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Ewa on ne t'oublie pas, et papa se souvient ...

Ewa, ma fille, ce n'est pas sans peine que pour la première fois, j'écris sur ton petit livre. C'est à l'aube de ton départ que je prends pleinement conscience de ton existence...

Je me souviens quand ta Maman m'a annoncé qu'elle était enceinte, elle pleurait de joie. Nous t'attendions depuis si longtemps. Je me souviens des premiers battements de ton coeur. Je me souviens t'avoir vu grandir dans le ventre de ta Maman; des premières échographies nous dévoilant ta petite tête, tes petites mains que tu mettais toujours devant ton visage, de tes petits pieds, de ton petit corps, toujours recroquevillée sur toi même. Je me souviens de tes premiers mouvements. Je me souviens de tes premiers coups de pieds qui donnaient des secousses au ventre de ta Maman et qui me permettait de te sentir, la main posée sur cette grosse bosse, qui te servait d'abris pendant ces quelques mois...

Je n'oublierai jamais le jour de ta naissance. Je n'oublierai jamais la première fois que je t'ai vu. Je n'oublierai jamais ton adorable petite bouille, ta petite bouche et tes petits pieds que ta Maman t'a offert. Je n'oublierai jamais ton petit nez et tes petites mains avec tes longs doigts, que tu avais hérité de moi.

Je n'oublierai jamais quand ta Maman t'a bercée dans ses bras.

Je ne t'oublierai jamais...

Tant de temps à t'attendre et si peu pour te reprendre. Nous t'épargnons cette vie si cruelle qui aujourd'hui t'enlève à nous. Nous t'offrons une vie éternelle, loin de la souffrance.

Merci pour tout le bonheur que tu nous as apporté.

Ewa, ma fille, mon ange, repose en paix, et avec Wiola, là-haut, veille sur nous...

Ton Papa qui t'aime.

Pour Ewa

Il n'y a pas eu école ce matin
Il n'y aura plus d'enfance au jardin
Un oiseau de plus
Un oiseau de moins
Tu sais, la différence c'est le chagrin
(Michel Polnaref)

Ca n’arrive qu’aux autres…
Mais c’était la nôtre,
C’est vrai la différence c’est le chagrin.

Pour Ewa, de la part de sa mam’ange (Céline), voici ton histoire qui fera toujours partie de la nôtre.

Cela m'a fait énormément de bien de pouvoir écrire tout ce que je ressens à ma fille, Ewa, et de savoir que son histoire est à jamais écrite...

Début de semaine très angoissant car nous savons que les résultats vont arriver... Mercredi 30 mai 2007, le téléphone sonne, je réponds, je ne comprends pas bien sauf une chose "vôtre enfant est malade de la mucoviscidose". Je m'effondre, je ne veux pas y croire, je pleure. Papa est là, impuissant et malheureux de cette nouvelle. Nous nous serrons fort, je pleure à sanglots, je touche mon ventre pour te rassurer. Le ciel nous est vraiment tombé sur la tête et nous devons maintenant réfléchir à ton avenir, à ce qu'il y a de mieux pour toi, c'est très dur...

Nous parlons beaucoup avec Papa et nous avons fait notre choix, ce qui n'est pas un réel choix. Nous avons décidé de te laisser t'envoler au ciel rejoindre les anges, car nous ne voulons pas que tu souffres. C'est terrible, je n'arrête pas de pleurer, je t'aime tellement, tu fais partie de moi. Vendredi après midi tatie Wiola m'appelle pour me demander que j'aille la voir à l'hôpital. Elle est au courant de notre histoire.Je passe donc un moment avec elle. Au moment de partir, elle me parle de toi, je lui explique puis elle me fixe droit dans les yeux, son regard veut tout dire, je sais que c'est la dernière fois que je la vois ; je sais qu'elle s'occupera de toi là-haut, c'est dur, je l'embrasse, la serre fort, puis je sors bouleversée.

Le week-end se passe. Lundi rendez-vous avec le Dr C., qui nous explique. Nous allons donc revenir demain pour une piqûre qui arrêtera ton coeur puis je retournerai à Pertuis, là ou je veux que tu naisses. De retour, nous allons au magasin avec Papa pour te choisir un petit pyjama et un doudou, moment très douloureux.

