« … La jeune fille est chaste, pure, innocente. Elle sait qu’elle est au monde pour imiter sa mère, sa grand-mère, mettre à couver des serins, composer des herbiers, faire de la tapisserie. A peine sortie du couvent ou d’une quelconque institution religieuse, ses parents, selon le montant de sa dot, lui présenteront un jeune homme avec qui elle se fiancera. Pour satisfaire à cette logique implacable qui règne dans la bourgeoisie, il lui suffira d’orienter toutes ses facultés vers sa future maternité… »

Ce roman traite de la condition féminine de la moitié du XIXème jusqu’au début du XXème siècle. Je me rappelle l’avoir lu avec colère et rage. Comment avait-on pu à ce point réprimer les femmes ? Je me sentais solidaires de mes congénères d’antan… J’ai mis beaucoup d’eau dans mon vin depuis dans mes relations avec les hommes, car la vie m’a appris d’autres mots comme « amour », « respect mutuel », « compromis » ; cependant une féministe sommeille toujours en moi et demeure vigilante.

J’ai vu que ce livre était ressorti en poche, il vaudrait bien une relecture…

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Laure Adler