SHERLOCK HOLMES & LA POÉSIE
jeudi 6 mars 2008 :: ÉCRIRE :: Alerter la modération
Même si l'on imagine mal l'hôte de Baker Street remplacer la loupe par la lyre et la cornie par quelques sonnets, il est plaisant d'imaginer le détective à l'ombre de la poésie, Victorienne ou non, et taquinant la muse à défaut d'Irène Adler...
Reçu ce mot de l'aimable Chevalier Dupin, gentlemen gourmet et membre de la SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE qui vous invite à commettre, non un crime, mais un petit essai de poésie...

Dans le cadre du Printemps des poètes du 3 au 16 mars, j'ai l'intention de diffuser dans mon entourage (mes commerçants de quartier, les 40 restaurants de la chaîne de restauration dont j'occupe un bout de terrain, mes stations de métro favorites, mes libraires préférés, les écoles de mes enfants, ma famille et mes amis (pour changer!))des poèmes parodiques ou non dont le thème sera Sherlock Holmes, ou la poésie de Sir Arthur Conan Doyle
Je souhaite vous y associer, chers amis, à plus d'un titre.
D'abord en participant à la réunion, en notre lieu habituel, le Mardi 04 mars à partir de 18h à : Le Galway (Salle du premier étage) - 13, quai des Grands Augustins Paris 6ème (métro Saint-michel) - Tel : 01 43 29 64 50.
Vous aurez la possibilité d'y écouter, de commenter, de déclamer de la poésie Holmésienne ou Doylienne, et de vous amuser de bien d'autres façons !!!
Sachez que je recrute donc des lecteurs des auditeurs des amuseurs mais aussi des fournisseurs de poèmes Doyliens ou Holmésiens et aussi des distributeurs de tracts poétiques avant et pendant l'évènement.

Notre succursale parisienne est inscrite parmi les organisateurs de ce Printemps des poètes mais cette opération n'est aucunement limitative à cette succursale, elle en est seulement à l'initiative. Ainsi d'où que vous soyez vous pouvez dupliquer l'opération. Je suis à votre disposition à cet égard !
Sachez encore que j'ai référencé la rubrique ad hoc que j'anime sur le forum pour les dates de l'opération.
Si d'aventure vous souhaitiez exploiter ma production poétique parodique ou les textes des chansons du même acabit et exploitables de la même façon rendez vous ICI
Sachez que je vous le permets bien volontiers, sans recherche de notoriété, vous engageant employer les créations sous la signature SSHF et non la mienne (pseudo compris) .
Pour ceux que ça intéresse faites le moi savoir et je vous ferais parvenir par mail un package global de mes sottises versifiées.
ENFIN, Je suis également à la recherche des textes poétiques de Doyle (dont j'ai bien peu de traces à l'heure actuelle) ou de poèmes d'autres contrées soeurs d'Holmésie aux fins de les faire connaître à cette occasion.

Découvrir la SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE

221B
Here dwell together still two men of note
Who never lived and so can never die :
How very near they seem, yet how remote
That age before the world went all awry.
But still the game's afoot for those with ears
Attuned to catch the distant view-halloo :
England is England yet, for all our fears -
Only those things the heart believes are true.

A yellow fog swirls past the window-pane
As night descends upon this fabled street :
A lonely hansom splashes through the rain,
The ghostly gas lamps fail at twenty feet.
Here, though the world explode, these two survive,
And it is always eighteen ninety-five.
Vincent Starrett (Holmésien adulé)

221B
Ici habitent encore ensemble deux hommes de notable lignée
Qui n’ont jamais vécu et donc mourir ne pouvant
Combien très proches semblent-ils, cependant combien éloignée
Cette ère avant que le monde devint de travers totalement
Mais, la chasse reste ouverte pour ceux dont les oreilles
Exercées à capter le son lointain criant comme le gibier signalant :
Que l’Angleterre demeure l'Angleterre, pour tout ce qui nous effraye -
Seules ces choses que le coeur croit, étant vraiment.

UN brouillard jaune tourbillonne au carreau,
Tandis que la nuit descend sur la rue Fabula :
Un fiacre solitaire s'y ébroue des pluvieuses eaux,
Le spectre lumineux, des becs de gaz, échouant à vingt pas.
Ici alors que le monde explose, survivent ces deux-là
Mil huit cent quatre-vingt-quinze pour toujours sera.
(Traduit librement d’après l’original)

C'EST UN OISEAU DU BOIS SAUVAGE
C'est un oiseau du bois sauvage
Qui m'a dit : " Tu l'aimeras toujours. "
C'est une vague du rivage
Qui m'a dit : " Renonce à tes amours... "
Mais cet oiseau du bois sauvage
M'a bien dit : " Tu l'aimeras toujours ! "

Pour une fleur de ta ceinture
J'ai donné ma vie et mon repos.
Loin de tes yeux le temps me dure !
Je languis pour tes regards si beaux !
Pour une fleur de ta ceinture
J'ai donné ma vie et mon repos.

Pour un baiser sous les étoiles
J'ai vendu ma force et mon honneur.
Pour ta blancheur pure et sans voiles
J'ai perdu la pureté du coeur !
Pour un baiser sous les étoiles
J'ai vendu ma force et mon honneur.

Rien ne pourra briser les charmes
Dont je meurs pour éternellement.
Je te verrai railler mes larmes
Dans les bras de ton nouvel amant !
Rien ne pourra briser les charmes
Dont je meurs pour éternellement...

Ta mort seule rompra les charmes
Dont je meurs pour éternellement !
Augusta HOLMÈS (1847-1903) )

C'EST L'AIGLE D'UNE FOIS SANS TÂCHE
C'est un aigle de la faune d’un autre âge
Qui avait à l’esprit : " Tu n’aimeras toujours. "
Un fourneau d’écume au visage
Il jetait l’avis : " Renonce à tes amours... "
Mais du brûle-gueule en bois sauvage
Hors la brume je déduisis : "Tu l'aimeras toujours ! "

Pour une seule heure de ta lecture
Je t’ai prêté la vie et mon ego.
Mes yeux ne voient plus loin que tes aventures !
Je me languis de tes gares et de leur Bradshaw !
Pour une seule heure de ta lecture
Je t’ai prêté la vie et mon ego.

Pour un coup d’archet de portée géniale
J'ai loué ta force et mon bonheur.
Pour la blancheur impure qui t’injecte le mal
J'ai perçu la dureté de l’absent labeur !
Pour un coup d’archet de portée géniale
J'ai loué ta force et mon bonheur.

Rien ne pourra briser le charme
De te suivre à la loupe éternellement.
Je réunirai mes frères à tes armes
Au canon de tes nouvelles, de tes romans !
Rien ne pourra briser le charme
De te suivre à la loupe éternellement.

Ta mort seule aura un temps rompu le charme
M’y engouffrer je ne pouvais éternellement !


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