UN "MONEGASQUE " A LONDRES
20/10/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
J'avais, pour un temps, mis ma profession de journaliste entre parenthèses pour me consacrer à la direction et l'animation du Cintra Club, une discothèque sise square de l'Opéra. Mettant à profit mes connaissances j'y avais attiré de nombreuses personnalités du show business. Claude François, Paul Lederman, Antoine, Danyel Gérard, Guy Mardel, Stone, Charden, Dany, la bande de Salut les Copains faisaient notamment partie des habitués. Par ailleurs la proximité de l'Olympia facilitait, à la sortie de leur spectacle, la venue de vedettes internationales telles que Tom Jones, ou encore James Brown. Le décor du club, boiseries, moquette, sièges était particulièrement soigné, voire luxueuse. C'est d'ailleurs cela qui retint l'attention de Claude Carrère, le producteur de Sheila.
C'est ainsi qu'il me demanda si je serais d'accord pour qu'une chaîne de télé vienne tourner dans le cadre du Cintra une séquence d'un reportage sur Sheila. Connaissant bien et appréciant Sheila je lui donnais bien volontiers mon consentement. Le tournage devait avoir lieu dans la journée et sans aucun besoin de public. Il se déroula quelques jours plus tard sans poser de problème.
Hélas, jugez de ce que fut ma déception lorsqu'installé devant mon petit écran je visionnais le dit reportage constatant avec amertume que le réalisateur sans le moindre scrupule présentait le cadre du tournage comme étant l'appartement de Sheila et ceci sans que cette dernière proteste.
En fin de compte je ne lui en ai pas voulu. Pas longtemps et pas trop. Un tantinet, pour le principe.
31/08/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Une grande figure des années 60 vient de disparaitre. Jacques de Closets, le coiffeur des rockers a été victime d'une crise cardiaque foudroyante, alors que qulques jours auparavant ses amis l'avaient trouvé en apparente bonne santé. Jacques était un grand copain, un ami, j'avais eu le bonheur de le rencontrer, de l'appréciers lors des folles années du Golf Drouot. Naturellement je fréquentais son salon de la rue Taitbout. Plus tard, bien plus tard nous nous sommes retrouvés dans ma maison du Cap d'Agde. Il était accompagné de sa ravissante et bien charmante compagne Marie-José, que l'on appellait à juste titre Mariejolie. Que de souvenirs alors évoqués.
En cette journée qui succède à sa disparition, je voudrais que Marie-José mais également Monique qui fut sa première compagne sachent que je m'associe à leur peine, à leur douleur, qu'elles sachent également que Jacques restera pour toujours dans mon coeur et que ma foi chrétienne me dit qu'un jour viendra où je le retrouverai.
27/07/09 :: Les années 60 :: 18 commentaires
Le Golf Drouot a connu deux visages bien distincts. Le premier, celui en quelque sorte de sa naissance et très vite de sa gloire, les Goldfdes années 60, celui de Johnny, d' Eddy et de tous ceux qui allaient "entrer dans la carrière" à leur suite. A cette époque le Golf ouvrait ses portes à 21 heures pour les refermer vers deux heures du matin, quasiment lors du passage du dernier métro. La clientèle était très jeune , âge minimum requis toutefois 16 ans, les adultes en étaient rigoureusement exclus à l'exception bien sur de ceux appartemant au monde de la chanson, du spectacle en général et de la presse. Les filles étaient coquettes, toujours bien coiffées, bien attifées et les garçons se flattaient d'une certainé élégance , l'alpaga avait leur faveur, et certains d'entre eux n'hésitaient pas à utiliser de la poudre de riz pour effacer les traces de transpiration, car il faisait ssouvent très chaud au Golf, notamment le vendredi soir, lors du Tremplin.
A noter que chaque lundi avait lieu une matinée spéciale et particulièrement élégante réservée aux jeunes coiffeuses et coiffeurs, On y dansait en ligne, le slop d'abord, le madison ensuite et naturellement le twist.
A cette époque, Jacques de Closets le coiffeur des rockets me confiait : - Les jeunes qui fréquentaient alors mon salon de la rue Taitbout me demandait la coiffure d'un tel ou de un tel. C'était alors le rêgne de "la banane".
