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blog sur le monde du casino

culture d’Israël

Depuis le début de 2006, la loterie israélienne a enregistré une hausse de 9% des sommes pariées par rapport à la même période de l’année passée.

Quant aux paris sur le sport, ils ont bondi de 36% sur les neuf premiers mois de 2006. Et encore ces chiffres ne prennent pas en compte les paris clandestins qui seraient plus importants que les jeux officiels.

L’industrie du hasard en Israël affiche une santé de fer. Les jeux officiels (Loterie nationale et Sportoto) battent tous leurs records de recettes depuis le début de cette année.

Sur les neuf premiers mois de 2006, les sommes pariées sur les différents jeux de la Loterie israélienne sont en hausse de 9% par rapport à la même période de l’année passée.

En 2005 déjà, la Société israélienne de Jeux (ou Mifal Hapais) qui organise la Loterie nationale, avait enregistré un chiffre d’affaires record de 3,3 milliards de shekels (730 millions de dollars), soit 8% de mieux que l’année précédente.

Si la Société israélienne de Jeux était une entreprise comme les autres, elle figurerait au 15e rang au classement des plus grandes industries israéliennes pour leur chiffre d’affaires.

En 2005, le Mifal Hapais a distribué pour 2 milliards de shekels de prix (450 millions de dollars) ; il a fait 85 nouveaux millionnaires et a offert aux heureux gagnants 190 voitures ainsi que 900 séjours à l’étranger.

Après distribution des gains (60% des sommes misées), le reste des recettes est consacré au développement des équipements éducatifs, sportifs et culturels d’Israël.

La Loterie nationale, qui fête cette année ses 55 ans d’existence, est devenue une véritable « industrie du hasard ». Chaque semaine, 1 israélien sur 2 tente sa chance à l’un des nombreux tirages et autres jeux de grattage. D’autres – 600.000 Israéliens – se sont laissés tenter par l’abonnement mensuel : un prélèvement automatique permet au joueur de recevoir un numéro permanent qui participe aux tirages hebdomadaires de la loterie.

Quant au sport, il attire encore plus de parieurs que la Loterie nationale. Les paris sur le sport (ou Sportoto) ont fait un bond de 36% entre janvier et septembre 2006, pour atteindre la somme symbolique d’un milliard de shekels (220 millions de dollars). Après paiement des gains aux parieurs (42% des sommes misées), les recettes restantes sont réparties entre les associations et infrastructures sportives.

Le Trésor israélien ne pouvait pas ignorer cette « poule aux œufs d’or ». Depuis juillet 2003, les gains de la loterie sont désormais imposables au taux de 25% (à partir de 70.000 shekels). Contrairement aux menaces des organisateurs de la loterie, cette ponction fiscale ne semble pas avoir entamé l’engouement des Israéliens pour le jeu.

Bien entendu, ces chiffres ne concernent que les jeux légaux. Car « l’industrie du hasard » en Israël comprend aussi les jeux clandestins (comme les paris hippiques, les jeux sur Internet et les casinos illégaux) qui, selon certaines estimations, attirent plus d’1,5 milliard de dollars par an, soit deux fois le chiffre d’affaires du très officiel Mifal Hapais.

Il est vrai que depuis le développement de l’Internet, la concurrence des jeux interactifs est sévère. Les Israéliens sont de plus en plus nombreux à tenter leur chance sur les nombreux sites qui proposent des jeux de casinos en ligne, même si aux yeux de la législation israélienne, il s’agit d’une activité illégale.

D’ailleurs, les jeux sur Internet sont aussi un placement sûr et rentable qui attire les Israéliens non seulement comme joueurs, mais aussi comme spéculateurs. C’est ainsi que les trois leaders mondiaux des casinos et jeux en ligne (les sociétés 888.com, Empire Online et Playtech) sont la propriété de trois familles israéliennes (Shaked, Sagui et Lanir) qui pèsent ensemble près de 1,5 milliard de dollars à la Bourse de Londres.

L’interdiction des paris sur Internet que le Sénat américain vient de voter va certes porter un mauvais coup aux sites de jeux qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires aux Etats-Unis. Les dirigeants de la loterie israélienne réclament déjà une législation similaire qui renforcerait le monopole d’Etat sur les jeux et paris en Israël. Mais il en faudra sans doute plus pour entamer le comportement ludique des Israéliens.

