Tous les blogs Créer un blog  

forum casino

blog sur le monde du casino

tapis de jeu préféré

La nécessité de croître, elle, ne fait pas de doute tant les enjeux financiers deviennent de plus en plus importants. Comme à Toulouse, par exemple, où la mairie choisira en septembre le futur exploitant du casino en projet sur l'île du Ramier, près de l'ancien site d'AZF. En plus de l'établissement, les postulants sont invités à construire une salle de spectacle de 1000 places et trois restaurants. Malgré la lourdeur de cet investissement, évalué entre 20 et 30 millions d'euros, le Groupe Barrière a mis la cité rose sur sa liste prioritaire. A l'inverse de Lille, qu'il semble abandonner à son rival Partouche.

Ce dernier a déjà posé ses jalons puisqu'il sponsorise le Losc, le club de foot local, depuis 2003. Mais attention, le lobbying ne fonctionne pas à tous les coups. Barrière, qui avait figuré sur le maillot de celui du Havre, et même reçu le soutien du maire, a perdu l'appel d'offres local en juin 2003 au profit de... Partouche. A Paris, les principaux acteurs ont déjà racheté restaurants et hôtels sur les Champs-Elysées en attendant le feu vert de la mairie pour y ouvrir des casinos.

Mais, au-delà de la bataille qui les oppose dans les grandes villes, la France n'est plus leur tapis de jeu préféré. La faute, selon eux, à un cadre législatif trop instable. Et, la proposition de loi du député UDF Jean-Christophe Lagarde visant à autoriser les machines à sous dans les bars, n'a rien arrangé. Dominique Desseigne se fait le porte-parole de ses confrères, soucieux de préserver leur monopole : « Il ne faudrait pas tuer le tourisme, l'un des derniers secteurs où la France est leader », prévient-il. Sinon, il ira voir ailleurs. Avec Partouche, il se tourne de plus en plus vers un marché européen encore presque vierge. Les déréglementations à l'étude en Angleterre et en Italie suscitent notamment leur convoitise. De même que la Suisse, où les deux groupes sont implantés. De belles parties de poker en vue.

inquiets de l'automatisation des jeux

Les sourcils froncés, le menton réfugié dans un manteau de fourrure ostentatoire, cette cliente guindée quitte le casino au bras de son mari. L'amertume est loquace. « Je suis sûre que ça va fermer ce soir. On voulait jouer, mais on n'a rien pu faire. Qu'ils fassent leur grève, puisqu'ils en ont le droit. »

Une réaction parmi d'autres à Deauville, ce week-end, où la grève des employés de jeu a été la plus suivie en France. La Normandie du chic a vécu un petit choc : ses établissements phares, à Trouville et Deauville, ont eu droit à un régime de fin d'année. Un chiffre d'affaires amputé d'environ 150 000 € (avant prélèvement de l'État) et quelque 150 employés de jeu (sur 300) qui ont manifesté, dimanche, en bloquant l'arrivée des voitures de la clientèle.

Du client huppé à monsieur tout-le-monde, la surprise a été la même. Les réactions ont varié. Un groupe de Japonais n'a pu s'empêcher d'immortaliser les panneaux de revendications salariales : « 985 €, salaire net d'un employé de casino. » Jacques, un client caennais venu avec son épouse, a découvert qu'il y avait des smicards dans son écrin favori. « Franchement, je ne savais pas qu'ils gagnaient aussi peu d'argent. Ils ont raison d'être là. »

D'autres ont même écrit quelques mots chaleureux sur les pancartes postées devant l'entrée : « Bonne chance, nous sommes avec vous. » Certains ont simplement signé. Pour le reste, quelques discussions polies et beaucoup d'indifférence, teintée d'agacement. « On aurait aimé ne pas en arriver là, assurait samedi Frédéric Lemperier, délégué du personnel FO. On avait prévenu la direction générale de nos intentions. C'est lourd pour tout le monde, c'est vrai. Mais il fallait que l'on nous entende. » Mission accomplie pour les syndicats. Éric Cavillon, directeur général des deux établissements, retient « l'insatisfaction d'un certain nombre de clients, qui n'avaient rien à voir avec ce conflit. On a essayé de les satisfaire et je crois qu'on a réussi à répondre aux attentes. Cela a été d'autant mieux géré que l'on n'est pas coutumier du fait. » Deauville la rebelle s'est réveillée, hier matin, avec la fin du mouvement, la reprise du travail et un accord verbal de la direction avec les employés des machines à sous. Le jeu reprend ses droits.

