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Le décès a priori accidentel d'un adolescent, hier soir près d'Arles, le long de la voie ferrée soulève de nouveau la question de la sécurité aux abords des lignes gérées par Réseau ferré de France (RFF). L'enquête devra déterminer la responsabilité  de RFF, lié par convention avec la SNCF et chargé de l'entretien notamment des clôtures censées interdire le passage des piétons.

A RFF, on soulève le problème d'incivisme et de vandalisme. "Un train ne s'entend pas quand on se trouve en amont de lui", dit-on à RFF. "Personne ne penserait à traverser une autoroutes, alors que des gens le font sur les voies ferrées".

Philippe Isnard, de L'UFAL (Union des familles laïques) des Bouches-du-Rhône ne sait pas si "la responsabilité pénale de RFF est engagée, mais la responsabilité morale, elle l'est", dit-il en déplorant "le laisser aller de la SNCF et de RFF dans l'entretien des trains et des voies".

Philippe Isnand ne nie pas cependant "que les vols, les dégradations sont à l'origine parfois du mauvais état des clôtures et des grillages. Je vois même des adultes inconscients s'aventurer le long des lignes pour faire un footing".

C'est vendredi soir qu'un garçon de 15 ans, un Arlésien placé en famille d'accueil demeurant non loin de la voie ferrée, vers le quartier du Trébon, aurait quitté le domicile sur un coup de colère et serait allé marcher entre deux voies là où se sont croisés deux trains.

Le premier a soufflé la victime et le second l'a happé. Selon les enquêteurs du commissariat d'Arles et la police scientifique, la thèse de l'accident ne fait aucun doute.
 

http://www.laprovence.com/articles/2009/05/23/823403-Region-en-direct-La-mort-tragique-d-un-adolescent-repose-le-probleme-de-la-securisation-des-voies-ferrees.php