Quand on connaît les type de conservateurs que l'on retrouve dans les produits de beauté, on ne peut que se féliciter de trouver enfin des produits « naturels ». La marque Bleu Vert, importateur allemand de produits d'hygiène et de beauté (30 % de croissance annuelle), selon un magazine spécialisé, avait vu son activité doubler grâce à reportage d'Envoyé Spécial de France 2 et avait à cette époque, connu des ruptures de stock.

En fait, de ce que je connais (et je ne prétend pas tout connaître !), les vrais produits naturels, sans manipulation chimique (ce qui veut aussi dire que l'o ne retrouve pas de substances issues du monde de la pétrochimie), existent depuis déjà un moment. Mais comme je le disais plus haut, de nos jours, dès lors qu'un produit est considéré « bio », on s'y attarde, on le regarde de plus près, et on fini par s'y intéresser. Par contre, méfiez vous des produits qu'un pharmacien ou une boutique de type de soins de beauté vous propose si ces produits, n'affichent pas une certification ; certification qui avait été réclamée par les fabricants eux-mêmes, qui avaient conscience de devoir valider leur démarche auprès du grand public.

Les certifications

En France, d'après ce que je sais (je prend mes précautions avec ce que j'écrit car je constate que les choses évoluent rapidement dans ce domaine des cosmétiques « naturels »), il existe 2 types de certifications.

Il existe en premier lieu, la certification Cosmebio, qui est délivrée par une société privée qui a travaillé avec une association qui regroupe environ 80 laboratoires. Leur cahier des charges a été accepté et est agréé par le ministère de l'Industrie depuis en 2001 (je crois qu'on peut se procurer ce cahier des charges quelques pat sur Internet, si ça interesse certaines d'entre vous je me renseignerai un peu plus). Il doit y avoir une centaine de sociétés qui sont ainsi certifiées ce qui gère plus de 1 500 produits.

Une autre certification existe et est géré par l'association « Nature et Progrès », pionnière de l'agriculture biologique en France. Leur cahier des charges existe depuis 1989 et vient d'être actualisé après une concertation entre consommateurs, fabricants et distributeurs. Il est disponible, gratuitement, sur le site de Nature et Progrès.

Mais où les trouver ?

La cosmétique bio ne se trouve plus seulement dans les magasins spécialisés en produits naturels mais aussi chez certaines enseignes de parapharmacie, dans la grande distribution, et maintenant, dans les instituts de beauté. Certaines marques ne veulent pas approcher la grande distribution, n'imaginant pas concilier production artisanale, valeurs éthiques et vente massive (on les comprend). Un double marché se dessine donc.

Prenez par exemple la marque « Weleda » qui est souvent refusé dans les magasins spécialisés, car il est présent en grande distribution.

Alors du coup, paradoxe de la communication, il arrive de voir des marques commercialiser leurs produits sous un autre nom pour aborder 2 réseaux de distribution différents ! Mais quelques soit les réseaux de distribution, ces derniers doivent apporter une information détaillée et pertinente et les personnes (comme nous même pharmacien) doivent être formés.

La cosmétique naturelle et biologique va donc continuer à se développer mais il faut rester vigilant car seule l'alimentaire « bio » est vraiment réglementée. Ceci dit, la demande des consommateurs ne va cesser d'augmenter et cela va sans doute permettre un développement rapide de ce marché.

La charte de l'association Nature et Progrès.

La gamme de produits Weleda sur mon guide santé et d'autres produits Bio quand à eux, arrivent bientôt.