Le rapport intermédiaire de la commission est arrivé à New York. À ce stade de l’enquête, le texte qui fait état d’avancées considérables, ne contient toujours pas de révélation fracassante et ne désigne aucun suspect.

Au sujet de la coopération syrienne longtemps problématique sous le mandat Mehlis, Brammertz estime qu’elle est "globalement satisfaisante". Cette observation est néanmoins tempérée par le chef de la commission d’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri qui demande une "coopération totale et inconditionnelle de la Syrie ".

Le document de 30 pages regorge de détails techniques sur la mode de travail des enquêteurs tout en énonçant la kyrielle d’hypothèses relatives à l'attentat, aux rapports entre les commanditaires de l’assassinat et ses exécutants, leurs motivations et leurs objectifs.

Le procureur belge qui a fait une nouvelle fois étalage de sa rigueur et de son professionnalisme, demande la prolongation d’un an de son mandat pour clore son enquête. Par ailleurs, il signale que sa progression risque d’exposer ses enquêteurs et demande la révision du dispositif sécuritaire qui protège la commission.

MS.D