Plus tard, mai 68 était passé par là, le même Jacques me dira : - Désormais ils me disent : -débrouille toi, mais je ne veux être coffé comme personne.
1970, le Golf change de visage avec la Pop Music, les cheveux se sont allongés, les chemises fleurissent, les filles s'habillent volontiers comme des garçons. Plus question de fermer les portes du Golf à Deux heures du matin, certains habitués viennent d'ailleurs avec leur sac de couchage. Henri Leproux doit être vigilant, les fumeurs d'herbe sont de plus en plus nombreux, il lui arrive mme de débusquer des renifleurs de colle. Grace à sa vigilance et à celle de Colette son épouse les choses ne déborderont jamais mais force est d'admettre que le Golf a quelque peu perdu de son aura dans le monde peu fidèle par nature du Show Bizz et les vedettes de la chanson ne se pressent plus rue Drouot.
Qu'importe le Gof Drouot demeure vivant dans bien des mémoires
4/06/09 :: Les années 60 :: un commentaire
Un mail, en provenance d'un érudit sans doute de la Pop me demande ce qu'il est advenu du Grand Prix de la Pop Music française .
? ? ?
Tout ce que je peux lui dire est que ce Grand Pix est né de la fertile imagination d'Henri Leproux, directeur du Golf Drouot et de Roger Frey journaliste au magazine Extra aux alentours de l'année 1972. Son jury réunissait des journalistes de magazines spécialisés. Le premier Grand Prix de la Pop Musique Française a été attribué au groupe TRIANGLE, le second à MARTIN CIRCUS, le troisième à ANGE.
Ce fut à ma connaissance le dernier de la série. Henri Leproux avait sans doute d'autres chats à fouetter et Roger Frey qui avait entendu la chanson de Sardou avait repris le chemin du SUD.
2/06/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Ken Lean, une figure qui a marqué l'histoire du Golf Drouot. Le jour où il y fit sa première apparition il était vêtu d'un long manteau qui lui descendait à mi-mollet. Nous le prîmes pour un citoyen britannique, en fait il nous arrivait de Suisse, avec dans ses carton un groupe d'helvète, les AIGLONS. Les Aiglons signèrent chez Barclay sous le label du Golf Drouot. Ken Lean leur directeur artistique allait réussir un coup magistral en leur faisant sortir "STALACTITE", un instrumental révélateur d'un son original. Le 45 T se vendit à 100.000 exemplaires ce qui à l'époque constituait une excellente perdformance.
Ken Lean allait faire partie de l'équipe du "Golf Drouot en voyage", une tournée Radio Montecarlo. Il manageait alors une jeune chanteuse, Evy, d'un peu trop près sans doute ce qui lui valut quelques accrochages notamment avec les musiciens qui 'accompagnaient la chanteuse. Hableur, provocateur parfois, Ken dépassait de temps à autre la mesure ce qui lui valut un soir un double direct à la face d'Henri Leproux qui s'était souvenu être monté sur le ring dans sa jeunesse.
Ken passa ensuite chez Pathé Marconi où on lui laissait les coudées franches pour enregi trer confiant que l'on était en son talent, mais son caractère fantasque, son art d'être toujours et partout en retard nuirent sans doute à sa carrière.
Une carrière qui fut hélas tragiquement et prématurément interrompue. Ken Lean trouva en effet la mort dans un accident de la circulation . Ironie du sort lorsque le drame se produisit il était à l'arrêt sur la bande urgence d'un autoroute.
Salut l'artiste, on ne t'oublie pas.)
26/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Tous ceux qui ont fréquenté le Golf Drouot se souviennent de Colette.
Colette, la gardienne vigilante et incorruptible du Golf Drouot, Temple du rock n'roll, qui vivrait encore de nos jours s'il n'avait victime d'une fermeture administrative l pour une malheureuse histoire de licence, histoire qui à l'époque avait suscité l'indignation de la presse quasi unanime sans pour autant faire revenir sur leur décision des fonctionnaires obtus , la lettre avait eu comme tro souvent, raison de l'esprit.
