Voyages en eaux troubles (avertissement)
mercredi 6 mai 2009 :: Mes livres :: Alerter la modération
Hervé Constantin est heureux de vous annoncer la sortie de son nouveau roman (fin juin 2009)
Edité aux Presses du Midi, 121 avenue d’Orient à Toulon (http://www.lespressesdumidi.fr/auteur_constantin.htm).
http://blog.france2.fr/herveconstantin/index.php/2009/06/12/126964-voyages-en-eaux-troubles
Ce roman, œuvre de l’imaginaire par définition, est une histoire qui se passe pendant de réelles catastrophes humanitaires comme la Terre en connaît et risque fort d’en connaître de plus en plus. Les chapitres concernant le tsunami de décembre 2004 essayent de retracer au mieux ce qu’il s’est vraiment passé.
Ceux racontant les aventures de Matthias sur le « grand bateau gris » sont imaginaires.
Les missions « Corymbe » sont le nom donné par l’état-major des armées au déploiement d’un bâtiment de la Marine Nationale dans le golfe de Guinée. Ces missions se succèdent au fur et à mesure des relèves de bâtiment. En avril 2009, on en est arrivé à la mission Corymbe numéro 97 [1].
Celle qui sert de cadre à ce roman est inventée de toute pièce mais peut donner une idée de ce que vivent les marins au quotidien lors de ce genre de déploiement. Elle peut aussi donner envie aux plus jeunes de vivre cette formidable aventure que reste, malgré la conjoncture, un engagement au sein de la Marine Nationale. J’irai même jusqu’à dire, que cette mission imaginaire peut donner des regrets à ceux qui n’ont jamais vécu ce genre d’aventure là…
Certains chapitres relèvent parfois du feuilleton « La croisière s’amuse », d’autres sont plus « opérationnels ». La vie d’un marin, c’est cela : du travail et du stress mais aussi beaucoup de bons moments que l’on partage dans la bonne humeur. C’est aussi une aventure de chaque jour, pleine de surprises. Disponibilité en est le maître mot et les contraintes sont nombreuses mais, en échange, une vie passionnante et diversifiée nous attend.
J’ai choisi un navire des plus modernes, un Bâtiment de Projection et Commandement (BPC), que j’ai nommé « Eclair », mis à l’eau, dans mes songes en 2005. Il est un digne prédécesseur des BPC actuels. Le premier BPC n’a été effectivement mis en service qu’en 2006. Le jeu du roman permet cet anachronisme du moment que le lecteur en a été averti.
L’embarquement de Matthias se passe donc entre 2005 et 2008 sur un bâtiment flambant neuf, plein de promesses d’exotisme et de rêve d’ailleurs. Il vous emmènera de l’Indonésie souffrante à la Birmanie (ravagée par le passage du cyclone Nargis en 2008), en passant par l’Afrique de l’Ouest et ses éternels problèmes existentiels.
Au cours de votre lecture vous rencontrerez des personnages typiques, d’autres atypiques. Il vous semblera même parfois reconnaître… un ami.
Soyez rassuré, les personnages sont totalement imaginaires et ces pages n’ont d’autobiographiques que certains passages décrivant la vie embarquée. Ceci-dit, on est tous des personnages de roman ! Le roman de la vraie vie est souvent autrement surprenant que tout ce qui pourra paraître en édition.
Les influences et sources d’inspiration sont multiples. J’ai, par exemple, une tendresse toute particulière pour Renée Michel, la concierge du roman de Muriel Barbey, « L’élégance du hérisson ». La voisine de Sylvie, Marguerite, lui ressemble peut-être un peu. La nébuleuse des ONG (Organisations Non Gouvernementales) fait partie intégrale de ce texte. Elle y a un rôle à jouer. Certains lecteurs trouveront peut-être que je rentre parfois trop dans le détail et que cela coupe un peu le fil du roman. Je l’assume. Il y a des choix à faire lorsque l’on écrit. Tous les auteurs savent qu’ils sont parfois délicats voire difficiles et ne satisfont pas forcément tout le monde (S’ils satisfont l’auteur, c’est déjà bien).
Pas de jugements de valeur basiques, pas d’a priori, pas non plus de secret d’Etat ni de polémiques stériles mais une réflexion mûrement documentée à la source, entre autres, des ouvrages de monsieur Jean-Christophe Ruffin, aujourd’hui ambassadeur de France au Sénégal dont le passé humanitaire est bien connu. Ses livres, dont « Le piège humanitaire », difficile à trouver à la vente, même sur Internet, ont été un enchantement de chaque instant.
