D’une manière pratique et technique elle pourrait être conçue comme cela : Le citoyen participant directement à la société par le vote directe des lois. Une équipe collégiale serait élue tous les 5 ans, avec une sorte de 1er ministre. Cette équipe proposerait les lois aux citoyens (seules certaines lois mineures seraient appliquées directement par le gouvernement, bien qu’une présentation aux citoyens serait faite). Les lois seraient donc votées par les citoyens par l’intermédiaire de bornes Internet ou directement chez soi (reconnaissance de l’identité par des moyens comme l’iris de l’œil, les empreintes etc, bref des moyens infalsifiables). Une fois le vote du citoyen compté, cette même personne ne pourra revoter qu’à l’arrivée d’une prochaine loi. Seul l’identité du citoyen sera prise en compte et pas son choix de vote qui sera anonyme. Dans ce type de société de démocratie participative directe il n’y a pas de parlement (ni sénats, ni assemblée nationale). Ni de classe politique oligarchique. Ni vraiment de partis politique mais des lignes idéologiques et des propositions de lois. Donc simplement un gouvernement avec une sorte de président qui coordonnerait le gouvernement et aurait la décision final sur les lois mineures; bref un responsable coordonnant les actions gouvernementales. Chaque membre du gouvernement serait choisi pour ces compétences dans la fonction qu’il a choisit. De toute façon le citoyen aura toujours le dernier mot. Donc au bout de 5 ans le 1er ministre proposera de reconduire son gouvernement par vote citoyen majoritaire (2 mandats de 5 ans sont possibles pour lui et son gouvernement) . S’il n’est pas réélu une autre équipe et un autre 1er ministre se propose.

Au niveau éthique : Il faudra supprimer les thermes de dénominations raciales, de toutes façons avec le métissage actuelle de la société, d’ici quelques dizaines d’années cela ne voudra plus rien dire. De plus le génome humain ou ADN est le même pour tous, nous sommes tous des êtres humains. Cela évitera également une forme de racisme, communautarisme et d’intolérance. Les gens de cette société seront des citoyens avant tout, quel que soient leurs origines, couleurs de peaux, croyances. A propos des croyances et religions, la laïcité serait également la base de la société, seul moyen de gérer une société multiple au niveau religieuse et des croyances. Les droits comme la liberté d’expression et l’égalité des hommes et des femmes passant avant la religion, donc pas de remise en cause du délit de blasphème, l’égalité des hommes et des femmes et de la net séparation de la religion dans l’administration et les milieux aux pouvoirs. Pas de religieux exerçant des fonctions de gouvernance au niveau de l’état. Pas de symbole religieux, ni de passes droits religieux dans les administrations et autres services (exemple pour les hôpitaux et notamment pour l'oscultation et divers actes de santé à l'égard des femmes qui peuvent être fait aussi bien par des médecins hommes que femmes,l'appartenance religieuse n'entrant pas en ligne de compte pour soigner ou sauver la vie de quelqu'un) , la religion restant du domaine du privé. Cette société également ne pourra pas être communautarisme car les communautés les plus puissantes finirons par obtenir plus de droits que les citoyens ne faisant pas parti d’une communauté ou une autre communauté moins puissante. Le communautarisme c’est la fin de toute société égalitaire avec une forme d’apparition d’une forme de racisme et d’intolérance communautaire et d’énormes clivages dans la société. Donc le citoyen, simplement le citoyen avec les mêmes droits pour tous (ce qui également le cas actuellement mais que certains oublient). Dans ce type de société toutes formes de discriminations seront interdites voir mêmes impossibles. Au niveau des partis politiques se ne seront peut-être pas leurs fins totales mais ils auront peut-être moins un effet de clivage de la société comme actuellement. Le citoyen ayant un contrôle directe de sa société sans passer par des idéologies de partis politiques. Seul existeront des lignes de pensées et d’idées applicables directement par le vote. Au niveau de la séparation des pouvoirs elle se fera également automatiquement le citoyen autogérant en fin de compte sa société.

Sommes-nous prêt en 2006 pour ce type de société ? Techniquement (au niveau du système de vote) peut-être d’ici quelques années mais dans les consciences pas vraiment. Du moins pas d’une manière majoritaire car valeurs, droits, citoyenneté, égalité doivent aller ensembles. Ce type de société peut être d’ailleurs appliqué ailleurs qu’en France ou en Europe. En Afrique, au Magreb dans certains pays arabes sauf peut-être dans les types de sociétés théocratiques (car pour le type de société que je décris les règles laïques sont la base) et inapplicable également dans des sociétés communautarismes (comme dans certains pays anglo-saxons), une société égalitaire avec une démocratie participative et directe ne peut être communautarisme. Car les gens faisant partis de ces communautés ne voterons pas par choix personnel ou pour améliorer leur société mais pour avoir plus de droits pour leurs communautés ou plus simplement car leurs communautés ou ceux qui dirigent leurs communautés ont décidé de votez cela pour x raisons qui peuvent parfois ne avoir rien avoir avec l’amélioration de la société. Une véritable société de femmes et d’hommes libres ne peut être que laïque, citoyenne, égalitaire avec des droits, des valeurs et également avec une réelle séparation des pouvoirs. Egalement pour permettre progressivement la mise en place d’un tel type de démocratie. Un système intermédiaire avec seulement un parlement (et non une assemblée nationale et un sénat comme actuellement), gouvernement et un président pourrait être créée. L’autre différence avec le système actuel c’est qu’une différence serait faite entre des lois mineures et majeures et les lois majeures seraient votées directement par les citoyens. Dans ce cas et dans l’autre (société plus participative sans aucun parlement) les techniques informatiques actuelles ne le permettent pas. Non plus la société française telle qu’elle est ne le permet pas: trop de communautarisme, pas assez de citoyenneté et de métissage, trop de clivages…