Raymond Aron est un philosophe et sociologue français qui s’est attaché à refuser toute allégeance au marxisme et à promouvoir une pensée libérale

Hannah Arrendt.

Née en Allemagne en 1906, de parents juifs , elle suit dans ce pays jusqu’en 1933, des études de philosophie. A cette date , elle quitte l'Allemagne et se réfugie en France, où elle s'occupe de faciliter l'immigration d'enfants juifs en Palestine. Elle est arrêtée par la police française mais parvient à s’évader et à s’exiler aux Etats-Unis. Elle devient citoyenne américaine et de 1953 à 1974, elle est professeur de philosophie politique dans différentes universités américaines. Elle meurt le 4 décembre 1975 à New York. Hannah Arendt est une figure majeure de la pensée politique du XXème siècle. C'est elle qui a permis de saisir les racines et l'ampleur du totalitarisme. Principales oeuvres : Les Origines du totalitarisme (1951), La Crise de la culture (1954), La Condition de l'homme moderne (1958), Eichmann à Jérusalem (1963), Essai sur la Révolution (1963).

Paul BAIROCH (1930-1999), Professeur honoraire à l'Université de Genève, est connu internationalement pour ses recherches sur les problèmes du démarrage économique des pays industrialisés et du Tiers-Monde. Parmi ses publications, citons : Victoires et déboires. Histoire économique et sociale du monde du XVIe siècle à nos jours (3 tomes, Gallimard, Paris 1997). Source : Decitre Librairie en ligne.

SERGE BERSTEIN, agrégé d'Histoire, est actuellement Directeur du Cycle supérieur d'Histoire du 20e siècle à l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Il a été également président de la Société d'Histoire moderne et contemporaine dont il est aujourd'hui président d'honneur. Source : Decitre Librairie en ligne.

Pascal Boniface

Il dirige l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), à Paris. Pascal Boniface est spécialistes des questions géopolitiques et géostratégiques. Il est, entre autres, l’auteur d’un Atlas des relations internationales édité chez Hatier en 1997.

Bernard BRET est maître de conférences à l'Université de Paris XII Val de Marne et à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Spécialiste du Brésil, il travaille au CREDAL (laboratoire du CNRS) sur les questions des inégalités socio-spatiales aux différentes échelles géographiques et aborde pour ce faire des thèmes relatifs à la géographie économique, la géographie sociale, l'aménagement du territoire et la géographie politique. Source : café-géo.

Roger Brunet

Roger Brunet est né à Toulouse en 1931. Il y poursuit ses études et y devient professeur de géographie. Il poursuit sa carrière universitaire à Reims. Il fonde le groupe RECLUS du nom du géographe du 19ème siècle, Elysée Reclus. Ce groupe propose une nouvelle vision de a géographie basée sur de nouvelles méthodes de mesure et de traitement de l’information. Son analyse spatiale est moins attachée au déterminisme naturel. Ce groupe réalise un travail sur les acteurs et les processus de production de l'espace géographique. Cette géographie cherche à être impliquée dans les questions d'environnement et d'aménagement. Roger Brunet est le directeur des revues L’espace géographique et Mappemonde. Il dirige également la Géographie universelle publiée par Reclus-Belin. Parmi les ouvrages de Roger Brunet, on peut citer la carte mode d’emploi , publié en 1987 et les mots de la géographie, dictionnaire critique, paru en 1992.

Laurent Carroué est agrégé et docteur en géographie. Professeur des Universités, il enseigne à Paris-VIII au département de Géographie, à l'Institut français de géopolitique et à l'Institut d'études européennes. Source : Decitre Librairie en ligne.

Gérard Dorel.

Professeur des universités, inspecteur général de l'éducation nationale est un spécialiste des Etats-Unis. Il a participé au tome de la Géographie universelle concernant Les Etats-Unis (1992, éd. Belin). I est également l’auteur de La puissance des nations aux éditions de La Documentation photographique. Par ailleurs, il est maire de Bruyères (Aisne), bourg de 1 500 habitants au sud de Laon, et vice-président de la communauté de communes de Laon.

Olivier Dollfus.

Professeur de géographie à l'université Paris VII . Ces domaines de recherches privilégiés sont l’Amérique du sud, l’économie mondiale, le développement. Il est l’auteur de l’espace monde publié en 1994 aux éditions economica, et de La mondialisation aux Presses de la Fondation nationale des sciences politiques (2001).