Jeux de grattage multicolores

Il existe en France une institution qui détient apparemment beaucoup plus de pouvoir que le président de la République. Beaucoup plus que Nicolas Sarkozy. Beaucoup plus de pouvoir que Michèle Alliot-Marie sur le devenir du Clemenceau. Infiniment plus que le recteur Boubakeur sur les caricatures de Mahomet. Une institution qui détient le pouvoir de faire taire les critiques sacrilèges. ce n'est pas un casino. C'est la Française des Jeux, la société publique qui exploite, outre l'Euromillion, des vitrines entières de jeux de grattage multicolores sur les comptoirs des buralistes français.

Cette société, en France, en 2006, vient de faire interdire sur pratiquement toutes les chaînes de télévision une enquête qui lui déplaisait. On ne se souvient pratiquement d'aucun équivalent. Mais elle a réussi, pour l'instant, à étouffer à la télévision la découverte d'un joueur, Robert Riblet. Ce joueur a découvert (Libération du 13 février) que les clients de la Française des Jeux étaient inégaux devant la chance. Comment ? Pour que les chances de gain soient équitablement réparties dans les bureaux de tabac français, la Française des Jeux a introduit, dans chaque série de tickets des jeux de grattage, un ticket gagnant, et un seul. Effets pervers : quand le lot important a été gagné, le buraliste avertit ses clients «réguliers» d'acheter plutôt des tickets dans une nouvelle série, et écoule les derniers tickets perdants à des clients moins bien vus du patron, ou moins vigilants. Et quand seuls restent quelques tickets d'une série dans laquelle le lot important n'a pas été gagné, le buraliste peut acheter pour son propre compte la poignée de tickets restants, dans laquelle il sait que se trouve un ticket gagnant.

l'expansion en Europe

Dans une entrevue accordée récemment au journal The Eastern Door, de Kahnawake, le PDG de Mohawk Internet Technologies, John «Bud» Morris, a indiqué être arrivé tout près d'une entente avec le gouvernement de l'île de Man pour y installer ses nouveaux serveurs.

M. Morris n'a pas répondu aux nombreux appels faits jeudi et hier par La Presse, mais un porte-parole du conseil de bande de Kahnawake, John de Laronde, a confirmé l'information. Le conseil de bande, duquel ne relève plus directement Mohawk Internet Technologies, refuse cependant de faire quelque commentaire que ce soit.

Selon une source, l'entreprise songerait aussi à s'installer dans les îles Anglo-Normandes, réputées pour le statut fiscal très avantageux offert aux entreprises bancaires qui y ont élu domicile.

En juillet dernier, un rapport de Valeurs mobilières Desjardins révélait que Mohawk Internet Technologies est de loin le plus important hôte de casinos virtuels au monde. L'entreprise hébergeait alors les sites d'environ 230 différents casinos en ligne. Elle en abrite six mois plus tard près de 350.

Depuis sa création en 1999, la Sûreté du Québec mène enquête sur cette entreprise, mais aucune action n'a été entreprise, et ce, même si le Code criminel interdit clairement à quiconque d'exploiter un casino sur Internet. Puisque Mohawk Internet Technologies ne fait qu'héberger des sites de jeux, le ministère de la Sécurité publique et le ministère de la Justice sont incapables de dire si ses activités sont légales ou non. Selon l'avocat Michael Lipton, spécialiste du droit des jeux de hasard, il n'est pas impossible que l'entreprise cherche à installer des serveurs miroirs à l'étranger pour se protéger contre un arrêt du service à Kahnawake que pourrait forcer une perquisition policière. «C'est une des raisons, dit-il, mais Mohawk Internet Technologies a aussi intérêt à s'installer ailleurs dans le monde. C'est une entreprise qui a rapidement réussi à démontrer qu'elle est très crédible et capable de faire un excellent boulot en refusant l'accès à ses serveurs aux sites douteux et frauduleux», explique-t-il.

