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blog sur le monde du casino

Appel a pouvoir public

Isaac Dahan a confirmé à l'AFP l'information donnée à Ouest-France par un représentant du propriétaire du navire, selon lequel la Norwegian Cruise Lines (NCL, filiale de Star Cruise) compte le livrer lundi aux démolisseurs si aucun acheteur ne se manifeste d'ici là.

"Le vendeur m'a dit cela hier (jeudi), mais il me l'avait déjà dit quarante fois auparavant", tempère-t-il toutefois.

L'entretien du navire, qui est relégué dans le port allemand de Bremerhaven depuis une explosion de chaudière qui a tué huit marins en 2003, coûte 500.000 dollars (environ 385.000 euros) par mois.

L'armateur souhaite trouver au plus vite un acheteur et évoque régulièrement le cours exceptionnel de l'acier, dopé par la demande chinoise, qui lui permet d'espérer en tirer le prix demandé - 20 millions d'euros - auprès des ferrailleurs.

Isaac Dahan précise qu'il continue à rechercher un opérateur après le retrait mardi du groupe d'immobilier de loisirs Pierre et Vacances et en appelle à une mobilisation de tous pour éviter que la page ne se tourne définitivement.

"Je me retourne vers les pouvoirs publics, élus locaux et régionaux, associations et mouvements, partis de droite et de gauche, en leur demandant de soutenir son retour", écrit-il dans un communiqué.

L'Association pour l'ex-France, basée à Saint-Nazaire (Loire-atlantique) où le navire a été construit, a aussitôt annoncé son intention de demander au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin d'intervenir auprès de la NCL pour obtenir "un délai".

Mais Isaac Dahan voudrait surtout que que l'engagement pris le 7 octobre dernier par l'Etat, les collectivités publiques de Basse-Normandie et le port autonome de Rouen (Seine-maritime) d'accompagner le projet se traduise dans les faits.

L'homme d'affaires affirme que son projet se monte à 45 millions d'euros, une somme "sans rapport" avec les 200 millions évoqués par Pierre et Vacances pour transformer le paquebot en complexe touristique.

"Mon projet consiste en une rénovation et non une reconstruction du navire pour lui laisser tout son caractère de monument historique", écrit-il.

Il précise qui si son projet aboutit, le navire serait amarré au pied du pont de Normandie et que seraient aménagés à son bord notamment 300 cabines, six restaurants, cinq salles de jeu, deux bars, un snack, un glacier, un casino, un cinéma, un théâtre, un centre de remise en forme et trente boutiques.

Il assure que son exploitation, qui comprendrait aussi l'organisation de foires, salons et expositions permettrait la création de "500 à 600 emplois".

Mis en service en 1961, le France a été affecté aux traversées transatlantiques entre Le Havre et New York avant d'être désarmé en 1974 puis vendu en 1979 à la NCL, qui l'a transformé en paquebot de croisière sous le nom de Norway.

Il fut, avec ses 313 mètres, le plus long paquebot du monde durant plus de 40 ans, soit jusqu'à la mise en service du Queen Mary 2 en 2003.

casino de Divonne-les-Bains

A Divonne, depuis la cérémonie des vœux du maire Etienne Blanc, on ne parle plus que du casino, de sa possible fermeture et du bras de fer qui oppose la municipalité au groupe Partouche. Entre le bouillant député et le propriétaire du domaine où le casino jouxte golf, hôtel, et cinq restaurants, rien ne va plus. Si Hubert Benhamou, le président des lieux, se dit « serein » et ne veut pas provoquer de crise, les consignes du groupe sont aujourd’hui de ne plus parler. Etienne Blanc, lui, n’en démord pas et exprime haut et fort son exaspération.

A l’origine, une échéance au 1er mai. La fin de la délégation de service public pour l’exploitation du casino qui lie pour les jeux le propriétaire du domaine à la mairie. En 1988, « au bon vieux temps », l’accord initial stipulait que 15% des gains de ces jeux devaient être reversés à la ville. Mais la crise est passée par là, le casino a vu son chiffre d’affaires divisé par deux en trois ans. En présentant cette dure réalité, le groupe Partouche a donc demandé pour continuer la gestion du casino que soit revue à la baisse le pourcentage et qu’il passe de 15 à 5%.

En étant le seul groupe ayant posé sa candidature pour l’appel d'offres, Partouche semblait en position de force. Mais le maire de Divonne ne l’entend pas de cette oreille. « Le problème est que le groupe est propriétaire des murs. En nous disant qu’il pourrait fermer, il y a comme un chantage par rapport à toutes les activités du domaine. Il joue là-dessus. Mais si nous ne trouvons pas un accord, c’est simple, on construira un autre casino près du lac, il y a des gens qui sont intéressés » assure Etienne Blanc.

Dans la cossue ville des bords du lac, cette position semble avoir le soutien de la population. « Notre maire a raison de taper le poing sur la table. Partouche délaisse Divonne au profit de ses affaires à Genève. Il n’a pas que des amis ici. Il presse les gens qui travaillent pour lui, il les use puis il les jette quand ça va moins bien. Là, ce n’est pas sur un chiffre que le maire discute, c’est sur un pourcentage. S’il fait des affaires, il gagne plus, s’il en fait moins il gagne moins, comme la ville c’est tout... » explique un restaurateur installé à deux pas du casino. Quant à savoir si un déménagement ne risque pas de condamner l’activité jeux à Divonne, ce même observateur est confiant. « Bien sûr , le site actuel est beau. Mais on peut très bien reconstruire un casino ailleurs. A Genève, celui qui tourne le mieux, il est quasiment en souterrain... » Reste que si Partouche jette l’éponge, 300 emplois pourraient disparaître. Alors à trois mois du choix final, les jeux ne sont pas faits. Et il reste à savoir si la municipalité peut aller jusqu’au banco au risque de perdre très très gros.

Une mise en examen

Le dossier de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes (SFCMC) se corse pour les dirigeants du groupe Barrière. Actionnaire à 65% de cette entreprise, l'opérateur de casinos vient de perdre une manche dans le conflit qui l'oppose aux actionnaires minoritaires : l'affaire a été renvoyée en correctionnelle par le juge d'instruction. Ce qui signifie que Dominique Desseigne, président du groupe Barrière, va bien devoir s'expliquer devant les tribunaux dans le cadre de sa mise en examen pour complicité d'abus de biens sociaux, d'abus de crédit et de pouvoirs. Dominique Desseigne est aujourd'hui au coeur de l'affaire, depuis le décès en mai 2001 de son épouse Diane Barrière-Desseigne, fille adoptive de Lucien Barrière. Les faits remontent à 1991, date à laquelle la SFCMC avait acquis des parts dans la société propriétaire de l'hôtel Gray d'Albion, à Cannes, pour un montant de 86,9 millions d'euros jugé trop élevé par certains minoritaires de cet établissement. Le vendeur était alors la Compagnie Immobilière Phénix (CIP), dont le président de l'époque, Jean-Marc Oury, est lui aussi mis en examen pour présentation de bilan inexact et recel d'abus de biens sociaux. De fait, la CIP avait elle-même acquis ces parts un an plus tôt au prix de 40,2millions d'euros. En contrepartie, Diane Barrière-Desseigne avait vendu des actions SFCMC à la CIP pour que celle-ci détienne 20,45% du capital du casino de Cannes, et ce à un prix «environ 5 fois supérieur au montant résultant des cours de Bourse de l'époque», selon la commission des opérations de Bourse, soit environ 69,8millions d'euros. L'idée étant de permettre, au final, à la célèbre patronne du groupe Barrière de régler les droits de succession à la suite du décès de son père.

