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L'atelier d'écriture de ÉRIC POINDRON

''Nulla dies sine linea'', Pas un jour sans une ligne. Ecrire c’est essayer, poursuivre, raturer, douter, se perdre, imaginer, et imaginer encore un peu plus loin. Écrire, c'est oser puis s'y tenir. ERIC POINDRON.

DE QUELQUES LIVRES

  • LE NOUVEAU JEU

J'ai imaginé un minuscule et modeste questionnaire. Vous pouvez y répondre ou le proposez à vos amis.

Faites un copier-coller puis envoyer le moi dans les messages ou dans ma boite au lettres. je serais heureux de vous lire - tous - à mon retour.

1 – Qu’est-ce qu’un livre ?

2 – À quoi sert un livre ?

3 – Quel est le livre qui vous à la plus marqué (vous pouvez expliquer pourquoi) ?

4 – Quel est le livre que vous préférez (vous pouvez en citez plusieurs) ?

5 – Quel est le livre qui vous à le plus dérangé (en bien, en mal, qu’importe) ?

6 – Quel est le livre que vous n’avez pas pu terminé (vous pouvez en citer plusieurs) ?

7 – Quel est le livre que vous n’avez jamais lu et qu vus vous êtes promis de lire (vous pouvez en citez plusieurs) ?

8 – Quel est le livre que vous souhaiteriez faire découvrir (à un ami, au public) ou éditer si vous étiez éditeur ?

9 – Quel est le livre que vous ne lirez jamais (vous pouvez en citer plusieurs) ?

10 – Quel est le livre le plus « illisible » que vous ayez lu (vous pouvez en citer plusieurs) ?

11 – Quel est le livre que vous avez le plus acheté pour offrir (vous pouvez en citer plusieurs) ?

13 – Quel est le livre dont la « bonne » réputation vous semble la plus injustifiée (vous pouvez en citer plusieurs) ?

14 – Quel est le livre dont vous connaissez des phrases ou des passages par cœur (vous pouvez en citer plusieurs) ?

15 – quel est le livre dont… Vous pouvez continuer la phrase.

  • En-fin :

Quels sont les cinq livres qui vous accompagnent (en essayant d’éviter les grands classiques, les géants ou les écrivains indépassables) ?

Merci de m’envoyer vos réponses que je présenterai sur le cabinet de curiosités, avec votre accord, et à LA REVUE DES RESSOURCES afin d’imaginer, avec vous, une bibliothèque hétéroclite et rare.

Et sans raison dissimulée, je me ferai aussi un plaisir d’envoyer UN PRÉSENT RARE aux vingt premiers envois.

En souhaitant que chacun découvre de nouveaux livres, ou des compagnons de même lecture…

LA BIBLIOTHÈQUE, LA NUIT

De Isabelle Perez Piedra

« Ici, la nuit, dans la bibliothèque, les fantômes ont des voix. »

Murmure inaudible des livres, qui livrent leur mot. Après tant de lecture, tant de lecteur, les livres ont leur vie propre. Attachés aux étagères, ils rouspètent, grinchent et pleurent.

Personne ne les lit plus, ils sont devenus interdits.

Refermer, la porte ne s’ouvre plus. Il ne reste plus que l’attente.

Je n’aurais jamais dû venir ici. Mais Eric m’a lancé un défi et je le relève donc.

Déambulant dans les lieux, le passant est interpellé par les livres :

– Moi ! Moi ! Choisis moi !

Le regard parcourt les rayonnages à la faible lumière d’un téléphone portable, que j’ai eu la précaution d’emporter même si, ici, il n’y a aucun réseau. J’ai également pris un sac à dos, où j’ai rangé de quoi grignoter et dormir.

Les couloirs sont infinis, les étagères gigantesques, et les livres innombrables.

La main d’elle-même se saisit d’un ouvrage.

Etrange. Aussitôt il se défile et s’en va sur d’autres étages, plus haut, où les ténèbre sont rois.

L’intérêt éveillé, une échelle non loin se dessine. Elle aussi est démesurée. Que faire sinon s’en servir pour atteindre l’objet convoité ?

Je l’agrippe et la fait rouler jusqu’au lieu où se situait précédemment mon inconnu envolé.

Un à un, les barreaux montés, les ténèbres se dissipent et renaissent plus bas.

Cette échelle, cette étagère, cette bibliothèque ont-ils une fin ?

Un bruit, un tremblement de livre, un bruissement de feuille. Ici, à ce niveau, ils ont peurs. Couvertures abîmées, déchirées, brûlées. Voici les ouvrages qui n’ont pas été aimés. L’escalade se poursuit.

– Boum, fait le bruit d’une tête qui se cogne au plafond par étourderie. Quelle idiotie !

Arrivée en haut de l’étagère, nul ouvrage fuyant en vue. Je pose mon sac, sur le haut de celle-ci.Il n’y a tout autour de moi que de la poussière en couche épaisse.

Un bruit de porte se fait entendre. Je vais enfin pouvoir sortir. Je crie pour me faire entendre de celui qui ne peut être que le bibliothécaire. Il m’a entendu, je l’entends râler qu’il va venir me chercher. Je vais avoir des problèmes pour être entrer ici sans autorisation.

J’entends un bruit étrange dans mon sac. Je m’en saisit, le traîne vers moi et regarde à l’intérieur. Mon ouvrage fuyard s’y est réfugié. Il est tout tremblant de peur. Je pose ma main sur lui pour le calmer. L’effet est immédiat. Ces frémissements s’apaisent. Je peux enfin connaître le nom de mon nouvel ami ; « Le Vendeur de glace ». Je vois même le nom de son papa ; Christian de Maustercri.

– Eh. Vous là-haut ! Vous avez intérêt à vous dépêcher de redescendre ! Déjà que vous devriez pas être là ! Vous allez…

– Oui j’arrive !

Du haut de mon échelle, je l’entends encore maugréer à mon encontre. Mais peu importe, pour l’instant. Je range mon précieux livre dans mon sac en espérant qu’il se fera discret pour que je ne me fasse pas prendre.

Je nettoie un peu mon sac, plein de la poussière de la bibliothèque et le remet dans mon dos. Je suis prête à descendre, lorsque mon regard s’arrête sur l’endroit sans poussière que je viens malgré moi de nettoyer. Sur cette étagère une inscription, gravé maladroitement se déchiffre avec peine ; « je voyageais pour vérifier mes rêves.

LE CABINET DE CURIOSITÉS DES AMIS ET DES MOTS ET DES AMIS DES MOTS

Cher amis,

Je vous propose un nouveau jeu...

ENVOYEZ-MOI un poème - de vous ou d'un autre - , une citation, un titre de livre, une critique, une prose, des miscellanées, un morceau écrit, bref, un - ou des - "quelque chose" sous forme de mots que je rassemblerai sur le blog

LE CABINET DE CURIOSITÉS DE ÉRIC POINDRON.

Ce sera Le Cabinet de Curiosités des amis....

Je compte sur vous et sur ceux à qui vous ferez passer le message...

Ma contribution - parmi d'autres à venir :

"Ici nous vivons tous dans une ambitieuse pauvreté " Juvenal.

Eric Poindron

Vous pouvez déposer les mots sur :

Le Cabinet de curiosités de Éric Poindron

ou à : coqalane@wanadoo.fr

JE COMPTE SUR VOUS POUR ME CONFIER QUELQUES MOTS ET FAIRE PASSER LE MESSAGE AUX AMIS...