En s'installant à l'étranger, Mohawk Internet Technologies chercherait également à percer le marché de l'hébergement traditionnel. C'est l'ancien chef du conseil de bande, Joe Norton, qui s'occupe officiellement de ce secteur. Depuis son retrait du conseil de bande, en juillet 2004, il est devenu vice-président aux affaires intergouvernementales et au secteur traditionnel (Non Gaming and Intergovernmental Affairs) de Mohawk Internet Technologies. Il n'a pu être joint hier.

Machines supplémentaires

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Services supplimentaires

Au siège d'Accor à Paris, un porte-parole se borne à expliquer que l'opération sera «effective dans 4 à 5 mois» et qu'elle «permettra entre autres de faire des économies sur l'achat de matériel». Mais derrière la vitrine grandiose des palaces et des casinos de luxe, se profile une réalité moins alléchante: celle des salariés de casino. Qu'il s'agisse des casinos dirigés en France, en Belgique ou en Suisse, les conditions de travail précaires ont plus d'une fois alerté les milieux syndicaux. Voire débouché sur des grèves. Certains observateurs s'inquiètent des retombées à l'avenir de la nouvelle alliance sur le personnel.

Dans la course au profit, le groupe Accor (leader européen dans l'univers du voyage, du tourisme et des services aux entreprises, avec plus de 150 000 employés dans 140 pays) traîne de belles casseroles. Accor ne «fabrique» pas toujours «du sourire», comme le revendique pourtant le slogan de la multinationale. Dans le domaine de l'hôtellerie, la société a été prise à partie en 2002 par des députés européens sur sa politique de sous-traitance, et accusée d'imposer des cadences infernales à ses employés immigrés. Plusieurs affaires ont fini devant la justice française, entre autres pour «prêt illicite de main-d'oeuvre» dans les différentes unités du groupe. En 2003, Accor Casinos devait encore essuyer des protestations en provenance de sa maison de jeux à Dinant (Belgique), où les croupiers menaçaient de faire grève. Puis la grogne des employés du casino de Fribourg, mis sous pression dès son ouverture en février.

Machines à sous

Le système, mis en place par une famille du Carcassonnais, pouvait rapporter à ses concepteurs plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois. Selon le témoignage d’un joueur, certains "clients" ignoraient le caractère illégal des jeux.

Le vaste coup de filet contre les machines à sous illégales, organisé lundi dans tout l’Ouest du département, s’est poursuivi hier par les auditions des 47 personnes placées en garde à vue (L’Indépendant du 6 février). Après la forte médiatisation du premier jour, la gendarmerie a observé le mutisme le plus total, tandis que le procureur de la République de Carcassonne retardait d’un jour la conférence de presse qu’il devait tenir sur le sujet.

Concernant les organisateurs présumés du réseau, un père et ses fils, propriétaires ou gérants de plusieurs débits de boissons à Carcassonne, ils sont restés en garde à vue toute la journée.Mais les investigations des enquêteurs se sont étendues au-delà des 47 personnes interpellées lundi: on apprenait hier que des clients des établissements visés, qui n’étaient pas là lundi au moment de la "descente", avaient été convoqués hier dans les gendarmeries pour y être entendus. Quant aux machines, elles ont fait l’objet de saisies dans la nuit de lundi à hier. Plusieurs camions ont été mis à contribution pour enlever, bar après bar, la soixantaine de "Bingo" qui sont au centre de cette affaire. Des machines plutôt sophistiquées, puisqu’elles peuvent apparaître comme des flippers "classiques", lesquels sont autorisés par la loi. "Dans le "Bingo", le joueur agit sur la machine. Ils peuvent donc être considérés comme des jeux d’adresse et à ce titre peuvent être exploités dans un bar où seuls les jeux de pur hasard sont interdits", souligne un spécialiste des machines à sous. En revanche, il est évidemment interdit de développer un système de gain en argent autour de ces jeux. "Dans les jeux d’adresse, le gain ne peut être que sous forme de parties gratuites, et encore pas plus de cinq", poursuit ce spécialiste.

