimulent les efforts des gouvernements et des acteurs non-gouvernementaux. Chacun de ces acteurs ont aussi besoin de mieux mesurer leurs défis et de déterminer des réponses de services viables et appropriés. De plus, une livraison effective demande un gouvernement intègre et une gestion des performances afin que les fonds soient dirigés en urgences vers les besoins les plus criants et que des stimulants soient proposés pour permettre aux fournisseurs de services de faire un usage optimum des ressources disponibles.

Quels sont les acteurs principaux investis dans la délivrance de services publics?

Le gouvernement national n'est pas le seul acteur, le secteur privé, les communautés et la société civile, tous jouent un rôle important dans la formation de la demande, dans le développement des politiques d'état et dans la délivrance de services. Les relations entre ces acteurs changent quand l'état est solide ou affaibli, la démocratie trouve ses racines et les citoyens deviennent plus exigeants. Durant les décades récentes, les gouvernement ont augmenter le partage de responsabilité pour la provision de services avec les pouvoirs locaux, à l'aide d'une variété d'arrangements publics intergouvernementaux et ainsi tendre à améliorer la réponse et la responsabilité de de la qualité de délivrance de services, quand d'autres stimulent la demande pour une meilleure surveillance par la communauté des services locaux de gouvernement. Plusieurs de ces initiatives paraissent prometteuses.

Comment les gouvernements locaux peuvent-ils rendre effective la délivrance de services?

Partout dans le monde, à la fois dans les pays développés et les pays en développement, il a été observé que la délivrance de services décentralisée pouvaient obtenir des gains en rapidité supérieurs que dans les systèmes centralisés. Il est important de noter que les gouvernement détiennent plus d'une option à cet effet. Dans de nombreux pays, les gouvernements responsable pour la délivrance de services, ont créé des bureaux locaux auxquels ont été dévolus plus de ressources et plus de décisions. En principe, un gouvernement bien décentralisé est à même d'augmenter la ressource totale pour le service du public pauvre et peuvent accorder ces ressources sur le plan national en accord avec les besoins locaux là ou ils sont le plus pressant. Bien que les unités décentralisées aient la possibilité d'adopter des pratiques de gestion plus proches des intervenants locaux, ils n'ont pas la possibilité d'atteindre au même degré de réponse et de contrôle vertical comme c'est le cas dans le secteur public ou les services sont délivrés par des gouvernements locaux élus. L'usage de la dévolution est la forme la plus achevée de décentralisation, quand les gouvernements locaux élus ont le pouvoir, soit par la reconnaissance des leurs compétences générales dans certains domaines d'application ou en transférant la responsabilité de services spécifiques. La tendance globale se dirige vers des formes élues de gouvernements locaux qui combinent responsabilité verticale et service public fort directement responsable devant son public. Si le choix de la dévolution est fait, les autorités centrales retiennent une autorité au niveau local en installant et en supervisant les conventions de livraison mais les gouvernements locaux conservent la responsabilité de fournir le service public. les poids des responsabilités du service public et le degré d'autonomie acquis par les gouvernements locaux varient beaucoup de pays à pays. tout le monde reconnaît que si ils sont bien situés, ils ont aussi besoin de plus de pouvoirs pour mener à bien les objectifs du millénaire. Ces gouvernements sont d'abord urbains, bien établis, possèdent une base de moyens de productions qui est le fer de lance de l'effort. Inversement, les petits gouvernements locaux nouveaux et mal aidés doivent se battre afin de mettre en place des fonctions de service ayant un sens.

Pourquoi les gouvernements locaux ne réalisent-ils pas leur potentiel de réalisation de service publics?

Dans certains cas, les gouvernements nationaux rencontrent des difficultés pour développer et implanter une approche de décentralisation des services publics. Le ministère réformiste peut prendre les mesures adéquates afin de guider les initiatives de décentralisation à l'aide de lois et règlements, mais il n'est pas inhabituel pour tel ou tel secteur ministériel de résister ou de rejeter les réformes. Le résultat de ces résistances se concrétisent par des législations conflictuelles et des implémentations inconsistantes entre les secteurs. La continuation des objectifs du millénaire par les gouvernements locaux est faite de contrats sociaux qui permettent aux responsables locaux de s'engager publiquement sur l'agrément des conventions, sur la fourniture d'informations, sur le règlement des réclamations, sur les indicateurs de performance, sur la bonne fin, sur la valeur des services pour l'argent investi et pour l'implantation de réformes décentralisées saines qui contribuent souvent à des bilans de services qui sont souvent loin d'être ce qu'on peut en attendre. Même quand le gouvernement national est consistent dans sa politique et que son aide est significative, l'introduction d'un système de gouvernement local adéquat se voit confrontée à d'autres épreuves délicates. Les officiels élus des gouvernements locaux manquent souvent d'expérience ou ils sont liés à certains groupes de pression qui manquent de répondre à l'intérêt public. L'avantage de la proximité peut être mis à mal par l'absence de mécanismes de mise en œuvre pour impliquer les citoyens et les organisations communautaires de base. Les gouvernements locaux doivent se battre pour imposer leurs problèmes à l'agenda national. Dans beaucoup de pays, les maigres ressources et les capacités produites par les communautés locales sont fort variables. Ces éléments compromettent considérablement l'analyse effectives des enjeux communs. Ils rendent difficile la communication et la promotion des initiatives nationales de programmation politique qui puissent effectivement renforcer le rôle des gouvernements locaux dans leurs rôles de provision de services. La décentralisation n'est pas une route sans obstacles pour l'amélioration des services publics. C'est une conséquence des actions partielles entreprises mais aussi des facteurs complexes qui influencent la qualité et l'accessibilité des services. En dépit de cette réalité, de notables progrès peuvent noir le jour, en particulier quand la demande et l'offre de services se répondent simultanément. Les schémas nationaux ont inclus des incentifs de performance aux gouvernements locaux qui ont mis en place des processus de gouvernement, particulièrement en gestion financière dans l'attente d'un meilleur niveau de service. Une autre méthode plus directe est de centraliser le contrôle de l'amélioration des services sur la base de la vérification des remboursements des coûts. Des efforts locaux contribuant à réévaluer les procédures d'activité pour les services, spécialement celles des permis de construction, qui parfois, peuvent réduire significativement les périodes d'attente et de documentation. Certains gouvernements locaux ont invité les organisations de la société civile à la table de discussion politique et sont parvenus, dans quelques cas, à établir de véritables arrangements de cogestion. Ils ont aussi aidé ou accepté d'autres initiatives pour assurer une meilleure responsabilité locale tels les budgets participatifs et le traçage des dépenses, le suivi et la surveillance ainsi que les rapports citoyens améliorant ainsi la scrutation par le public des opérations locales. Les gouvernements locaux ont travaillé avec les citoyens pour préparer des protocoles qui spécifient la réponse aux attentes des usages et de la communauté en général.

