(les nouveaux faits établis depuis le rapport du 2 juillet 2009
apparaissent en italique)
- L’équipage détenait les licences et qualifications nécessaires pour effectuer
le vol.
- L’avion avait un certificat de navigabilité en état de validité ; il était
entretenu conformément à la réglementation.
- L’avion avait décollé de Rio de Janeiro sans problème technique connu,
sauf sur un des trois panneaux de gestion de la radio.
- Aucun problème n’a été signalé par l’équipage à Air France ou lors de ses
contacts avec les contrôleurs brésiliens.
- Aucun message de détresse n’a été reçu par les centres de contrôle ou par
d’autres avions.
- Il n’y a pas eu de communications téléphoniques par satellite entre l’avion
et le sol.
- Le dernier échange radio entre l’équipage et le contrôle brésilien a eu lieu
à 1 h 35 min 15. L’avion arrivait en limite de portée radar des centres de
contrôle brésiliens.
- A 2 h 01, l’équipage a essayé, sans succès pour la troisième fois, de se
connecter au système ADS-C du contrôle de Dakar.
- Jusqu’au dernier point de position automatique, reçu à 2 h 10 min 34, le
vol s’est déroulé sur la route prévue dans le plan de vol.
- La situation météorologique était conforme à celle que l’on rencontre au
mois de juin dans la zone de convergence intertropicale.
- Il existait un amas de cumulonimbus puissants sur la route de l’AF 447.
Certains d’entre eux pouvaient être le siège d’une turbulence marquée.
- Une analyse météorologique complémentaire montre la présence d’une forte
condensation vers le niveau de vol de l’AF447 probablement associée à des
phénomènes de convection.
- La composition exacte des masses nuageuses de l’atmosphère au-dessus de
30 000 pieds est mal connue notamment pour ce qui concerne le niveau de
partage eau surfondue/cristaux de glace et en particulier la taille de ceux-ci.
- Plusieurs avions qui ont évolué avant et après le vol AF 447, sensiblement
à la même altitude, ont altéré leur route pour éviter des masses nuageuses.
- Vingt-quatre messages automatiques de maintenance ont été reçus entre
2 h 10 et 2 h 15 via le système ACARS. Il ressort de ces messages une
incohérence des vitesses mesurées ainsi que les conséquences associées.
- Avant 2 h 10, aucun message de maintenance n’a été reçu du vol AF 447, à
l’exception de deux messages relatifs à la configuration des toilettes.
F-GZCP - 1er juin 2009
- Vingt-et-un messages présents dans le CFR ont ou peuvent avoir pour origine
des problèmes anémométriques.
- Aucun message présent dans le CFR n’indique la perte des affichages ou des
informations inertielles (attitudes).
- Les procédures de l’exploitant et du constructeur mentionnent les actions
à accomplir par l’équipage lorsqu’il doute des indications de vitesse.
- Le dernier message ACARS a été reçu vers 2 h 14 min 28.
- Il n’y a pas eu de transfert du vol entre les centres de contrôle brésilien et
sénégalais.
- Entre 8 h 00 et 8 h 30, les premiers messages de déclenchement d’alerte
ont été émis par les centres de contrôle de Madrid et de Brest.
- Les premiers corps et éléments de l’avion ont été retrouvés le 6 juin.
- Les éléments identifiés proviennent de l’ensemble des zones de l’avion.
- Les masques à oxygène n’ont pas été libérés ; il n’y a pas eu de dépressurisation
en vol.
- Tous les gilets de sauvetage retrouvés étaient encore dans leur emballage.
- L’avion avait les volets rentrés lors de l’impact avec la surface de l’eau.
- Trois des onze sièges PNC ont été retrouvés ; ils n’étaient pas utilisés au
moment de l’impact.
- L’examen de l’ensemble des débris confirme que l’avion a heurté la surface
de l’eau avec une assiette positive, une faible inclinaison et avec une vitesse
verticale importante.
- L’analyse de treize événements antérieurs montre que :
* ceux-ci sont survenus dans des masses d’air qui étaient fortement instables
et le siège de phénomène de convection profonde ;
* le pilote automatique s’est désengagé dans tous les cas ;
* la durée maximale d’invalidité continue des vitesses enregistrées est de trois
minutes et vingt secondes ;
* les variations d’altitude non commandées sont restées dans un intervalle de
plus ou moins mille pieds ;
* l’avion est toujours resté dans son domaine de vol.
- Les sondes qui équipaient le F-GZCP répondaient à des exigences plus
contraignantes que les normes de certification.
- Le 30 mars 2009, l’analyse des événements antérieurs n’avait pas conduit
l’AESA à rendre obligatoire un changement de sondes sur la flotte Airbus
A330/A340.