Bien que je ne sois pas au courant de toutes les formes de contrat qu'un auteur peut négocier avec son éditeur je vais essayer de vous apporter quelques informations, tout en faisant « simple »

Premièrement cela dépend de la solution retenue pour l'édition, pour les auteurs reconnus et ceux qui ont par chance (ou par talent) envoyé un manuscrit retenant l'attention de l'éditeur, c'est l'édition « à compte d'éditeur » Solution dans laquelle l'éditeur s'engage à éditer, promouvoir et diffuser l'ouvrage à ses frais, dans ce cas-là le pourcentage varie en fonction du contrat négocié et la valeur de l'auteur (Jean-Christophe Grangé ou Fred Vargas ne négocie pas les mêmes montants que Jean-Paul Hublet) en moyenne ces pourcentages vont de 7 à 15%. Cela dépend également des droits conservés par l'auteur sur l'oeuvre pour les adaptations au cinéma, les traductions et les rééditions sous d'autres formats que celui d'origine (Folio, Pocket, J'ai lu, etc.) en fonction des accords pris avec l'éditeur le pourcentage peut varier de quelques petits points.
Pour les autres ceux qui n'ont pas trouvé l'éditeur sympa qui veuille bien chouchouter leur production il y a l'édition « à compte d'auteur » Dans ce cas-là l'éditeur ne prend aucun risque (d'ailleurs le terme éditeur n'est pas vraiment approprié, il conviendrait mieux de dire prestataire de service, imprimeur et parfois escroc (mais cela est un autre sujet)) donc dans ce cas-là, les pourcentages sont très attractifs de 20 à 50%...mais c'est l'auteur qui édite à ses frais, l'éditeur établie un contrat dans lequel l'auteur s'engage à lui payer une somme confortable de 3000 à 5000 euros en moyenne, en fonction de la taille de l'oeuvre, pour une édition souvent arrêter dans un premier temps à 500 exemplaires. Bien sûr l'auteur se voit gratifier de quelques exemplaires gratuits... un cadeau de l'éditeur.
Autre solution l'auto édition, dans ce cas c'est l'auteur qui se débrouille, correction, mise en page, reliure, promotion, diffusion, tout est à ses frais et les bénéfices sont ce qui lui reste...souvent des pertes.

En conclusion pour la plupart des romans que l'on trouve chez son libraire ou sur les sites « marchands » (Fnac, Amazone, Alapage, etc.), les auteurs ont un pourcentage moyen de l'ordre de 10 à 15 %. Et comme je n'ai rien à cacher, pour « Prise en eaux troubles » j'ai négocié avec mon éditeur un pourcentage de 10% pour le premier millier d'ouvrage vendu et 12% pour les suivants, à votre bon coeur messieurs dames...