Comment rendre effectif le potentiel des gouvernements locaux à délivrer du service

Si la position des gouvernements locaux est appropriée, ils sont plus à mémé de gagner la confiance publique que les gouvernements nationaux. Leur légitimité vient de leur visibilité, leur accessibilité et leur responsabilité sont des formes importante du capital social. il est crucial que les gouvernements locaux communiquent et partagent leurs réussites avec les autres gouvernements locaux et le gouvernement national. Il n'est pas certain, aujourd'hui que les gouvernement local correspond à l'amélioration des niveaux de services disponibles. Quand les défis et les circonstances changent, il est nécessaire que les gouvernements locaux disposent des pouvoirs qui leur permettent de s'adapter et de continuer à innover même si la qualité de leur réponse au public demeure la même et que les engagements du public ne changent pas. Il est évident que le cadre gouvernemental est important pour prendre soin du dynamisme au niveau local. La motivation national si elle est mal maniée peut aussi compromettre la motivation locale. Les donateurs et les militants doivent garder à l'esprit que la délivrance de services doit être dirigée à la fois du point de vue national et du point de vue local. De plus en plus, les pouvoirs locaux doivent être pourvus de mandats qui reconnaissent leurs diversités et maximalisent les possibilités d'auto-gouvernement. En combinant attentivement les responsabilités et les obligations avec les pouvoirs discrétionnaires locaux ( par exemple par un cadre législatif graduellement plus permissif), qui permettront aux officiels locaux de se montrer plus flexibles et d'apporter de meilleurs réponses. Quand les gouvernements locaux se voient donner la possibilité d'augmenter les taxes locales, au moins sur un mode marginal, cela leur permet non seulement de financer les services locaux mais aussi de promouvoir l'influence de la population par rapport au secteur public. Et aussi leur capacité à juger l'action des dépenses publiques. Il s'agit d'adapter les meilleures compétences des services à un financement adéquat, par une combinaison de transfert intergouvernemental et de pouvoirs fiscaux locaux, pour assurer au public la provision financière la meilleure possible pour tous les services tandis qu'il adhère aux contraintes budgétaires et montrent de la discipline fiscale.

La discussion sur les objectifs mondiaux

Certaines questions doivent être mise en exergue dans la perspective de renforcer le rôle joué par les pouvoirs locaux dans la délivrance de services à l'usage du public et accélérer ainsi l'agenda des objectifs du millénaire y compris:

1 Dans quelle mesure les gouvernements sont-ils perçus en tant que protagonistes principaux dan la poursuite des objectifs du millénaire?

2 Quel sont les meilleurs résultats obtenus par les pouvoirs publics dans leur service à l'égard des moins favorisés, sont-ils les principaux prestataires?

3 Le choix de la décentralisation convient-il aux acteurs nationaux en comparaison des autres options possibles dans une discussion plus large sur la décentralisation, la déconcentration, les agences opérationnelles distingues, les organisations communautaires ou les contrats avec les entrepreneurs privés. Sous quelles conditions les pistes poursuivies par les objectifs du millénaire sont-elles mises en œuvre par les pouvoirs locaux rejoignent-elles les buts et les perspectives qu'ils se sont proposer et une dévolution plus étendue porte-t-elle ses fruits?

4 Les pouvoirs locaux ont-ils besoin de plus d'auto-gouvernance afin de mieux adresser les problèmes de services et de trouver des réponses plus créatives et plus appropriées. Comment créer un sens meilleur de l'autonomie locale en termes de structures, de financement, de fonctions et d'administration?

