Voila plusieurs mois que les médias parlent d'ouverture de jeux en ligne en France et chaque article traite de l'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne plus connu sous le nom de ARJEL. En fait cette autorité aura pour but de vérifier toute les demandes des groupes souhaitant s'implanter dans le paysage virtuel français. En effet, l'ARJEL aura pour fonction de vérifier les sites de paris sportifs, poker en ligne ou de courses hippiques afin de vérifier si ils répondent bien au cahier des charges très strict. Ainsi, les sites devront faire preuve de transparence en matière d'activité à savoir ne pas faire de blanchiment d'argent, ne pas avoir de lien avec des trafic en tout genre (organes, drogues, armes) et de faire en sorte que les joueurs mineurs et les joueurs dépendants ne puissent pas jouer dans un jeu en ligne. L'ARJEL devra également prendre compte les licences européenne des opérateurs étrangers souhaitant entrer sur le marché du jeu en ligne en France. Des groupes comme BWIN, Unibet, Betclic possèdent des licences de jeu en ligne de Malte ou de Gibraltar et sont donc aux yeux de la commision européenne habilités à proposer leurs services en France. Or, Paris ne l'entend pas de la même oreille et seul l'ARJEL aura son dernier mot à dire.

L'île de Malte est très sévère en matière d'attribution de licences de jeu en ligne et contrairement à Curaçao, Kanawakee et d'autres paradis fiscaux, Malte exige de nombreux documents pour prouver que tout est transparent. L'Autorité de Régulation des Jeux en Ligne aura du pain sur la planche pour étudier les nombreuses propositions qui arriveront sur la table ces six prochains mois. Il est clair que des grands noms de casinos en durs en France comme le groupe Partouche, Barrière, Tranchant ou encore Joagroupe ont toutes les cartes en main pour avoir la licence de jeu française car l'Etat les connaît depuis des décennies. D'autres groupes sont également bien partis pour obtenir l'opus de l'état français comme le groupe Chiligaming allié à l'opérateur de télécommunication Free, ou encore la Société des Bains de Mer qui a rachetée 50% des parts de Mangas Gaming de Stéphane Courbit, ancien d'Endemol reconverti dans le online gambling. L'ARJEL aura la dure tache de vérifier les acteurs qui se cachent derrière la gestion des groupes, et vérifier si leur plateformes de jeux répondent bien aux différentes mesures restrictives pour garantir un niveau de jeux élevé tout en respectant les consignes de refus des joueurs mineurs et des joueurs pathologiques. Cette sélection des opérateurs est un vrai casse-tête pour les personnes chargées à cette fonction de tri sélectif et on ne sait pas si les groupes comme Playtech ou Microgaming, concepteurs de logiciels de jeux en ligne seront également titulaires de licences de jeux françaises. Il y a de fortes chances pour que l'ARJEL traite les dossiers au cas par cas puisque des groupes comme JOAGROUPE qui ont pignon sur rues en France et qui sont sous licence de jeu  avec Playtech devrait avoir la licence de jeu française alors que le groupe Euro Partners (Casino Tropez, Casino Bellini, etc) dont l'ensemble des casinos et des salles de poker en ligne sont également sous licence avec Playtech mais inconnus de l'ARJEL.