le hasard donc....

Pour passer le temps je surfe sur le net….je joue, principalement aux échecs pour oublier les miens ou au scrabble…histoire que les X années post bac, payées par mes parents et le « con-tribuable », fasse étalage de ma culture linguistique, notamment pour les mots biscornus – oh joie ! ! Je jouais donc sur le net au scrabble, partie acharnée contre une ménagère de moins de 50 ans, j’étais pas sur un site de cul ou en train de chatter avec des midinettes en mal de défloraison (c’est d’une platitude), non je jouais au scrabble tranquillement, essayant de placer mon OXO ou mon EWE sur un mot compte triple, lorsque ladite ménagère de cinquante balais commence à engager la conversation….Mince, on peut même pas réfléchir imperturbablement sans que le tchat ne montre le bout de son nez….bon, comme je suis poli je répond : échanges cordiaux et insipides comme le veut la tradition du tchat, « çà va ? » « ouais et toi, tu fais quoi dans la vie ? » et nianniannian.. et puis voilà qu’elle s’emballe commence a me déballer sa vie privée, ses enfants, son mal d’amour alors qu’elle est heureuse avec son homme qui la fait jouir à chaque fois qu’elle a envie, mais qu’elle a envie de goûter autre chose, l’infidélité la tente, pour voir, d’autant qu’elle est encore jolie et qu’elle se fait draguer régulièrement….je joue le jeu, elle est a l'autre bout du globe, elle a pas le permis bateau, elle a peur de son mari, elle va pas venir me faire chier et foutre mon couple en l’air ! ! ! Donc on joue de temps en temps, elle discute beaucoup et trouve dans mon ton décalé le réconfort que certaine retrouve dans un amour de jeunesse.. Elle trouve que je suis irrésistible, (ce que je lui sais gré….) et qu’elle aimerait entendre ma voix…Tentant non ? Expérience nouvelle et enrichissante ? Mortifications en vue ? Syndromes de notre génération en mal de repères ? Un petit coup de fil ne peut pas faire de mal, je risque pas de dérapé bêtement et tomber tête baissé dans son 90 D ? Et puis c’est excitant, et puis on s’arrêtera la bien sagement ? ? ?Elle veut revivre les frissonnements de ses premiers amours, braver ce qui lui semble un interdit, expérimenter la désobéissance conjugal…par un simple coup de fil …l’être humain est bien naïf parfois ! ! ! le jour ou la femme est sortie de l’ombre, du joug de son oppresseur, cela les a peut être libérées mais les maux qui en découlent son encore plus graves n’est ce pas ? ? ? Elles ne savent plus ou elles en sont et nous nous plus ! quel manque de pot pour l’être pensant, qui sait aujourd’hui d’ou il vient, mais ne sait pas ou il va. Bon je suis pas la pour philosopher, c’est pas mon truc et j’ai la haine ! Donc après négociation âpre et inéluctable, je consens a lui fournir un numéro et fixer une heure pour donner corps, ou du moins voix, a son souhait de marivaudage soft ! ! Une petite voix tremblotante, teinté de couleurs créoles, chuchote dans le téléphone, impressionné par une voix masculine qu’elle a longtemps rêver et qu’elle n’oubliera peut être jamais. 5mn ! Interminable ! Minable ! Able ! Bon on en est la mais je suppose que le jeu peut dégénéré a n’importe quel moment….Ou s’arrête le jeu et ou commence le point de non retour…. ou fini le jeu…et ou commence l’infidélité…hé, je voudrais pas me retrouver du coté obscur , dis moi O-B One Ken obi, dis moi pourquoi Dark Vador ton plus brillant élève à choisi la facilité (çà se discute…) de l’ombre à la lumière! ! A quel moment on dérape justement, qu’est ce qui fait qu’on dérape….une faiblesse, un goût pour le risque, le destin, un désir inassouvi ? Alors qu’on a une vie heureuse.. .pourquoi ? Est ce que notre partenaire ressent ces choses la, est ce que lui (ou elle) a les mêmes pensées…les mêmes aventures (réelles ou virtuelles) connaît on vraiment un autre alors qu’on se connaît pas soi même ? ? ?

Bon j’ai peut être posé plus de questions qu’apporté de réponses tangibles au problème épineux des liaisons dangereuses, mais en ce monde troublé on se cherche plus qu’autre chose…je te dis pas le monde de merde dans lequel vont vivre nos enfants ! ! ! Je leur souhaite bien du courage. En attendant j’arrête cette douce « litanie » et je stoppe la vulgarité latente qui déborde parfois de mon sac coronarien, ou encéphalique c’est selon. C’est drôle de penser que nous sommes uniques mais que beaucoup de gens vivent la même chose et ressentent les mêmes sentiments…

La vie est belle, et elle est ce qu’on en fait…