5 Il est préférable de voir les pouvoirs locaux se focaliser sur leur rôle de fournisseurs de services et de reconnaître leur caractère démocratique avec une responsabilité sur la manière par laquelle le délivrance de services est entreprise, c'est à dire les objectifs de redistribution et l'usage du pouvoir d'acquisition afin d'atteindre les fins sociales demandées et aussi d'envisager les ambitions et les perspectives réclamées par ceux-ci.

6 Quels sont les mécanismes de responsabilité, particulièrement à l'égard des citoyens,nécessaires pour permettre aux gouvernements locaux de définir la taille de sa provision de services et comment engagent-ils la délivrance de services avec les parties prenantes tiers?



 



 



 



 

Sérénade Huastèque

Je chante à ta fenêtre
je sais que je t'aime
tu ne me veux pas
mais par toi je meurs
Ils disent que je m'égare
en m'éveillant de mes songes
mais ils se trompent
car je veux te posséder
Qu'est-ce que je vais faire ?
Si je dois t'aimer
je t'ai déjà adoré
et je ne peux t'oublier
je sais qu'il y a beaucoup de femmes
qui s'offrent a qui le veut
mais seulement toi m'importe
ma brune tourterelle
Mon cœur t'a choisi
et je peux pas te voir pleurer
ton pauvre cœur a déjà trop souffert
maintenant tu dois le vouloir

                                                           Alexandro Fernandez

Les Noirs de la Confédération

Les Noirs de la Confédération

Le 15 février 1862, La Louisiane dissolva toutes ses milices en exécution des nouvelles lois militaires. Parmi ces organisations démembrées figurait une milice unique dans la Confédération, le Premier Régiment de la Garde Indigène. Ce qui le rendait particulier, sa composition, faite d'Afro-Américains. On peut trouver naturel que le seul régiment noir de la Confédération se trouva fondé en Louisiane et plus spécialement à la Nouvelle-Orléans, bruissante de racines françaises, espagnoles et africaines. La cité du Croissant était une métropole cosmopolite, la plus grande du sud d'avant la guerre et possédait en 1860, 168.000 habitants, par comparaison, Charleston, fer de lance du Sud n'en comptait que 40.000. Un groupe distinct qui parlait français, dans une cité diverse s'incarnait dans «les gens de couleur libres» La progéniture d'hommes et de femmes européens de descendance africaine se fit une place dans la société de Louisiane quelque part entre la population blanche et les noirs esclaves d'origine africaine. Leur position héritée trouvait son origine dans les gouvernements maintenus par les Français et les Espagnols sur la Louisiane, qui montraient plus de tolérance pour les métis. En réalité, beaucoup de ces «gens de couleur» étaient propriétaires et possédaient même des esclaves, ils travaillaient à des artisanats spécialisés et a des occupations professionnelles qui embrassaient tous les pièges d'une société respectable. Malgré leur efforts pour gagner le droit de cité comme troisième caste, les «gens de couleur libres» trouvaient beaucoup de blancs hostiles à leur discrètes sinon évidentes hérédités. Si leur position, à bien des égards se trouvait meilleure que celle de la plupart des noirs du sud, ils n'en étaient pas moins, en rien ,égaux aux blancs de la Louisiane. La Garde Indigène encourut l'inimitié raciale durant sa courte existence, en dépit d'une longue tradition de service militaire noir en Louisiane. Des hommes d'origine africaine avaient combattu pour la Louisiane depuis 1727 lorsqu’ils se joignirent aux Français pour battre les indiens Choctaw; ils se battirent pour les espagnols durant leur gouvernement sur la Louisiane, aidant à capturer les forts de Natchez et de Baton-Rouge en 1779. quand les États-Unis prirent le contrôle de la Louisiane en 1803, les «libres gens de couleur» offrirent simplement leur allégeance au nouveau pouvoir, il aidèrent à réprimer la révolte des esclaves en 1811 et plus notablement, sous Andrew Jackson, ils se battirent à la Nouvelle-Orléans à la fin de la guerre de 1812. Sinon, quand les noirs libres de la Nouvelle-Orléans organisèrent le Premier Régiment Indigène au début de la guerre civile, ils ne manquèrent pas de rencontrer des résistances. Bien que le Gouverneur Thomas D. Moore déclara