Système lucratifC’est ce qui explique en partie la longueur de l’enquête de gendarmerie qui a trouvé sa conclusion lundi. Il fallait réussir à prouver qu’un système de gains en argent s’était développé autour de ces machines. Un système lucratif, estimé en moyenne à 3000 euros mensuels par machine, à répartir entre le tenancier du bar et l’installateur. A supposer que ce dernier ait simplement prélevé la moitié des bénéfices, cela représente (sur la base d’une soixantaine de machines) un revenu mensuel de 90000 euros environ. Net d’impôts et de taxes diverses, bien sûr. On comprend que le fisc ait participé à l’interruption de ce trafic plutôt rentable.

l'expérience glamour

Le « resort », complexe hôtelier né dans les années 1970, n'en finit pas de muer. « De l'hôtel sur la plage avec des cocotiers genre Hilton exotique d'après-guerre, on est passé au lieu de villégiature saisonnier », explique David Mandefield, ancien président du conseil d'administration de Méridien SAS dont 35 % des hôtels du groupe sont des « resorts ». « Seulement, il faut établir des partenariats et construire, par exemple, près d'un golf existant, très demandé par les clients mais trop cher à rentabiliser. » Lieu et personnel irréprochables, services sans failles, c'est le Graal poursuivi par tous les groupes. Les séjours raccourcissent et les clients compactent leur visite en trente-six ou soixante-douze heures !

L'un des projets les plus emblématiques de la nouvelle génération de complexes hôteliers a été mené par la Société des Bains de Mer (SBM), appartenant à la famille Grimaldi. La réflexion a démarré il y a dix ans pour répondre au big-bang touristique de Monaco, avec l'idée de créer un centre de congrès entouré d'un maximum de services avec des lits, des spectacles, bars, restaurants, et des casinos. Cette anticipation a aussi pris en compte la vogue des spas. L'objectif est de figer le client sur place.

Lancés sous le prince Rainier, les travaux du Monte Carlo Bay dans le quartier du Larvotto - onze étages dominant la mer - ont pris cinq ans, pour un coût estimé à 200 millions d'euros. Inauguré en octobre dernier, ce jeune quatre étoiles a doublé la capacité hôtelière du groupe, la portant à 900 chambres.

« Compte tenu de l'espace, nous avons voulu créer un lieu très ouvert et surtout un hôtel contemporain », confie Bernard Lambert, président de la SBM. Le lieu compte 334 chambres, dont 22 suites, une héli-surface, un drugstore, quatre restaurants et autant de bars, un accès direct au Jimmy's, célèbre boîte de nuit. « On vend un statut, une image, de l'hédonisme, explique Axel Hoppenot, directeur commercial et marketing de la société. La SBM a voulu enrichir l'expérience glamour. » Avec à la clef piscine pharaonique, lagon à ciel ouvert, spa de luxe et 154 bandits manchots dans le casino.

Les jeux sont faits.

C'est le groupe Partouche qui a été choisi pour exploiter le futur casino du Havre, qui devrait ouvrir en juin 2006 au Palais de la Bourse, en centre ville, dans les locaux actuels de la Chambre de commerce et d'industrie. Plus de deux ans après le lancement de l'appel d'offres, la commission de délégation de service public a choisi entre les deux derniers candidats, Accor Casino et Partouche. "Ce n'est pas un choix du cœur mais un choix argumenté", résume Antoine Rufenacht, président de la commission. Ari Sebag, directeur général du groupe lauréat, apprenant la nouvelle hier soir jeudi, reconnaît avoir "rarement rencontré autant de rigueur, de transparence et d'exigence de la part d'une municipalité".

Depuis que la ville s'était vu décerner le statut de station balnéaire, en 1999, elle pouvait renouer avec la tradition disparue depuis plus de quarante ans avec la fermeture du casino Marie-Christine, le 21 juin 1960. Une tradition fructueuse : la redevance versée par le casinotier à la municipalité s’élève jusqu’à 15 % du produit brut des jeux, à laquelle s'ajoutent diverses redevances. Le montant estimé des bénéfices de la ville, "en vitesse de croisière avec 250 machines à sous" s'élèverait entre 4 et 6 millions d'euros par an.