New look de casino

Moliflor va injecter pour 8 MF (plus d’1,2 million d’euros) de travaux. Ces derniers, qui vont démarrer très bientôt, devraient être terminés pour Pâques l’an prochain. Jusque-là, l’établissement continuera de fonctionner normalement. La page de la discothèque Le Rose est définitivement tournée. La célèbre boîte de nuit de Canet-plage qui, une belle décennie durant dans les années 1980-90, d’abord dans les sous-sols du casino puis à l’étage, a tenu le haut du pavé sous la houlette du prince de la nuit Claude Baco puis de son acolyte "Fafanou", et qui avait fermé ses portes il y a quelques mois, ne verra donc plus le jour. Le beau projet de réhabilitation des lieux lancé par le Groupe Moliflor Loisirs , propriétaire du casino, ne laisse planer aucun doute sur le sujet. Fini. F.I.N.I. Seul le bar d’ambiance Le Comptoir du Rose continuera de fonctionner : "On ne touchera pas au concept", promet Bertrand Coltier, P-DG du Groupe Moliflor Loisirs. La partie qui abritait le fameux club accueillera les jeux traditionnels qui remontent d’en bas. En leur lieu et place, dans les sous-sols donc, est prévue la création d’un espace polyvalent, équipé dernier cri et susceptible d’accueillir tout un tas de manifestations diverses : expositions artistiques, concerts, conférences, etc. Le Groupe Moliflor Loisirs, dont ce sera là le plus gros chantier sur le sol roussillonnais pour l’année 2003, a débloqué une enveloppe de 8 millions de francs (environ 1,2 million d’euros), et son P-DG assure que les travaux, qui devraient débuter fin octobre-début novembre, "seront terminés pour Pâques de l’an prochain". Pendant toute la durée de ceux-ci, l’établissement fonctionnera normalement. Après Pâques, l’entrée principale du casino se fera côté place Méditerranée. Dès qu’on pénétrera dans les lieux, sur la gauche, et plus précisément pour les habitués là où se trouve actuellement le bar, c’est le restaurant qui prendra place. Mais c’est à l’extérieur, avec une refonte complète de la façade de l’établissement côté mer et côté immeuble Mar y cel, que le relookage promet d’être spectaculaire, avec une ambiance "qui rappellera le style Key-West en Floride", tient à souligner Bertrand Coltier. L’architecte-urbaniste parisien en charge du projet, Hervé Teil, insiste lui aussi sur "l’esprit estival de bord de mer retenu, mettant en valeur des matériaux traditionnels comme le bois peint ou lazuré, et ce afin de trancher avec l’immeuble qui surplombe le casino et de redonner à l’échelle du piéton qui se promène en bord de plage, une image ludique et pittoresque". Les travaux destinés à réhabiliter la partie rez-de-chaussée, illustrent parfaitement cette démarche : la zone restaurant-bar est redessinée suivant un rythme de pilastres en croisillons et clins de bois, tout en maintenant des baies vitrées ouvrantes sur une terrasse extérieure qui participera à l’animation du bord de plage. Ainsi, la nouvelle image du casino recréera une ambiance de qualité et de charme de bord de mer, tout en respectant l’emprise actuelle du bâtiment à rez-de-chaussée. Les couleurs des façades apporteront la touche ludique du projet et le signal intérieur / extérieur annonçant déjà l’ambiance retenue pour les espaces intérieurs. Le soir, une étude détaillée d’éclairage jouant sur les ombres et les volumes créés permettra d’utiliser comme un fond de décor le parti architectural pour le virtualiser en fonction de thèmes colorés à définir. Rappelons ici que le casino de Canet-en-Roussillon est, de loin, au plan de son organisation, de sa fréquentation et de son volume d’affaires, le premier établissement de jeux du département avec : un parc de 160 machines à sous (qui le place même en tête au niveau régional, devant les casinos héraultais de La Grande-Motte et du Cap d’Agde), 80 personnes employées (et une centaine en saison), un chiffre d’affaires annuel de 140 millions de F (soit plus de 21 millions d’euros).

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