l'unité bonne pour le service le 2 mai 1861 et nomma un colonel blanc, Henry D. Ogden, pour commander les 33 officiers noirs et les 733 hommes enrôlés, l'état refusa de leur fournir des armes et de les équiper. L'unité subsista, parce que beaucoup de Gardes Indigènes refusèrent d'accepter l'augure et s'équipèrent à leurs frais. La question évidente: pourquoi ces officiers et ces hommes voulaient-ils se battre pour la Confédération, alors qu'il existait tant d'hostilité contre eux à l'exception d'une mince venue de journaux applaudissant à leur patriotisme, le Général Benjamin Butler,vainqueur de la place pour l'Union après la capture de la Cité du Croissant en avril 1862, la posa. Les anciens membres de la Garde Indigène lui dirent qu'ils avaient organisé l'unité parce qu'ils voulaient tempérer toute suspicion de déloyauté noire pendant l'hystérie guerrière de 1861. En d'autres mots, ils cherchaient à protéger leurs propriétés et leur position sociale relativement privilégiée dans la hiérarchie raciale louisianaise, en montrant leur patriotisme, réellement ressenti ou non. En dépit de ces gestes de loyauté, les blancs restaient indifférents ou hostiles au Premier Régiment de la Garde Indigène. Il fut permis à l'unité de participer à plusieurs grandes parades militaires de la milice urbaine. Le gouvernement de l'état refusa de les armer et de les équiper pendant toute l'année 1861. Le temps passa et les membres de la Première Garde Indigène réalisa qu'elle n'était rien de plus qu'un instrument de propagande qu'on ne mettait en avant que elle servait l'état mais que jamais, on ne lui donnait de responsabilités ayant un sens. Le coup de tocsin de l'unité se matérialisa par les nouvelles lois sur la milice de 1862, qui limitait le service aux hommes blancs. L'unité sera dissoute formellement un mois plus tard, mais réinstallée le 24 mars 1862 lors que les forces de l'Union menaçait la Nouvelle-Orléans. Bien qu'ayant à faire face à l'invasion, les chefs de la Confédération n'assignèrent jamais un rôle substantiel à la Garde Indigène. On leur donna des vieux mousquets et l'ordre fut de garder l'est du quartier français. Quand les forces confédérées abandonnèrent la Nouvelle-Orléans fin avril 1862, la Garde Indigène fut laissée derrière et elle se débanda pour de bon. Le Premier Régiment de la Garde Indigène devint bientôt un épisode oublié de l'histoire de la Guerre Civile. Son nom sera repris par un régiment de l'Union constitué de gens de couleur libres, avec quelques uns des mêmes hommes dans ses rangs qui avaient essayé de servir la Confédération. Un des premiers héros militaires noirs de la cause de l'Union, André Cailloux, fut tué à la bataille de Port Hudson en mai 1863, avait été officier dans l'unité de la Confédération du début. Manifestement, certains gens de couleur étaient préparer à défendre leur position sociale en combattant pour qui que ce fut qui détienne le pouvoir à la Nouvelle-Orléans. Après une longue obscurité, dans les années récentes, l'unité a trouvé une notoriété grâce aux partisans sudistes ayant souligné l'évidence que que des dizaines et même des centaines de milliers d'Afro-Américains se soient battus pour la Confédération, assertion que les spécialistes de la guerre civile, y compris l'auteur,rejettent fermement. Alors que quelques évidences anecdotiques suggèrent la présence de soldats noirs dans les rangs du Sud, Armer des Afro-Américains se trouvait à l'encontre de la politique confédérée, jusqu'à la défaite finale et, à l'exception du Premier Régiment Indigène de Louisiane, il n'existe aucune preuve d'autres unités confédérées noires. La Garde Indigène elle-même est la meilleure preuve qu'elle ne fut jamais vraiment acceptée et qu'elle fut rapidement démantelée face à l'idéologie suprématiste blanche fondamentale à la Confédération. En réalité le Premier Régiment de la Garde Indigène de Louisiane vint à l'existence pour des raisons liées à la complexité de la hiérarchie raciale dans certaines régions du Sud de l'avant-guerre qui créa des poches d'Afro-Américains relativement privilégiés qui comprirent clairement la vulnérabilité de leur position et firent ce qu'ils purent afin de la protéger. source