Colette exercait les fonctions de caissière au Golf alors que celui ci n'était qu'un Golf miniature successeur d'un thé dansant en perte de vitesse. Son destin allait basculer avec l'arrivée d'un nouveau et fringant barman, Henri Leproux. Le coup de foudre fut instantané et réciproque et se soldt par une union célébrée en 1967, qui perdure de nos jours et formons en le voeu pour de nombreuses années encore.
Du Golf miniature Henri allait faire le Golf Drouot, dont l'histoire a été mainte fois racontée. Je n'y reviendrais pas aujourd'hui, ces quelques lignes ayant pour seule ambition de rendre hommage à Colette, dont la sagesse, le sérieux, et l'amour qu'elle avait pour la jeunesse ont été pour beaucoup dans la réussite du Goolf Drouot, ce temple de la rock music dont le souvenir est toujours bûlant au fond de nos mémoires.
Mère exemplaire, elle fit des maths modernes pour pouvoir aider son fils Robin à mieux les comprendre ( Robin a d'ailleurs fait une carrière de tout permier plan, occupant des postes importants à Phonogram,puis à RTL)., je lme souviens également qu'elle courut tous les clubs de la capitale pour lui permettre de jouer au football ..Aussi peut elle goûter aujourd'hui à un repos mérité en Tourraine aux côtés bien sur d'Henri et en s'adonnant à son sport favori , le Bridge;
Légende photo : Au Palladium en 1989, Colette Leproux bavardant avec Roger Frey , ancien présentateur du Tremplin.
20/05/09 :: Les années 60 :: un commentaire
L'inauguration officielle du Tremplin du Golf Drouot eut lieu le 6 avril 1962 à l'occasion de l'Election de Miss Twist. Cette soirée était patronnée par le journal La presse Magazine. D'ailleurs pour avoir accés au Golf ce soir là il fallait non seulement acquitter un droit d'entrée mais également être muni d'un exemplaire du fameux magazine. C'est dire que tous les kiosques à journaux de l'arrondissement et de ses abords immédiats avaient été proprement dévalisés à la grande satisfaction, comme l'on peut l'imaginer, de Jean-Pierre Ventillard, le PDG du journal qui d'ailleurs assista en compagnie de son épouse à cette fameuse soirée, quitte à manquer de périr étouffé dans un bain de foule qu'il ne put éviter. En effet le public des teennagers étaient si dense qu'un temps l'on dut fermer les grilles du Golf. Les concurrentes au titre de Miss Twist étaient au nombre de 35. C'est dire que le choix du jury formé de personnalités du" show bizz' fut des plus ardus. Il se porta finalement sur une charmante et pulpeuse habituée du Golf, Ghislaine Péterlin, connue sous le nom de Gigi qui n'avait d'alleurs pas vocation a devenir mannequin et moins encore chanteuse comme beaucoup de ses copines de l'époque. Elle embrassa plus tard la profession d'antiquaire et tint un magasin dans la galerie du Louvre; Son écharpe lui fut remis par Luis Marian et Annie Cordy qui ne se hasardèrent pas à se produire sur le Tremplin, laissant le soin à Long Cris ( lui aussi devint antiquaire) et ses Daltons, ainsi qu'à Jeffrey et ses Lords la tache d'animer musicalement cette soirée dont le succés fut tel que la Presse Magazine me chargea d'en animer une seconde mais en province cette fois. Mon dévolu se porta, comme par hasard, sur Nice.
(1) Il s'agissait de l'inauguration officielle du Tremplin, en fait une semaine auparavant me semble t'il Jeffrey et ses Lords, ainsi que lesLoups Garous ( managés par Paul Lederman qui faisait ses débuts dans la profession) avaient étrenné le Tremplin.
(2) Par la suite La Presse Magazine changeait de nom pour être rebaptisée "Telstar", cela ne portait guère bonheur au titre qui allait fermer ses portes; A l'époque, la rubrique " Golf Drouot" dans mes cartons j'émigrais pour Cinémonde où malgré la gentillese à mon égard du rédacteur en chef M. Montaine et de mon confraire J,Cl Macabies, je ne me sentais pas trop à l'aise. Il faut savavoir que je déstais faire des reportages sur les plateaux de cinéma. Mon truc à moi c'était la rock music, et d'une façon plus large la chanson, le music hall
19/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
C'est Henri Leproux; le directeur du Golf Drouot qui la renconte; Madame Perdrix, une charmante dame aujourd(hui disparue, propriétaire du Golf et accessoirement de son rez de chaussée,"Le Café d'Angleterre" et toujours accessoirement de l'Européen, la brasserie qui faoi face à la gare de Lyon, avait invité Johnny Hallyday dans un grand restaurant parisien. Au discours du maitre d'hôtel qui lui lui détaillait les promesses d'une carte somptueuse, l'idole des jeunes, coupa court d'un autoritaire : - Je voudrais une purée . Et d'un geste de la main, du haut vers le bas, il précisa : - une purée qui fait ...flop.
