billet d'humeur 2012 : Les notes
En ce début d’année 2012, nous sommes encore dans l’agitation des notes.
Les notes du 1er trimestre de vos enfants, les notes de frais que vous n’avez pas rendues, les notes sur le projet X que vous n’avez pas rédigées…
Et la France, gardera t-elle sa bonne note ?
Le fameux Triple A, est-ce bien raisonnable de dire que notre pays peut encore avoir cette ambition ?
Je pense que le débat est ailleurs
Nos politiques se sont comportés comme des enfants sous le stress du bulletin trimestriel en inadéquation avec leurs espoirs de cadeaux de Noel.
Que de mesures approximatives prises en cette fin 2011, quel défaut d’analyse pour entrevoir des solutions obsolètes depuis plus de 10 ans.
Tout d’abord, nos dirigeants n’ont jamais le courage de déclarer que le déclin de notre système économique s’est d’abord appuyé sur la prétention de nos années 80.
L’ultra-libéralisme, la prééminence de l’actionnaire sur le salarié, la focalisation de la création de valeur à court terme, l’anarchique circulation des capitaux, l’absence de vision
et de projets, tout cela même mes grands-mères y voyaient un artifice très fragile !
Et patatra… une 1ère implosion en 2008, le méchant Bernie pour faire semblant de comprendre, les USA comme vilain petit canard et ça ira mieux…
Quelques belles promesses, de régulation des marchés, de surveillance de nos banques, de flicage des paradis fiscaux
Mais non, 2011 surenchérit, la Grèce à vendre, l’Irlande à louer, l’Espagne, le Portugal, kinenveu ? Alors nos politiques prennent des mesures…rettes.
La lâcheté suprême, c’est d’organiser le désengagement de l’Etat en silence, comme nous le fait notre gouvernement en France.
Plan de rigueur, plan d’austérité vont se succéder à défaut de stratégies, le nez sur des indicateurs à défaut de vision et de courage politique.
Un chose est certaine, la cassure sociale se profile mais sans lutte des classes.
De l’optimisme ? Oui !
Quand nous tous accepteront la dimension européenne, cette 1ère puissance économique, la culture et l’histoire en plus !
Un fédéralisme à l’européenne nous sauvera de notre déclin, alors les petits problèmes du Maire de Paris ou ceux du Président du Conseil Général de Haute Garonne,
notre régionalisme français folklorique, même pas bon pour les touristes chinois…
Soyons réalistes, préparer un avenir à notre société, c’est aussi se préparer le sien, réfléchir à demain, définir ses priorités avec réalisme et dynamisme, et de cela nous reparlerons.
11/01/12 :: l'actu en général :: aucun commentaire