Le soir, je ressors un petit lapin doudou que je t'avais acheté et que je devais broder à ton nom. Je le brode donc à ton nom "EWA", pour qu'il puisse toujours être près de moi. Ton prénom m'est venu naturellement et il a plu à Papa ; nous l'écrivons avec un W pour Wioletta. Je ne dors pas beaucoup cette nuit, je ne pense qu'à toi, qui es là dans mon ventre, innocente, qui bouge, qui vit...

Dur réveil, Marraine et Mamie Marion nous accompagnent. Nous arrivons à l'hôpital pour 9h, mais nous attendons longtemps, c'est dur, stressant ; je sais que ces moments sont les derniers que nous allons partager. Puis vers 11h45 on vient me chercher, je descends au bloc, je suis en larmes, je ne veux pas que tu partes, c'est si injuste. Papa n'a pas pu m'accompagner ; c'est difficile ce moment, si dur, je suis seule avec toi, il me manque...

Juste avant l'anesthésie locale tu n'arrêtes pas de gigoter, c'est affreux, j'ai envie de partir en courant, de dire "Non je la garde!!!"; mais je sais que c'est mieux ainsi.

Puis le Dr C. arrive, anesthésie locale effectuée, je ne sens plus rien. 12h30, elle me dit "Ca y est, son petit coeur ne bat plus"... On me remonte rejoindre Papa, nous pleurons. Vers 14h le portable sonne, c'est Tonton Joseph ; Tatie Wioletta est décédée à 13h30. Le 5 juin 2007, je m'en souviendrai toute ma vie de cette date !! La vie est étrange quand même, je ne saurai jamais si c'est toi mon ange qui est allée la chercher ou si c'est toi ma soeur de coeur qui est allée rejoindre ma fille pour la protéger. Mais dans tous les cas, je sais Wiola que tu prendras soin d'Ewa comme une maman et je te promets de veiller sur Olivia, ta fille...

L'ambulance me ramène ensuite à Pertuis. Papa dort avec moi à l'hôpital, ça me fait du bien et me rassure.

Mercredi il ne se passe rien, la famille et les amis nous rendent visite.

Jeudi 7 juin 2007, on nous réveille à 6h pour commencer le protocole du déclenchement. C'est aussi aujourd'hui que nous enterrons Tatie Wiola, nous y serons malheureusement que par la pensée, la vie en a décidé ainsi... C'est Valérie qui s'occupe de nous, je l'aime beaucoup, c'est elle qui devait te mettre au monde donc elle est là. Vers 12h les contractions commencent à me faire mal, donc direction la salle d'accouchement où on me pose la péridurale. Le travail se fait très lentement. La journée passe ainsi, 22h toujours rien, on décide donc de me remettre en chambre et de reprendre demain. Je ne dors pas beaucoup les contractions continuent et me font mal.

7h, le 8 juin 2007, retour à la salle d'accouchement. Le travail reprend. Je crois qu'inconsciemment je ne veux pas la laisser partir, je veux la garder, la protéger... Vers 11h, le Dr G. vient voir ta position; tu as la tête en bas, il décide donc de percer la poche des eaux. C'est Mireille qui s'en occupe, elle a pris le relais de Valérie qui a travaillé 24h pour nous ! 11h15, la poche des eaux est rompue. Ton papa ne me quitte pas, il est merveilleux, rassurant, je crois qu'on ne peut pas trouver meilleur mari et papa, on s'aime tant, et nous t'aimons encore plus. Vers 12h il va quand même manger un bout, c'est tatie Leyla qui vient près de moi. Cela ne fait même pas 10 minutes que je sens que ça pousse, je lui dis "je crois qu'elle est là, que je vais accoucher".

Elle sonne, tout le monde arrive, on m'examine, effectivement tu es là, tu vas naître.

Papa et Mamie Marion sont là, j'ai peur, je ne sais pas ce qu'il faut faire. Mireille me guide et m'aide, puis je te sens passer, sortir de mon ventre, tu es née, à 12h37. Evelyne t'emmène pour te préparer ; je ne t'ai pas encore vue.