Ce n'est pas bien de se moquer. C'est ce que vous pensez.
Sachez alors qu'invitée moi-mê
me par Madame Perdrix chez " Le Doyen", j'ai au grand désespoir de mon hôtesse commandé un steack. Je n'ai pas osé préciser avec frites. Je me suis contenté de haricots verts.
Comme épicurien, on fait mieux. Nest ce pas ?
(Photo : Henri Leproux. Le cliché est de Jean-Louis Rancurel)
16/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
En juin 1963, Bruno Coquatrix, le directeur de l'Olympia jugea qu'il était nécessaire d'ouvrir largement les portes de son music-hall aux rock n' roll. Pour ce faire il pensa tout naturellement à ses voisins du Golf Drouot. Ce qui nous valut à Henri Leproux, son diecteur et à moi même journaliste et animateur du Tremplin d'être ses invités dans un restaurant branché de l'Ile Saint Louis. Je me souviens que ce soir là à une table voisine de la notre, Françoise Sagan et Juliette Gréco dînaient "de concert". J'ai également souvenance que Bruno Coquatrix, fin gastronome, me montra comment déguster une tranche de jambon de pays dans lequel étaut enroulé de gros grains de poivre.
De cette rencontre naquit un concert, véritable jamborée, qui se déroula sous trois jours, sous forme de concours et dans une chaude et juvénile ambiance. C'est Jacques Martin qui assura la présentation de ce spectqacle. La victoire alla au groupe "Les Vicomtes" suivi par Moustique, une des vedettes du Golf Drouot. Nombreux sont ceux qui ont encore dans les oreilles ses interprétations de " Say mama" et de " Good golly Miss Molly";.
Seule ombre au tableau une bagarre qui à l'issue du spectacle devait opposer des fans de Moustique venus en découdre avec ceux de Johnny. Il faut dire que les affiches de Moustique étaient quelque peu provocatrices puisqu'elles le présentaient comme "le rival N° 1 de Johnny". Ce qui malgré l'incontestable charisme de Moustique et de ses1 mètre 55 était fortement exagéré comme l'avenir devait le démontrer..
15/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
C'était en avril 1963, l'une des premières sorties du Golf Drouot hors de ses bases du IXème/ Cela se passait porte de Versailles au Salon du Camping. Il s'agissait de "La journée de l'embouteillage". Pourquoi embouteillage"? Tout simplement pour fêter la sortie du premier 45 Tours des JUMELLES dont le titre phare était la chanson " L'embouteillage". Par la même occasion les Jumelles fêtaient leur dix sept printemps devant les caméras du journal télévisé de 13 heures.
La foule des fans était au rendez vous provoquant de ce fait un embouteillage digne de Paris devant le podium où les jeunes artistes se produisaient avant de descendre pour mêlées à leurs supporters danser un twist effréné. La petite histoire de la chanson retiendra que Les JUMELLES étaient ce jour là accompagnés par l'orchestre les GUITARES qui par la suite devait accompagner Sheila lors de sa première tournée. A noter également que la chanson " L'embouteillage" était signée par Claude Carrère, le producteur de Sheila.
14/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Ce jour là j'avais revêtu mon smoking Tel Lapidus (le seul que j'ai eu dans ma vie). C'était "Soir de première" à l'Olympia. La première de qui, je ne m'en souviens absolument pas pas. Mon souvenir de cette soirée, c'est alors que je sortais de l'Entrée des artistes celui d'une voix juvénile d'une personne qui elle y entrait :- Bonsoir monsieur. J'eus tout juste le temps de reconnaitre Sylvie Vartan que j'avais interviewée quelques jours auparavant. Une Sylvie quelque peu timide voire empruntée qui allait faire sa première apparition à l'Olympia en chantant " La panne d'essence" en duo avec le dentiste Frankie Jordan.
