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"Histoire pour tous" vous souhaite ses meilleurs voeux.

Avant de partir en congés quelques jours et donc délaisser mon blog quelques temps, je voudrais vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d'année et vous présenter mes meilleurs voeux 2009. J'espère vous retrouver encore plus nombreux l'année prochaine. N'hésitez pas à parler autour de vous de ce modeste blog consacré à l'histoire pur tous. Je souhaite encore l'améliorer au fil du temps et partager à travers d'échanges ma passion de l'histoire et de l'écrit.

LA GRANDE AFFAIRE ET LA SEULE QU'ON DOIVE AVOIR, C'EST DE VIVRE HEUREUX   

VOLTAIRE

Les cartes de voeux ont une histoire

Comme chaque année nous allons souscrire au rituel de la carte de voeux. Cette tradition est un moment important et même si le mail et l'informatique diminuent le nombre de cartes de voeux écritent, nombre de personnes préfèren envoyer la carte de voeux manuscrite.

En regardant les décennies passées, on se rend-compte de l'évolution de la carte de voeux : 

Dans les années 40, la carte de voeux ressemble beaucoup à une carte de visite. Elle est encore bien sérieuse !
 Après guerre, on note un début d’animation, on ose changer de format et même faire quelques jeux de mots !
 puis, après mai 68, souffle un vent de familiarité : la carte devient plus gaie ! Et d’ailleurs, on n’offre plus ses voeux, on les présente...
 Dans les années 80, c’est l’influence anglosaxonne qui se fait sentir (Pour les Anglo-saxons, il n’existe pas une carte pour le nouvel an mais une carte pour la période des fêtes, Noël inclus, "Seasons Greatings".
 Depuis les années 90, la carte de voeux d’entreprise délivre un message centré sur ses performances.
 Et aujourd’hui ? la carte joue la bonne humeur, le pliage amusant, le format original, l’humour et le ludique ! 

Il n’empêche que la carte de voeux est toujours envoyée sous enveloppe  et que le bonheur de décacheter une enveloppe ne s’épuise et ne s'épuisera jamais jamais...

Livre : "la chute ou l'empire de la solitude" de Dominique de Villepin.

Que vous soyez passionné ou pas du premier Empire, le livre de Dominique de Villepin "la chute ou l'Empire de la solitude" mérite le détour. Paru en août 2008, cet ouvrage est le troisième volume d'une trilogie dont les deux premiers ouvrages "Les cent-jours" et "le soleil noir de la puissance" ont chacun conquis des milliers de lecteurs. Dominique de Villepin, passionné et grand connaisseur de l'époque napoléonienne nous livre non pas un ouvrage de plus sur Napoléon mais un regard  pertinent et convaincant sur les dernières années de l'empereur et sa chute finale.

Je vous donne en lecture la quatrième de couverture : Au zénith de son règne, Napoléon remet à nouvau son sort au hasard des batailles. Cet homme seul, écartelé entre la confiance en son étoile et le doute perpétuel, cède à l'illusion de la puissance, obsédé par l'écriture d'une page supplémentaire de son roman personnel. De la guerre civile espagnole aux déserts glacés de Russie, Dominique de Villepin montre comment la fragilité d'un empire impossible, bâti trop vite, trop tôt et sans véritable légitimité précipite sa chute. En entremêlant selon la méthode qui a fait le succès des précédants tomes, analyses, portraits, récit très écrit des événements et réflexions sur la solitude de tout pouvoir, Dominique de Villepin livre une fresque inspirée de ces années tragiques pour la France.  

LA CHUTE OU L'EMPIRE DE LA SOLITUDE - 1807-1814  - Editions PERRIN -  24,80 euros. 

Napoléon Bonaparte et l'attentat de la rue Saint-Nicaise

Le 24 décembre 1800, à Paris, la soirée aurait dû être calme  pour  Bonaparte peu enthousiaste à l'idée d'aller à l'opéra, place Louvois. Mais Joséphine de Beauharnais a insisté et le carrosse du Premier Consul, accompagné d'une petite escorte de grenadiers, s'engage donc dans les rues encombrées du quartier du Sentier.

Arrivée à la sortie du passage étroit de Saint-Nicaise, la voiture est secouée par une déflagration formidable : la charrette qu'elle vient de dépasser a explosé !

«Le fracas du coup, les cris des habitants, le cliquetis des vitres, le bruit des cheminées et des tuiles pleuvant de toutes part, firent croire au général Lannes, qui était avec le Consul, que tout le quartier s'écroulait sur eux» racontera Pierre Louis Desmaret, chef de la division de la police secrète.

La machine infernale, composée d'un tonneau rempli de poudre, a littéralement pulvérisé la charrette, son cheval et la jeune fille qui avait été chargée de la garder.

Indemne, le Premier Consul poursuit son chemin sans s'inquiéter du sort de la voiture qui le suit et dans laquelle se trouvent Joséphine et sa fille Hortense, qui est légèrement blessée. À l'opéra, le public admire son calme sans se douter qu'il rumine déjà sa riposte contre les Jacobins. Comme la police de Fouché va finalement démontrer la responsabilité de chouans royalistes, Bonaparte frappera les uns et les autres, sans état d'âme.

source : hérodote

PROCHE-ORIENT : ENTRE GUERRE ET PAIX !