Jean-Baptiste Duroselle, qui fut membre de l'Institut et professeur d'histoire des relations internationales à la Sorbonne Source : Decitre Librairie en ligne.

Marc Ferro

Marc Ferro est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est spécialiste de l'histoire de la Russie et des rapports entre cinéma et histoire. Il fait partie de l’équipe directrice de la revue Les Annales. Il a animé l'émission Histoire parallèle sur la Sept puis sur Arte pendant douze ans. Voici la liste de quelques uns des ouvrages qu’il a écrit ou auxquels il a participé : Histoire de France, Odile Jacob, Paris, 2001; Que transmettre à nos enfants, Le Seuil, Paris, 2000; Les Médias et l'Histoire, éditions du CFPJ, Paris, 1997; 10 leçons d'Histoire du XXème siècle, Vigot, Paris, 1996.

Samuel P. Huntington : professeur à l’université de Harvard (Etats-Unis) où il dirige le John Olin Institute for Stratégic studies. Il a été expert auprès du conseil national américain de sécurité sous l’administration carter. Il est le fondateur et l’un des directeurs de la revue Foreign Policy. Son ouvrage intitulé le choc des civilisations publié en France en 1997, l’a rendu célèbre.

Gilles Kepel, professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris, où il dirige le programme doctoral sur le monde musulman, a publié aux éditions Gallimard Jihad, expansion et déclin de l'islamisme - repris en collection Folio Actuel. Gilles Kepel tente de répondre aux questions suivantes : comment l’Islamisme est-il apparu, quelles mutations a-t-il traversé, où en est ce phénomène aujourd’hui ? Il discerne ls étapes suivantes : - u ne période de gestation qui voit la constitution de la matrice idéologique islamiste (fin des années 1920-fin des années 1960) et de ses réseaux de diffusion; - une évolution graduelle du contexte international et économique qui crée des conditions favorables au succès de l’Islamisme (1967-1973); - la formation et le début du rayonnement des grands foyers d’Islamisme : Arabie Saoudite, Egypte, Iran, Pakistan (1974-1982); - une phase d’expansion tous azimuts à partir de ces quatre bastions initiaux qui irriguent dans de nombreux pays : Soudan, Algérie, Tunisie, Turquie, Liban, Palestine, Afghanistan, Europe occidentale (1982-1991); - un basculement de nombreux mouvements islamistes dans la violence : Algérie, Afghanistan, Egypte, Pakistan, Palestine, Bosnie, intérêts occidentaux (1992-1997); - une période marquée, selon l’auteur, à la fois par un reflux de l’Islam activiste, visible tant en Turquie, qu’en Algérie ou en Egypte, que par une mutation de l’Islamisme modéré (depuis 1997). Source : Decitre Librairie en ligne et alapage

Yves Lacoste

Il est né en 1929. Professeur à l'université Paris VIII ,Il est spécialiste de géopolitique qu’il définit comme l’étude des rivalités territoriales de pouvoirs et de leurs répercussions dans l’opinion à travers les représentations que les populations ont de leur territoire. Dans cet esprit, il publia en 1976 ,"la géographie ça sert d’abord à faire la guerre" et fonda dans la même année la revue Hérodote. Le dictionnaire de géopolitique publié en 1993 (Flammarion) est un ouvrage de référence dans ce domaine.

Pierre Milza

C’est un agrégé d’histoire qui après avoir été instituteur, professeur de collège, professeur de lycée, est devenu chargé de recherches au CNRS. puis professeur des universités à l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Ces principaux thèmes de recherche sont en histoire contemporaine : la France, l’Italie , les relations internationales , le fascisme et l’extrême droite. Il est l’auteur avec Serge Berstein d’une histoire du vingtième siècle publiée par Hatier. On peut citer également, Le nouveau désordre mondial (Flammarion, 1983),Les fascismes (Imprimerie nationale 1985, Seuil 1990), Mussolini (Fayard, 1999).