ENCORE MERCI

LE CABINET DE CURIOSITÉS DES AMIS ET DES MOTS ET DES AMIS DES MOTS

  • ANOSMIE

– « “Ma grand-mère, qui perdait l'odorat, poussait la coquetterie jusqu'à prétendre n'aimer que les choses fades ; elle donnait ainsi le change en société, mais elle mangeait des tartines de câpres et de moutarde dans sa chambre.” » Robert Pinget in Graal Flibuste, (Danièle Momont, relativement traducRrice, JAMAIS JE N'AURAIS DIT çA)

  • CITATIONS

– " Une femme du monde porte son manteau de drap comme si c'était son manteau de vison, et jette son manteau de vison comme si c'était son manteau de drap..." anonyme, (Mifa, ni vison ni drap, juste un vieux jean fané)

– « La réalité est une hallucination provoquée par la manque de rhum ». citation adaptée de Jibé Pouy (Nicolas Millet, écrivain, CARNET DE RHUM)

– "Seul l'amour sera toujours moderne." Jean-Luc Bitton, (Jean-Luc Bitton, écrivain, "maverick" & gardien de Jacques Rigaut, REVOLVER)

– "Voilà plus de cinquante ans que je suis dans les starting-blocks, et je viens tout juste de me rendre compte que je me suis trompé de course", Thierry Bourcy, (Thierry Bourcy, cinéaste, écrivain, THIERRY BOURCY)

– "Si les animaux n’existaient pas, ne serions-nous pas encore plus incompréhensibles à nous-mêmes ? Comte de buffon, (Aurélien Boilot, dit "Le Professeur", savant au Museum, CABINET DE CURIOSITÉS DU PROFESSEUR BOILOT)

– "L'homme inventa la roue. Puis, le monocle.", John Coolter, (Philippe Gindre, éditeur, LA CLEF D'ARGENT - LITTÉRATURE FANTASTIQUE)

– « Il vaut mieux de belles chimères qu'une réalité stérile », Chateaubriand, (Jean)

"Tout a déjà été dit, mais comme personne n'écoute, tout est toujours à redire" André Gide, Le traité de Narcisse., (Jean-Paul Fontaine, bibliomanographe).

– "Il faut sauvez les condors, non pas tant parce que nous avons besoin d'eux, mais parce que nous avons besoin des qualités humaines pour les sauver ; celles-là mêmes qui nous seront utiles pour nous sauvez nous mêmes...", Ian Mc Millan, 1870, célèbre ornitologue américain, (Benoît Coulin, étudiant en médecine, CARABIN)

– « Si le ciel dans sa bonté m’avait octroyé le bonheur d’avoir un fils, je lui aurais strictement interdit d’étudier la médecine. Il va sans dire que si il avais choisi une autre profession, je l’aurais étranglé ! » Seabury Quinn in Les Archives de Jules de Grandin. (Éric Poindron, L'ATELIER D'ÉCRITURE D'ÉRIC POINDRON)

– "Tout ce que je sais vient du noir" Jean Songe & "Celui qui ne danse pas ne connaît rien de ce qui se passe", Saint-Jean, (Yannick Bourg, écrivain, STRICTEMENT CONFIDENTIEL)

– "Si les héroïnes de Racine avaient eu leur permis de conduire, nul doute qu’elles auraient brûlé tous les feux, sur leur passage…", Clopine Trouillefou, (Clopine Trouillefou, CLOPINERIE)

  • DÉFINITION
  • EXTRAITS

– "vous ai-je raconté qu'au printemps dernier il m'a dit qu'il me fallait faire couronner toutes mes dents ou sinon les arracher toutes ? j'ai décider de les faire couronner parce que j'ai pris l'habitude d'avoir des dents. 84, Charring Cross rooad, de Helen Hanff, (Éric Poindron, L'ATELIER D'ÉCRITURE D'ÉRIC POINDRON)

  • FEUILLETON

– On se souvient qu'en visitant en France un Musée du crime, Sir Arthur Conan Doyle s'écria devant la photo de Bonnot: "Mais c'est Jules, mon chauffeur !" Ce dépassement (autorisé et motorisé) de la fiction par la réalité ouvre un champ à l'imaginaire :

Gardons-nous de la facilité (Jack L'Eventreur secrétaire particulier de Fantomas !) pour explorer davantage l'ironie du sort...

Voyons, qui a une idée ? Monsieur, ici...Non ? Madame, alors, les femmes ont toujours une longueur d'avance en matière d'intuition... Prenez le micro s'il vous plaît, voilà, nous vous écoutons...

Tout en elle étourdissait. D'une voix grave teintée de malice, elle commença son récit.

" – Je suis cantatrice, mais pour Monsieur Sherlock Holmes, j'étais, je suis "LA" femme. Je m'appelle Irène Adler. Ce que j'ai a vous dire dépasse l'entendement et le cadre de mon métier. L'Opéra avait son fantôme, certes. Eh bien j'ose affirmer ici que ce n'est rien ou bien peu à côté de l'histoire dont j'ai été le témoin -très involontaire- il est vrai.

Tout a comencé à Manderley, propriété familiale dont Max de Winter m'avait laissé la jouissance durant son séjour à Monte-Carlo.

A suivre. (Jan-Paul Machetel, écrivain & piéton)

* INC(L)ASSABLES

  • LIVRES

– Indispensables livres !

Mes premiers quatre sous gagnés grâce à mon premier poste, j'ai acheté une série de six livres magnifiques et depuis je n'ai pas cessé de le faire.

J'en ai partout dans la maison.

J'ai commencé à en donner à mes enfants pour leur chez eux. Je ne serai pas éternelle, mais les six premiers livres, un peu jaunis et sans aucun doute bien dépassés, je n'arrive pas à m'en séparer !!! (Viviane Dulac, LE MIROIR DU TEMPS)

  • MISCELLANÉES
  • POÉSIE

– "Connaissez-vous, vous qui avez l'accès des livres, connaissez-vous les grandes routes que de leurs nostalgies, de leurs souvenirs, les poètes ont tracées pour offrir à nos peines des chemins sans cailloux ni cantonniers ni gardes ? /Ce n'est pas péché que de s'attarder sans profit sur ces routes.", extrait d'un poème inédit de Jean de Boschère, (Benoît Virot, éditeur, LE NOUVEL ATTILA)

Les dits de Nantes

« Vienne le nain / En ce jardin / Passe le temps / Passent les fleurs / Périssent les passants / Perdure le nain / En ce jardin. Le dit du nain de jardin japonais (© Jack Chaboud (inédit, de Nantes), Jack Chaboud, écrivain)

Au pays des malices

Alice hélas glisse / Dans un pot de mélasse / Ou se prélasse la réglisse / Et tourne, hélice / Comme de la mélisse. / Malheur, / Tant de fausses douceurs / Pour un chapelier fou / Mol et lascif / Comme un lapin poussif. (© Jack Chaboud (inédit), Jack Chaboud, écrivain)

Ce poème là, que j’ai eu la chance de découvrir lu par l’auteur, sous les voûtes de la maison de l’architecture, salle de la chapelle, Paris Xème arrondissement… C’était un magnifique moment.