Le fruit défendu

Même à nos époques progressives, les incertitudes religieuses abondent encore, alors que nous approchons de la saison sainte qui commence le jour de la saint Martin, le 16 janvier et s’étend tout au long du mois de l’Histoire Noire. C’est devenu dramatiquement clair, la semaine dernière au collège tout près d’où je vis, endroit de l’abolition des anciennes vacances chrétiennes et des semaines qui les précèdent pour la voie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout, les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait  l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes,  aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ  qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé  « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce, une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement  ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si  le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la  sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui  désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions. source    

Le fruit défendu

Même à nos époques progressives, les incertitudes religieuses abondent encore, alors que nous approchons de la saison sainte qui commence le jour de la saint Martin, le 16 janvier et s’étend tout au long du mois de l’Histoire Noire. C’est devenu dramatiquement clair, la semaine dernière au collège tout près d’où je vis, endroit de l’abolition des anciennes vacances chrétiennes et des semaines qui les précèdent pour la voie royale qui mène au 16 janvier jour de la fête du héros éponyme, j’ai nommé Martin Luther King. Pendant ce temps, l’institution fait tous les efforts possibles pour commémorer les procès et le martyr de MLK. Considérant la stature, la journée habituelle de commémoration fut jugée inadéquate, cette fois ci, ils se préparent à une semaine de célébration de leur sauveur du vingtième siècle. La semaine sacrée se passera à remémorer la passé raciste de l’Amérique à se demander comment pourrait se liquider ce passé et, plus important que tout, les sentences de MLK peuvent faire avancer l’agenda des homosexuels et des travestis. ? Quand fut émise la requête de proposer des conférences, un seul membre de la faculté se fendit de répondre, mais depuis qu’il avait  l’impudence et la témérité de questionner la pureté spirituelle de monsieur King, sa proposition s’est trouvée immédiatement rejetée. I l n’y a, certes,  aucune raison de penser que d’autres membres de la faculté soient également irrévérents. Un autre professeur écrivit à ses collègues que les célébrations proposées ne mettaient pas suffisamment l’emphase sur la perversité du sud. Il écrivait aussi que le collège n’en faisait pas assez pour exalter Luther King, cette figure véritablement héroïque qui nous a élevé au-dessus de notre bigoterie. La communauté éducative, donc, se prépare paisiblement, avec révérence jusqu’à ce que quelqu’un émette une suggestion qui donna aux croyants l’impression de recevoir le contenu d’un camion de la voirie sur la tête. Interruption en tout point semblable à la controverse sur la divinité du Christ  qui ravagea le monde paléochrétien. La personne qui créa le drame appartient à la vénérable institution du « Centre pour une Citoyenneté Globale », il avait pris la responsabilité d’aider à planifier un diner international offert à des étudiants étrangers, le jour même, le plus sacré du calendrier liturgique académique. Avec une simplicité enfantine, il proposait d’inclure dans la fête un grand fruit charnu nommé  « w….n ». Sans arrière-pensée, le comité préparait le menu sans se soucier de l’aval de leurs supérieurs religieux, en l’espèce, une négresse, la Directrice de la Diversité. Auraient-ils agi, par le canal de la chaine de l’autorité désignée, la controverse qui s’en suivit n’aurait probablement pas eu lieu. Le bas clergé aurait su que cela se s’opposait aux enseignements de l’église du politiquement correct et de sa cheftaine minoritaire, directrice de la diversité. De pareilles contradictions sont, sans doute, à l’origine de la séparation de l’église au seizième siècle, moment sensible de superstitions religieuses éculées ; La directrice de la Diversité prononça emphatiquement l’interdiction à son troupeau de servir des « w….n » le jour de la saint Martin. La prélate explique que le « w….n » est un symbole de l’oppression de tous les noirs, que ce serait raciste d’en servir lors d’un évènement du collège. On peut mettre au crédit que les associés de la «Citoyenneté Globale » retirèrent immédiatement leur menu et ont agis avec contrition depuis lors. Mais, des êtres si obscurs pourraient-ils reconnaitre cette offense pour ce qu’elle est ? Ils avaient routièrement  ignoré qu’une telle interdiction pourrait venir. Durant des mois, la Directrice s’étaient plainte que des fruits défendus étaient servis sur le campus. D’autres choisirent d’ignorer ces cris de désespoir. C’eut été bien si le premier personnage ecclésiastique officiel eut expliqué de manière conclusive l’extension maximale de l’interdiction. Mais, La dame était taciturne et ne s’engagea pas sur la question morale et une signification rituelle d’une telle profondeur. Un clerc, encore aujourd’hui, vaguement associé avec la religion chrétienne désormais égarée, fit appel au Bureau de la Diversité pour obtenir une clarification. Allons-nous voir émerger un scandale politique si le fruit apparait à nouveau sur le campus ? L’avenir du collège inclut, peut-être un pastègate local. Sera-t-il encore permis aux étudiants de consommer du « w….n » à l’intérieur de l’établissement ? Et qu’en est-il des dortoirs et du grignotage entre les classes ? On pourrait instituer différents degrés d’interdiction, dépendant du fait de savoir si  le public étudiant suit ou non le sentier escarpé de la recherche de la perfection dans le politiquement correct. Peut-être pourrait-on leur permettre de grignoter du fruit en privé, mais pour ceux qui recherchent la  sensibilité absolue alors il sera nécessaire de pratiquer une abstinence totale. Alors, j’ai choisi une voie moyenne, comme je suis profondément intoxiqué au fruit du péché et que j’en achète même en hiver quand ils viennent du Chili, je ne peux pas m’empêcher d’en manger. Mais je peux montrer de la restriction mentale en évitant de mentionner le mot qui  désigne cette chose verte avec une pulpe juteuse et rouge à l’intérieur. C’est le moins que je puisse faire pour exhiber ma solidarité à l’égard de ces vrais croyants. D’autres répercussions sont à craindre, des bagarres pourraient éclater dans la salle à manger si le truc rouge tant craint se retrouvait par hasard dans une salade de fruits alors que les étudiants, restent sans certitudes, face à une telle situation. Doivent-ils jeter le polluant dans la poubelle ou doivent-ils bruler l’objet rouge et pulpeux de craindre de se contaminer avec une substance raciste ? Que fait un praticien laborieux du politiquement correct si le contaminant tombe sur ses chaussures en entrant dans un supermarché ? Doit-on détruite la paire de chaussures polluée par le contact avec le racisme ? Et si je profère accidentellement l’horrible mot au comptoir d’un marchand de fruit ? Il-y-a-t-il une pénalité ? Doit-je répéter, « j’ai eu un rêve » cent fois ou être présent à la réunion mensuelle du comité de diversité du collège. Ceux qui ne sont pas entièrement sensibilisé mendient des instructions. source    

Lincoln et les Mormons

L'Amérique est folle des Mormons, elle n'en a jamais assez, deux candidats à la présidence le sont, Romney et Huntsman, en plus d'un formidable succès dans une comédie de Broadway. Il y a 150 ans, ils tentaient de s'éloigner de la guerre civile. En réalité Ils fuyaient l'Union depuis longtemps. Pratiquement depuis l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers Jours, fondée en 1830, ses disciples restaient sur l'expectative pour la bonne raison qu'ils eurent à souffrir ici ou là, de la brutalité des uns et des autres. Ils étaient attaqués pour leur religion inhabituelle, pour leurs croyances anthropologiques et sexuelles ( ils proclamaient aussi que les anciens juifs, immigrés de la terre sainte en Amérique du Nord devinrent les naturels américains comme le leur révèle des tablettes d'or écrites découvertes dans le nord de l'état de New York. On les attaquait pour la certitude irritante avec laquelle ils clamaient ces croyances. Ainsi, des séries de migrations vers l'ouest, sorte de version moderne de l'exode les menèrent du nord de l'état de New York vers l'Ohio, le Missouri et Nauvoo, ou le fondateur du mormonisme, Joseph Smith fut exécuter par une bande violente en 1844,. Finalement le reste de la communauté échappa à toute juridiction connue. En 1847, ils arrivèrent dans la vallée du grand lac salé ou Brigham dit : "voilà l'endroit"

L'endroit n'était pas spécialement folichon à l'époque, mais pris une ampleur considérable au cours des décades suivantes. C'était encore une partie du Mexique qui entra en possession des Etats-Unis avec le traité de Guadalupe Hidalgo en 1848. La découverte de l'or fit augmenter le trafic terrestre. Rapidement les paysages solitaires du Territoire de l'Utah furent parcouru par les messagers du Pony Express et les apprentis millionnaires. Dès leur arrivée, dans l'Utah, les Mormons constituèrent un gouvernement de leur cru sans aucun lien avec les Etats-Unis. L'état fantôme nommé Deseret, présidé par Brigham Young administrait la loi et la moralité à la manière des patriarches bibliques. Comme beaucoup de ces patriarches, ils définissaient le mariage avec une élasticité pratique. Dans ce cas, c'était le droit d'un Mormon craignant Dieu de choisir autant d'épouses qu'il le souhaitait. Autre raison pour laquelle, les Mormons se retrouvaient en conflit avec les fonctionnaires du gouvernement

Mais les Etats-Unis cherchaient à gouverner ces nouveaux territoires, qui gagnaient rapidement en importance, même si 90% de ses habitants étaient des Mormons hautement sceptiques à propos de ces fonctionnaires fédéraux si lointains. En 1858, L'expédition de l'Utah sous le Général Albert Sidney Johnston, fut commandée pour mener le territoire à la soumission, elle fit des centaines de morts, coûta 15 millions de dollars et n'accomplit aucun de ses objectifs. L'histoire moderne des Mormons appellent encore cette période "l'occupation". Un cessez le feu difficile se traîna jusqu'aux élections de 1860 et à l'irruption de la guerre civile. Ces faits ajoutèrent un prédicat supplémentaire, à l'automne de 1861, à la politique d'Abraham Lincoln. La plupart des américains pensaient avant tout au nord et au sud, mais l'ouest aussi inquiétait son esprit. Avec la rébellion qui faisait rage, Lincoln avait besoin d'autant d'alliés qu'il le pouvait. Al a fois le gouvernement de Jefferson Davis et lui-même convoitaient pour ses minéraux et ses accès au Pacifique. Pouvait-il compter sur les Mormons ? La place ne manquait pas pour le doute, Comme les Confédérés ressentaient une profonde aversion pour le contrôle fédéral, ils favorisaient une institution particulière, la polygamie, assimilée dans l'esprit républicain, à un esclavage. Dénoncé par le parti de Lincoln. La plate-forme républicaine ridiculisait spécialement la polygamie et l'esclavage en tant que "reliques jumelles de la barbarie." En attendant, la plupart des Mormons, profondément religieux, venaient des états du nord. Même si leurs croyances contredisaient, d'une certaine manière, le christianisme, raison qui continuaient à animer les attaques contre le mormonisme en tant que culte, ils n'appréciaient guère l'esclavage. Au point de souhaiter la bienvenue à l'arrivée d'un président barbu avec un nom de patriarche biblique. Certains d'entre eux pensèrent que la rébellion signalait le début d'une guerre sainte qui remodèlerait le monde et finirait par le second retour de Jésus Christ. De façon prémonitoire, Joseph Smith prophétisa en 1932, qu'une guerre civile immense transformerait un jour l'Amérique et qu'elle commencerait en Caroline du Sud. Le 20 octobre 1861, la controverse de l'Utah fut neutralisée et la jonction du télégraphe transcontinental s'opéra à Salt Lake City. A cette occasion, tout le monde parla si fort d'union, Brigham Young remarquait, " L'Utah n'a pas fait sécession et tient fermement à la constitution et aux lois de notre heureux pays." Ces mots ne pouvaient que réchauffer le cœur de Lincoln. Deux jours plus tard, autre bonne nouvelle, le Général J. Arlington Bennett lui écrit afin de lui proposer de recruter de 1.000 à 10.000 Mormons et combattre avec l'Union. Le conflit était loin d'être éteint. Le 18 novembre, Lincoln attaqua la question mormon, dans un style bien à lui. En évitant d'ordonner l'invasion, Il demanda des informations à la Bibliothèque du Congrès de lui envoyer une pile se livres traitant de Mormonisme pour qu'ainsi l'agrégateur en chef puisse mieux les comprendre. Elle comprenait " Le Livre de Mormon" dans son édition originale de 1831 et trois autres études sur la secte, couvertes de chapitres choquants sur la polygamie. Pour une raison qu'on ignore, il commanda aussi un volume de Victor Hugo en français, langage qu'il ne connaissait pas. Edifié par ses lectures, Lincoln prit la grande décision de ne rien faire. Ce qui peut être aussi une forme de gouvernement, ce que Churchill appelait " une inactivité magistrale." La tradition raconte que Lincoln prit sa décision, par une parabole, contée à l'émissaire mormon:

"Quand j'étais encore un petit garçon dans une ferme de l'Illinois, la forêt était vaste et nous devions y abattre du bois. A l'occasion, nous rencontrions un tronc tombé. Il était dur à couper, trop humide pour être brûlé et trop lourd à déplacer alors nous avons labouré autour. Vas dire à Brigham Young que s'il me laisse en paix, je ferais de même."

Nous n'avons qu'elle comme explication formelle, mais cela suffit. A sa généreuse réserve de bon sens, nous pouvons aussi ajouter sa mémoire vive de la saignée de Nauvoo en 1844, quand une populace furieuse tua les chefs mormons sous le regard de fonctionnaires impuissants. La place centrale de l'Utah dans la grande vision d'une république transcontinentale, entièrement prise en compte par le premier président avec une vision continentale de l'Amérique.

Les relations entre les Mormons et les Etats-Unis ne furent jamais parfaites. Elle furent mises à l'épreuve tout au long de la guerre civile. Un représentant républicain du Vermont, Justin Morrill, introduisit une législation bannissant la polygamie dans l'Utah en 1862. Lincoln la signa mais dans par un autre signe d'inactivité magistrale, il ne fit rien pour la mettre en œuvre. Des tensions se manifestèrent entre l'armée, stationnée là pour protéger le télégraphe et les diligences, et les habitants de Salt Lake City en 1863.

Les Mormons n'étaient pas exactement des citoyens modèles. Pendant la guerre quand ils évoquaient "le Président" c'était de Brigham Young dont il s'agissait et le peu légal état de Deseret continua ses réunions jusqu'en 1870. Young n'aimait pas les abolitionnistes et les républicains " au cœur noir". Ce ne fut qu'en 1978 que les Afro-américains furent invités à rejoindre l'Eglise de Jésus Christ et des Saints des Derniers jours. Mais finalement, la raison prévalut, pour le bien à la fois des Mormons et des Etats-Unis. En 1869 quand la traverse finale du chemin de fer continental fut posée. Cet acte d'union, favorable, prit place à Promontory, Utah. Lincoln l'avait permis par ses choix, déjà lointains de 1862. Un mormon succédera-t-il à l'héritage de Lincoln. Cette éventualité est peut-être possible avec l'Utah, état patriotique, sur lequel on peut compter, membre entier de la fédération. C'est pourquoi, parmi d'autres raisons, l'Amérique vit encore la présidence d'Abraham Lincoln.

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Une petite guerre splendide

L'Amérique et Israël vont-ils joindre leurs efforts pour frapper l'Iran ?