Pierre Nora : Né le 17 novembre 1931 dans le 8ème arrondissement de Paris. Agrégé d'histoire, il est professeur en Lettres supérieures au lycée Lamoricière à Oran (Algérie) de 1958 à 1960. Après avoir été pensionnaire de la Fondation Thiers (1961-1964), il est nommé maître-assistant à l'Institut d'études politiques de Paris en 1965 ; il est depuis 1976 directeur de recherche à l'École des hautes études en sciences sociales. Il se fait remarquer de la communauté scientifique en 1961 avec la publication des Français d'Algérie. Soucieux d'effectuer en même temps " un travail d'essayiste " et celui " d'enquêteur du présent ", il fonde en 1964 aux éditions Julliard la collection Archives : le principe est de rendre accessible au plus grand nombre des documents d'archives. Remarqué par Claude Gallimard, il rejoint la NRF en 1972. En 1980, il fonde, avec Marcel Gauchet, la revue Débat afin d'apporter une critique à " la philosophie des soupçons ". À partir de 1983, il dirige le monumental Les Lieux de mémoire. L'objectif de la série, qui s'inscrit dans la lignée d'un séminaire qu'il tint à l'EHESS, est de répertorier les lieux et les objets qui incarnent notre mémoire nationale depuis le XIIIe siècle. Surtout, Pierre Nora peut affirmer avec force son opposition au devoir de mémoire pour mieux mettre en exergue un devoir d'histoire ; de penser une question qui est encore au cœur de l'actualité : penser la nation sans nationalisme. Lauréat du prix Gobert de l'Académie française en 1993 ainsi que du Grand prix d'histoire (1993), il est élu à l'Académie française en remplacement de Michel Droit, le 7 juin 2001.

Philippe Pelletier: Né en 1956, docteur en géographie et maître de Conférences à l’université Lyon 2 . Il est spécialiste de la géographie du Japon où il a travaillé 7 ans. Il est d’ailleurs l’auteur du 5e volume de la Géographie Universelle : Le Japon. Publié par le G.I.P.-Reclus et Belin en 1994. Membre du Centre de recherches sur le Japon contemporain (EHESS, Paris) puis de l'Institut d'Asie orientale (Lyon), ses recherches portent sur le paysage, l'insularité, la ville, l'environnement, la géographie politique. Il a publié des articles et des ouvrages scientifiques. Source : café-géo..

Antoine PROST : Né en 1933 à Lons-le-Saunier (Jura), Antoine PROST est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé d'histoire. Il a enseigné d'abord au Lycée d'Orléans, puis à la Sorbonne, comme assistant et maître-assistant, avant de devenir maître de conférences à l'Université d'Orléans, où il a exercé pendant dix années, tout en assumant des charges administratives diverses. Il a notamment été directeur d'UER, vice-président de l'Université et directeur du service de formation continue de cette Université. Nommé en 1979 professeur à l'Université de Paris I, il n'en continue pas moins à habiter Orléans et se veut provincial.

Ses recherches ont fait de lui un spécialiste de l'histoire de la société française au XXe siècle, et d'ailleurs il professe sur ce sujet un cours à l'Institut d'études politiques de Paris depuis près de dix ans. Sa thèse de troisième cycle portait sur La GTT à l'époque du Front populaire (1963), et sa thèse de doctorat d'État, soutenue en 1975, sur Les Anciens combattants et la société française (1914-1939). L'une et l'autre ont été publiées par les Presses de la fondation nationale des sciences politiques. À ces travaux érudits, il a joint des ouvrages destinés au grand public, comme sa participation au tome V de L'Histoire du peuple français, dirigée par L.-H. PARIAS, et, récemment, une Petite histoire de la France au XXe siècle, publiée chez A. Colin en 1979.

L'intérêt d'Antoine PROST pour les questions d'enseignement est ancien, puisqu'il publiait déjà en 1963 avec J. Natanson un ouvrage intitulé La Révolution scolaire. Il a participé à titre syndical aux commissions de l'Éducation nationale des Ve et VIe Plans, ainsi qu'à plusieurs commissions ministérielles, dont la commission Joxe (1971-1972), et, tout récemment, la commission de Péretti (1981). Il a publié de nombreux articles sur les questions pédagogiques et a longtemps participé à la rubrique bibliographique du Monde de l'Éducation. Il est surtout l'auteur, chez A. Colin, d'une Histoire de l'enseignement en France (1800-1967), qui a connu plusieurs rééditions. Source Rond-Point des Sciences Humaines.

Ignacio Ramonet

C’est le directeur du Monde diplomatique. Il est également professeur de théorie de la communication audiovisuelle à l'université Paris VII. Parmi ses ouvrages on peut citer : Les Propagandes silencieuses, masses, télévision, cinéma, Galilée, 2000 La Tyrannie de la communication, Galilée, 1999 Géopolitique du chaos, Galilée, 1997

René Rémond.