Chaudement là

Finalement / Il n’y a que moi / En moi il n’y a que moi / C’est beaucoup / Ce qu’il y a en moi / D’inexploré / Je le sais il est à fleur de peau / Ce qu’il y a en moi / D’inexplorable / Je sais qu’il est à fleur de tête / Ou affleure-t-il au coeur ? / Qu’y a-t-il de plus facile à atteindre ? / D’où les mots sortent-ils ? / Projetés par l’inexplorable innommé / Pourtant s’écrivent / La nuit le jour. / Pas de différence la nuit le jour / Pas de différence dans l’extrafolie / Pas de différence dans la douleur / Tête coeur / Pas de différence / Poser la question. / La question se pose / la question seule se pose / Sur la page seule s’écrit se continue se lit / Seule. / Je me lis seule me continuant d’écrire / Je seule lis moi cette folie / Est-ce moi seule cette folie ? / Si je me lis ? / Si je m’écris ? / Creuser creuser si j’écris / Creuser creuser si je me lis / Quelle différence ? / S’écrit-elle la différence ? / Qu’y a-t-il entre / le différent inexploré et le différent inexplorable ? / Creuser creuser creuser / D’où les mots différents sortent-ils ? / Sortent-ils différents ? / Sortent-ils de la peau ? / Sortent-ils de la tête ? / Sortent-ils du coeur ? / Sortent-ils ? / Où creusent-ils ? / À quel endroit nommable ? / Creusent-ils ? Creusent-ils ? / Creusent-ils l’endroit ? / Creusent-ils l’envers ? / Creusent-ils l’envers de la peau ? / À l’envers de la peau / Le coeur la tête / De la tête à l’envers sortent /Les mots de la peau / Il faut en passer par là / À l’envers de la peau la tête / Le coeur repassera / Me lira le coeur / Le coeur repassera les mots / Bien chaudement le fer à repasser / Chaudement le coeur pour repasser /La tête froide des mots sortis /De la tête froide /Il faut en passer par là /La tête froide /Pour passer les mots /Aux différents /Ceux qui lisent /Ceux qui lisent /Ceux qui lisent /Ceux qui croient que / Je suis seule au monde / Ont raison / Et eux les mots ont raison / Et eux les morts ont raison / Seuls sous le coeur du moi / Seuls inexplorés sans moi froids / Moi toute inexplorable /Chaudement là / A creuser dans le froid / Dans le cratère du froid / Dans le froid Chalamov / Dans l’Est Chalamov / A l’Est du moi / A l’Est de moi / A l’aide de moi / Où ça creuse / Dans ceux qui lisent /Dans ceux qui lisent / Dans ceux qui lisent / A l’envers de moi / Il n’y a pas de moi / Que des mots qui traversent / C’est beaucoup /Finalement.

Dominique Dou, extrait du recueil L’Énergie de l’erreur, paru aux éditions Dumerchez, sept. 2007 (Ingrid Thobois, écrivain)

Classé X

axe exaltant / ton exil de silex / exhausse chaque excès /son examen / me laisse exsangue /exonérée de l'exigence /luxe anxieux / tu excelles extrêmement / dans l'exotique onyx / du sphinx fuligineuse (Fuligineuse, SABLIER)

– "Debout dans la cuisine

Elle égrène / Un chapelet de groseilles

Le soleil a heurté ma vie / De cet éblouissement / J'ai retenu ton visage

Tu es belle / Comme une couleur qu'on a omis de vernir

Chaque matin / La veuve emplit deux tasses

Chaque matin / Elle vide le contenu d'une tasse / Dans l'évier

Il n'y a jamais assez de tendresse / Pour un homme rongé par l'idée du dernier voyage

Mettre le feu à notre vie / Pour que la partie qui ne brûle pas / Nous apparaisse"

Mathieu Gosztola, la musicalité du vide.

– Savoir guetter, / sans impatience, / les matins épris de rosée où le soleil, / déployant des scintillements joyeux, / dessinant un parfum d'inespéré, / fait frissonner l'impossible., (Katch, poète, KATCHDABRATCH)

– "Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses.Le jour est paresseux mais la nuit est active. Un bol d'air à midi la nuit le filtre et l'use.", Paul Eluard, (CATHULU)

Poème aux gardes des pousses

– Ce n’est qu’une occasion, je la retrouverais. / C’est ce qu’on dit quand on n’a pas beaucoup d’intérêt. / Une de perdue, dix de retrouvées, prédit le dicton / Ce n’était qu’une occasion, de toutes les façons. / Oui, mais si j’avais fait … C’est aussi ce qu’on se dit souvent après coup. /Avec des si mettre Paris en bouteille, pourquoi pas après tout ? / Cet échange de quelques minutes, qu’est-ce que c’est dans une vie ? / A peine de quoi se demander : qu’est-ce qui se serait passé si … / Ca peut ne rester qu’un souvenir, un moment quelconque parmi d’autres. / Ca peut devenir du remord, même si ce n’est pas de notre faute. Ca peut facilement s’oublier, pour peut qu’on le veuille. / De toutes manières, pas de quoi porter le deuil. / C’est notre propre vie, on en fait ce qu’on en veut. / On peut rêver aussi, ce qu’on veut ou ce qu’on peut. / Ca dépend de qui on est, de notre personnalité. / Nos pensées, personne peut vraiment à fond les déchiffrer. / Cette brève rencontre … est-ce que j’aurais loupé ma chance ? / Est-ce que je la raterais de nouveau si ça recommence ? / A quoi bon se questionner, se tourmenter l’esprit /Ce n’était qu’un moment, bon ou mauvais, il est parti. (Lucie, aka Miss Einsam)

Ô gardes des pousses venues du cœur / Ne criez pas tant / Je vous entends / Même là cachés comme vous l’êtes / Ô bêtes qui parlez comme nous / Mais plus clair / Continuez à tirer / Nos arbres/ vous suivront bientôt / Au séjour sombre où vous vous tenez / Ils marcheront / Ils danseront / Et nos morts avec eux / Sous les pavés sous les places sous les plages / Vous grignotez / Ce sont /vos pauvres mots / Que vous façonnez ainsi / Ils disent : / Grrr…Grrr…Grrr… / Gredins / Gradins / Gratins / Grondins / Gros poissons des souterrains / Qui ondoyez comme des seins / Ou des saints (disait El Greco), Bruno Montpied, poème inédit, avril 2008 (écrit durant une dérive individuelle quoique simultanée avec celles de divers membres du groupe de Paris du mouvement surréaliste), (Bruno Montpied, LE POIGNARD SUBTIL)

Quand nul ne la regarde / La mer n'est plus la mer / Elle est ce que nous sommes / Lorsque nul ne nous voit / Elle a d'autres poissons / D'autres vagues aussi / C'est la mer pour la mer / Et pour ceux qui en rêvent / Comme je fais ici., Jules Supervielle, (Christine Jeanney, écrivain, POSUTO)

Le Monarque et les Folliculaires & Chemin de Canossa, (de O. R. À LIRE ABSOLUMENT sur le blog LE BOEUF QUI PLEURE)

Baiser

Quand hors de tes lèvres décloses, / Comme entre deux fleuris sentiers, / Je sens ton haleine de roses,

Les miennes les avant-portiers / Du baiser, se rougissent d'aise, / Et de mes souhaits tous entiers / Me font jouyr, quand je te baise.

Car l'humeur du baiser appaise, / S'escoulant au coeur peu à peu, / Ceste chaude amoureuse braise, / Dont tes yeux allumoient le feu.

Ronsard (Viviviane Dulac, LE MIROIR DU TEMPS)

– « epsilon »

Je suis un homme sans enfance / Moitié remord moitié fumées / Dans ma tête dansent les nombres / Et je blanchis comme un été /Sur les crêtes du sable sombre

Je suis un homme du silence / Gris rangé sous les lois du temps / La mer mortelle offre ses chances / St je me hâte dans le vent / Nageant vers l’insignifiance

Je suis un homme solitaire / Que la douleur a dévié / Les vagues montent à la terre / Et moi je sombre décrié / Sous les mouettes qui délibèrent

Sœur la mort ô sœur difficile / Tu m’attends couche de la mer / Oubliez-les ainsi soit-il / J’étais un rire du désert

J’étais une bouche inutile

Jacques Roubaud, (Dominique, NUAGE ET VENT)

  • PROSE

Lucien

Une fois par mois, Lucien s'enferme dans la pièce qu'on lui prête. Il prend sa journée et la pose allongée à côté de lui sur un matelas de crin. Il passe sa journée sur le plafond, tord sa journée dans l'eau de la bassine, recoud ses trous de journée sur ses habits, car il sait coudre. Au bout d'un an, ça n'est plus le début, mais personne ne sait comment ça s'appelle, c'est l'après-début. Lucien prend sa journée et la fait marcher dans les environs ou l'assoit dehors s'il fait soleil." (extrait de Charlemoi de Christine Jeannney, éditions ArHsens, Christine Jeanney, écrivain, POSUTO)

