I 1945-1956, dans un contexte favorable, des revendications sont réprimées mais les premières indépendances sont obtenues pacifiquement.

a) Un contexte qui devient favorable.

1944, Discours de Brazzaville.

47, indépendance indienne.

1955, Bandoeng.

b) La France réprime certains mouvements indépendantistes.

En Algérie 1945, les émeutes de Sétif sont sévèrement réprimées et en 54 face à l'insurrection armée, déclenchée à la Toussaint par le Front de libération nationale ( FLN ), Mendès France et son ministre de l'Intérieur François Mitterrand, réagissent avec fermeté. En 1956, l’effort de guerre s’intensifie. L’objectif de la métropole est de maîtriser la guérilla avant négociations. Cette politique est un échec.

À Madagascar En mars 1947 une insurrection échoue et est durement réprimée ( 89 000 morts officiellement reconnus par les autorités françaises ).

En Tunisie.

Le chef du Néo-destour Bourguiba est emprisonné en France.

c) mais la France finit par accorder l’indépendance au Maroc et à la Tunisie. A partir de 1954, Mendès France engage la négociation et accorde l'autonomie interne à la Tunisie ( discours de Carthage de juillet 1954 ). Après lui, Edgar Faure puis par Guy Mollet poursuivent cette politique qui aboutit en 1956 à l'indépendance de la Tunisie et du Maroc.

II 1958-1962. A chaque Afrique son processus d indépendance.

On observe deux modes de décolonisation.

a) Un processus pacifique en Afrique Subsaharienne. Adoptée en 1956 sous le gouvernement Guy Mollet, la loi-cadre Deferre accorde une assez large autonomie aux territoires africains. Revenu au pouvoir en 1958, de Gaulle appelle les Territoires d'outre-mer à devenir membres d'une Communauté française présidée par lui et préparant le chemin vers l'indépendance. En Afrique, seule la Guinée refuse, et accède immédiatement à l'indépendance.

Les autres Territoires d'Afrique noire et Madagascar, deviennent membres de la Communauté, avant d'accéder à leur tour à l'indépendance en 1960 et d'être admis à l'ONU.

b) La suite d’un conflit douloureux en Algérie. Revenu au pouvoir en mai 1958, grâce à la pression des militaires et des Français d'Algérie, de Gaulle laisse croire dans un premier temps qu'il va pacifier l'Algérie et la maintenir dans la France.

Mais constatant que les musulmans du FLN et les ultras de l'Algérie française refusent l'assimilation, les premiers rejetant la « paix des braves », les seconds s'opposant aux réformes ( plan de Constantine, collège électoral unique ), il fait entériner en 1961 par référendum une politique d'autodétermination qui admet la possibilité d'une « Algérie algérienne ». Après le putsch des généraux d'Alger de 1961, il engage avec le FLN des négociations qui aboutissent aux accords d'Evian signés en 1962. L'indépendance de l'Algérie, est approuvée massivement par référendum, mais elle est rejetée par les irréductibles de l'Algérie française. Les violences perpétrées par l'Organisation Armée secrète ( OAS ) brisent les dernières chances de réconciliation entre les deux communautés et condamnent près d'un million d'Européens à fuir l'Algérie, préférant la « valise » au « cercueil ».

Le 22 août 1962, l’OAS tente d’assassiner De Gaulle au Petit-Clamart.




Conclusion : On peut donc distinguer deux phases dans le processus de décolonisation mais aussi deux processus de décolonisation différents. Il n’y a d’ailleurs pas concordance entre les périodes et les formes de décolonisation. Dès 1945, il apparaît difficile de maintenir l’ empire colonial

Français dans les conditions d’avant guerre. Cependant la France n’entend pas se défaire rapidement de ses colonies. Finalement, en 62, l’essentiel de l’empire français est décolonisé, pacifiquement dans le cas du Maroc, de la Tunisie et de l’Afrique subsaharienne, avec violence dans le cas en particulier de l’Algérie.