Barrière en Angleterre.

L'exploitant de casinos inaugurera un site de jeux en ligne payant en Angleterre en mars prochain. «Le Croupier» permettra de jouer en 3D. Il a nécessité un investissement de l'ordre de 15 millions d'euros.

Le groupe Barrière, l'un des majors du secteur des casinos en France, prépare cette échéance depuis deux ans. En mars prochain, l'exploitant de casinos et d'hôtels de luxe, lancera son casino en ligne en Grande-Bretagne. Une équipe de 80 personnes est mobilisée sur ce projet. D'ici la fin de l'année, le groupe espère compter au moins 20.000 joueurs actifs sur son nouveau site, soit l'équivalent de 1 % du marché britannique.

L'enjeu est de taille puisque le groupe Barrière a consacré un investissement de 15 millions d'euros à la création de son site qui évoluera sous la marque «Le Croupier». Le site, qui utilise une licence de jeu délivrée à Malte, est en test depuis quelques jours auprès d'un panel d'internautes britanniques.

Les internautes français ne pourront pas accéder à ce site car la loi française n'autorise toujours pas les jeux de casinos en ligne. La loi est en cours d'étude. Le groupe Barrière aurait pu lancer une version de démonstration pour le marché français mais Dominique Barrière Desseigne, président du groupe Barrière, estime que cela n'aurait pas d'intérêt et annulerait l'effet de surprise.

En effet, si le groupe Barrière a mis autant de temps pour se lancer sur Internet, c'est qu'il voulait arriver avec une offre différente. Son site est disponible dans une version 3D qui permet de se balader dans un casino virtuel d'un parfait réalisme. «Nous voulions qu'il soit le plus proche possible d'un casino physique», explique Hervé Simonin, responsable de Barrière Interactive Gaming, la division chargée de ce développement.
Ce site rappelle l'univers de Second Life. Le joueur peut personnaliser son personnage et se doter de nouveaux articles grâce à des points de fidélités acquis au temps de jeu. Tour à tour, il pourra être un "dandy "ou une "vamp" en robe de soirée peu couvrante ! Une table de jeu peut être privatisée entre plusieurs joueurs à distance.

Dans un premier temps, l'offre de jeu sera axée sur l'univers du casino avec différentes machines à sous, des roulettes et des black-jack. Avant l'été, le site "Le Croupier" proposera une offre de poker en ligne, devenue incontournable dans l'univers des jeux d'argent en ligne. Et avant la fin de l'année, le site sera complété par des paris en ligne. Contrairement au programme du casino, le groupe Barrière ne compte pas développer son propre programme et cherche un partenariat avec un spécialiste de cette activité.

"le gagnant n'est pas cette dame "

La belle histoire a viré au roman noir. Il y a deux semaines, sur une machine à sous du casino de Palavas-les-Flots (Hérault), Marie-Hélène, une Montpelliéraine, décrochait la lune : un jackpot record, le Megapot, mis en place depuis décembre parmi les 42 casinos du groupe Partouche, et qui, ce jour-là, tombe sur elle. Au total, 2 174 667,15 €, une gloire fugace, quelques bulles de champagne, un passage remarqué dans les médias, et un gros chèque remis dans les heures suivantes par les responsables du casino. Mais depuis cette semaine, l'affaire a pris une tournure toute différente : un autre joueur vient de saisir la justice, en affirmant être le véritable bénéficiaire du gain.

Le 6 mars, Marie-Hélène avait confié son billet de 50 € à Francis, un ami qui semble lui porter chance, et qu'elle appelle « mon trèfle à quatre feuilles », ainsi qu'elle l'avait alors raconté *. Et c'est Francis, un quinquagénaire palavasien, qui avait appuyé sur le bouton, stoppant ainsi la machine, et affichant le jackpot.

« J'ai été mandaté pour demander au procureur de la République de déclencher une enquête pour que la lumière soit faite sur cette affaire : le gagnant n'est pas cette dame », confirme aujourd'hui Me Luc Abratkiewicz, l'avocat montpelliérain de Francis. « Le gagnant, c'est celui qui appuie sur le bouton et qui a la baraka. Il faut saisir les images des caméras. Maintenant qu'il y a un litige, les jeux sont faits, et rien ne va plus. » Le parquet de Montpellier a saisi le Service régional de police judiciaire de Montpellier, qui va rapidement débuter l'enquête, en procédant à l'audition des deux protagonistes, et des employés présents ce jour-là au casino de Palavas.