Vertige du sujet poétique

"(...) Maître des lieux et maître du jeu sans gain – mais combien mon implication intégrale sur ce tapis où s'abattent les cartes d'une bonne aventure me paraît nécessaire – je le demeure, même si ces gouffres qui se remplissent des effusions de ma perte me sont totalement inconnus. J'erre, c'est un fait; et pourtant, je sais plus que jamais où je suis mené… Passé sous l'écorce, mes ailes ont pris feu, volontairement, pour s'unir au mouvement embrasé qui conduit là-bas, au fond, où les flammes inclinées vers une lumière froide sont faites de neiges éternelles, et d'où ne parviennent à percer que les chants mélodieux des hydres qui me guident. Ma tête, la première, tenue becs et ongles, tournoie en tombant – vers quelle improbable ascension ? ne dirait-on pas qu'elle vole vers un ciel solide ? – et s'enivre des périphéries spectaculaires dans lesquelles l'histoire achoppe au mythe et s'immobilise dans l'espoir de trouver le courage de la défenestration. (...)" Mikaël Lugan, Vertige du sujet poétique, (Mikaël Lugan, poète et gardien de Saint-Pol Roux "le Magnifique" LES FÉES INTÉRIEURES)

Au sud du sud

Au sud du sud, que je situe à l’instant plein ouest d’Ouessant, sous un ciel de plomb veiné de blanc de zinc qu’une bande de gris ombré sépare du vert bitumé de la mer, je me trouve, encore très petit, quoique je pense là encore avoir déjà sept ans et que c’est le seul sentiment de l’immensité de l’océan qui me minimise ainsi que le plus amenuisé Gulliver – plus exactement : nous nous trouvons là, le Président et moi, et mon grand-père me fait regarder la mer et me fait voir, me fait scruter et me fait observer, me fait observer et me fait scruter, me fait voir et regarder la mer où nous arrivent de partout des vagues et des vagues, et d’autres vagues encore, et d’autres derrière elles qui semblent naître d’elles pour se confondre à elles tandis que d’autres derrière elles les chevauchent soudain et les soumettent avant d’être chevauchées et soumises à leur tour, et chevauchant celles de devant avant d’être chevauchées se busquent et se renversent à la fois comme des piles de tuiles d’eau que le vent dresserait et ferait s’effondrer en même temps, ou comme des briques d’eau s’élevant en murs qui éclatent et nous aspergent jusque sur la berge, et toutes nous arrivant dessus, toutes nous faisant avancer et reculer en même temps en criant et en riant en même temps, le mur écroulé redevenant vague et vagues multipliées sur d’invisibles et mouvantes épaules où s’ébrouent et se répandent des chevelures d’écume sous le vent les ébouriffant et les soulevant, les traversant de son élan fou venu de Dieu sait où…

Regarde-les, me dit mon grand-père, regarde-les toutes et chacune, regarde ce qui les distingue et ce qui les unit, donne-leur à toutes un nom pour les distinguer et donne-leur le même nom si tu trouves ce qui les unit, ou alors donne ta langue au chat, et je pensais à Illia Illitch dans son antre de sous les toits de la maison de mon grand-père, et je regardais la mer, et je cherchais le nom des vagues, mais dès que j’allais en nommer une l’autre la chevauchait et la soumettait. Je ne savais rien encore de l’ondin qui chevauche l’ondine, je n’avais vu jusque-là que le cheval chevauchant la chevale, mais à présent c’étaient les vagues, qui n’ont pas de corps ou tous les corps, les vagues qui ont tous les noms ou rien qu’un seul que seul le chat à sept langues connaissait, qui l’avait dit en secret à l’étudiant Illia Illitch logeant dans les combles de la villa La Pensée, lequel étudiant russe l’avait répété à mon grand-père qui, finalement, ce jour-là, me dit voilà: voilà la secret des noms des vagues.

Regarde la mer, me dit mon grand-père et voici que sa main plonge dans la vague et en retire une main d’eau dont il me dit : voici l’eau de la vague qui est celle de toutes les vagues, voici une main de mer qui est toute la mer. Toi-même que j’aime, comme ton grand frère et tes sœurs que j’aime, tous nous sommes des poignées de mer mais à présent regarde-moi : je te bénis de cette main de vague. La mer t’a giflé et te giflera, mais avec la même main d’eau je te bénis et t’appelle par ton nom. (extrait de L’Enfant prodigue, récit en chantier, Jean-Louis Kuffer, écrivain, CARNET DE JLK)

– Voici mon "quelque chose" écrit pour le cabinet de curiosités (c'est ce que j'ai répondu pour la fin d'un roman ou d'une nouvelle étrange qui sortira bientôt) : "Alors s'ensuivit cet instant qu'elle connaissait si bien, mélange de douceur et de brutalité où le haut et le bas se confondent, délicieuse et étourdissante agonie. Mais Il était là cette fois, avec elle. Ses yeux bleus plongés dans les siens" (Marine)

– LA MUERTA.

"La recette c'est de la vodka. Tu ten fous plein la gueule et quand c'est débordé à quatre pattes pour lécher ce qu'est tombé par terre. Cette terrible grandeur qui grogne", signé Didier non, scor (Didier P., chercheur)

  • RUINES

– Visitant Munich, Julien Green note dans son « Journal » du 20 août 1952 (la date n'est pas sans importance) : « Dans la Maximilianstrasse, une grande ruine sur laquelle se voit une pancarte avec ces mots : "Ruine à vendre" (/Ruine zu verkaufen/). », (Stéphane de Becker, chercheur, PRESQUE PARFAIT)

  • VILLES

– « Si je te dis que la ville à laquelle tend mon voyage

est discontinue dans l'espace et le temps,

plus ou moins marquée ici et là,

tu ne dois pas en conclure qu'on doive

cesser de la chercher. »

Les villes invisibles d’Italo Calvino (Loïs de Murphy, BIFFURES CHRONIQUES)

Peinture de Remedios Varo.

  • VRAC

– C’est tout frais d’hier, ce n’est pas une citation, c’est la vie des mots, c’est d’un ami consultant qui m’explique ceci :"Je viens de rentrer chez Business Project, ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire mais ils vendent un produit d’aide à la décision.", (Llibert Tarragó, éditeur, LES TROTTOIRS DE BARCELEONE)

  • (SOUS) X

Un matin pluvieux et morose de janvier à A. , la lumière blafarde de la pièce rendait encore plus jaune le visage des participants à ce petit remue méninge de rentrée. Notre Chef Bien Aimé à Tous tentait vaille que vaille de cacher un bâillement en un éternuement qui ne trompa personne, mais pudiquement tout le monde détourna les yeux se plongeant dans l'observation intense de son gobelet de café soluble trop amère. Subrepticement Notre Chef etc. etc. jeta un coup d'œil à sa montre, 8h43, en cochant mentalement une nouvelle case « réunion ou je me fais chier comme un rat mort ». Réunions pour le budget, les demandes diverses et variées, les récriminations, les projets, les gens que l'on rêve de virer mais qui seront encore la à la fin de l'année, ceux que l'on engage contraint et forcé, ceux qui savent-tout-parce-que-vous-vous-ne-savez-rien......De ses réunions d'ou il ressortait en psalmodiant le Dies Irae « Jour de colère, jour de deuil, ciel et terre seront réduits en cendres ».

Une fois tout le monde arrivé, Notre Chef Bien Aimé à Tous ouvrit les hostilités :

-Bon alors par quoi on commence ?

Il regarde soucieux son papier

-Ah oui ! A chaque fois j'oublie ! Bonjour à tous

Et il coche quelque chose sur son papier. En réponse il y eut un marmonnement du peuple, une réponse claire et sonore des fayots malgré les aphtes attrapés à force de trop de servilité. -Premier point : que propose t on de nouveau cette année à la bibliothèque ?

-Si je peux me permettre, je parlerais de bateau (l)ivre pour qualifier cette bibliothèque, ricana un participant à la réunion.

-Comment tu le sais tu n'y mets jamais les pieds ? lui rétorque une participante, d'ailleurs sais tu seulement lire ?

-STOP ! crie Notre Chef Bien Aimé à Tous, ne commencez pas ou alors...ou alors....Je me couche par terre !

Quelqu'un proposa :

- Pourquoi pas un club de lecture ?

Silence. Notre Chef etc. etc. regarde avec suspicion la personne qui a osé émettre cette idée.

- Sans vouloir avoir l'air agressif, vous ne seriez pas un agent double venus saboter le Centre ? Vous voulez nous rameuter toutes les Miss Marple de Amman ? Ou pire vous voulez nous faire un épisode du « Club des Cinq à A. » ?

Soudain il s'arrête en plein élan, une lueur d'effroi dans les yeux. Notre Chef ect.ect. se met à compulser fébrilement ses dossiers en marmonnant « buvez, ceci est mon sang, ils vont m'achever dans ce Centre ». Il finit par sortir triomphalement la fiche qu'il cherchait

- Jesus Marie Joseph l'ane et le boeuf ! Je vérifiais que dans le budget une demande de sandwichs au concombre servis par Jeeve n'avait pas été faite pour la cafétéria.

- Tiens ce ne serait pas un mauvais idée, parce que soit dit en passant à la cafétéria coté bouffe c toute l'année ramadan....

- On s'en fout ! rugit Notre Chef Bien Aimé à Tous, alors ça pour balancer des vannes pourries, des blagues de chambrés militaires qui puent vous êtes les premiers, ça y va, vous payez des royalties au Professeur Choron ou quoi ? Par contre pour avoir une idée potable, la il n'y a plus personne

- De quoi, se réveille un participant, Hara Kiri va être réédité en J. ?

Gémissement de Notre Chef Bien Aimé à tous

- Bande de drogués ! Douce Vierge délivre moi du poids de mes péchés, efface mes iniquités et donne moi la paix en Christ. Ite missa est, Amen !

Dans un coin, les glandeurs sans qui une réunion ne serait pas une vraie réunion, s'échangeait leurs souvenirs masturbatoires de Fluide Glacial et autres Gai Luron.

- Au fait, et ma demande d'abonnement à Charlie Hebdo ça en est ou ? lance quelqu'un

- Compte dessus et reçoit un abonnement à Telerama, soupire une bobo-révolutionnaire de salon en secouant la tête

- Et pourquoi pas Chérèque responsable syndical au Centre ? proteste un communiste refoulé.

- Ou alors on refait le Club des Hachichins, rêve un autre, en toute modestie je trouve que j'ai l'envergure de jouer Théo Gautier. Le problème risque d'être l'approvisionnement en substances diverses et variées.....

Il se murmure qu'à ce moment il a fallut retenir Notre Chef Bien Aimé à Tous qui tel une mater dolorosa voulait se coucher par terre pour ne plus se relever.

Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est que pure coïncidence….

(Sofiya Aghouchy, professeur de FLE a l'universite d'Amman en Jordanie)

Avant cette révélation, on vous aurait dit qu'il existait à Paris en 1845, à cette époque d'agiotage et de chemins de fer, un ordre des hachichins dont M. de Hammer n'a pas écrit l'histoire, vous ne l'auriez pas cru, et cependant rien n'eût été plus vrai, -- selon l'habitude des choses invraisemblables (LE CLUB DES HACHICHINS, Théophile Gautier, 1811 - 1872, précision de l'éditeur)

ÉCRIRE, MAIS QUOI ET POUR QUI ?

POUR QUI - ET POURQUOI - ÉCRIT-ON ? “Ecrire n’est pas un numéro de cirque - c’est une autopsie”. Calaferte.

(...) écrire n’est pas un métier, non, c’est une extravagance, heureusement, ici, on est condamné à la modestie. Robert lalonde, écrivain sauvage, à l’écriture ample et fleurie selon son auteur.

“Ecrire est la dernière chose que j’ai essayé”. J.P.S. Brown, écrivain et boxeur. américain aussi. un “maverick”... On ne peut pas dresser les maverick.

Reçu cette après-mid pluvieux quelques lignes de Dominique qui anime le blog NUAGE ET VENT et que je vous invite à découvrir. Cers derniers articles sont consacrés à Cormac Mc Carthy, L’Obscurité du dehors et au Bob Dylan de François Bon. Il existe plus mauvaise lectures....

Dominique m'écrit : "Moi je suis sûre que si l'on attend pas de lecteurs, on n'écrit pas.

Le premier lecteur c'est toi qui vient d' écrire ; tu as écrit parce que tu avais envie de relire ce que tu écrirais.Si ce que tu as relu t'a intéressé, d'autres viendront peut-être."

Pourqui écrit-on, pour l'autre pour soi. Voilà un éternel et véritable débat. QU'EN PENSEZ-VOUS ?

Écrit-on pour se sauver ou pour se sauver ?

Écrit-on pour se cacher ou pour se disculper ?

Ecrire, ce n’est pas se donner bonne conscience.

Ecrire, c’est accrocher sur les murs toutes les “mise en demeure”pour “délit d’écriture”. La “mise en demeure” est une écriture vulgaire. On écrit comme on met en demeure.

Et puis il y a ce poète à ses heures, traducteur aussi, qui m’apporte et m’offre ce poème de Hans Carl Hartmann, poète autrichien né en 1921 :

Dédicace

Si tu apprends un peu, / tu as quelque chose. / Achète-toi alors un encrier , puis emplis-en / le stylo, / prends du papier,/ avive tes sens. / N’écris-pas / en vers de lumière, / seul le vaurien / écrit propre et pâle; / Ca doit ramper / par la jambe et par le sang / pour passer dans la petite loge du coeur. / Traduction Joël Vincent

J'ATTENDS VOS RÉPONSES SI VOUS LE SOUHAITEZ ET RAPPELLE À QUI L'IGNORERAIT QUE L'ÉCRITURE N'EST PAS UNE SCIENCE EXACT, ET QUE CE N'EST MÊME UNE SCIENCE. C'EST TOUT AU PLUS UN SILENCE...

Le samedi 15 mars 2008 à 19:18, par Goelen.

je crois qu'on écrit pour toutes ces raisons là et pour d'autres encore, certaines avouables, d'autres non. Mais on le fait surtout pour exister, pour se le prouver à soi, aux autres...

2. Le dimanche 16 mars 2008 à 16:47, par Posuto.

Bonjour ! Pourquoi donc, c'est la question. Pour ma part, je crois qu'écrire est une tentative vaine, illusoire et touchante d'échapper un iota à la mort. Inscrire l'instant ou l'émotion, quelque part. Un peu comme ces gens qui dessine des coeurs enlacés dans les arbres. C'est par hasard que l'on tombe dessus et qu'on peut les voir, mais c'est resté gravé, et même des fois, ça s'élève un peu quand l'arbre pousse. (en espérant que ma réponse n'est pas trop ridicule. Elle est en tout cas sincère) Bien à vous !

Kiki

3. Le mardi 18 mars 2008 à 14:26, par dominique Poursin.

Franchement j'ai beau y réfléchir je ne sais pas pourquoi j'écris. Je peux donner toutes sortes de raisons qui ne sont pas fausses : j'écris pour m'inventer une autre vie où il se passe de petites choses, pour inventer des personnages, ils remuent, ça fait un peu de vie autour de moi, pour se donner l'illusion d'exister, c'est possible. mais si on n'a pas de lecteur, on n'a pas la réponse. Le lecteur, il relit, il corrige, il participe à votre écriture, et finalement c'est lui qui entérine l'expérience. Mais tant que

L'ÉTRANGE QUESTIONNAIRE

L’ETRANGE QUESTIONNAIRE

Chers ami(e)s, lecteurs, écrivains ou non, cher tous...

Voilà un petit questionnaire que je me suis amusé à imaginer. Il ne s’agit pas d’un test psychologique ni d’une grille de recrutement savamment imaginée par des cerveaux tortueux ou torturés. Ce sont seulement des questions ouvertes destinées à nourrir un peu de romanesque. C’est une espèce de cadavre exquis qui peut mener quelque part... Les réponses reçus ont été souvent surprenantes et formidables, étranges et bien plus...

Il est toujours surprenant de rencontrer l'autre, surtout lorsqu'il répond comme vous ou possède une bibliothèque presque identique...

Le principe est assez simple : il suffit de répondre à chaque question en une minute au maximum. Soixante questions, donc une heure.

Toutefois ne regardez pas votre montre à chaque question : laissez l’écriture définir le temps.

N.B. Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi vous présenter - sous la forme que vous souahitez - en quelques lignes. n'hésitez pas non plus à mettre votre adresses ou vos blogs et sites afin de tisser d'autres toiles...

Méthode : Faites un copier-coller du texte et apposez-y vos réponse, puis envoyez-moi le texte dans les commentaires ou dans ma boite au lettre : coqalane@wanadoo.fr

L'ÉTRANGE (*) QUESTIONNAIRE DE ......................

(*) Bizarre, extraordinaire, singulier, surprenant. Le Robert

1 – Écrivez la première phrase d’un roman, un nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.

2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il

3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?

4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?

5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?

6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?

7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?

8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?

9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?

11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?

12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?

13 - Avez-vous peur ?

14 – De quoi avez-vous peur ?

15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?

16 - De qui avez-vous peur ?

17 - Vous êtes vous déjà perdu ?

18 - Croyez-vous aux fantômes ?

19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?

20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?

21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?

22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?

23 – Êtes-vous déjà allé dans un confessionnal ?

24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.

25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »

26 –Croyez-vous à la rédemption ?

27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?

28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?

29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?

30 – Que vous inspire le brouillard ?

31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?

32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce ou vous êtes ?

33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?

34 - Qu’est-ce qu’un fou ?

35 - Etes-vous fou ?

36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?

37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?

38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?

39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?

41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?

42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?

43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?

44 – Où ?

45 – Pourquoi ?

46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vous ?

47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?

48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?

49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?

50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches

51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness

52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?

53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?

54 – Que se passent-ils dans les souterrains ?

55 – Que regardiez-vous quand vos yeux ce sont détachés de ce questionnaire ?

56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?

57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?

58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?

58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.

59 – Sans regardez votre montre, quelle heure est-il ?

60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?

SHERLOCK HOLMES & LA POÉSIE

Même si l'on imagine mal l'hôte de Baker Street remplacer la loupe par la lyre et la cornie par quelques sonnets, il est plaisant d'imaginer le détective à l'ombre de la poésie, Victorienne ou non, et taquinant la muse à défaut d'Irène Adler...

Reçu ce mot de l'aimable Chevalier Dupin, gentlemen gourmet et membre de la SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE qui vous invite à commettre, non un crime, mais un petit essai de poésie...

Dans le cadre du Printemps des poètes du 3 au 16 mars, j'ai l'intention de diffuser dans mon entourage (mes commerçants de quartier, les 40 restaurants de la chaîne de restauration dont j'occupe un bout de terrain, mes stations de métro favorites, mes libraires préférés, les écoles de mes enfants, ma famille et mes amis (pour changer!))des poèmes parodiques ou non dont le thème sera Sherlock Holmes, ou la poésie de Sir Arthur Conan Doyle

Je souhaite vous y associer, chers amis, à plus d'un titre.

D'abord en participant à la réunion, en notre lieu habituel, le Mardi 04 mars à partir de 18h à : Le Galway (Salle du premier étage) - 13, quai des Grands Augustins Paris 6ème (métro Saint-michel) - Tel : 01 43 29 64 50.

Vous aurez la possibilité d'y écouter, de commenter, de déclamer de la poésie Holmésienne ou Doylienne, et de vous amuser de bien d'autres façons !!!

Sachez que je recrute donc des lecteurs des auditeurs des amuseurs mais aussi des fournisseurs de poèmes Doyliens ou Holmésiens et aussi des distributeurs de tracts poétiques avant et pendant l'évènement.

Notre succursale parisienne est inscrite parmi les organisateurs de ce Printemps des poètes mais cette opération n'est aucunement limitative à cette succursale, elle en est seulement à l'initiative. Ainsi d'où que vous soyez vous pouvez dupliquer l'opération. Je suis à votre disposition à cet égard !

Sachez encore que j'ai référencé la rubrique ad hoc que j'anime sur le forum pour les dates de l'opération.

Si d'aventure vous souhaitiez exploiter ma production poétique parodique ou les textes des chansons du même acabit et exploitables de la même façon rendez vous ICI

Sachez que je vous le permets bien volontiers, sans recherche de notoriété, vous engageant employer les créations sous la signature SSHF et non la mienne (pseudo compris) .

Pour ceux que ça intéresse faites le moi savoir et je vous ferais parvenir par mail un package global de mes sottises versifiées.

ENFIN, Je suis également à la recherche des textes poétiques de Doyle (dont j'ai bien peu de traces à l'heure actuelle) ou de poèmes d'autres contrées soeurs d'Holmésie aux fins de les faire connaître à cette occasion.

Découvrir la SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE

221B

Here dwell together still two men of note

Who never lived and so can never die :

How very near they seem, yet how remote

That age before the world went all awry.

But still the game's afoot for those with ears

Attuned to catch the distant view-halloo :

England is England yet, for all our fears -

Only those things the heart believes are true.

A yellow fog swirls past the window-pane

As night descends upon this fabled street :

A lonely hansom splashes through the rain,

The ghostly gas lamps fail at twenty feet.

Here, though the world explode, these two survive,

And it is always eighteen ninety-five.

Vincent Starrett (Holmésien adulé)

221B

Ici habitent encore ensemble deux hommes de notable lignée

Qui n’ont jamais vécu et donc mourir ne pouvant

Combien très proches semblent-ils, cependant combien éloignée

Cette ère avant que le monde devint de travers totalement

Mais, la chasse reste ouverte pour ceux dont les oreilles

Exercées à capter le son lointain criant comme le gibier signalant :

Que l’Angleterre demeure l'Angleterre, pour tout ce qui nous effraye -

Seules ces choses que le coeur croit, étant vraiment.

UN brouillard jaune tourbillonne au carreau,

Tandis que la nuit descend sur la rue Fabula :

Un fiacre solitaire s'y ébroue des pluvieuses eaux,

Le spectre lumineux, des becs de gaz, échouant à vingt pas.

Ici alors que le monde explose, survivent ces deux-là

Mil huit cent quatre-vingt-quinze pour toujours sera.

(Traduit librement d’après l’original)

C'EST UN OISEAU DU BOIS SAUVAGE

C'est un oiseau du bois sauvage

Qui m'a dit : " Tu l'aimeras toujours. "

C'est une vague du rivage

Qui m'a dit : " Renonce à tes amours... "

Mais cet oiseau du bois sauvage

M'a bien dit : " Tu l'aimeras toujours ! "

Pour une fleur de ta ceinture

J'ai donné ma vie et mon repos.

Loin de tes yeux le temps me dure !

Je languis pour tes regards si beaux !

Pour une fleur de ta ceinture

J'ai donné ma vie et mon repos.

Pour un baiser sous les étoiles

J'ai vendu ma force et mon honneur.

Pour ta blancheur pure et sans voiles

J'ai perdu la pureté du coeur !

Pour un baiser sous les étoiles

J'ai vendu ma force et mon honneur.

Rien ne pourra briser les charmes

Dont je meurs pour éternellement.

Je te verrai railler mes larmes

Dans les bras de ton nouvel amant !

Rien ne pourra briser les charmes

Dont je meurs pour éternellement...

Ta mort seule rompra les charmes

Dont je meurs pour éternellement !

Augusta HOLMÈS (1847-1903) )

C'EST L'AIGLE D'UNE FOIS SANS TÂCHE

C'est un aigle de la faune d’un autre âge

Qui avait à l’esprit : " Tu n’aimeras toujours. "

Un fourneau d’écume au visage

Il jetait l’avis : " Renonce à tes amours... "

Mais du brûle-gueule en bois sauvage

Hors la brume je déduisis : "Tu l'aimeras toujours ! "

Pour une seule heure de ta lecture

Je t’ai prêté la vie et mon ego.

Mes yeux ne voient plus loin que tes aventures !

Je me languis de tes gares et de leur Bradshaw !

Pour une seule heure de ta lecture

Je t’ai prêté la vie et mon ego.

Pour un coup d’archet de portée géniale

J'ai loué ta force et mon bonheur.

Pour la blancheur impure qui t’injecte le mal

J'ai perçu la dureté de l’absent labeur !

Pour un coup d’archet de portée géniale

J'ai loué ta force et mon bonheur.

Rien ne pourra briser le charme

De te suivre à la loupe éternellement.

Je réunirai mes frères à tes armes

Au canon de tes nouvelles, de tes romans !

Rien ne pourra briser le charme

De te suivre à la loupe éternellement.

Ta mort seule aura un temps rompu le charme

M’y engouffrer je ne pouvais éternellement !

SOCIÉTÉ SHERLOCK HOLMES DE FRANCE__

DÉCOUVRIR LE CABINET DE CURIOSITÉS

Le cabinet de curiosités n'est pas un accumulation d'objets sans vie, c'est un état d'esprit.

COMPRENDRE LE CABINET DE CURIOSITÉS DE ERIC POINDRON :

  • ACTUALITÉS – A ne pas manquer.

Une exposition au musée de L'Ailleurs, la sortie du livre d'un ami, une émission de radio à ne pas manquer, un évenement sans précédent, une mise en scène à Bruxelles, la rencontre avec un explorateur, le passage d'une comète inconnu. A l'affiche - avec ou sans affiche...

  • LES AILLEURS – Des points - ou non - sur les cartes.

Géoposéie ou géographie mentales, point sur la cartes - ou non -, pays imaginaires, souvenirs, endroits rêvés...

  • ATELIER D'ÉCRITURE – Jamais un jour sans une ligne.

Je me souviens de l’étudiant qui m’avait laissé ce mot : « Il suffit d'oser d'abord écrire une ligne, puis une page et très vite l'écriture devient un rendez vous, que vous ne pouvez remettre sans mauvaise conscience »

"Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre ne m’a fait , et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps à m’être entretenu tant d’heures oisives à pensements - il faut lire ici pensées - si utiles et agréables”. Ainsi on pourra à l’égal de Montaigne qui collectionnait les citations latines, gravées sur une poutre de sa librairie, ce conseil extrait des Essais - livre II chapitre XVIII dit Du démentir.

L’écriture est une formation de l’esprit et non un métier. Il s’agit d’ouvrir une autre voie, de proposer un épanouissement créatif, intellectuel et littéraire, une quête d’esthétique, de conscience ou de recherches personnelles. C’est une valeur ajoutée à la vie. Une recherche et un aboutissement supplémentaire.

  • BIBLIONOMADIE Itinérance à travers les livres.

Etudes littéraires, portraits et bibliophilie sous les auspices de Charle Nodier et du Bibliophile Jacob.

  • BIBLIOTHÈQUE(S) – Que de livres !

Ici les livres sont archivés et classés selon mes vouloir, obssessions et humeurs. Bibliothèques excentriques, fantaisaistes ou introuvables ; les livres s'accumulent pour le plaisir d'apprendre de partager et de s'égarer.

Bibliothèque anthologique, de l'atelier d'écriture, bachique ou en forme de cave, Bibliothèque des curiosités, Bibliothèque Diogènique, étrange, Bibliothèque des singularités Bibliothèque introuvable et Bibliothèque à venir...

  • CABINET DE CURIOSITÉS – Artificiala, exotica, mirabilia, naturalia, scientifica.

Ici l'étrange collectionneur a entassé des instruments de mesure complexes, des boussoles incongrues (...) des amulettes contre le mauvais oeil (...) des racines supposées de mandragores, une défense de licorne (...) les os d'une prétendue sirène...

  • LE CÉNACLE TROGLODYTE Une société secrète et bibliophilique.

On y apprend enfin l'existence d'une mystérieuse société secrète dans la capitale des sacres : le Cénacle Troglodyte et celle d'un Grand Colporteur qui recommande à l'éditeur de "pimenter ou mieux d'empoisonner l'imagination de ses lecteurs". « Le Cénacle Troglodyte, société à caractère ésotérique et bienfaitrice (...) était une réunion de fins lettrés, de médiévistes, de traducteurs, d’hommes de Lois et de finances (…) et même de gens d'église, tous fortunés, qui se réunissaient en un endroit secret afin de constituer une bibliothèque définitive... Quand l'un d’entre eux dénichait un ouvrage de qualité, ils se consultaient et payaient ensemble le prix qu'il fallait pour acquérir le précieux texte... Qu'importe l'emballage, ce qui comptait, c'était le texte et ses secrets... »

  • CRYPTOZOOLOGIE – La science des animaux improbables.

Chimères ou autres extravagances, avec ou sans ailes et à manipuler avec précaution.

  • DIOGÈNE – Du cynisme grec et contemporain.

"Je m'efforce de faire le contraire de ce que vous faites dans l'existence, affirmait Diogène de Sinope, dit le chien, dit le cynique. Essayons de l'imiter sans limiter les dégâts et sans jouer les imitateurs.

Du fond de son tonneau, tribune populaire, Il exhalait sans peur sa maligne colère ; La censure pour lui n’avait pas de bâillons, Le glaive de la loi respectait ses haillons. Au passant, dont l’aumône était sa nourriture, En revanche il jetait quelque sot en pâture ; Pour enivrer le peuple et consoler ses maux, Comme un vin pur, sa tonne épanchait les bons mots. Puis, son front soucieux, ridé par la satire, Aux phalènes d’amour que sa lanterne attire Souriait, et, narguant ses rivaux ébahis, Il frottait sa laideur aux charmes de Laïs… (Hégésippe Moreau)

  • ÉCHECS – Jeu mystérieux qui se joue seul ou à deux.

32 pièces et 64 cases. problèmes, allégorie, anecdote ou histoire d'un jeu qui n'est pas un jeu mais la vie.

  • ÉCRIVAINS Celui qui termine ses livres.

Etudes, portraits, anecdotes. Classiques ou contemporains. Inconnus ou pire. Fous ou moins. Lus ou pas.

  • ÉDITIONS DU COQ À L'ANE – Une maison d'édition en Champagne.

Les Editions du Coq à l’Ane ont pour mission d’éditer ou de rééditer des textes rares, littéraires mais pas trop, loufoques et plus, érudits et gourmands, poétiques et simples. Tous ces textes laissent la part belle à l’élégance et à l’illustration.

  • ÉTRANGE – Dans les coulisses inavouables.

Rien de ce qui est étrange ne m'est étranger. Alors en un étrange fourre-tout, j'accumule, j'archive, je collecte. Etrange, vous avez dit étrange. Alors il est question du Fantôme de l'opéra et de ...

  • ÉTRANGE QUESTIONNAIRE – La curiosité n'est pas un vilain défaut.

60 question en 60 minutes afin de découvrir l'autre, différemment.

  • FRANCE 3 LIVRES – Les livres "vus à la télé" et non l'inverse.

Chaque semaine retrouvez les livres que votre serviteur présente sur France 3.

  • GASTRONOMIE – A table ou à la cave.

Le manger et le boire, selon le mot aimable et gourmet du bon Jean de la Fontaine. Adresse, portraits, petit histoire, critiques, anecdotes. Le Champagne est souvent à l'honneur et à juste température. Les convives savent se tenir et la cave est bien tenue.

  • IMAGE(S) – Plan fixe qui se met à bouger.

Je regarde un long moment cette toile, ou celle-là, cette image ou cette photo découverte par hasard, et je songe à ces mots de Debussy : "les fées sont d'exquises danseuses".

  • JOURNAL – Petit précis d'impudeur.

Des extraits, des moments, des lumières, des voyages, des amis, des vies et la mienne aussi.

  • LABORATOIRE – L'écriture une chimie qui prend ou qui ne prend pas.

Débuts de livres, pages déchirées, traces, fonds de tiroir ou de bouteille, balbutiements, proses incertaines, tâches, carnets cornés, feuillets oubliés dans la poche intérieure, tentatives...

  • LIEUX – Ici ou La-Bas.

En France ou ailleurs, en Europe ou dans un musée. Un pays, une ville, Un parc, une maison, un appartement, un chambre, un bureau, un encrier...

  • LIVRES & PLUS – Impression d'mprimés.

Chroniques littéraires, revues à découvrire, livre rares...

  • MISCELLANÉS – Collection(s) - désordonnée - de collection(s).

L'écrevisse de gérard de Nerval, les encanolivrettistes, les voix sous l'opéra ou la bibliothèque d'Alfre Jarry, au choix.

  • PERSONNAGES (SACRÉS) – Club Privé.

"Il n'y a d'existence sur terre que pour les originaux ; seuls ils ont droit à la vie", écrivait Tourgueniev dans Le Hamlet du district de Stchigry - que je n'ai jamais lu. Je me suis contenté de trouver puis recopier la citation. Alors, ici, nous faisons place aux créateurs, insolites, farfelues, ex-centriques, indispiclinaires, rêve à tout et la liste est sans doute incomplète...

  • "QUI SUIS-JE ?" – Un tas de petits secrets.

Je me souviens qu'il faut toujours essayer de se souvenir...

  • SHERLOCK HOLMES – Élémentaire...

221 B Baker Street, London. Prenez la peine d'entrer. Montez au premier étage et frapper à la porte. Le détective vous attend puisqu'il vous vu arriver...

  • VERBATIM – Textuellement !

Remarques, proposs décousus, courriers adressés à l'autre, ou, en vrac, tout ce qui me passe par le stylo, le porte plume ou le porte-voix...

  • AMIE(S) – Ils m'écrivent, vous m'écrivez.

Des textes, des bouts de phrases, des morceaux de littérature ; une collection de mot que m'envoie les ami(e)s.

  • BABEL-LIEN(S) – Découvertes.

Les amis à visiter le plus souvent possible... écrivains, voyageurs, savants fous, magiciens, explorateurs, site littéraire, blogs curieux... David Collin, Le Divin fumoir bohémien, Le cabinet de curiosités du professeur Boilot, Curiosius cupidus studiosus, regard éloigné, Le surnatéum, écrivains voyageurs, la porte des mondes et l'uchronie, Castali, Bartleby, E-Dito, Roses de décembre et tous les autres ICI...

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LITTÉRATURE ET VOYAGE

C'est comme un jeu d'enfant... Seulement au lieu de s'égarer dans la forêt ou sur le globe, on pique sur une carte...

Et l'on trouve des endroits au hasard ; et quelques points sur les cartes ; et l'on se met à imaginer...

On file, on fiche le camp ; on prend le stylo à défaut du'une boussole et on invite le lecteur....

Essayez l'aventure en choississant trois points - un pays, une ville, une rue- , puis écrivez l'histoire...

LE MARÉCHAL NEY

"La Statue du Maréchal Ney dans le brouillard", de Brassaï - série "Paris de nuit" (1932) - qui fit rêver les surréalistes.

Imaginez que le Maréchal descende de son socle et racontez l'histoire.

JAMAIS UN JOUR SANS UNE LIGNE

LABORATOIRE

Débuts de livre, pages déchirées, traces, fonds de tiroir ou de bouteille, balbutiements, proses incertaines, tâches, carnets cornés, feuillets oubliés dans la poche intérieure, tentatives..

J'ouvre n'importe quel livre à n'importe quel page, je ferme les yeux, pointe l'index sur la page et je lis :

"Le secret, c'est d'écrire n'importe quoi, parce que lorsqu'on écrit n'importe quoi, on commence à dire les choses les plus importantes. » (Julien Green)

Et puis je me souviens de ce poète discret qui confiait : "je suis poète mais je fabrique un livre que tous les cinquante ans".

ECRIRE, C’EST OSER, PUIS S’Y TENIR

Nulla dies sine linea, Pas un jour sans une ligne

Je me souviens de l’étudiant qui m’avait laissé ce mot : « Il suffit d'oser d'abord écrire une ligne, puis une page et très vite l'écriture devient un rendez vous, que vous ne pouvez remettre sans mauvaise conscience »

“Je n’ai pas plus fait mon livre que mon livre ne m’a fait , et quand personne ne me lira, ai-je perdu mon temps à m’être entretenu tant d’heures oisives à pensements - il faut lire ici pensées - si utiles et agréables”. Ainsi on pourra à l’égal de Montaigne qui collectionnait les citations latines, graver sur une poutre ce conseil extrait des Essais - livre II chapitre XVIII dit Du démentir. L’écriture est une formation de l’esprit et non un métier. Il s’agit d’ouvrir une autre voie, de proposer un épanouissement créatif, intellectuel et littéraire, une quête d’esthétique, de conscience ou de recherches personnelles. C’est une valeur ajoutée à la vie. Une recherche et un aboutissement supplémentaire.

Ecrire c’est essayer. Ecrire, c’est poursuivre, raturer, douter, imaginer, imaginer un peu plus loin. Ecrire, c’est se connaître. Ecrire c’est presque tous les verbes du dictionnaire - on se plaira, du reste, à fréquenter les dictionnaires. Ecrire, c’est jubiler ! Comme on est étudiant - participe présent devenu nom commun et contraction d’un homme étudiant - on deviendra écrivant. Ecrire, c’est simplement et c’est d’abord prendre le droit d’écrire. Oser d’abord, puis s’y tenir. Deux notions évidentes en apparence. Pourtant, l’action de commencer exige parfois un courage, une intense introspection qui décourage souvent. Sans jamais être une analyse, l’écriture, individuelle ou collective, est à la fois retranchement et tremplin. On croit que l’on pourra et puis... Qui possède la réponse ?

Séance 1 (*)

(*) Chaque séance commence par un petit exposé (un thème, un invité, une lecture, un exercice lu puis un échange en groupe). Chaque séance se termine par une sunthèse de l'atelier - Jamais un jour sans une ligne ou de l’exercice (nulla dies sine linea)

Séance 2 – De l’utilité de l’atelier (des exercices pour se connaître, dévérouiller sa main et son cerveauapprendre à décrire, etc.)

Séance 3 – Écriture et curiosité (impossible d’écrire sans lire, marcher, observer cf. le « j’ouvre les livres pour apprendre, je les referme pour vivre » de Suarès). Travail d’observation sur le terrain.

Séance 4 – Quelques jeux et exercice d’écriture (nouvelles en trois lignes, haïku…)

Séance 5 – Choisir un sujet ou commencer, raconter une belle histoire et faire corps avec son sujet). Ecrire c'est oser puis s'y tenir.

Séance 6 – Tenir un sujet

Séance 7 – Se remettre en question (s’égarer, douter, raturer, recommencer et poursuivre)

Séance 8 – Finaliser et réussir le point final (la différence entre celui qui écrit et l’écrivain c’est que l’écrivain termine ses livres).

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