Tout se passa bien ce soir là pour Sylvie. Ce qui ne fut pas toujours le cas lors de ses débuts. J'ai en mémoire le concert mythique de la place de la Nation qui réunissait les jeunes gloires nationales du rock n'roll et où elle fut copieusement sifflée par quelques milliers de jeunes spectateurs dont certains étaient juchés dans des arbres.
Sylvie soutenue par son frère Eddie ne se découragea pas pour autant. Elle avait pour elle, et et son courage ilnaltérable, sa puissance de travail alliée à une volonté farouche, son désir de réussir, et ....le soutien inconditionnel de Daniel Filipacchi et de son Salut les Copains.
On connait la suite
12/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Parmi les groupes mythiques du Golf Drouot comment ne pas citer Les Monégasques qui furent une des chevilles ouvrières et musicales bien sur de la Tournée du dit Golf sous le chapiteau de Radio Montecarlo en 1964. Leur leader était Jean Claude Massièra, son interprétation du "Vol du bourdon" fait encore vibrer bien des oreilles; Par la suite le guitariste qu'était Jean-pierre se transforma en un remarquable preneur de son. Il dirigea même un studio d'enregistrement à La Fontonne tout près d'Antibes. C'est là que nos routes ont divergé.
Parmi les gens qui ont marqué à leur manière ces fameuses "années 60" et l'histoire du Golf, je voudrais également citer Alain Régis, un sympathique Chti qui abandonna son tranquille métier d'employé de banque pour épouser celui bien plus risqué de manager; Il porta pendant plusieurs années, à bout de bras, un groupe de la région Lilloise, " Virus". Retrouva t'il ensuite son ancien métier. Je ne sais.
Si d'aventure vous avez des nouvelles de Jean-Pierre ou d'Alain, je vous serais reco
nnaissant de me le faire savoir.
Photo: Jean Pierre Massiera
7/05/09 :: Les années 60 :: 3 commentaires
Grace, si je peux m'exprimer ainsi, à Internet, j'ai retrouvé la trace d'un vieux copain des années 60 pour hélas découvrir qu'il nous avait quitté en 1990. C'est dire qu'il était encore bien jeune. Il se nommait Guy Thomas. C'était un chanteur, auteur, compositeur, un être d'une extrème gentilesse sauf, il me pardonnera, lorsqu'il était au volant, alors comme beaucoup de nos compatriotes il se transformait en fauve.
Lors d'un été, 1965, 66, je ne sais, je m'occupais de lui en qualité de manager et l'ai accompagné dans différents petits galas, sur la Côte d'Azur et dans le Var, à St Tropez notamment. Ma compagne, devenue mon épouse qui chantait également interprétait une de ces chansons, intitulée , me semble t'il, " Ce soir".
Je crois savoir que Guy Thomas a eu par la suite des enfants. A eux , à leur mère, si d'aventure ces quelques lignes tombent sous leurs yeux je transmets un peu del'affection que j'avais pour leur père, un être chaleureux et sensible qui doit être heureux là où il se trouve.
6/05/09 :: Les années 60 :: 4 commentaires
Ma première interview de Johnny Hallyday pour le compte de La Presse Magazine ( Hebdo aujourd'hui disparu appartenant au groupe de presse Georges Ventillard) eut lieu dans sa petite chambre de la Trinité. Johnny (Phlilippe Smet) vivait alors chez son cousin Lee Hallyday et sa tante Desta. On le faisait alors passer pour un citoyen américain. Légende que je fus l'un des premiers, sinon le premier à mettre à mal. C'est Lee Hallyday qui m'ouvrit la porte. Je lui demandais à voir Johnny. Pas très aimable il me conduisit à sa chambre dont je me souviens qu'elle était tapissée de photos d'Elvis Presley. De notre entretien j'avoue que je n'ai rien retenu sinon qu'il fut simple,sympathique, cordial.