Sept postulants s'étaient mis sur les rangs : Accor, Barrière, Emeraude/Le Foll, L’Européenne de Casino, Casino d'Etretat, Partouche, et le groupe Tranchant. Entre temps, divers sites avaient été proposés pour la future implantation du casino. Le Palais de la Bourse, place Jules Ferry, et ses 11 000 m2, a finalement été retenu pour "ne pas surqualifier le site Vauban et créer une trait d'union entre la plage, le centre ville, les Halles centrales, les bassins et les docks". En juillet 2002, trois candidats remettent une offre, la commission ad hoc, composée de six élus, écarte Barrière pour son "projet trop ambitieux et lourd et qui prévoyait une modification trop importante de l'architecture dans ce bâtiment qui est protégé".

Un fonds glouton

Heureusement, il y a l’Europe. Après l’appel d’offres pour le casino de Bruxelles, les casinotiers tricolores guignent les établissements de jeux autrichiens et néerlandais bientôt privatisés. «Nous avons le savoir-faire», jure Christian Rouyer de Casinos de France. Mais le jeu sera plus difficile en Grande-Bretagne, où le secteur est en pleine dérégulation. «Nous sommes encore petits par rapport aux grands groupes anglo-saxons», admet Dominique Desseigne. Pour percer, il faudra conclure des alliances, réunir des montagnes de cash... Bref, les financiers ne sont pas près de s’éloigner du tapis vert.
Après la fusion avec Accor Casinos, le nouveau numéro un français des jeux de table et des machines (1 milliard d’euros de chiffre d’affaires) contrôle 38 établissements (Enghien, Nice, Cannes Croisette...), 13 hôtels de luxe et 57 restaurants dont le Fouquet’s.Dominique Desseigne (à gauche) préside le conseil de surveillance.


Des hôtels et des résidences pour cadres américains, des casinos à Las Vegas et Atlantic City, des centaines de milliers de mètres carrés de bureaux en Asie du Sud-Est et en Chine et toute la Costa Smeralda, ex-propriété de l’Agha Khan en Sardaigne: l’énumération du patrimoine de Colony Capital laisse rêveur. En douze ans, ce fonds d’investissement créé par le businessman d’origine libanaise Thomas Barrack a déjà investi 10 milliards de dollars! «C’est essentiellement de l’argent que les fonds de pension américains nous confient», explique Sébastien Bazin, le directeur de la branche européenne qui vient de prendre 15% du groupe Lucien Barrière. Mais attention, Colony, qui assure opérer depuis le Delaware, Etat américain à la fiscalité clémente, ne veut surtout pas être pris pour un de ces «fonds rapaces» qui se rémunèrent en dépeçant les entreprises en difficulté. «Nos investissements ont une durée de dix ans. Nous sommes de véritables opérateurs industriels dans l’immobilier, l’hôtellerie et les jeux», précise Sébastien Bazin. Colony Capital entend bien multiplier les opérations en Europe, et singulièrement en France, où Tom Barrack est depuis longtemps propriétaire. Principale cible: l’immobilier professionnel parisien, «un marché aujourd’hui plus porteur que Londres…».

Grattez-moi !


Vous rêvez de gagner au Loto, mais ne supportez plus d'attendre ni de partager vos chances avec des millions de concurrents ? Le jeu vous gagne, vous démange, vous irrite, vous ronge ? Alors grattez ! Et grattez bien ! Le jeu est une lèpre qui a ses traitements de fond (les jeux à tirage) et ses palliatifs (les cartes à gratter).
Filant jusqu'au douteux la métaphore du parasite, voici venir - comme autant de bacilles en légion - les «jeux à grattage». Il y en a pour tous les goûts, toutes les modes. Esotérisme : «Astro» ; sentimentalisme : «Pour la Saint-Valentin» ; historicisme : «La Pyramide de pharaon» ; américanisme : «Vegas» ; feuilletonisme : «XIII, la BD culte» ; sport : «Goal» ; hygiénisme : «Morpion»... C'est le triomphe de l'individualisme «ludi-cupide», car le grattage est au Loto ce que la machine à sous est au black- jack : une activité solitaire, un narcissisme digital. Seul face au monde, face à ses chances, à son destin, lejoueur est appuyé au zinc. Ses mains tremblent. Son ongle va gratter. Dans ses yeux muets se lit l'imploration tragique, ancestrale, métaphysique : «Le million ! Le million !»

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