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blog sur le monde du casino

Le Casino du Lac-Leamy!

Le Casino a répondu aux critères élevés de BOMA BESt (Building Environmental Standards) pour atteindre le niveau 3 de la certification de ce programme de gestion environnementale des immeubles commerciaux appliqué et reconnu à l'échelle canadienne. Le niveau 3 représente une note entre 80 et 89%.

Pour sa part le Hilton Lac-Leamy s'est vu octroyer la certification de niveau 2 pour ses pratiques environnementales. Cela représente une note entre 70 et 79%.

Le directeur général du Casino du Lac-Leamy se réjouit de cette reconnaissance puisque celui-ci est le seul édifice situé à l'extérieur de la région de Montréal parmi les huit établissements du Québec ayant obtenu le niveau 3.

«Il s'agit d'une belle récompense pour les politiques et procédures que nous avons adoptées afin de favoriser le développement durable. Notre initiative est relativement jeune et porte déjà fruit», a déclaré le directeur général du Casino du Lac-Leamy, Kevin Taylor.

Plusieurs initiatives ont été prises au cours des derniers mois par la maison de jeu afin de réduire ses impacts sur l'environnement. Par exemple, les quelque 560 000 tasses en mousse de polystyrène de la cafétéria ont été remplacées par des tasses lavables. Aussi, les imprimantes du Casino ont été réglées par défaut pour imprimer recto verso ce qui a permis une réduction de la consommation du papier de l'ordre de 30%.

Exercice oublié

La Société Fermière du Casino Municipal de Cannes, filiale du groupe Barrière, a réalisé au terme de son exercice 2007/2008 un chiffre d'affaires de 104,9 Millions d'Euros, en baisse de 20% en glissement annuel, pour un excédent brut d'exploitation de 6,7 ME (-54%). Le résultat opérationnel plonge dans le rouge à hauteur de -0,8 ME (contre 7,4 ME un an avant) et le résultat net est déficitaire de -2,8 ME après un profit de 3,5 ME à l'issue du précédent exercice.

Le groupe explique la chute de son activité par 5 facteurs : l'interdiction de fumer dans les lieux publics en France, la conjoncture, la contre-performance des jeux de table et des machines à sous, particulièrement au Casino Barrière Les Princes, la fermeture pour 4 mois de l'hôtel Majestic pour rénovation et l'érosion de l'activité séminaire des deux hôtels du groupe.

La société cannoise explique que les perspectives sont difficiles à déterminer, d'aut ant que les travaux du Majestic sont toujours en cours et que la rénovation du second hôtel, le Gray d'Albion, a débuté. Les dirigeants vont particulièrement insister sur l'activité séminaires, en perte de vitesse. "Les efforts déjà réalisés et à poursuivre sur les charges de structure et d'exploitation restent nécessaires", explique l'entreprise, qui n'exclut pas, si la tendance de l'exercice précédent se confirme, de "mettre en place les mesures nécessaires au maintien de l'équilibre économique du groupe et des sociétés qui le composent".

l'univers des casinos

Tout investisseur désireux de prendre une participation dans un casino français sera soumis à une autorisation préalable du ministère de l'économie au titre du décret, paru le 31 décembre 2005, protégeant les secteurs dits "stratégiques" du patrimoine économique français.

Les jeux d'argent sont la seule activité qui ne relève pas de la défense nationale, de la recherche ou de la sécurité à figurer dans cette liste de onze secteurs déclarés sensibles par le gouvernement. Le texte précise, à l'égard des casinos et des jeux d'argent en général, qu'il s'agit de veiller à prévenir les risques de blanchiment d'argent sale. Pour ce faire, le décret stipule que les "autorités administratives peuvent recourir à la coopération internationale pour vérifier l'exactitude des informations fournies par les investisseurs étrangers, notamment celles relatives à l'origine des fonds".

Ce dispositif réglementaire vient renforcer l'article du code monétaire et financier prévu par la loi du 9 mars 2004 qui assujettit déjà les professions liées aux jeux d'argent à l'obligation de déclaration de soupçon à l'organisme antiblanchiment français Tracfin.

"Même si l'univers des casinos s'est discipliné, il reste un creuset naturel pour d'éventuels comportements criminogènes. Ce texte complète l'arsenal en vigueur", estime-t-on au ministère de l'intérieur, chargé de contrôler l'activité des jeux en France.

