I les transnationales, actrices fondamentales des échanges internationaux.

a) le poids des multinationales dans l'espace économique mondial.



Multinationale : entreprise contrôlant des filiales dans plusieurs pays.

Transnationale : les firmes transnationales sont des entreprises ayant des filiales dispersées dans le monde entier mais avec de solides bases nationales. Souvent leurs activités franchissent sans contrôle les frontières nationales. Elles ont une certaine autonomie vis à vis des pays d'origine.

Il y a dans le monde 65 000 multinationales, elles contrôlent 500000 filiales. Le rôle de ces transnationales est considérable. Les 200 multinationales les plus importantes représentent ¼ de la richesse du monde. Le seul commerce des multinationales représente 2/3 du commerce international. C'est dans les pays développés que l'on trouve les sièges de 2/3 des multinationales. Par exemple, 1/3 des 100 premières transnationales sont américaines.

Depuis le début des années 80, une nouvelle vague de multinationales apparaît, il s'agit des multinationales du tiers-monde : Trois firmes coréennes se classent parmi les 100 plus grandes firmes mondiales. Samsung (implanté au Portugal aux etats-unis, en Espagne, en Grande-Bretagne, Thaïlande, Mexique) Daewoo et Lucky Gold Star. Plus pertinent est l'exemple de LG, multinationale chinoise.

b) Les stratégies mondiales des multinationales.

Les stratégies des entreprises sont mondiales.

Elles ont pour objectif de produire au moindre coût et de conquérir des marchés.

Leurs pratiques sont multiples :

- Les alliances, fusions et partenariat :

Par exemple, en 1999-2000, le monde de l'automobile connaît une vague de concentrations et d'alliances stratégiques : Fiat- General Motors ( 1er et 7ème ) ont pour objectif de " réduire leurs coûts tout en restant concurrents sur les marchés mondiaux " Paolo Cantarela, directeur général du groupe Fiat. Il s'agit essentiellement de partager les composants.

Daimler -Benz-Chrysler. Renault-Nissan.

Tous ces constructeurs espèrent des effets de synergie.

- Délocalisations et investissements directs à l'étranger.

Les délocalisations sont des investissements directs à l'étranger destinés à fabriquer en réduisant les coûts de production.

Investissement direct : création ou achat de firmes commerciales, industrielles ou financières à l'étranger.

Entre 1980 et 1997, les investissements directs à l'étranger ont été multipliés par. Certaines délocalisations sont destinées à utiliser une main d d'ouvre bon marché. Mais d'autres s'expliquent par la nécessité de pénétrer des marchés qui se sont fermés. C'est ainsi que s'explique l'implantation de Toyota en France pour se faire admettre en Europe.

Par exemple, la transnationale Danone a décidé de délocaliser certaines productions dans les pays de l'Est. Peugeot a des unités de production au Brésil.

c) La participation des multinationales à la division internationale du travail.
- La répartition des activités des transnationales.

Les pays développés restent des pays où on assemble, on y monte des produits manufacturés mais ils se spécialisent dans les activités de direction, de conception et de financement. Ils bénéficient aussi des investissements directs des transnationales. Les NPI et NPIA : Grâce à une main d'œuvre de plus en plus qualifiée et relativement bon marché, ils se spécialisent dans les activités d'assemblage. Il s'agit parfois de montage de composants de pointe. S'y développent, également des activités de gestion. Ces pays d'Asie ou d'Amérique Latine accueillent une bonne part des délocalisations.

Un cas particulier : les maquiladoras à la frontière du Mexique et des Etats-Unis. Il s'agit d'entreprises qui réalisent des processus d'assemblage, à forte intensité de main d'œuvre, à partir de pièces venues, hors douane, en totalité de l'étranger ( en l'occurrence des Etats-Unis) et qui réexportent intégralement, également hors douane, le produit final vers le pays d'origine.

pays émergents : L'Inde et la Chine, en particulier, accueillent un grand nombre d'investissements étrangers car ces pays constituent d'énormes marchés potentiels compte-tenu de leurs croissances et de leurs populations. La main d'œuvre y est bon marché. On voit donc se développer des usines de grands groupes internationaux dans ces pays. Volkswagen à Shanghai et Chrysler à Pékin. Les NPI et les pays émergents sont souvent qualifiés de pays ateliers.

Pays à revenus intermédiaires et PMA travaillent aussi pour les FM mais il s'agit souvent de productions à faible valeur ajoutée réalisées dans des conditions de travail déplorables pour des salaires dérisoires.

- Les relations entre les transnationales et les Etats.

Les Etats d'origine :

- L'activité des FM permet de gonfler les PNB des Etats d'origine. - Les délocalisations provoquent des pertes d'emploi dans les pays d'origine. Les Etats d'accueil :

- Ils cherchent à attirer les transnationales, par des exonérations d'impôt ou de droits de douane, en participant aux investissements, en réalisant les infrastructures. C'est ainsi que Toyota a été accueilli dans le Nord de la France (Yaris). - Les PVD bénéficient de transferts de technologies, de devises, de créations d'emplois mais on assiste au retour des bénéfices réalisés vers les pays d'origine des capitaux. Enfin, ces politiques maintiennent les écarts de traitement social entre salariés des PVD et salariés des pays développés.

II la promotion du libre échange par les organisations internationales.

a) La promotion du libre échange par différentes organisations transnationales.

Plusieurs organisations économiques cherchent à développer le libre-échange contribuant ainsi à la mondialisation. L'OMC ( Organisation mondiale du commerce ) compte 147pays en 2004. Elle cherche à promouvoir le libre échange, à abaisser les tarifs douaniers et réglementer le commerce.