La Russie et l'Allemagne ont prévenu Israël, que des bombardements contre l'Iran ne seraient pas tolérés.
Il y a quelques jours, le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu était préparé à attaquer l'Iran.
Partout, il est écrit que l'Iran est tout près de créer des armes nucléaires. Des rapports belliqueux étaient
publiés un peu avant la publication par l'agence internationale à l'énergie atomique  des derniers
développements du programme nucléaire iranien. D'après la presse britannique, ce mémorandum est
basé à la fois sur le travail des inspecteurs de l'agence et des informations reçues des services secrets.
L'utilisation  de modelage informatique aurait aussi donné au pays la capacité de construire des têtes
nucléaires n'importe quand. La république Islamique rejette ces accusations en proclamant qu'elles sont
fabriquées. Les responsables iraniens disent que l'agence est devenue un outil pour mettre la pression
sur l'Iran. En même temps, Sergei Lavrov et  Guido Westerwelle craignent qu'une attaque de l'Iran ne
puisse régler le problème. De plus, les pertes seraient considérables et mettraient en danger la sécurité
de la région et du reste du monde. Les ministres pensent qu'il reste des fenêtres diplomatiques pour
résoudre le problème du programme nucléaire iranien pacifiquement. Quoi qu'il en soit, les Israéliens,
tout comme les Américains et les Britanniques voient les choses autrement. Ils croient que les sanctions,
encore en usage, ont omis de produire le résultat requis. Imposer un embargo complet sur les exportations
iraniennes de pétrole est impossible à cause de la Chine. Le céleste empire reçoit près d'un tiers de son
pétrole de la République Islamique.  Et par conséquent les Israéliens, les Américains et les Britanniques
pensent qu'il n'existe pratiquement aucune chance d'éviter le scénario militaire afin de solutionner le
problème iranien. Ils pensent aussi que la Chine n'est pas en mesure de répondre adéquatement à une
action militaire contre l'Iran. La Chine exprimera son souci mais ce sera tout. Israël possède une  expérience
à succès dans la destruction d'objets nucléaires d'un ennemi potentiel. C'est arrivé avec le réacteur irakien
d'Osirak, détruit en 81. Israël a aussi détruit  une installation, en Syrie,  dans la région de Deir ez-Zur.
Mais aujourd'hui, l'état des affaires est très différent avec l'Iran, D'abord et en  premier lieu, Israël devra
détruire plusieurs sites en même temps. Ensuite, les opérations précédentes furent menées très près
de leurs bases. Les installations iraniennes sont bien plus loin et beaucoup d'entre elles sont enterrées
profondément dans le sol et très bien protégées. Elles peuvent survivre à des incursions.  L'Iran proclame
que l'ennemi ne sera pas à même de les détruire. Israël peut détruite-il détruire d'un coup le programme
iranien tout seul ? Si l'attaque a lieu, on verra beaucoup de missiles venus de la partie du  Liban contrôlée
par le Hezbollah et de l'Iran. Techniquement Israël est capable de liquider le programme  nucléaire de la
République Islamique. Le pays a des douzaines de missiles balistiques  Jéricho III. Il est  pourtant impossible
qu'Israël, seul,  attaque l'Iran. Il pourrait le faire bien sur, mais ce n'est constitutionnellement possible que si
l'état d'Israël doive faire face à un danger mortel. Ce n'est pas la première fois que les responsables israéliens
menacent l'Iran mais les choses restent là où elles ont commencé. Les dernières déclarations de Tel-Aviv
semblent donné une impulsion  aux Américains pour bombarder l'Iran. Alexandre Khramchikhin, directeur
de l'Institut d'Analyse Politique et Militaire de Russie, affirme qu'Israël ne peut attaquer l'Iran seul. Israël n'a pas
les moyens de détruire les installations iraniennes uniquement avec des armes conventionnelles,
ils ne peuvent rien faire sans l'aide américaine. Ils ont les munitions qu'il faut pour frapper en sous-sol mais
ce n'est pas assez quand il s'agit de l'Iran. La tache demande bombes aériennes très puissantes et des
bombardiers stratégiques, qu'Israël ne possède pas. C'est ce qu'il s'évertue à répéter aux Américains,
que la question reste en suspens et qu'elle doit être résolue maintenant. Les Américains pourront vivre
sans le pétrole du golfe persique pour longtemps. La déclaration iranienne quant à sa capacité de repousser
une possible agression est une hypothèse difficile à tenir, les forces ne sont égales ni techniquement ni quantitativement.
Les Américains s'engageront-ils dans un futur proche, peut-être. La popularité d'Obama a baissé,
il lui devient difficile d'espérer une victoire aux prochaines présidentielles. La situation deviendra peut-être
meilleure à l'aide d'une splendide petite guerre. Cette guerre résoudrait aussi, les problèmes si difficiles
encourus par les présidents américains précédents

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Libye, les dépouilles du Roi Sarko

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L'incroyable spectacle du chien et du poney

Depuis 18 mois, chaque fois que la réalité menace d'envahir l'Europe, Merkel et Sarkozy se précipitent sur la scène globale et répètent leur exhibition. Les médias à la botte déclarent que c'est un triomphe artistique et la solution de l'insolvabilité de l'Europe. Le fait est qu'on a vu ceci se répéter encore et encore est absent de la presse financière qui n'est jamais lasse de redire que la solution va mettre fin à la crise bancaire européenne ; quelques jours ou quelques mois plus tard, la réalité s'impose à nouveau, l'insolvabilité systémique remontre sa tête hideuse et voilà le duo dynamique du théâtre politique européen qui ressaute sur scène pour une autre démonstration infatigable de leurs clichés. Peu, parmi la presse institutionnelle s'arrête pour demander si le chien et le poney détiennent le pouvoir de recapitaliser sommairement les banques et de réaliser toutes leurs phrases grandioses. Et moins encore ose observer qu'ils peuvent tout aussi bien demander la séparation des mers, la situation est hors de leur contrôle et leurs mimiques sont toutes au service d'une gestion de la perception, c'est à dire nourrir l'illusion qu'ils détiennent un contrôle sensé sur la situation, ce n'est pas le cas, et qu'elle est gérable par une manipulation de la perception et ce ne l'est pas. Merkel et Sarkozy ont emprunté cette façon de faire directement au scénario à la réserve fédérale, c'est sa théorie ontologique fondatrice : la question, la réponse et le problème ne sont que des affaires de perception. Si ce prolétariat crasseux et les serfs de la dette ressentent que tout va bien, que la sûreté est présente, alors l'état providence mes a mis au lit sans drames. Ils recommenceront et continueront, dès lors et à nouveau, à dépenser et à emprunter sans soucis ni de la réalité ni du futur. C'est l'erreur fondamentale, l'économie globale n'est pas bâtie sur une culture, mais sur la réalité des prix, les bilans comptables et les déclarations de revenus, les vastes concentrations de richesse et de pouvoir, les déséquilibres systémiques précaires, l'exploitation brutale qui commandent à la mauvaise gestion de banques centrales politiques et manipulatrices. L'absurde théâtre de Sarkozy et Merkel sur le thème du plan B, n'est pas crédible, il est incroyable. Pour combien de temps encore le faon des médias financiers globaux va-t-il revenir sur cette même comédie idiote mise en scène par des amateurs hagards. Le jour ou l'audience sera finalement fatiguée du spectacle de foire de la troupe du chien et du poney, les solutions réelles consistant à effacer des milliards d'euros de crédits illusoires ou irrécupérables, le bris d'une euro-zone dysfonctionnelle pourra commencer.

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