Je pleure, je t'ai laissé sortir de moi et c'est un moment très difficile. Une heure après, je vois Tonton Joseph et Renata venir me voir. Ils m'embrassent. Je sais qu'ils veulent te voir, donc je leur propose. Ils y vont avec Mamie Marion. Ils reviennent heureux, me disent que tu es magnifique, mon ange, ça me fait du bien...

Nous retournons à la chambre, nous mangeons un peu. Puis je dis à Papa que je veux te voir, nous allons donc à ta rencontre. Moment plein d'émotions, je te vois si petite, si belle. Tu mesures 37 cm et pèses 1,110 kg. Je t'embrasse. Tu as le nez de Papa, ma bouche, la fossette de Mamie Marion au menton. Tu as plein de cheveux, bruns comme Papa et moi. C'est dur, je pleure, c'est injuste, tu es si belle, si innocente, si pure...

Nous te laissons, nous reviendrons plus tard. La famille et les amis qui le désirent peuvent aller te voir, te dire Adieu. Tu es bénie par Mireille et Tonton Joseph.

Le soir nous retournons te voir, pour te dire Adieu. Je te prends dans mes bras, moment très fort, je te berce, t'embrasse, te sens. J'ai envie de te garder... Je te donne ensuite à Papa. Que ça lui va bien, il t'embrasse à son tour. Nous regardons tes petites mains qui sont les mêmes que celles de Papa ; tes petits pieds, tu as les mêmes orteils que Maman. Tu es vraiment à nous, de nous, issue de notre amour.

Tu seras à jamais notre enfant, notre fille chérie, notre Ewa, notre ange que l'on n’oubliera jamais... Nous te disons Adieu, c'est dur de te laisser là, toute seule; j'aurai tant aimé pouvoir te garder, te serrer contre moi, te rassurer, te dire à quel point je t'aime...

Le lendemain nous rentrons à la maison, je me sens vide, perdue, il me manque quelque chose, c’est toi bien sûr, tu me manques c'est horrible ! Ma fille, mon ange, nous serons à jamais tes parents, même si personne ne le voit, nous resterons à jamais ton Papa et ta Maman. Je te promets que nous allons nous battre pour te donner un petit frère ou une petite soeur. Cet enfant à venir ne te remplacera jamais, il sera notre deuxième enfant et toi tu seras toujours notre premier bébé.

Nous lui parlerons de toi, il saura ton existence et à quel point nous t'aimons et il t'aimera. Il pourra par la suite lire ce journal et te découvrir.

Je t'aime tant mon Ewa, tu me manques chaque jour d'avantage. Tu seras à jamais gravée dans mon coeur. Quand tu es partie, un bout de moi s'est envolée avec toi. Sois heureuse parmi les anges, je sais que là-bas tu ne souffriras pas et cela me réconforte. Je ne t'oublierai jamais, je t'aime pour l'éternité...

Adieu... _ _ A mon petit ange, Ewa, née le 8 juin 2007, à 28 SA, tu me manques terriblement, je t'aime...

Je ne devais pas m'appeler Ewa

Je ne devais pas m’appeler Ewa…

Je ne devais pas non plus faire pleurer mes parents.

Mais voilà, le jour de la distribution des chromosomes, je n’ai pas choisi les bons et pour cela je ne connaîtrai pas toutes les joies de la vie. Je ne subirai pas non plus la douleur, la peur de perdre mon dernier souffle, de comprendre que l’avenir n’est pas fait pour moi, de laisser le passé, les souvenirs hanter mes parents, ma famille, mes amis, ma chambre, mes jouets…

Papa et Maman m’ont laissée m’envoler vers le pays où les petits anges n’ont plus jamais peur de rien. S’ils n’ont jamais pu me serrer dans leurs bras, je sais qu’ils m’aiment et que je serai toujours auprès d’eux.

Le soleil se lèvera chaque matin,
Mais il ne brillera plus comme avant,
Une étoile s’est éteinte
Puisque tu nous a quittés.

Pour toi, ma petite fille

C’est dur de marcher dans le sable…

Je viens d’aller faire un tour sur la plage, aujourd’hui 1er novembre 2006. Un petit vent froid et le soleil qui ne brille plus comme avant, m’ont ramenée un an en arrière.