Les casinos, comme les cercles de jeux ou les paris en ligne, sont concernés par ce nouveau texte qui, plaide-t-on au ministère de l'économie, ne change pas fondamentalement la donne existante. Les autorités ont ainsi déjà validé des opérations capitalistiques dans ce domaine, notamment lors de la cession du groupe de casinos Moliflor Loisirs, en novembre 2005, à la société de capital investissement Bridgepoint.

Néanmoins, précise un juriste, la différence se situe au niveau de l'article R. 153-10. Au début de celui-ci, il est désormais précisé que "le ministre chargé de l'économie refuse par décision motivée l'autorisation de l'investissement projeté". Cette motivation, ajoute ce juriste, permettra d'engager des recours contentieux.

Le marché des casinos, qui compte 190 établissements en France, a été, fin décembre, qualifié de morose pour la saison 2004-2005 par les professionnels du secteur. Ils ont réalisé un produit brut des jeux (PBJ, différence entre mises et gains) de 2,647 milliards d'euros, en hausse de 1,33 %, soit la croissance la plus faible depuis seize ans.

Ce bilan confirme le premier rang du casino d'Enghien (Val-d'Oise). Mais la récession des jeux se fait sentir dans le "club des dix" premiers casinos dont huit d'entre eux ont enregistré une baisse de leur PBJ.

« Les casinotiers tapent à la porte ! »

C'est dans un contexte économique délicat que le conseil municipal du 5 décembre doit voter une délégation de service public (DSP) pour la construction d'un casino. Le projet qui doit voir le jour sur le site des anciens chantiers navals est assez ambitieux (voir notre édition du 1er novembre). Et devrait se chiffrer à plusieurs millions d'euros. Or rien ne va plus en ce moment pour les casinotiers. La fin de saison a été assez difficile avec une baisse des produits bruts de jeu qui devraient avoisiner les - 20 à - 30 %. Les difficultés sont telles que des rumeurs de fermeture de certains établissements circulent déjà sur la Côte.

« A court terme, je ne pense pas, analyse Frédéric Abadie, journaliste spécialisé dans le secteur des casinos. Nous sommes dans une période de crise et aujourd'hui tous les groupes freinent des quatre fers. L'interdiction de fumer mais surtout la baisse du pouvoir d'achat ont eu un gros impact sur la fréquentation des établissements ». Avec des casinos déjà installés à Hyères, Bandol et bientôt peut-être Sanary, le secteur est plutôt bien servi. La zone d'achalandise moyenne d'un établissement de jeu est d'environ 50 à 60 kilomètres. Alors pourquoi en créer un nouveau ici ? « Qui ne tente rien n'a rien », répond Thierry Dalmas, le directeur général des services. Le propos est audacieux mais peut-être pas suffisant pour convaincre un groupe d'investir plusieurs millions d'euros. « Nous ne sommes pas dupes quant à la situation actuelle mais la crise est passagère et il faut pouvoir être opportuniste. Nous allons créer et réunir les conditions pour qu'il y ait de la ressource avec la grande plaisance et les croisiéristes », poursuit le DGS.

Le problème, c'est qu'aujourd'hui les grands projets ne sont plus à l'ordre du jour. « A Digne, une DSP avait été annulée pour des raisons juridiques. Le nouveau projet a été largement revu à la baisse. A Port-Barcarès, Partouche envisage de transformer son casino en établissement saisonnier », cite en exemple Frédéric Abadie qui travaille pour la revue spécialisée, Le journal des casinos. À en croire le maire, la donne pourrait être différente à La Seyne : « Ce sont les casinotiers qui tapent à la porte ! », lâche Marc Vuillemot. « Je n'avais même pas eu l'idée, reconnaît le premier magistrat. Il faudra être prudent et vigilant sur le projet mais s'ils viennent, c'est qu'ils ont des raisons. Il y a, ici, des perspectives d'avenir et j'imagine qu'ils misent sur le développement du grand projet de Rade ». Les groupes déjà intéressés devraient rapidement dévoiler leurs cartes.

300 € pour participer

Ne le niez pas, vous vous êtes sûrement aperçu qu'ils étaient de plus en plus nombreux autour de vous, au travail, dans votre famille, parmi vos amis, à avoir cédé aux sirènes du tapis vert, à causer relances et mises, à rêver de « quinte flush royale ». Bref, à avoir succombé au poker, jeu mêlant interdit et excitation (la loi interdit toujours les jeux de table en France), stratégie et pur hasard. Grâce à Internet, et ses jeux en ligne, grâce peut-être à Patriiiiick (Bruel), aussi, dont les talents de bluffeur avisé ont été dévoilés au grand public via des émissions désormais régulières sur Canal +, le poker est sorti des tripots enfumés pour respirer le grand air du dehors.

Chez le casinotier Tranchant, on a flairé le bon coup (comme l'ont déjà fait Barrière et Partouche). « Cela fait quelque temps qu'on pensait organiser un tournoi de poker, précise Laurent Sagot, membre du comité directeur du casino de Dunkerque, chargé des grands jeux. Cela intervient alors que depuis vendredi, nous avons nos deux tables de poker "cash games" - partie typique, hors tournoi, où les joueurs peuvent retirer leur gain à leur guise - après autorisation du ministère de l'Intérieur. Avec une mise de 100 € minimum, ça tourne déjà très bien. Le poker est une vraie attente chez nos joueurs. »

Avec 200 joueurs maximum attendus pour cette deuxième étape du Tranchant Poker Tour, le rendez-vous dunkerquois de demain devrait être suivi. « Les inscriptions seront prises jusqu'au dernier moment, à 15 h », ajoute Isabelle Vandaele, responsable marketing et communication.

Engageant 1 200 joueurs, le tournoi fonctionne ainsi : sept qualifiés à l'issue de chaque étape, avec un ticket pour participer à l'Open GT se déroulant à Bâle, les 5 et 6 juillet. Pour participer, comptez 50 € d'inscription et 250 € d'engagement. Mais le « prizepool » (les gains) est conséquent : les 18 derniers à Dunkerque se partageront 48 000 € dont 30 % reviendront au vainqueur.

Sur les tables demain, les mises de départ seront à 25,50 € et doubleront toutes les demi-heures. Car le tournoi est prévu pour durer jusqu'au bout de la nuit... • > Le vainqueur de l'Open GT en Suisse aura sa place pour le World Poker Tour (WPT, prononcez ouaïpiti !).

Fréjus!

Fréjus sera-t-elle la septième ville du Var à posséder un casino de jeux ? On peut parier que oui depuis mercredi dernier et l'avis favorable donné par le conseil national du tourisme au classement de Fréjus comme « station balnéaire », l'une des conditions sine qua non pour héberger un établissement de jeux.

Si l'adjoint délégué au tourisme, Philippe Mougin, affiche une prudence de circonstance, puisqu'il faut désormais que le Conseil d'État valide ce classement, on peut estimer que les jeux sont faits.

Parcours du combattant

« Nous venons de franchir une étape fondamentale dans l'avancement de ce dossier », reconnaît l'élu, en rappelant l'intense travail préparatoire mené à partir de 2005, entre les services de la mairie, de la communauté d'agglomération pour tous les domaines de sa compétence, et l'office du tourisme.

Le dossier a été, dans un premier temps, transmis en préfecture, où il a été « décortiqué » puis validé en décembre 2007. Il a ensuite été envoyé au secrétariat d'État au Tourisme et à la Consommation, et plus précisément à la direction du Tourisme, véritable coordonnateur de la procédure entre tous les ministères concernés par cette demande de classement : le Budget, l'Intérieur, la Culture, la Santé et en plus, s'agissant de Fréjus, la commission nationale des monuments historiques.

À partir de février dernier, les avis favorables sont « tombés » les uns après les autres, aboutissant mercredi après-midi à la réunion et à l'approbation du conseil national.

Pour la ville, classée station de tourisme depuis 1922, ce nouveau label serait un gage d'excellence sur des critères environnementaux, d'espaces naturels et urbains, d'offre touristique et de loisirs, de capacités d'accueil et de richesse patrimoniale.

Une manne non négligeable

Concrètement, le classement en station balnéaire présente deux sérieux avantages. D'abord, on l'a dit, celui de pouvoir être éligible à l'ouverture d'un casino de jeux (prévu dans le projet de Port-Fréjus II), au même titre que les stations thermales, climatiques ou uvales (qui a rapport au vin).

Pour une ville, un casino représente une manne non négligeable, puisque l'établissement doit lui reverser une partie de ses recettes et qu'il a, également, l'obligation de soutenir financièrement la politique culturelle (voire sportive) de la commune.

Ensuite, ce classement lui permet de conserver le produit touristique de la Dotation globale de fonctionnement versée chaque année par l'État, soit l'équivalent pour 2008 de 10 % de 12 millions d'euros. Faites le calcul...

Cela fait deux bonnes raisons de vouloir rejoindre sur la liste varoise les villes de Saint-Raphaël, Sainte-Maxime, Cavalaire, Hyères, Bandol et La Seyne. À Fréjus, on devine ce que le père Noël mettra dans sa botte !

Le bol d'oxygène des casinos?

La tourmente financière qui touche le monde entier frappe aussi la France bien qu'elle soit épargnée par la récession. En effet, la France, contrairement à ses voisins britanniques et allemands, n'est pas en récession puisque l'INSEE vient de publier les chiffres du produit intérieur brut qui est monté de +0,14% lors du dernier trimestre. Pourtant, l'économie de la France est loin de se porter à merveille et il suffit de voir les fermetures durant quelques semaines des usines de Renault et Peugeot ou encore la fermeture de 27 magasins Bata pour prendre la mesure de l'ampleur des dégâts. D'autres secteurs d'activités sont touchés de plein fouet par la crise économique notamment l'immobilier et le monde du divertissement.L'industrie du casino se porte au plus mal depuis plus de vingt ans et de nombreuses fermetures d'établissements sont à prévoir dans les mois à venir si la crise persiste.

Michèle Alliot-Marie, le bol d'oxygène des casinos?

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie vient au secours des casinos en assouplissant les lois. En effet, la ministre autorisera les casinos à organiser des tournois de poker, hors de leur enceinte, mais toujours sous le contrôle du ministère de l'Intérieur. Ainsi, un casino sera en mesure d'organiser des tournois en avertissant les instances compétentes seulement trois semaines avant la date du tournoi et non plus deux mois comme c'est le cas actuellement. De plus, les casinos ne seront plus limités dans l'organisation des tournois de poker qui sont aujourd'hui limités à cent tournois. Quant aux jeux de casino, les casinos pourront bénéficier de nouvelles tables de jeux ainsi que de nouvelles machines à sous sans pour autant être confrontés au parcours du combattant. Le ministère de l'Intérieur devrait être plus indulgent sur les requêtes des casinos de France souhaitant augmenter leur parc de bandits manchots ou de jeux de cartes ou de tables.

Certains professionnels du secteur du jeu se réjouissent de ces décisions d'assouplissement des lois à l'égard des casinos. En revanche, les groupes de casinos dénoncent leur manque d'implication par le ministère de l'Intérieur sur le projet d'ouverture du jeu en ligne courant 2009. En effet, les groupes Barrière, Tranchant, Partouche aimeraient etre plus impliques dans le dossier des jeux en ligne qui s'ouvre l'an prochain et les informations ne sont pas toujours partagées entre ces matsodontes du jeu en France et les pouvoirs publics.

Le casino de Regina.

Le Casino de Regina a rendu public jeudi un incident qui a eu lieu dans son établissement il y a plus de trois mois.

Plusieurs joueurs ont cru décrocher la cagnotte quand ils se sont présentés au guichet automatique pour obtenir de la monnaie ou racheter leurs gains. C'est qu'un employé du casino a par erreur glissé des billets de 20 $ dans le support à billets de cinq dollars.

Pendant deux jours, les 26 et 27 octobre, un client qui avait découvert le pot aux roses a encaissé 11 000 $. Il s'est présenté 180 fois au guichet défectueux.

C'est un client, un peu plus honnête, qui a alerté le personnel du casino. Le casino a ainsi perdu 27 500 $. Grâce aux caméras de surveillance, la direction du Casino de Regina a réussi à identifier les individus qui sont retournés à plusieurs reprises au fameux guichet. Certains ont accepté de rembourser leurs « profits ». Le casino a ainsi pu récupérer plus de 13 000 $. D'autres ont refusé et se sont vu interdire l'accès au casino et à tous les établissements sous la juridiction de la Saskatchewan Gaming Corporation. La société des loteries pourrait intenter des poursuites contre ces individus.

La police de Regina a ouvert une enquête. Quant à l'employé au coeur de toute cette affaire, il travaille toujours au casino. Après tout, a déclaré son patron, l'erreur est humaine.

