« Nous, un groupe de Libanais et Libanaises, nullement esclavagistes, avons été particulièrement attristés et déçus par l’article de Mme Torres intitulé “Bonnes à vendre” et par l’émission Envoyé spécial du jeudi 18 octobre. Nous avons trouvé que l’article était particulièrement subjectif et peut-être même volontairement dévalorisant. II y a dans l’article beaucoup de généralisations et s’il existe certainement des cas de maltraitance et d’abus de différentes sortes, l’on ne saurait en aucun cas présenter la situation comme globale et systématique. La majorité silencieuse dont nous sommes un échantillon condamne fermement ces pratiques. Nous entretenons d’excellentes relations, basées sur le respect mutuel, avec notre personnel de maison et invitons Mme Torrès à venir les interviewer à n’importe quel moment et sans avertissement, pour compléter de manière équitable les informations de son article. De plus, le titre de l’émission Liban, pays des esclaves est malveillant, nous paraît inutilement hostile et hors de proportion avec la réalité. C’est un problème qui existe et qu’il ne faut pas ignorer, mais qui se retrouve dans beaucoup de pays à travers le monde et le Liban n’en a ni l’apanage ni l’exclusivité. C’est comme si on titrait, en se basant sur les cas des violences conjugales en France, “La France pays des femmes battues”. »

Un groupe de Libanais et Libanaises non violents.

Ce texte est une pétition qui circule sur Internet.