René Rémond est un historien membre de l’académie française. Spécialiste d’histoire contemporaine (il fut président et fondateur de l’Institut d’histoire du Temps présent) , il a définit une typologie de la date française longtemps utilisée pour analyser le paysage politique français . Il s’est également beaucoup intéressé au fait religieux en France . Quelques uns de ses ouvrages : Introduction à l'histoire de notre temps :de l’ancien régime à nos jours. (Seuil-Poche) La vie politique en France, 1879-1939 (Fayard) Les Droites en France (Aubier-Montaigne) Religion et société en Europe : La sécularisation aux XIXe et XXe siècles (1789-2000) (Seuil-Poche)

Paul Ricoeur : Fils d'un professeur d'anglais mort pendant la première guerre, Paul Ricoeur est élevé par ses grands-parents à Rennes. Il rentre à l'université, découvre la phénoménologie de Husserl avec Gabriel Marcel et soutient son mémoire de maîtrise. Après l'obtention de l'agrégation, il commence à enseigner à Colmar. Il apprend l'allemand à l'université de Munich, lit Heidegger et Husserl. Mais la seconde guerre mondiale vient interrompre le parcours intellectuel du philosophe. Engagé, il est fait prisonnier à Dormans. A la libération, il part enseigner au collège Cévenol et rédige un ouvrage sur Jaspers, qu'il a étudié en captivité. Attaché au CNRS, il publie en 1947 son premier ouvrage 'Karl Jaspers et la philosophie de l'existence' et remplace Jean Hyppolite à la chaire d'histoire de philosophie à Strasbourg. Après sa thèse sur la phénoménologie de la volonté, il devient professeur à la Sorbonne puis doyen de l'université de Nanterre, poste qu'il abandonne en 1970, après son agression par des gauchistes. Lassé de la vie intellectuelle et politique française, il enseigne aux Etats-Unis durant trois longues années. De retour à l'université de Nanterre, il devient professeur émérite et continue à enseigner et écrire de nombreux ouvrages. L'herméneutique comme méthode interprétative singulière et complexe reste la problématique fondamentale du philosophe. Selon Paul Ricoeur, l'écriture doit permettre de connaître la réalité obscure de ses intentions.

Henri Rousso

Statut :

Historien, agrégé d’histoire Directeur de l’Institut d’Histoire des Temps Présents (IHTP) Directeur de recherche CNRS Enseignant associé à l’Université de Paris 10 Nanterre Entre 1999 et 2000 il a été secrétaire général du Comité international d’Histoire de la deuxième guerre mondiale.

Spécialités :

Henry Rousso a travaillé sur la deuxième guerre mondiale. Ses premiers travaux ont porté sur l’histoire politique et économique du régime de Vichy, puis sur l’histoire de la mémoire de la guerre. De manière générale il travaille sur les rapports entre la mémoire et l’histoire. Henry Rousso est membre des comités de rédaction de plusieurs revues : Vingtième siècle, Revue d’Histoire, Droit et société, Passato e Presenté (Italie), International Social Science Review (Israel), etc.

Alfred Sauvy (31 octobre, 1898 - 30 octobre, 1990) est un économiste et sociologue français et l’un des premier à parler de tiers monde. Alfred Sauvy, polytechnicien, a été un conseiller du gouvernement Reynaud de 1938. Il pensait que l'industrie française était handicapée par des « goulots d'étranglements », notamment dus à la semaine de 40 h. Il a écrit sur cette période Une histoire économique de la France entre les deux guerres qui fait autorité.

Après guerre, il s'est surtout consacré aux problèmes de population et des relations entre démographie et économie.

Alfred Sauvy, dans un article paru dans l’Observateur le 14 août 1952, fut le premier à parler de tiers monde, en référence au tiers état: «Car enfin ce Tiers Monde ignoré, exploité, méprisé comme le Tiers-État, veut, lui aussi, être quelque chose.». Source : Wikipedia, encyclopédie en ligne.

Maurice Vaïsse est professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Il a notamment publié : La grandeur, politique étrangère de de Gaulle, Fayard, 1998 ; La Guerre au XXe siècle, Hachette, 2e éd., 2003, en collaboration avec J.-L. Dufour ; Les relations internationales depuis 1945, A. Colin, 9e édition, 2004. Source : Decitre Librairie en ligne.