Menace de licenciement

Les mesures légales du code du travail ne sont pas respectées : ce que les salariés du casino Le Lydia menacés de licenciement sec souhaitent, c'est un plan social adapté au périmètre du groupe Partouche qui, je le précise, emploie 6 000 salariés en tout et affiche un chiffre d'affaires de 550 millions d'euros" s'insurge Jacques Matas, secrétaire général de FO. "Il n'est pas admissible de ne pas respecter la loi. Voilà pourquoi nous avons appelé aujourd'hui à la mobilisation des salariés concernés par le plan social proposé, lequel nous semble inepte et vide de toute substance légale. Malgré un cahier des charges prévoyant une ouverture à l'année, ce plan social indique qu'une fermeture hors saison va devenir effective" . Hier, en début d'après-midi, une bonne trentaine de salariés s'est retrouvée devant les portes de l'établissement à l'appel de Force Ouvrière, alertés sur la situation par le délégué du personnel, Patrick Andlauer, venu demander de l'aide. Ce dernier s'exprime : "Nous voulons un plan social correct, qui tienne la route. Nous avons été mis au courant de ce projet au début de l'été, puis une réunion informelle s'est passée le 1 er juillet. Le 4 août la procédure était officielle. Bien évidemment la date choisie pour nous porter le coup de grâce est stratégique : en pleine saison et au coeur de l'été ! Sur les 67 salariés du Lydia, seuls 9 devraient conserver leur emploi. Ils travaillent au restaurant, dans l'administration et il y a également une femme de ménage en congé maladie. Les 58 autres vont se retrouver à la rue du jour au lendemain". Jacques Matas rappelle à son tour "qu'il s'agit d'un licenciement massif et collectif. Ce n'est quand même pas normal qu'à notre époque le personnel soit considéré comme un ensemble de pions déplacés sur un échiquier selon le bon vouloir des dirigeants. Les raisons économiques ne justifient pas tout".

A ce propos nous avons réussi à joindre le PDG du Lydia, Jean-Marc Masquelier qui nous a reçus hier dans son bureau."Je ne vous cacherai pas que je n'ai pas proposé ce plan social de gaîté de coeur... Mais je ne vous cacherai pas non plus la vérité : la situation économique du casino est désastreuse et n'a cessé de se détériorer depuis 2000. Nous sommes actuellement entre 1,5 million et 2 millions d'euros de pertes. Dernier coup de poignard avec l'installation, à 500 mètres du Lydia, du casino de Leucate ( groupe Lucien Barrière) . Depuis févier dernier, nous avons subi une baisse de 40 % de notre chiffre d'affaires. Nous faisons partie d'une holding, mais chaque casino a son propre fonctionnement. Regardez autour de vous : au Barcarès, sorti de la saison, rien ne marche : les commerces sont fermés, la ville est morte. Et les Perpignanais hésitent à rouler 30 km aller / retour, l'hiver, pour aller "flamber" au jeu ! Bref je le répète : je mise tout dorénavant sur la pleine saison, c'est-à-dire quatre mois par an, de la mi-juin à la mi-septembre". Le PDG stipule par ailleurs que "des propositions ont déjà été faites à des salariés en vue d'un reclassement, dont deux de façon sûre. Les profils sont à l'étude..." Ce qui est sûr c'est que le plan social proposé sera effectif, à moins d'annulation, le 30 septembre. Et que le lendemain, 58 personnes, dont la plupart sont salariées du Lydia depuis 6 ans, iront pointer à l'ANPE.

Hippodrome à Pornichet!

Le maire de Pornichet est partant pour la rénovation de l'hippodrome, grâce au montage prévu avec un sponsor. Sans doute le casino.

Le vaste projet de l'hippodrome à rénover, que la Société des courses de la Côte d'Amour porte avec espoir depuis huit ans, reste d'actualité. La dernière assemblée générale de la Société des courses, samedi, a permis au maire, Robert Belliot, de rassurer les membres en expliquant la bienveillance dont il comptait faire preuve pour que se réalise ce vaste chantier. Et sans changer beaucoup la nature de ce projet, qui avait été validé par Paris, avant les élections municipales de mars. Il n'y aura toutefois ni hôtel, ni logements, initialement prévus par son prédécesseur, Jacques Lambert, dans son projet Hippocampe.

