La maîtresse : Myriam Doucet.
A découvrir dans cet extrait de: Prise en eaux troubles
Myriam et Babette sont en plein cours… Seul il commence son entraînement, de machine en machine. Cela fait quarante-cinq minutes qu’il soulève de la fonte, peu à peu il sent ses tensions et ses envies de se défouler, disparaîtrent.
Assis sur le banc, courbé en deux vers l’avant, la barre chargée d’haltères lui servant de reposoir entre deux séries, Paul essaie de reprendre son souffle. Une main délicate tenant une serviette lui essuie la nuque. Un doux baiser posé à cet endroit précis lui provoque un frisson tout le long de sa colonne vertébrale et dans son oreille droite un « j’ai envie de toi » vient se glisser. Suivi d’un « On va chez moi ? » Après une telle proposition, la motivation première de soulever de la fonte, bascule en une tout autre.
Il regarde Myriam dans les yeux et lui sourit, se lève, range son matériel et d’un air entendu ils se dirigent ensemble vers les vestiaires se tenant par la main.
Dans le couloir menant aux vestiaires au lieu de se séparer pour chacun rejoindre son lieu réservé, Myriam pose sa main libre sur la poignée de la porte du sauna, la béquille bascule, elle ouvre le battant, rentre précipitamment et attire Paul à l’intérieur….
- Qu’est-ce que tu fais ?
Elle pose son index sur ses lèvres…
- Chuttt ! C’est un enlèvement…
Connaissant les lieux par cœur, dans la pénombre elle repousse la porte et conduit son otage jusqu’aux banquettes de relaxation. Profitant de l’obscurité elle prend les initiatives… ses mains parcourent le torse de son amant, saisissent le bas du tee-shirt, soulèvent et ôtent l’obstacle qui sépare les deux bustes. En bonne geôlière, elle porte toute son attention sur ce corps mi-dénudé, d’un baiser volontaire et fougueux, faisant poids avec tout son être, le prisonnier bascule en travers des banquettes. Doucement sa tête se loge dans le cou de Paul. D’une multitude de petits bisous, descend sur l’épaule, la poitrine, le ventre, glisse au bas ventre, pour remonter par la hanche opposée, le sein, la base de l’oreille pour terminer aux lèvres qu’elle mordille et d’une dernière estocade, investit la bouche.
Les deux corps en sueurs se rapprochent, se frôlent, se collent, se marient, s’enlacent … Myriam d’un mouvement d’ondulation se laisse couler au bas de la banquette, arrache les chaussures, les chaussettes, fait glisser le short, l’homme quelle aime est mis à nu. Lentement elle se relève, entame un strip-tease sur la musique qui rythme le cours de gym de la salle d’à côté. Shorty, body, soutien-gorge, string de l’amante sont délicatement et sensuellement enlevés, les courbes ondulantes se découpent dans la pénombre. Paul apprécie le galbe de la fesse, la forme généreuse de la poitrine, la souplesse de ce ventre plat qui se meut tel un serpent.
PS : Pour connaître la suite il faudra acheter le roman… 