J’ai traversé le sable sec, là où c’est dur de marcher, je me suis rapprochée de la mer, des mouettes qui ne rient plus, des enfants qui courent la tête en l’air pour surveiller leur cerf-volant, en empruntant un chemin sinueux au gré des rus installés dans les berceaux creusés naturellement au fil des marées.

Mes cheveux partiellement peroxydés balayaient mon visage, et ce voile effiloché et lumineux cachait mes yeux, il cachait mes larmes, ma solitude et ma peine.

Mon petit caniche gris ne me suit plus depuis longtemps, il a lutté de toutes ses forces contre la maladie et le temps qui passe, lui aussi aurait voulu rester auprès de moi au-delà de ce qui est écrit, au-delà des jours et des années qui nous séparaient.

Cet après-midi le froid ne m’était pas aussi insupportable que son absence. On ne s’inflige pas une souffrance physique pour oublier sa souffrance morale, non on se dit que la chaleur, l’apaisement nous donneront la sensation un instant, d’un peu de bien être, et même d’un peu de bonheur.

Je suis rentrée, j’ai traversé le sable sec là où c’est dur de marcher, c’est vrai qu’il y a des jours où, sans lui, c’est dur d’avancer.

Pour toi mon petit Freek qui me manque.

Festival américain : mon premier autographe…


Vendredi soir je m’arrête devant l’agence immobilière pour y déposer mon chèque de loyer…

Je remonte dans ma voiture et là … plus rien. Je me dis que ma voiture me fait une blague, la petite farceuse… et je redémarre… toujours rien.

J’ai perdu un instant le sens de l’humour ! A 9 heures du soir rue Désiré Le Hoc, il n’y a pas beaucoup de garagistes qui traînent.

Je me suis sentie le maillon faible, mais je ne pouvais pas repartir.
Le public étant quelque peu distrait à l’idée de croiser une hypothétique star, ne prêtait pas attention à une quelconque Pretty woman et encore moins à une vieille dame comme moi (même bien conservée !), donc je prends un joker et mon téléphone mobile pour appeler un ami. Un ami qui était là et qui avait les pages jaunes.

Je scrutais l’horizon (oui je suis scrutatrice à mes heures… dans les bureaux de votes !), de l’Office du Tourisme à la Place Morny, je ne voyais que des BMW, des Mercédès, une Lamborghini… et point de véhicule utilitaire arborant une grande marque de concessionnaire.

Oh excuse moi, Partner de te parler ainsi … mais je t’attendais avec impatience.

Il est probable que Pierce Brossman soit passé à côté de moi et évidemment il ne m’a pas reconnue.

Le charmant dépanneur lui a bien jouer son rôle, il a dû changer ma batterie qui avait la cosse de démarrer et c’est là…. que j’ai signé un autographe…. en bas du chèque !

Remerciements à la ville de D…. (sur la côte Normande là où il y a le Festival américain mais le bon sens m’interdit de la citer), les passants qui ne se sont pas fait de soucis, ma vieille Ford Ka qui n’est jamais la dernière pour la déconne, Stéphane et la pages jaunes et surtout Peugeot Assistance pour ce petit scénario.

Un petit coup de patte


Traduit du journal intime de mon compagnon à 4 pattes…

Ca fleurait bon le printemps, je m’enivrais de toutes ces odeurs

- La gente canine du quartier avait laissé sa trace sur tous les réverbères, il était temps de marquer mon territoire.

J’ai croisé une jolie blonde, on s’est dit bonjour.

- J’ai croisé une caniche abricot qui avait du chien, on s’est reniflé le derrière.

On a échangé quelques banalités, je lui ai donné mon numéro de portable.

- Après quelques léchouilles sur la truffe et jappements, j’ai levé la patte sur sa barrière.

Et elle s’est éloignée sans même se retourner, je suis resté sur mon nuage en revenant à la maison.

- Sa maîtresse a tiré sur sa laisse, elle est partie en trottinant. Je me suis senti soulevé du sol, ma maîtresse m’a pris dans ses bras.

J’ai à peine touché à mon dîner. Je suis allé me coucher en rêvant à demain quand j’irai faire mon footing.

- