Expérimenté depuis 2003 dans une vingtaine de départements pilotes chez les personnes âgées de 50 à 74 ans, le dépistage organisé du cancer colo-rectal est entré en 2008 en phase de généralisation à l'ensemble du territoire.

A partir du 13 septembre jusqu'au 14 octobre prochain, télévisions et radios vont relayer cette campagne nationale d'incitation au dépistage. Portant la signature « Le plus souvent, dépisté à temps, un cancer colo-rectal n'est pas méchant », elle valorise le bénéfice du dépistage et en fait connaître les modalités pratiques, dédramatisant et normalisant un sujet anxiogène qui reste difficile à évoquer.

Nos grandes chaines diffuseront aussi, du 14 septembre au 8 octobre, « Le Voyage intérieur », un petit film réalisé sur le mode onirique en images 3D. Vous allez être plonger dans un corps (ça va vous rapeller peut être la série « Il était une fois la vie ») jusqu'à ce qu'il rencontre un polype inoffensif, alors que le cancer colo-rectal est la deuxième cause de décès par tumeurs malignes dans le pays.

Compte tenu du rôle déterminant des médecins généralistes dans le dispositif, les messages publicitaires qui vus seront véhiculés par la radio vous inviteront systématiquement à en parler avec eux.



L'implication essentielle du médecin traitant

Actuellement, une personne sur cinq seulement identifie spontanément le cancer colo-rectal comme une tumeur maligne qui quand elle est dépistée suffisamment tôt, peut être prise en charge et guérie.

En revanche, près de neuf Français sur dix citent à ce titre le cancer du sein. Or, avec une participation de 50 % au dépistage, on peut atteindre une réduction de 15 à 20 % de la mortalité.

Destiné aux 16 millions de personnes de 50 à 70 ans, il repose sur la réalisation bisannuelle d'un test, suivi d'une coloscopie s'il se révèle positif (de 2 à 3 % des cas). À ce stade, l'implication du médecin traitant constitue un facteur essentiel.