« On est très étonné », estime Jean-Marc Masquelier, le PDG de l'établissement palavasien. « Quand le Megapot est tombé, cette dame s'est déclarée comme étant la gagnante, et ce monsieur qui était avec elle n'a eu aucune réaction. Le plus étonnant dans cette histoire, c'est qu'ils étaient ensemble, qu'ils ont dîné ensemble le soir au restaurant du casino, et que huit jours après, il apparaît un problème. »

Mais qui est donc le vrai gagnant, celui qui mise, ou celui qui appuie sur le bouton ? « Je suis incapable de vous répondre », poursuit le directeur du casino. « Le règlement dit qu'il faut payer le joueur qui se déclare. On a fait les vérifications avec les images, c'est bien elle qui a misé. Pour le reste, c'est un problème entre eux. » Au-delà du déroulement de l'enquête, qui pourrait ne pas déboucher sur la moindre infraction pénale, c'est bien un bras de fer juridique qui paraît désormais lancé. Jusqu'où ira-t-il ? Va-t-on en arriver à un blocage des fonds versés ? Ou bien Francis et Marie-Hélène vont-ils trouver une solution à l'amiable ? « L'histoire montre que les conseilleurs ne sont pas les payeurs », estime Jean-Marc Masquelier. « Et contrairement à ce qui a été dit, aucun employé n'a reçu le moindre pourboire, à l'issue de ce gain. »

petit cadeau en plus

Il fait profiter de ses largesses certaines associations culturelles de la Ville de Lyon. N'y voyez là aucune obligation légale, ni réglementaire. «C'est un cadeau et je ne demande rien en échange», confie Guy Benhamou, le directeur de l'établissement de jeux du groupe Partouche. Ainsi, depuis 2000, date de son ouverture, 461 500 euros sonnants et trébuchants ont quitté les caisses du casino pour subventionner cinéma, théâtre, musique ou arts plastiques.

Pharaon ne demande rien en échange, mais sait être reconnaissant. Quand le conseil municipal de Lyon a donné son accord, en 2003, pour augmenter son nombre de machines à sous de 200 à 250, la «subvention» qui avoisinait les 100 000 euros en 2001 et 2002 a été augmentée de 40 000 euros.

A partir d'une liste «non exhaustive» dressée par l'adjoint à la culture, le casinotier «fait son choix». «Il y a le but recherché par l'association et les affinités qu'on peut avoir. Il ne me viendrait pas à l'idée d'aider une association qui fait de la politique ou du prosélytisme», explique M. Benhamou. La liste est ensuite validée par le conseil municipal.
Des associations, Pharaon est passé aux arrondissements. Mais pas n'importe lesquels, au grand dam des autres. Cette année, 15 000 euros ont été alloués spécifiquement pour les associations du 6e et 7 500 euros pour celles du 9e. Mais là encore, le casino a son mot à dire sur les heureux élus. Guignol, qui emménage place Lyautey chaque été, doit donc plus son salut au Dieu-Vivant, qu'à son cher Gnafron.

Mais au fait, pourquoi les 6e et 9e ? «Mon activité principale est dans le 6e». Quant au 9e, il ne faut point y voir la présence comme maire de Gérard Collomb alors chef de file de l'opposition au moment de la création du casino. «C'est parce qu'à l'époque on avait subventionné une association qui était dans le 9e», explique M. Benhamou.

Lyon n'est pas la seule gagnante. Villeurbanne et sa fête du Livre, Bron et son espace Albert-Camus ont eu droit aux faveurs du casino. «J'aime le livre. J'ai été touché», indique le donateur. Attention, Pharaon a un pouvoir absolu en la matière : il peut s'arrêter du jour au lendemain à verser ces subsides.

Sur les traces de Garnier


Les casinos d'antan étaient glauques, baignant dans une atmosphère de trafics et de prostitution. Les nouveaux sont clinquants. « Cet ensemble sera, plus qu'un casino, un bâtiment urbain qui garde la culture de ces salles de jeux mythiques, un objet inscrit dans la vie de la ville, capable de séduire une clientèle chic grâce à ses boutiques haut de gamme et à son hôtel de grand luxe, explique le Français. Ce sera l'endroit branché de Macao, le lieu où il faut venir. Je défends l'idée de créer des salles de cinéma. »

A l'objection que la taille de l'« objet » pourrait faire éclater la ville, il répond que le bassin d'eau douce est vaste et que son immeuble monolithique offre plusieurs angles de vue : « Du réservoir, de la route et de la colline derrière, où les Macanais pratiquent leur jogging. De cette colline, on verra la courbe monter comme un tremplin. » Il fait surtout valoir qu'« alors que les bâtiments verticaux sont des records qu'on bat toujours, un bâtiment horizontal a une qualité d'implantation qui n'est pas objet de compétition ».