Robert Belliot a même rassuré les instances de la filière cheval par un courrier adressé notamment à Jobie Sévère, président de la Fédération régionale des courses de l'Ouest. Claude Simon, vice-président de la fédération de l'Ouest, et membre de la Société des courses de Pornichet, a lu avec plaisir ce courrier. Le nouveau maire s'y montre très intéressé : « La rénovation de l'hippodrome est un projet auquel mon équipe et moi-même sommes attachés. Il s'agit en effet de moderniser cet équipement obsolète dans un cadre paysager de grande qualité. »

Facture salée

Un peu plus loin, Robert Belliot écrit : « Le concept d'un espace intégré tribunes-casino me semble peut-être également une réponse au devenir du casino du boulevard des Océanides. »

Les adhérents de la Société des courses buvaient du petit-lait ! En effet, voici quelques semaines, lors d'une interview, le maire récemment élu tiquait sur le projet de rapprochement casino-hippodrome, refusant de cautionner un « Las Vegas ». Cette fois, le premier édile semble avoir pris en compte les impératifs financiers de ce gros chantier de 15 millions d'euros, dont une partie échoit à la Société des courses et sa tutelle de la filière des courses, une autre à la Ville, et une troisième à une structure privée, baptisée prudemment « un sponsor », qui pourrait s'appeler casino. Ce dernier pourrait financer les tribunes et le restaurant panoramique.

Les affaires reprennent donc, pourrait-on dire... Même si la facture est déjà bien salée pour la Ville : elle doit, en ce moment, gérer le problème d'inondations du champ de course. Des pompes ont été prévues pour 2,5 millions d'euros environ. Mais il faut, en plus, installer des bassins de rétention qui, aux dernières nouvelles, devraient « coûter plus cher que les pompes » ! Aïe !

Polémique à New Jersey!

  Faut-il nécessairement être mince et bien proportionnée pour servir des cocktails à une clientèle venue pour se distraire ? Polémique autour des pratiques d'un casino du New Jersey.

Faut-il nécessairement être mince et bien proportionnée pour servir des cocktails à une clientèle venue pour se distraire ? C'est ce qu'affirment les responsables du Borgata, le deuxième casino d'Atlantic City (New Jersey). Pour être sûrs que leurs fameuses « babes » (leurs « nanas ») conservent leurs attraits, ils ont entrepris, lundi, de peser leurs 160 serveuses et leurs 50 employés, hommes ou femmes, travaillant au bar afin de disposer d'un poids de référence pour chacun. Les nouvelles recrues seront aussi systématiquement soumises à ce test. Le Borgata entend interdire à cette catégorie d'employés de grossir de plus de 7%. Ceux qui auront pris des kilos sans raison valable (grossesse, maladie) devront les perdre dans les 90 jours, ou chercher un travail ailleurs.

La direction justifie cette pratique par une « image à défendre ». Ouvert en grande pompe en juillet 2003, le casino fonde son fulgurant succès sur un environnement nettement plus sexy que ses onze concurrents locaux. Tout le monde connaît ses « babes » aux jupes courtes et aux bustiers noirs suggestifs signés Zac Posen, un designer new-yorkais de plus en plus célèbre; qu'un communiqué de presse décrit comme « à la fois des mannequins, des serveuses et des hôtesses de charme …Des ambassadrices de l'hospitalité ». « Notre politique est légale et justifiée. Nos clients sont habitués à un certain niveau de service et d'apparence, et nous entendons le maintenir», explique Michael Facenta, porte-parole de l'établissement.

Le Syndicat des Employés del'Hôtellerie et de la Restauration menace toutefois de porter l'affaire en justice. Hier, un candidat à l'embauche, actuellement employé dans la police, a porté plainte contre une politique « qui viole les législations anti-discrimination des Etats-Unis et du New Jersey ». L'Equal Employment Opportunity Commission (l'agence gouvernementale qui gère les plaintes des employés s'estimant victimes de discrimination) pourrait, à terme, récupérer le dossier même si les arguments juridiques sont délicats à établir. Des hommes étant également soumis à la pesée, il ne s'agit pas de discrimination sexuelle. Et la discrimination pour cause de handicap est toujours difficile à plaider en dehors de cas avérés d'obésité.

Les habitants de Macao!

Des allures de Naples ou de Palerme

Les habitants de Macao observent avec un mélange de fascination mêlé d'effroi la transformation de leur territoire. Habitués à la culture du jeu, ils apprécient l'arrivée de ces investissements créateurs d'emplois, et qui permettent d'améliorer les infrastructures qui en avaient bien besoin. Mais la médaille a son revers : les prix de l'immobilier flambent, et risquent d'expédier les plus pauvres de l'autre côté de la frontière chinoise, à Zhuhaï. «On va transformer Macao en Monaco, une enclave pour riches», s'insurge une journaliste d'un quotidien local.

Un groupe d'universitaires met pour sa part la dernière main à un rapport sur les effets pervers des casinos, en particulier sur l'éducation des jeunes dont les parents y travaillent et qui doivent assurer une semaine sur deux l'équipe de nuit. Les jeunes veulent également arrêter leurs études au plus vite pour trouver un emploi facile dans ces établissements, au détriment du niveau général du territoire.

D'autres enfin s'inquiètent de l'impact de la manne qui s'est abattue sur ce minuscule territoire, dont la gestion est assurée sans la moindre transparence par une équipe choisie à Pékin. 70 % des recettes du gouvernement de Macao proviennent de la fiscalité sur les jeux, une somme en augmentation constante. Les questions des habitants fusent : «Comment est dépensé cet argent ? Qui contrôle les appels d'offres ? Qui sait où va l'argent de la Fondation Macao chargée de développer l'action culturelle avec un pourcentage des recettes des casinos ?...»

Pour l'heure, les deux Macao cohabitent : sur la bande côtière, les chantiers des casinos travaillent jour et nuit, les managers américains restent discrètement dans leurs complexes de villas, et les touristes se précipitent autour des tables de jeu. Quand on s'enfonce dans la ville, on retrouve ses ruelles étroites aux allures méditerranéennes, plus proches de Naples ou de Palerme que de Canton ou Hongkong, et ses coins de port de pêche aux ambiances dignes de Corto Maltese. Mais le premier a le vent en poupe et aura sans doute un jour raison du deuxième. Macao, une ville aux cinq siècles d'histoire, aura alors changé d'époque.

Partygaming!

Le site de jeux rafle la mise aux Etats-Unis, où se trouvent 80 % de ses clients.

C'est la référence des jeux d'argent en ligne. Numéro un mondial du poker sur l'Internet, PartyGaming allume des dollars dans les yeux des casinotiers de la planète et ne cesse d'étonner par son parcours météorique. Devenue une valeur vedette de la place londonienne depuis son introduction en Bourse à la mi-2005, elle vaut aujourd'hui 8 milliards d'euros et vient d'annoncer des résultats records : un bénéfice avant impôts de 583,7 millions d'euros l'an dernier pour un chiffre d'affaires de 818 millions d'euros, en hausse de 63 %. Un coup gagnant qui se prépare à rafler la mise sur le futur tapis de jeu des casinos : les écrans des téléphones portables.

Basé à Gibraltar pour sa fiscalité très avantageuse, très présent en Inde où plusieurs milliers d'informaticiens développent ses programmes, cet empire du jeu fait salle comble sur Partypoker.com, un tripot qui réunit jusqu'à 80 000 joueurs en simultané. Plus jeune et plus féminin que dans les casinos traditionnels, le public y est attiré par des tournois animés par des professionnels et richement dotés, en liquide et en nature, puisque le vainqueur est récompensé avec une Ferrari. Du marketing bien pensé pour lequel PartyGaming n'hésite pas à miser lourd (près de 100 millions d'euros en 2006).

Yo-yo en Bourse. A l'origine de cette partie menée de main de maître, la rencontre entre deux ingénieurs indiens à peine trentenaires, une femme d'affaires américaine, ancienne éditrice de sites pornos, et son mari avocat. A eux quatre, ils ont transformé une petite start-up de logiciels de jeux d'argent créée en République dominicaine à la fin des années 90 en marque planétaire. Ils investissent massivement dans les technologies et se feront connaître en sponsorisant les programmes de poker en direct qui pullulent sur les chaînes câblées américaines. Un parcours sans faute en dépit d'éprouvants mouvements de yo-yos de l'action en Bourse ces derniers mois, selon que le marché était rassuré ou non par la pérennité ­ juridique ­ de l'activité sur le très stratégique territoire américain. Un pays où PartyGaming compte 80 % de ses clients mais dans lequel la légalité des jeux en ligne reste un sujet d'intenses controverses juridiques et politiques

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