Mon souvenir le plus frappant de cette première rencontre qui fut suivi de bien d'autres ( déjà racontées pour quelques unes dans ce blog) demeure la phrase de Lee Hallyday alors qu'il me raccompagnait sur le palier : -Excusez moi, tout à l'heure je n'ai pas été très aimable, je vous avais pris pour un copain de Johnny (sic) J'aurais pu être vexé, mais j'avoue que cette méprise m'a plutôt fait plaisir.
5/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Voila une affiche qui ne manquera pas de rappeller certains souvenirs, sans doute oubliés, aux nostalgiques des "années 60é
4/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
On l'appellait Elvis. Allez donc savoir pourquoi. Il devait avoir dix sept, dix huit ans, était sympathique en diable mais avait un défaut en passe de devenir récurrent, il buvait. Ce qui lui valut de se voir a plusieurs reprises refuser l'entrée du Golf Drouot par Colette Leproux, caissière et impitoyable gardienne du temple qui montait la garde en haut des légendaires escaliers. Un jour où Elvis disposait de toutes ses facultés je le pris à part.
- Te saouler la gueule ,pourquoi, fais tu ça ?
Il balança quelques secondes avant de me répondre : parceque je ne suis pas comme tout le monde.
Et de m'expliquer : Tu vois l'autre jour je me promenais sur les Champs , il y avait un type devant moi et j'ai pensé " ce type va se casser la gueule " et il a pris un gadin; Une autre fois je regardais une fille qui portait un verre à sa bouche et je me suis dit, "ce verre elle ne le boira pas' et elle l'a renversé. Des trucs comme ça je pourrais t'en citer des tas, jen ai marre de savoir ce qui va se passer.
Je réflêchis un moment , puis j'avançais l'explication suivante : - Dis toi que ton truc ce n'est sans doute pas de la voyance. Le type ramasse un gadin et la fille laisse échapper son verre parcequedans ta tête tu en a décidé ainsi, c'est une sorte de variante du pouvoir hynoptique. On ne se l'explique pas, mais c'est ainsi et cela n'a rien de terrifiant..
Elvis prit un temps puis souriant lâcha : - Tu as sans doute raison.
Je n'en suis pas sur du tout mais à partir de ce jour là il cessa de boire plus que de raison. Alors !
2/05/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
...et que je n'ai pas oubliées pour des raisons fort diverses
21/02/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
ET là, il n'est pas question de chanteurs
19/02/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
PIERRE VASSILIU - Notre première et unique rencontre a eu lieu dans une brasserie parisienne. Il était gai, divertissant. Il m' a parlé de son, épouse, une "Miss France". Je l'ai séduite, m'a t'il expliqué, en la faisant rire, les femmes aiment ça. Il m'a parlé également de sa détestation de Guy Lux. - Je ne passerais jamais dans son émission. Vous pouvez l'écrire a t ' il ajouté. Ce que j'ai fait.
LES SURFS - Un adorable groupe. Je les ai rencontrés avant leur première apparition publique dans les locaux des disques Festival. C'est leur directeur artistique "un Marouani" qui nous a présenté. Ils m'ont chanté " Si j'avais un marteau", une reprise de Trini Lopez dont Claude françois a fait un tube en France. Plus tard je les ais reçus au Golf Druot évidemmenyt. Ils ont connu plusieurs années de succés.
MARCEL ZANINI - C'était dans une discothèque du Cap d'Agde. Je faisais des photos pour Midi Libre. Je lui ai proposé d'en faire une où ion le verrait courir après des filles. Ce serait plus drôle, m'a t'il dit, si c'était les filles qui me couraient apès. Aussitôt dit, aussitôt fait.
MARCEL CARPENTIER - J'avais rendez vous avec l'ancien champion du monde de boxe dans son bar des grands boulevards. A la fin de l'interview ne voyant rien ...venir, je l'ai invité à prendre un verre. Il a choisi, une coupe de champagne. Au moment où je réglais l'addition, il s'est inquiteé : - On vous rembourse vos frais . Je l'ai rassuré par un laconique : - Ne vous inquiétez pas pour ça.
FELIX MARTEN - Le chanteur n'était plus tellement d'actualité mais l'homme était sympathique, gouailleur et captivant parceque bourré d'anecdotes sur l'époque de sa vie qu'il avait partagé avec Piaf. Par contre, il était assez dur avec ses successeurs, notamment Théo Sarapo.
