Le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a voulu calmer le jeu, vendredi, au sujet des marges d'erreur importantes dans les tests sur les marqueurs du cancer du sein, révélées par une étude de l'Association des pathologistes. Il s'agit de tests importants, puisqu'ils déterminent le traitement approprié pour le cas étudié.

Sentant que les révélations de l'étude causaient beaucoup d'anxiété aux patients subissant des traitements en oncologie, le ministre a eu une rencontre avec les associations de médecins. M. Bolduc a promis de dire la vérité et d'être transparent dans ce dossier. « On met tous nos intérêts de côté pour en avoir un seul, celui des patientes », a déclaré le ministre.

Yves Bolduc a annoncé qu'il rencontrerait dimanche un comité d'experts formé de pathologistes et d'hémato-oncologistes pour discuter des moyens de fournir des tests de la meilleure qualité possible et de rassurer les patients. Entre-temps, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et le Collège des médecins révisent l'étude dirigée par le Dr Louis A. Gaboury, président de l'Association des pathologistes.

La réunion de dimanche servira à valider ou invalider les résultats de l'étude. Le ministre de la Santé, qui doit rencontrer les médias à l'issue de la rencontre, et les spécialistes pourraient ensuite être en mesure de dire si les femmes atteintes devront reprendre les tests servant à déterminer si elles doivent être traitées à l'Herceptin ou par hormonothérapie. Yves Bolduc admet maintenant que cela est une possibilité. suite