Entre Israël et le Hamas les bruits de bottes se font de nouveau sentir et l'engrenage d'une nouvelle période de violence est en route. Quel gâchis ! Décidément, la paix dans cette région est un mirage, et le sang, notamment celui des populations civiles palestiniennes ou israéliennes, risque encore de couler. Dans cette région du monde, poudrière perpétuelle, force est de reconnaître que les moments de cessez-le-feu succèdent aux flambées de violence, sans que jamais une véritable perspective de paix ne puisse voir le jour. A chaque espoir, le camp des extrémistes, qu'ils soient Palestiniens ou Israéliens, vient rappeler qu'entre ces deux peuples règne une atmosphère pétrie de haine et de vengeance, et qu'il faudra encore beaucoup de temps avant que le dialogue et la confiance priment sur la violence et la mort d'innocents. Dans cette région, il faut toujours se souvenir de cette phrase de l'ancien président d'Israël Weizmann et qui me semble t'il résume toute la tragédie de ces deux peuples : "On peut exiger d'un couple de se marier, mais jamais on exigera que ces deux personnes s'aiment"

 

IL Y A 60 ANS, INDEPENDANCE DU CAMBODGE AU SEIN DE L'UNION FRANCAISE

Il y a 60 ans, le 16 décembre 1948, était proclamée à Phnm-Penh par le général Blaizot, faisant fonction de haut-commissaire de France en Indochine, l'indépendance du Cambodge au sein de l'Union française. 

Ce 16 décembre 1948, le général Blaizot a remis au roi du Cambode Norodom Sihanouk, une lettre du président de la République Vincent Auriol, dans laquelle le chef de l'Etat déclare qu'une nouvelle ère s'ouvre pour le royaume du Cambodge.

Cette proclamation venait dans un contexte difficile car ne l'oublions pas la guerre d'Indochine avait commencé.   

Phrase à méditer de Charles Peguy

Très belle phrase de Charles Peguy, qui reste et restera toujours d'actualité :

"Rien n'est meurtrier comme la faiblesse et la lâcheté. Rien n'est humain comme la femeté.

Il y a 62 ans, le 19 décembre 1946 : début de la guerre d'Indochine

Il y a 62 ans, le 19 décembre 1946, la guerre d'Indochine débutait. Le Viêt-minh, parti nationaliste et communiste fondé par Hô Chi Minh en 1941, attaquait la centrale électrique de la ville vietnamienne d'Hanoi. Des ressortissants français sont massacrés et des maisons sont pillées. La guerre est déclarée. Personne ne se doute alors que l'on part sur un conflit de 8 ans qui ne se terminera qu'avec les accords de Genève en 1954. Conflit dont nous reparlerons dans d'autres billets.

25 juin 1928 : LE FRANC POINCARE.

Au début de 1926, la politique financière des différents gouvernements du cartel des gauches a fait faillite. Devant la gravité de la situation, Gaston Doumergue, président de la République, ne voit qu'une solution : appeler au pouvoir Raymond Poincaré. Celui-ci, qui fut le chef de l'Etat pendant la guerre 14-18, par sa compétece et son expérience, jouit d'un immense prestige. Poincaré forme aussitôt un gouvernement d'union nationale. Quelques jours plus tard, il se fait accorder les pleins pouvoirs financiers. Par décrets-lois, le gouvernement est autorisé à réaliser "toutes les économies compatibles avec la bonne marche des services publics". Tandis que 6 millards de recettes nouvelles seront obtenus parle biais d'impôts indirects, un seconde loi institue une caisse de gestion des bons du trésor et l'amortissement de la dette publque. Les résultats sont là : le budget de 1926 se solde par un excédent d'un milliard. Ce redressement spectaculaire tient essentiellement à la confiance qu'inspire Poincaré, à ses mesures énergiques. En outre, ce redressement a été favorisé par une bonne conjoncture internationale.

Le 25 juin 1928, Poincaré se décide à une dernière mesure : rétablir la convertibilité du franc en or. Mais cette opération doit tenir compte de la dévaluation de la monnaie. Le "Franc Poincaré" ne représente plus que 58,95 mg d'or au lieu de 290,32 mg pour le franc Germinal de 1803.

Malheureusement les années à venir ne seront pas à la mesure des espérances et la crise financière et économique s'installera non seulement en France mais dans le monde entier.

GOUVERNER SELON DE GAULLE : LIVRE DE PIERRE LEFRANC

Gouverner selon de Gaulle.
par PIerre Lefranc et Geneviève Moll, Fayard, coll. "Témoignages pour l'Histoire", octobre 2008, 400p., 22 euros.

Je viens de terminer le livre de Pierre Lefranc écrit en collaboration avec Geneviève Moll. Très bel ouvrage qui constitue un témoignage de première valeur sur le général de Gaulle. Je vous propose de lire la quatrième de couverture.

 

Pierre Lefranc est le dernier des grands compagnons de route de Charles de Gaulle. Un rebelle, lui aussi, qui a participé à toute l'épopée gaullienne, des débuts de la Résistance aux dernières heures du pouvoir. Devenu son collaborateur direct à l'Élysée, Pierre Lefranc a eu le privilège de pouvoir observer l'homme de Gaulle, d'analyser sa façon de diriger, de suivre au plus près le cheminement d'une pensée haute et exigeante qui a bouleversé le destin de la France. De son dialogue vif et sans détour avec la journaliste Geneviève Moll émerge un portrait du Général riche d'anecdotes et de révélations. Derrière la figure de l'homme d'État hors du commun, on découvre un personnage affable, urbain, timide parfois et souvent plein d'humour. On le voit surtout diriger la France avec une hauteur de vues, un sens de l'innovation politique et sociale qui s'imposent plus que jamais comme un modèle, cinquante ans après la création de la Ve République. Alors que la direction de la France semble aujourd'hui si confuse et incohérente, regarder Charles de Gaulle gouverner est une leçon toujours riche d'enseignements.

Geneviève Moll, journaliste de la presse écrite, a été aussi rédactrice en chef des journaux de France 2. Elle est l'auteur de biographies de François Mitterrand, Yvonne de Gaulle, Françoise Sagan, d'un livre sur le monde arabe avec l'ancien secrétaire de la Ligue arabe, Chedli Klibi, et d'un thriller Une chambre au Vatican.

        
 

IL Y A 50 ANS, LE CONSEIL DE LA REPUBLIQUE REDEVIENT LE SENAT

Le 9 décembre 1958, le Conseil de la République redevenait le Sénat.   

 

L'adoption par référendum, le 28 septembre, de la Constitution du 4 octobre 1958, ouvre une période transitoire de mise en place des institutions de la Vème République. Le 17 octobre, l'ordonnance n° 58-974 prévoit que « les deux assemblées du Parlement se réuniront pour la première fois du mardi 9 au jeudi 11 décembre 1958 ».

Alors que l'Assemblée nationale a entièrement renouvelé ses membres à l'occasion des élections législatives des 23 et 30 novembre, le Sénat tient sa « réunion constitutive », le 9 décembre, dans la composition qui était celle du Conseil de la République à l'issue des élections du 8 juin 1958

Ce 9 décembre, le Sénat de la Vème République vote pour la première fois.

Gaston MONNERVILLE est élu président du Sénat. Prenant place au fauteuil, celui qui présidait le Conseil de la République depuis 1947 déclare à ses collègues avoir « le devoir de  dire que c'est la continuité de sérieux de votre travail, la pondération dont a fait preuve l'ancien Conseil de la République [...], que c'est le souci très élevé marqué par tous ceux qui ont appartenu à cette assemblée depuis 1946 d'œuvrer dans le sens de l'intérêt national avant toute chose, qui font qu'hommage a été rendu à notre assemblée par sa transformation constitutionnelle, sans élections, de Conseil de la République en Sénat de la République».

Source : Archives du Sénat.
 

LOUIS XIV, LE ROI MONARQUE, UN BEAU LIVRE POUR NOEL.

Idée d'un cadeau d'un beau livre pour Noël. Je vous conseille le très bel ouvrage de Philippe Auroir, préfacé par Denis Tillinac, aux éditions Molière, dans la collection "Trésors", au prix de 29 euros.   

Mélange d'érudition et de simplicité, cette biographie qui comporte une iconographie exceptionnelle est un superbe livre serti dans une jacquette rigide.

C'est une excellente façon de suivre l'histoire du Roi soleil, qui à 9 ans, accompagnait déjà sa mère Anne d'Autriche inspecter les armées du Nord tandis que le maréchal Turenne le formait à l'art de la guerre. La fronde sera ensuite son école politique et diplomatique. Au cours des 6 chapitres du livre, nous parcourons le règne de Louis XIV de façon exhaustif. 

Vraiment, un beau cadeau de Noël.

IL A Y 50 ANS, CHARLES DE GAULLE 1er PRESIDENT DE LA Vème REPUBLIQUE.

Il y a 50 ans, le 21 décembre 1958, conformément à la nouvelle Constitution entrée en application le 8 octobre précédent, les 81.000 «grands électeurs» français élisent à la présidence de la République le général Charles de Gaulle. Il obtient une confortable majorité de 78% des voix (500 abstentions seulement). Ainsi Charles de Gaulle devient le premier président de la Vème République.

Mais dès 1962, lui-même soumet aux Français par référendum une révision majeure avec le projet d'élire le président au suffrage universel direct... Cette formule n'a connu qu'un précédent en France : l'élection du premier président de la République en 1851 : le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er et futur Napoléon III

POINCARE ELU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE 17 JANVIER 1913

Le 17 janvier 1913, le Congrès à Versailles procède à l'élection du nouveau président de la République.

Raymond Poincaré remporte une large victoire devant un certain Pams, par 483 bulletins contre 296.

Au moment de son élection, avocat, Raymond Poincaré est le plus beau fleuron du barreau de Paris et sa carrière est brillante. La cérémonie de transmission de pouvoirs aura lieu à l'Elysée entre le nouveau président Raymond Poincaré et l'ancien Armand Fallières. Son discours d'investiture frappe toute l'assistance par son énergie et sa fermeté.

Raymond Poincaré est encore loin de se douter que 18 mois plus tard,  il sera le président de la République du premier conflit mondial du XXème siècle.

LA GARDE IMPERIALE DE NAPOLEON BONAPARTE CREEE LE 18 MAI 1804

La Garde impériale, créée le 18 mai 1804, est un corps d'élite, réunissant les meilleurs soldats. Ils sont chargés de la protection de Napoléon, sur les champs de batailles mais aussi lors de déplacement. Pour entrer dans la Garde impériale, le soldat doit mesurer au moins 1,73 m., et avoir déjà servi dans un autre corps pendant 10 ans. Il est oblibatoire de savoir lire et écrire, ce qui n'est pas le cas de tous les soldats napoléoniens.

La Garde impériale constitua la force sur laquelle Napoléon pouvait s'appuyer en toutes circonstances. Composée des plus valeureux soldats de l'armée, son effectif ne cessa d'augmenter. De 9798 hommes en 1804, elle atteint celui d'une armée, 112 482 hommes en 1814, placée sous les ordres directs de l'Empereur. Elle est finalement divisée en Jeune, Moyenne et vieille Garde, chacune possédant leurs unités de cavalerie, d'artillerie et d'infanterie, dont les célèbres grandiers.

L'AFFAIRE DE FACHODA -1898-

L'affaire de Fachoda est restée dans la mémoire collective. Elle eut pour conséquence de retarder l'entente cordiale franco-anglaise. Si la mission Marchand fut obligée, en 1898, de s'incliner devant les sommations de Kitchener, c'est qu'à cette date la France n'était prête ni moralement ni matériellement pour un conflit avec les Anglais.

L'idée d'une mission Congo-Nil remontait à 1891, mais 5 années d'écoulèrent avant le départ du capitaine Marchand. En théorie, les buts de l'expédition étaient commerciaux : en fait, il s'agissait d'arriver sur le Nil blanc avant les Anglais, alors en Egypte, et de donner à la France un titre indiscutable pour le jour où serait fixé le sort de cette région du haut Nil. Cette même année 1896, Kitchener recevait de Londres l'ordre d'occuper la Haute-Egypte : les deux groupes allaient se heurter.

Au cours d'une entrevue courtoise, Kitchener expliqua à Marchand que le gouvernement anglais exigeait l'évacuation des lieux par les Français.

Se voyant abandonné par son gouvernement, Marchand se décida, le coeur brisé, à évacuer Fachoda. En France, de violentes manifestations se déroulèrent à Paris contre les Anglais, redevenus "momentanément" mais "régulièrement" les ennemis héréditaires.

LES GROGNARDS DE NAPOLEON

Grognards est le nom qui est donné aux soldats de la vieille garde de Napoléon. Ils étaient les plus expérimentés de la Grande Armée, mais aussi les plus fidèles à l'Empereur, qui les avaient surnommés ainsi alors qu'ils se plaignaient de leur condition de vie. 

"Pour être un bon soldat, il faut avoir le coeur d'un lion, les pieds d'un lièvre et le ventre d'une fourmi", affirmaient les combattants de l'Armée d'Italie. Cet aphorisme devait s'avérer tout au long du règne impérial. L'endurance des soldats de Napoléon a fait l'admiration de tous; leur héroïsme est passé dans le domaine de la légende, tout comme leurs "grognes" et leurs "bargnes".

Ils grogneront en permanence mais suivront toujours Napoléon. Du pont d'Arcole aux glaces de la Bérézina, des sables d'Égypte à la " morne plaine " de Waterloo, les grognards de Napoléon ont livré bataille aux ennemis de la République et de l'Empire durant près de vingt ans.

 

 

 

PUTAIN DE GUERRE : BANDE DESSINEE PAR JACQUES TARDI ET TEXTE DE JEAN-PIERRE VERNEY

Je vous conseille la lecture d'une bande dessinée parue aux éditions Casterman. Il s'agit de PUTAIN DE GUERRE de jacques Tardi. Les textes sont signés par l'historien Jean-Pierre Verney.

A l'occasion du quantre-vingt-dixième anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, Jacques Tardi, passionné par ce conflit et l'histoire des poilus, consacre sa BD aux années 1914-1916. En parcourant cette BD, dont il faut souligner le graphisme d'une qualité exceptionnelle, on vit depuis les tranchées la vie du soldat et  l'horreur de la guerre. La qualité des  textes de Jean-Pierre Verney sont également  à mettre en évidence.

Une bande dessinée pour tout le monde, de 7 à 97 ans. Un second tome, sur la période 1917-1918 est prévu au printemps 2009. 

LE CHANT DES PARTISANS - Hymne de la résistance

Le chant des partisans est l'hymne de la Résistance. Il fut composé à Londres par Anna Marly et mis ensuite en paroles par Maurice Druon et Joseph Kessel.

Chanson: Le Chant Des Partisans

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...
 

LA CROIX DE GUERRE 14-18

Après la Légion d'honneur créée par Napoléon 1er, et la médaille militaire, créée par Napoléon III, la croix de guerre est créée le 8 avril 1915. Elle sera en bronze florentin du module de 37 centimètres, avec, entre les branches, deux épées croisées. Le centre représente, à l'avers, une tête de République au bonnet phrygien orné d'une couronne de lauriers. Elle est conférée de plein droit aux militaires et aux civils qui auront été l'objet d'une citation.

La croix de guerre 14-18 a été décernée à 1 200 000 combattants des armées françaises et alliées, à plus de 600 unités de l'armée de terre, à une trentaine bâtiments de la Marine, à plus de 70 escadrilles d'aviation, et à  2 951 villes et communes ainsi qu'à des civils.  

60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme


Il y a 60 ans, le 10/12/1948, les 58 membres qui constituaient alors l'assemblée générale des Nations-Unies adoptaient à Paris la déclaration universelle des droits de l'homme. Pour la première fois, la communauté internationale reconnaissait qu'on ne pouvait tolérer les violations flagrantes des droits de la personne. Trois ans après la fin de la seconde guerre mondiale et à une époque où le monde était divisé entre le bloc de l'Est et celui de l'Ouest , force est de reconnaître que trouver un terrain entente fut une tâche délicate. Les deux principaux acteurs de l'élaboration de ce texte historique furent le français René Cassin (prix nobel de la paix en 1968) et l'américaine Eleanor Roosevelt. Cette déclaration de 1948 était dans le droit fil de celle de 1789 et elle a été proclamée comme "l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations", en ce qui concerne les droits de l'homme. Au regard de la situation dans certains endroits de notre planète, force est de constater qu'il y a encore du chemin à faire.
 

JEAN MAURIAC : LE GENERAL ET LE JOURNALISTE - EDITIONS FAYARD 2008

Ouvrage présenté : Jean Mauriac - Le général et le journaliste - éditions Fayard - 2008

Dans ce livre de conversations avec Jean-Luc Barré, Jean Mauriac, fils du célèbre auteur, nous offre un témoignage très fort de sa vie de journaliste ayant suivi de 1944 à 1970, la carrière et la vie du général de Gaulle et à ce titre ayant vécu lesgrands moments de l'histoire politiquedu général. Ecrit sans langue de bois, c'est un livre non hagiographique, la critique y a toute sa place. Tout au long de ce livre, qu'on lit avec passion, on peut suivre l'aventure politique et journalistique de Jean Mauriac auprès de de Gaulle.

Un très bel ouvrage. A lire pour mieux comprendre la personnalité de l'homme du 18 juin.  

LE PREMIER POILU TUE LORS DE LA GUERRE 14-18 : LE CAPORAL PEUGEOT

Jules-André Peugeot est un caporal de l’armée française, né à Étupes le 11 juin 1893 et mort à Joncherey dans le Territoire de Belfort le 2 août 1914. Il est le premier mort militaire français de la Première Guerre mondiale.

Issu d’un milieu modeste, né à Étupes, dans le Doubs, il se destinait à la carrière d’instituteur après son service militaire.

À l’été 1914, Jules-André Peugeot effectue son service militaire et est caporal (depuis le mois d’avril). Il prépare le concours des officiers de réserve. Son régiment faisant partie des troupes de couverture, il a pour mission de surveiller la frontière franco-allemande, en cas de tension entre les deux pays.

Commandant une escouade de la 6e compagnie du 2e bataillon de 44e régiment d’infanterie de Lons-le-Saunier, il fait barrage le 2 août 1914 à un détachement de reconnaissance allemand de huit hommes du 5e Chasseurs à Cheval de Mulhouse, qui progresse vers Joncherey en venant de Faverois après avoir violé la frontière française. Un Alsacien d’origine, le sous-lieutenant Camille Mayer, commande le détachement. Après avoir sabré sans la tuer la sentinelle française postée en avant de l’escouade Camille Mayer tire trois fois en direction de Jules-André Peugeot. Ce dernier réplique et abat le cavalier d’une balle dans le ventre. La deuxième balle allemande a mortellement blessé Jules-André Peugeot, retournant sur ses pas, il s’affaisse devant la maison des Docourt, et meurt, il est 10h07. Il est le premier mort militaire français d’une guerre qui ne commencera que le lendemain 3 août 1914, avec la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France et qui tuera 1 357 800 Français pour 2 037 700 Allemands.

Source : hstoire du monde.

FELIX FAURE - LE PRESIDENT-SOLEIL MORT A L'ELYSEE DANS LES BRAS DE SA CONNAISSANCE !

Le 16 février 1899, Félix Faure, président de la République meurt d'une crise cardiaque dans les bras de sa "connaissance". Il est le seul des présidents de la République à être mort à l'Elysée. Sixième président de la troisième République,élu le 17 janvier 1895 à la suite de la démission de Casimir Périer, sa présidence interrompue devait être marquée par l'affaire Dreyfus. Classé parmi les antidreyfusards, il s'était rallié à la nécessaire révision du procès.

Sa mort intervient alors même que le gouvernement va se saisir de cette procédure, qui incombera à son successeur Emile Loubet. Félix Faure, le "président-soleil" s'est éteint peu après le départ de la jeune Marguerite Steinheil, sa "favorite", de son bureau. Ce décès donnera lieu à toutes sortes de saillies plus ou moins apocryphes ( le président a t'il encore sa connaissance ? - Non, elle a fui par le jardin...  ; Il se croyait César, il a fini Pompée" et il a rejoint le néant, il a dû se sentir chez lui" attribuées à Clémenceau). Elles ont discrédité un président qui méritait mieux. 

ALCUIN,LE VRAI INVENTEUR DE L'ECOLE

ALCUIN, de son vrai nom Albinus Alchwin, fut le conseiller culturel de Charlemagne. Ce moine, d'origine anglo-saxonne, né à York entre 730 et 735, avait reçu une solide formation classique. Il était directeur de l'église abbatiale d'York, quand l'empereur Charlemagne l'appela auprès de lui, à Aix-la-Chapelle, en 782. 

Alcuin inspira la réforme scolaire de Charlemagne. Il institua une hiérarchie d'écoles à trois niveaux. Au bas de l'échelle,au niveau des paroisses, Alcuin créa ce qu nous appellerions aujourd'hui des écoles du premier degré, prescrivant aux curés d'enseigner aux enfants le comput et la grammaire (c'est à dire lire, écrire et compter). Ces écoles restèrent rares et ne survécurent pas au Xème siècle.

Au-dessus des écoles paroissiales, Alcuin mit en place un réseau d'écoles épiscopale (en ville, dirigées par un chanoine) et monastiques (dans les campagnes, dans le cadre des abbayes, et dirigées par un abbé),qui devaient, elles, survivre largement à la dynastie carolingienne. Elles ne cesseront d'être des foyers de culture pendant tout le moyen-âge. Ces coles pouvaient grouper une centaine d'adolescents répartis en classes (on disait alors en choeurs) sous la direction d'un écolâtre. Au dessus, au niveau supérieur, l'école palatine d'Aix-la-Chapelle était une pépinière de savants et de futurs chefs.

Ainsi pour reprendre la  chanson célèbre : "qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école ?" , je répondrai non pas : "'c'est, ce, sacré Charlemagne", mais : "c'est, ce, sacré Alcuin".

    

LE "CHARLES PEGUY - UNE HUMANITE FRANCAISE" D'ARNAUD TEYSSIER

Il y a quelques semaines, Arnaud Teyssier (dont j'avais beaucoup apprécié la biographie consacrée à Lyautey) vient de sortir une biographie consacrée à Charles eguy "Une humanité français" aux éditions Perrin.

L'auteur retrace dans cet excellent ouvrage l'aventure intellectuelle et spirituelle de Peguy, l'un des plus grands poètes français.

Socialiste idéaliste (on l'oublie souvent), pourfendeur des raicaux et de l'anticléricalisme du père Combes, nationaliste, Charles Peguy est un homme mystérieux tant sa vie est faite d'anticonformisme. Passé du socialisme au patriotisme, du scepticisme au christianisme, il déjoue en permanence les idées toutes faites.

Une très belle biographie de Peguy. A lire sans modération.   

TEMOIGNAGE DU COMANDANT DU PELOTON QUI FUSILLA BONNIER DE LA CHAPELLE, L'ASSASSIN DE DARLAN

Je vous propose de lire le témoignage de l'adjudant André Saint-Aubin, qui commandait le peloton qui fusilla Bonnier de la Chapelle, l'assassin de l'amiral Darlan, le 24 décembre 1942. Ce témoignage a été publié dans "le journal des français" après la seconde guerre mondiale. Témoignage sans appel.

TXT :

Vendredi 25 décembre 1942, jour de noël, vers 20 heures, nous sommes réunis par le chef de corps du 19ème régiment du génie, commandant Garre. Il nous met au courant de la mission qui nous attend. La 4ème compagnie, dont je fais partie, est de grande semaine, c'est à dire chargée de tous les services de la caserne, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.

C'est à nous qu'incombe la triste besogne d'xécuter à son tour l'assassin de l'amiral Darlan. Je suis chargé, en tant que sous-officier, de commander le peloton d'exécution. Cette tâche qui m'échoit me fait horreur. Volontiers, je m'en passerais, mais, en cette circonstance comme en d'autres, la discipline commande. 

De très bonne heure, le lendemain matin, je me rends au magasin de la compagnie. Là, je perçois des balles pour mes hommes. Pour ma part, il m'est remis un sabre. M'en voilà bien embarrassé ! L'aube naît à peine, nous montons, mes hommes et moi, sur un vieux Laffy, le seul moyen de locomotion à peu près convenable du centre de mobilisation de Hussein-Dey, prenons la direction duchamp de courses. Nous arrivons au champ de tir d'Alger, situé à environ cinquante mètres de la plage. A cette heure matinale, le lieu est sinistre, le ciel est sombre. Nous ne sommes pas les premiers. D'autres véhicules nous ont précédés et sont à l'arrêt. Depuis longtemps sans doute, le service d'ordre est en place.

Arrive la voiture cellulaire. Elle est escortée d'autres véhicules. Bonnier de la Chapele en descend. Il est vêtu d'un complet sombre, noir peut-être. Deux gardes l'encadrent, le conduisent au poteau d'exécution. Alors seulement le jeune home comprend ce qu'il attend. Scène inoubliable, il jette ses gants, ne pousse qu'une exclamation : Ah ! merde, alors !

Une personnalité lit la setence de mort, très courte d'ailleurs. Bonnier de la Chapelle est placé contre le poteau, lié ; on lui bande les yeux. Je fais avancer mes hommes. Ils approchent jusqu'à cinq ou six mètres, s'alignent. Je dégaine mon sabre, l'élève. A l'instant où je le rabaisse, la salve crépite.Un corps s'affaisse. Je 'aurai pas à donner le coup de grâce, un autre sous-officier du 19ème le fera à ma place.

Trois sections en armes défilent devant le corps du supplicié. Ma mission est terminée. Avec mes hommes je regagne la caserne Lemercier.   

FERDINAND FOCH - SE SOUVENIR ET ESPERER

Biographies - collection "Vitae" Ferdinand Foch (1851-1929). "Se souvenir et espérer"
Jean-Paul Huet
Paru en 2007
Prix : 6,00 €





Informations

De Tarbes, où il voit le jour en 1851, à la clairière de Rethondes le 11 novembre 1918, Ferdinand Foch a connu une carrière exceptionnelle. Homme d’action tout autant que théoricien, il est tour à tour officier d’artillerie et professeur à l’Ecole de Guerre, avant de se révéler sur le champ de bataille comme l’un des plus grands chefs de l’armée française. Battu à Morhange en août 1914, puis vainqueur sur la Marne quelques semaines plus tard, il dirige à l’automne la terrible "mêlée des Flandres", devant Ypres et sur l’Yser. Après son semi-échec dans la Somme, il est écarté fin 1916, mais il s’impose finalement comme le chef incontestable des armées alliées en 1918, alors que les offensives allemandes menacent une nouvelle fois Paris. Après les heures critiques, il conduit l’Entente à la victoire et se taille une popularité hors du commun. Ce brillant destin est couronné en août 1918 par la distinction de maréchal de France.

Une biographie claire, complète et concise, pour tous. Ecoliers, étudiants, passionnés d’Histoire ou simples curieux y trouveront un document de référence, pour tout savoir de la vie et de la personnalité de ce grand chef militaire français.

 


Ils en ont parlé...

  • "Un excellent petit livre (qui) atteint parfaitement son but". (Le Casoar, n° 187, Novembre 2007)
  • "Une petite biographie synthétique d'excellente tenue et agrémentée de nombreuses photos. Saluons l'initiative des éditions Anovi qui nous proposent avec cette collection Vitae de petits outils très abordables et pratiques". (Ligne de Front, n° 7, Octobre-novembre 2007)



Fiche détaillée " Ferdinand Foch (1851-1929). "Se souvenir et espérer" "
Auteur : Jean-Paul Huet
Date de parution : 2007
ISBN : 978-2-914818-19-3
Format : 48 pages - 16 x 23 cm - 17 photos
 

JOSEPH JOFFRE - LE VAINQUUR DE LA MARNE

Biographies - collection "Vitae" Joseph Joffre. "Le vainqueur de la Marne"
Jean-Paul Huet
Paru en 2004
Prix : 5,00 €





Informations

Polytechnicien né à Rivesaltes, officier du génie avant d'être nommé chef d'état-major de l'armée, Joseph Joffre est surtout connu pour son rôle dans l'adoption du "Plan XVII", puis pour son commandement en chef des armées françaises, entre août 1914 et décembre 1916. 

Mais qui était vraiment celui que l'Histoire retient sous l'appellation de "Vainqueur de la Marne" ? Quelle fut sa carrière ? Quelle fut sa place exacte dans l'histoire militaire française de son époque ? 

Cette biographie complète, claire et concise, s'adresse à tous. Écoliers, étudiants, passionnés, amateurs d'histoire ou simple curieux y trouveront un document de référence, pour tout savoir du destin et de la personnalité de ce grand chef militaire français du XXe siècle.  


Ils en ont parlé...

  • "Un livre pédagogique, abordable et compréhensible pour tout le monde, que ce soit le collégien ou le féru d'histoire" (Ouest-France, 28 décembre 2004)

  • "Une biographie (...) qui s'adresse au plus grand nombre" (Terre Information Magazine, n° 161, Février 2005)

  • "Très court, l'ouvrage de Jean-Paul Huet (...) reste néanmoins d'un grand intérêt pour tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur cette figure souvent controversée" (Histoire de Guerre, n° 57, Avril 2005)

  • "Une petite plaquette fort bien faite et bon marché (...). Simple, complète, claire et précise, cette biographie est un excellent document de référence" (Général Madelin, in Le Casoar, n° 177, Avril 2005)


L'avis des lecteurs

  • "Enfin une biographie de qualité, qui va à l'essentiel et compréhensible par tous ! La vie de cet homme de décision que fut le maréchal Joffre est replacée dans son contexte historique, et permet de comprendre en particulier les dessous de la bataille de la Marne. C'est également un livre de très bon rapport qualité-prix" (commentaire posté sur www.fnac.com)



Fiche détaillée " Joseph Joffre. "Le vainqueur de la Marne" "
Auteur : Jean-Paul Huet
Date de parution : 2004
ISBN : 2-914818-03-3
Format : 48 pages - 16 x 23 cm - 6 photos
 

POUR COMMANDER CE LIVRE VOUS ADRESSER DIRECTEMENT A L'AUTEUR (jean-paul1.huet@orange.fr) ou aux éditions ANOVI, le chauffour 37220 PARCAY-SUR-VIENNE, ou le commander auprès de votre librairie.

Le dernier ouvrage de JMG LE CLEZIO

"Ritournelle de la faim", tel est le titre du dernier ouvrage de JMG LE CLEZIO, publié chez Gallimard. Très agréable à lire, on suit le personnag d'Ethel du début jusqu'à la fin avec passion, engouement et émotion. Très beau livre d'un écrivain mystérieux et iconoclaste qui vient d'être récompensé du prx nobel de littératue

J'ai découvert Le clézio depuis peu (grave erreur qu'il me faut réparer) mais j'en suis devenu un inconditionnel. Son écriture est lisse, claire, envoûtante Le style est unique et simple.

Je vous encourage à lire ses romans. 

LE MONT-VALERIEN

Situé  l'Ouest de Paris, le Mont Valérien fut le lieu où plus de 1000 résistants et otages furent exécutés par le régime nazi entr 1940 et 1944. Parmi eux 6 compagnons de l Libération dont Honoré d'Estienne d'Orves. Tous ces résstants, célèbres ou inconus, connurent l'incarcération dans la chapelle désaffectée, située sur le mont, et l'exécution dans la clairière. Les corps étaient ensuite reconduits dans divers cimetières de la région parisienne. La plupart du temps les éxécutions étaient groupées.

Le Mont Valérien est devenu un lieu de mémoire de ceux et celles qui contribuèrent à libérer la France. En 1958, le général de Gaulle décida la fondation en ce lieu d'un mémorial de la France combatante. Le monument est érigé près de la clairière des fusillés, sur uneexplanade de 10.000 M2. Au centre se dresse la croixde Lorraine devant laquelle brûle une flamme permanente. C'est à cet endroi que chaque année s'y tient la cérémonie commémorative du 18 juin.  

HISTORIQUE DE LA CROIX DE LORRAINE

Le 3 juillet 1940, l'amiral MUSELIER, commandant des forces navales et aériennes françaises libres, créa, pour les forces françaises ralliées à de Gaulle, un pavillon bleu avec une croix de Lorraine rouge en souvenir de la Lorraine dont il était originaire.

Modifiée 2 ou 3 mois plus tard, elle devint le symbole de la Fance Libre.

Cette croix à deux travées fut ramenée de Bysance à l'époque des croisades vers 1241 par Jean d'Allue, croisé angevin.

Le roi René la fit passer en Lorraine. La travée supérieure représente l'écriteau du calvaire où figurait l'inscription "I.N.R.I"

EXPOSITION AU MUSEE DE L'ARMEE DE LETTRES OUBLIEES DE NAPOLEON

Plus de 500 documents signés de l'Empereur sont actuellement exposés aux Invalides. Il s'agit d'une des plus importantes correspondances privées de Napoléon, rapatriée des Etats-Unis l'année dernière.

Il s'agit de 500 documents d'époque, de lettres, de manuscrits, signés Napoléon et parfois même écrits de sa main, retraçant sa carrière depuis ses débuts, à l'école militaire de Brienne, jusqu'aux dernières volontés du proscrit de Sainte-Hélène.

Très belle exposition, où on découvre l'Empereur sous ses diverses facettes.

BEAU SUCCES DE L'APRES-MIDI DU LIVRE DE L'AEC au SENAT LE SAMEDI 29 NOVEMBRE

Le 78ème après-midi du livre de l'association des écrivains combattants qui se déroulait samedi 29 novembre, dans les salons de Boffrand au Sénat a été une nouvelle fois une belle réussite. Plus d'une centaine d'auteurs, membres de l'AEC, étaient présents (dont votre serviteur). Des auteurs de renoms et d'autres plus modestes ont présenté leurs ouvrages à une foule nombreuse.

Une belle manifestation au service du devoir d'histoire et de mémoire.   

L'HISTOIRE HORS NORME DE SUSAN TRAVERS

Susan Travers est une femme au destin exceptionnel, née dans la Haute-société anglaise, championne de tennis dans les années 20. Elle a mené une existence dorée et libre passant outre les codes de son milieu. Lors du début de la seconde guerre mondiale, elle s'engage dans la croix-rouge et rejoint le général de Gaulle à Londres. Elle intègre les troupes franco-anglaises en 1942 puis participe au débarquement à Dakar. Ensuite, en tant qu'infirmière et chauffeur de camion, elle accompagne la Légion étrangère, jusqu'en Syrie. Elle devient la maîtresse du commandant de la Légion étrangère, le colonel russe Amilakvari. Elle rencontre le colonel Koenig dont elle tombe follement amoureuse et vit avec lui une année d'ardente passion à Beyrouth.  Elle participe à la formidable bataille de Bir Hakeim.

A la fin de la guerre, elle réussit à entrer dans la Légion étrangère en ne mentionnant pas qu'elle est de sexe féminin, se marie à un légionnaire alsacien , part avec lui en Indochine et revient s'installer au Maroc avec ses deux enfants.

Femme à l'itinéraire hors norme, digne héritière des plus grandes aventurières du XXème siècle, elle a raconté sa vie en 2001, dans une biographie intitulée : "Tant que dure le jour", parue aux éditions Plon.

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