Il s'appelle Michel Debray. L’homophonie n’est pas injustifiée. Il est vice-amiral en deuxième section. Il a été commandant du centre d’entraînement de la flotte, ainsi que de l’aviation embarquée et du groupe des porte-avions. Son avis en matière militaire n'est donc pas indifférent.

Il vient de découvrir que a été inauguré à Lille le siège d'un état-major international, sous commandement français . Or, dans cet organisme qui comprend quatre cent vingt personnes, dont soixante-dix étrangers, parmi lesquels vingt et un anglophones seulement, la « langue de travail » doit être l'anglais. Et notre amiral de s’en indigner, dans une page incendiaire qu’il fait circuler et à laquelle je pense devoir donner un écho.

Ainsi, écrit-il : on impose à des militaires français, en France, sous les ordres de chefs français, de parler une autre langue que le français!

La Constitution édictant que la langue de la République est le français, « les autorités qui ont mis en place les dispositions en vigueur à Lille ont donc enfreint une règle constitutionnelle ».

Il faut rappeler que les mêmes dispositions sont déjà appliquées à Strasbourg, au sein du corps européen, qui ne comporte qu’une infime minorité d’éléments anglophones, et à Toulon, dans un état-major naval correspondant à celui de Lille.

Pour faire bonne mesure, n’a-t-on pas équipé le magnifique amphithéâtre Foch, à l’école militaire, de fauteuils dont les accoudoirs contiennent un dispositif de vote : « yes... no... abstain » !

See you later!