Pour dessiner ce projet de casino inédit dans sa trajectoire professionnelle et qui l'emmène « dans un autre monde », l'architecte affirme « avoir reçu la denrée la plus appréciable : le crédit, la confiance ». Il évalue les difficultés de la construction, qui doit démarrer fin 2005 pour une livraison en 2008, et anticipe les problèmes techniques à résoudre, puisqu'il faudra d'abord démolir deux bâtiments anciens appartenant à Stanley Ho : un casino et un centre commercial, puis consolider les terrains pour couler les fondations et aménager trois niveaux de parkings.

Paul Andreu est heureux: il marche sur les traces de l'illustre Charles Garnier, qui « après l'Opéra de Paris a conçu le casino de Monte-Carlo ».

L'état d'esprit

Las Vegas est plus qu’une recette – c’est un état d’esprit. Cette île incongrue perdue au milieu du désert, où les températures estivales dépassent allègrement les 40 °C à l’ombre, s’enorgueillit d’être l’un des derniers bastions du laisser-faire le plus débridé. C’est vrai pour le jeu: une fois accordée la licence de jeu, difficile à obtenir, les 300 casinos du Nevada peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent, sans avoir à chaque fois à demander la permission. Cela fait bien longtemps que Las Vegas a compris qu’il n’y avait rien de tel qu’un bon péché pour engraisser les comptes en banque. Gourmandise, luxure de jeu, appât du gain… C’est ici que l’Amérique puritaine vient se défouler, comme dans un gigantesque parc d’attractions pour ados trop longtemps sevrés. Après quoi, repue, elle retourne sagement chez elle en attendant la prochaine fois, le prochain casino construit sur le Strip, le prochain spectacle du Cirque du Soleil ou le prochain câlin tarifé d’une weekend warrior – guerrière du week-end –, l’une de ces fausses blondes siliconées qui débarquent en masse à l’approche du week-end. C’est aussi vrai pour le reste de l’économie: on peut construire ou démolir à cœur joie, les impôts locaux sur le revenu n’existent pas, et les règles encadrant les entreprises restent paradisiaques, comparées à la Californie voisine où tout – aux yeux des Américains… – est encadré, codifié, taxé. Cela va même au-delà des gros sous et de la paperasse: est-ce à cause du soleil brutal, de la chaleur sèche qui semble vouloir tout consumer? Vegas est devenue cette destination mythique du rêve américain, d’un second départ, une ville où l’on peut faire de son passé table rase et reconstruire une vie plus riche, plus fun, plus jeune.

Pour Las Vegas, les records se suivent et se ressemblent: croissance la plus rapide du pays en termes d’emplois (+6,6% par an, avec un chômage inférieur à 4%) et, en ce qui concerne l’Etat du Nevada, croissance économique la plus rapide du pays depuis dix-sept années consécutives. Tout ici est démesuré: la croissance physique de Vegas, dont la superficie a été multipliée par six en trente ans, ou encore le nombre de nouveaux professeurs recrutés l’an dernier: plus de 2 000! «C’est une ville qui devrait peut-être ne pas exister mais qui est bien là, dit Bob Brandt, un agent immobilier. Quelqu’un qui n’a rien peut venir ici et découvrir la richesse de l’Amérique.»

Calendrier

« mars 2009 »
lunmarmerjeuvensamdim
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031

Derniers commentaires

Le blog relève du régime de la loi sur la Confiance et l'Economie numérique (LCEN) du 21 juin 2004.

A ce titre, le blogueur pourra voir sa responsabilité engagée dans les cas prévus par la loi sur la presse et la communication (injure, diffamation, atteinte à la vie privée), de même qu'il est passible des dispositions de l'article 227 du code pénal au titre de la diffusion de message à caractère violent ou pornographique, ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité de la personne humaine.

France Télévisions Interactive décline donc toute responsabilité concernant le contenu du blog mais se réserve toutefois le droit de suspendre, refuser ou retirer, à tout moment et sans mise en demeure, l'accès et la diffusion de tout ou partie d'un blog contrevenant aux lois et règlements en vigueur, et de demander au participant de supprimer un Contenu manifestement contraire aux règles de conduite ou faisant l'objet de réclamation par des tiers.