Des organisations régionales aussi essaient de développer la libre circulation des marchandises entre les pays qui les constituent. C'est le cas de l'ALENA ou NAFTA en anglais : (92) (E-U, Canada, Mexique)Accord de libre-échange Nord Américain. APEC: (Asian Pacific Economic Cooperation (1989)Constitué de 21 pays autour du Pacifique. Il s ' agit de zones de libre-échange

Zone de libre-échange : Espace dans lequel les marchandises (parfois les capitaux et les services ) circulent librement entre les états.

Union européenne : Elle comprend pour l'instant 25 pays.

MERCOSUR: Le Mercado Comun del Sur, ou Marché commun du Cône sud (Mercosur) est une entente d'intégration économique qui a été conclue officiellement en 1991 entre l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay. Le Mercosur, avec ses 240 millions de consommateurs, est le plus grand marché à l'exportation du Canada en Amérique du Sud. L'objectif principal du Mercosur est d'augmenter l'efficacité des quatre économies membres par un processus d'ouverture des marchés et d'accélération du développement économique.

C 'est une union douanière (Droits de douanes supprimés à l 'intérieur de l ' organisation) Mais les états membres appliquent un tarif extérieur commun aux pays extérieurs.

Remarque : L ' Union européenne est aussi une organisation politique puisque les états membres lui confient une partie de leurs compétences. C ' est le regroupement le plus ambitieux.

Deux remarques doivent être faites ici. Les associations économiques tendent à rendre les frontières plus perméables puisqu'elles créent des marchés communs, des unions douanières.

b) Le maintien d'un contrôle sur les flux internationaux



On constate que l'ouverture promue à des limites, par exemple l'ALE NA ne permet pas une libre circulation des hommes entre les trois pays membres.

Ensuite, les Etats maintiennent des limites aux libre échange ainsi la constitution d'Union douanières permet parfois de protéger les économies intra-zones face à la mondialisation des échanges. Dans le MERCOSUR, on observe une forte augmentation des échanges internationaux intra-zones.

Schengen est un exemple de limite mise à la libre circulation. A leurs frontières externes les pays membres s'engagent à renforcer leurs contrôles.

III la souveraineté des Etats est -elle remise en cause ?

Etat : C'est en principe une organisation souveraine qui administre une communauté établie sur un territoire défini, limité par des frontières.

a) L'Etat parmi les acteurs de la mondialisation.

Les Etats sont des acteurs de la mondialisation. En effet, ils négocient les grands traités internationaux et font parfois le choix d'intégrer des organisations internationales qui promeuvent le libre-échange.

Exemple : La Chine vient d'intégrer l'OMC.

Exemple 2 : Rappel : Les pays qui adhèrent à l'Union européenne savent que l'UE promeut un progrès économique et social équilibré et durable, notamment par la création d'un espace sans frontières intérieures, par le renforcement de la cohésion économique et sociale et par l'établissement d'une Union économique et monétaire .

b) Une remise en cause de la souveraineté économique et des frontières.
- Par les organisations internationales.

Les enjeux des négociations de tarifs douaniers à l'OMC.Les pays du tiers monde dénoncent souvent ( Seattle 1998- Doha 2001). la mise en place de tarifs qui leurs sont défavorables.

C'est un commissaire européen qui négocie les traités commerciaux internationaux aux sommet de l'OMC. On a donc ici un transfert de compétences.

- Par les entreprises transnationales.

- Des politiques de délocalisation qui s'accordent mal avec les politiques économiques et sociales des Etats. Par certaines de leurs décisions, les firmes transnationales remettent en cause la souveraineté des Etats.

Un directeur de Colgate-Palmolive en 1989 disait " Il n'y a pas de raison de donner la première place aux intérêts de notre pays ". - Délocalisations et investissements directs à l'étranger.

Les délocalisations sont des investissements directs à l'étranger destinés à fabriquer en réduisant les coûts de production. Investissement direct :création ou achat de firmes commerciales, industrielles ou financières à l'étranger.

Certaines délocalisations sont destinées à utiliser une main d d'ouvre bon marché . Mais d'autres s'explique par la nécessité de pénétrer des marchés qui se sont fermés. C'est ainsi que s'explique l'implantation de Toyota en France pour se faire admettre en Europe.

Par exemple, la transnationale Danone a décidé de délocaliser certaines productions dans les pays de l'Est. Peugeot a des unités de production au Brésil.

- Le principe de libre circulation des marchandises et des capitaux dans des zones de libre-échange. L'exemple de l'ALENA.

c) L'Etat : une entité qui demeure face à la mondialisation.

Le maintien des frontières. Les contrôles aux frontières des importations demeurent lorsque s'applique le principe de précaution. Le problème a été posé récemment dans la gestion des question de la Vache folle ou des la tremblante du mouton. Il faut noter également que ce maintiennent des protectionnismes : Décision récente américaine de protéger sa production d'acier. Protestation des autres pays producteurs d'acier auprès de l'OMC.

Même dans les organisations régionales les plus poussées, les transferts de souveraineté restent incomplets. C'est la cas par exemple , dans l'Union européenne.

Il y a également des résistances aux ouvertures des économies nationales. La France et la Canada souhaitent que soit respecté le principe d'exception culturelle et imposent des quotas de diffusion, limitant ainsi les importations de biens culturels.

Conclusion : Les Etat et les multinationales sont des acteurs de la mondialisation. On observe en particulier que nombreux sont les Etats qui font le choix de politiques qui vont dans le sens d'une ouverture des marchés et d'un développement des échanges internationaux. Cette intégration passe parfois par la création d'organisations internationales. Mais le risque est réel pour les Etats de voir leurs souverainetés remises en cause par les firmes transnationales ou les organisations internationales. Il faut cependant noter que des limites au libre-échange et à la libre circulation demeurent.