La troisième République pendant la Belle Époque : une république menacée ?
vendredi 25 novembre 2005 :: Leçons Histoire 1ère
Problématique : Au tournant du siècle, la République est-elle menacée ?
I La III ème République : une démocratie.
La troisième République. Ses institutions sont définies par les lois constitutionnelles de 1875
C’est une démocratie.
Le suffrage est universel masculin.
Les pouvoirs sont séparés :
Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république et son gouvernement
Le pouvoir législatif est détenu par la chambre des députés et le sénat.
C’est un régime parlementaire.
Car depuis l’échec de la tentative de Mac-Mahon en 1877, le droit de dissolution ne sera plus utilisé.
De plus la chambre des députés peut renverser le gouvernement.
Régime parlementaire : régime où le pouvoir législatif contrôle le pouvoir exécutif.
II Une république menacée.
La république sort alors d’une série de crises.
Le boulangisme.
Boulanger est un général et homme politique. Appelé au pouvoir par les républicains, il est ministre de la guerre en 1886. Il y devient assez populaire en incarnant l’esprit de revanche et en adoptant des mesures contre les privilèges restant des aristocrates dans l’armée. Cependant, il est écarté du pouvoir et mis à la retraite en 1888 car il est soutenu par les nationalistes et les monarchistes. Ses partisans le poussent d’ailleurs à prendre le pouvoir en 1889. Il recule. Poursuivi par le ministère de l’intérieur pour « complot contre la sécurité intérieure » , se il réfugie finalement en Belgique où il se suicide sur la tombe de sa maîtresse Marguerite de Bonnemains en 1891.
L’assassinat de Sadi-Carnot.
En 1894, à l’occasion d’un voyage officiel à Lyon, le président de la République Sadi-Carnot est assassiné par le jeune anarchiste Caserio d’un coup de poignard.
L’affaire Dreyfus.
En 1894, un officier le capitaine Dreyfus est accusé d’espionnage. Jugé sur la base de faux documents, il est condamné à la dégradation et au bagne sur l’Ile au diable. L’affaire rebondit en 1898, lorsque Emile Zola, publie dans l’Aurore une lettre ouverte au Président Félix Faure intitulée « J’accuse ». Il souhaite provoquer un procès contre lui pour en faire une tribune au service de la défense du capitaine Dreyfus. Ce dernier sera finalement réhabilité en 1906. L’affaire a partagé l’opinion publique entre les anti-dreyfusards ( monarchistes, antisémites, catholiques conservateurs et même au départ certains hommes de gauche), et dreyfusards ( républicains radicaux , intellectuels) . A cette occasion fut créée la ligue des droits de l’homme ( Ludovic Trarieux –1898), mais aussi la ligue des patriotes ( ligue nationaliste) .
La tentative de coup d’Etat de Déroulède.
Le 23 février 1899, assistant aux obsèques du Président de la République Félix FAURE, il tente d’entraîner à l’Elysée les troupes qui ont défilé, dans le but de réaliser un coup d’état ! Leur chef, le Général ROGET refuse. Paul DEROULEDE est arrêté sur l’heure mais la Cour d’Assises l’acquitte.
Quelques mois plus tard il est condamné à dix ans de bannissement pour complot contre la Sûreté de l’Etat.
Conclusion : la république est donc menacée par l’extrême droite et les anarchistes, elle vit de graves crises.
III Une république triomphante.
Les symboles.
La république a désormais ses rites et ses symboles.
Elle a une devise Liberté, Egalité , Fraternité.
Un drapeau officiel. ( 1830)
Un hymne La Marseillaise ( 1880)
La séparation de l’église et de l’Etat.
Le ministre de l’instruction Jules Ferry avait déjà rendu l’école gratuite, obligatoire et laïque. ( 1881-1882).
Laïcité : principe qui vise à éliminer toute influence religieuse dans les institutions de l’Etat.
En 1905 est adoptée la loi de séparation de l’église et de l’Etat. L’Etat reconnaît la liberté de conscience et garantit la liberté de culte mais ne reconnaît et ne subventionne aucune religion.
L’adhésion des français.
Ces mesures auraient dû aliéner définitivement les catholiques à la République. Mais finalement, ils adhèrent à ce régime. Déjà, en 1890, la Cardinal Lavigerie comme le pape Léon XIII, demandait leur ralliement à la République.
La France rurale, longtemps conservatrice, finit par adhérer à la république.
La vie politique.
Elle est dominée par quatre grandes familles politiques :
Les socialistes, les républicains modérés, la droite et le radicalisme.
Radicalisme : courant d’idée qui prône un politique de réformes en faveur de la laïcité, de la liberté et de l’égalité. Le parti radical est alors le plus important.
Depuis 1901, et la loi sur les associations, les partis sont organisés. Une loi de 1913, établit l’isoloir dans les bureaux de vote.
Conclusion : Finalement, au début de la belle époque , la république sort renforcée des crises qu’elle a vécu à la fin du 20ème siècle. Elle est acceptée par un nombre croissant de français. Elle affirme alors ses valeurs et le principe du parlementarisme.

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