SYDNEY ROME. Plus connue en Italie qu'en France mais jolie à croquer. Je l'ai rencontrée au Cap d'Agde dans le cadre d'un Printemps de la femme en forme" où elle était venue diriger un stage d'aérobic. Lorsqu'on me l'a présenté, elle a planté son regard dans le mien et m'a décoché un tel sourire que vampé, j'ai réalisé à l'instant ce que c'était qu'une "star de cinéma".
NATHALIE TAUZIAT - Elle était alors la N° 1 du tennis français et animait un stage au Club Pierre Barthès du Cap d'Agde. Je l'ai invitée à déjeuner au resto du Yacht Club. Il y avait là également sa coéquipière la pétillante Demongeot et leur coatch, un Saint Tropézien, dont je tairais le nom, car quelques années plus tard Demongeot devait l'accuser de viol . Ce jour là, nul ne s'en serait douté tant l'ambiance était détendue.
MARTINA NAVRATILOVA - A l'issue d'un tournoi exhibition, je l'interviewais avec pour interprète Caroline Barthès, la sémillante épouse de Pierre, lorsque surgit un grand diable de black quémendant un autographe. Martina agacée allait l'envoyer promener mais je réussis à intervenir en lui expliquant qu'il s'agissait d'une star du football l'international Camérounais Roger Milla. Il eut son autographe accompagné d'un grand sourire.
JEAN CLAUDE BOUTIER - C'était avant qu'il ne devienne champion d' Europe des poids moyens, dépêché par Normandie Matin, je l'avais invité à déjeuner. Au dessert je lui posais la question suivante- Quand déciderez vous d'arr^êer la boxe. Réponse : Dès que je commencerais à prendre des coups. Il tint parole et abandonna le ring après voir échoué dans la conquète du titre mondial devant Carlos Monzon. Je lai revu quelques années plus tard dans les salons du Matago, un hôtel du Cap d'Agde (aujourd'hui transformé en résidence), il était alors consultant pour Canal +
(à suivre)
17/02/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Cela ne vous rappelle rien, c'était pendant les années 60
14/02/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
Marie laforet, Jacques Brel, Sylvie Vartan Isabelle Aubret, Patricia Carli etc
5/02/09 :: Les années 60 :: un commentaire
La première fois que j'ai rencontré Nino Ferrer c'était au Gol Drouot. Il appartenait alors à la formation de Nancy Holloway. Il jouait de la guitare. Nancy lui laissait à chaque concert interpréter au chant et en soliste le tube des Lafayette " Nobody but you". Il faisait un tabac. Nous avons sympathisé. Je l'ai revu plus tard alors que j'étais l'animateur du Cintra Club. Une nuit, il m'a dit, la prochaine fois , je reviendrai avec une surprise. La surprise, c'était un simple " Z'avez pas vu Mirza". Un gros succés, suivi par beaucoup d'autres.
La dernière fois que j'ai rencontré Nino, c'était à Nice, dans un parc d'attraction conçu surle thème d'Astérix (ce fut un fiasco commerciel) où j'avais monté une discothèque " Le Palais de César ('rien que ça). Nino donna un concert en plein air et fit un tabac..
Je ne devais plus le revoir. Par la suite, il créa entre autres belles chansons, une petite merveille que j'écoute encore très souvent " Le Sud".
Un jour, il choisit de disparaitre. On écrivit qu'il ne supportait pas de ne plus occuper le devant de la scène. Mais on écrit tellement de choses...sans savoir.
J'ouvre une parenthèse sur le " Palais de César" qui me coûta l'argent que j'avais emprunté. J'avais engagé pour l'animer Dany Logan, le chanteur des Pirates et Mike Shannon celui des Chats sauvages. Je dus mettre une fin prématurée à leur contrat. Ils ne m'en tinrent pas rigueur. Un autre copain Claude Lemoine m'avait aidé à décorer cette discothèque faite pour durer unseul été. C'était Claude Lemoine, encore une figure du Golf Douot, qui accéda à la notoriété en tant que père et producteur de Jordy ( C'est dur d'être un bébé). Souvenirs souvenirs...
3/02/09 :: Les années 60 :: aucun commentaire
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