Celui de monsieur Erik Orsenna, « L’avenir de l’eau », est édifiant et devrait en faire réfléchir plus d’un.
Cols Bleus m’a aussi fourni son lot d’informations institutionnelles. L’institution militaire, la Marine notamment, y est d’autant plus importante que c’est en son sein que tout se passe.
Autre particularité de l’histoire que vous allez lire : à chaque escale, vous découvrirez, au fil des aventures qui s’y déroulent, le contexte géopolitique des pays abordés.
Les personnages sont souvent les porte-paroles de l’auteur qui les a inventés. Cela aussi, je l’assume.
Comme dans toute société humaine, toute entreprise, les marins (les militaires en général) ont besoin de la considération de leur hiérarchie, de la reconnaissance des efforts et des sacrifices fournis. Ils donnent le meilleurs d’eux-mêmes lorsque les conditions de vie et de travail sont bonnes et s’ils ont la certitude que celles et ceux qu’ils laissent au port, lorsque de longues missions les en éloignent, ne manqueront de rien. Leur absence est déjà suffisamment pesante.
Ils peuvent même aller jusqu’au sacrifice suprême pour leur Patrie.
La Marine en pleine mutation a-t-elle compris que sans ses équipages (2), elle n’est rien ? L’avenir nous le dira !
La vie personnelle des héros, Sylvie et Matthias, tous deux infirmiers, est comparable à ce que peuvent vivre certains couples que l’absence, l’ennui et les désillusions rendent amers.
Leur histoire a commencé dans « L’instrumentiste » (publié en 2005), roman auquel il est parfois fait allusion dans ce récit (3).
Confrontés à ce que l’on pourrait appeler des « accidents de la vie », ils ont remonté la pente. Matthias, qui a déjà fait une mission humanitaire alors qu’il n’avait pas encore fini ses études d’infirmier de bloc opératoire, y a pris goût. La sécurité civile l’a recontacté (4). Il n’a pas résisté à l’appel de l’urgence, à l’envie de se rendre utile. Son goût pour l’aventure et les défis d’une existence hors du commun le tient toujours autant.
Sylvie semblait en avoir pris son parti.
Mais… Rien n’est jamais simple !
Autres ouvrages de l'auteur :
[1] Corymbe 97, débutée le 13 avril 2009 par la FLF (Frégate furtive Type La Fayette) Guépratte. La mission Corymbe 96 a été menée par le BPC Tonnerre de retour des USA.
[2] L’auteur de ces pages a lui-même fait le tour du monde sur cinq bâtiments différents : BDC PH (Bâtiment de Débarquement de Chars et Porte-hélicoptères) Trieux en Polynésie Française (1987/1988), Aviso Escorteur Balny en Asie du sud-est (1988), BO (Bâtiment Océanographique) D’Entrecasteaux en mer des Caraïbes et Guyane (1992), BSS (Bâtiment de Soutien Santé) Rance (1994/1996) et TCD (Transport de Chalands de Débarquement) Ouragan (1997) le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest et en particulier du Golfe de Guinée. Il a, sur ces deux derniers bâtiments, effectué plusieurs missions Corymbe dont une avec escale de trois semaines à Dakar… à Noël. On en était aux environs de la Corymbe XVIII.
[3] Les deux ouvrages peuvent être lus chronologiquement ou dans l’ordre inverse de leur date de parution sans que cela ne gêne en rien à la compréhension de leur trame.
[4] Là aussi, c’est du roman. On ne fait pas partie de la Sécurité Civile parce que l’on a un ami en son sein ou parce que l’on a envie d’aventure. Les élèves infirmiers de 3ème année de Diplôme d’Etat de l’EPPA (Ecole du Personnel Paramédical à Toulon) ont cependant l’opportunité de faire des astreintes au profit de la Sécurité Civile (à Brignoles) qui peuvent parfois les amener à partir au loin. Il en a été ainsi, pour les tremblements de Terre de Bam (Iran, 2003) et de Boumerdès (Algérie, 2003). Deux binômes d’élèves ont aussi accompagné les sauveteurs en Indonésie (l’objet d’une partie de ce roman) et au Sri Lanka lors du tsunami de 2004. Leurs témoignages, rapports de mission qu’ils m’ont aimablement permis d’utiliser lorsque j’étais l’un de leurs cadres et rédacteur en chef du journal de l’Ecole du Personnel Paramédical, ont été précieux.

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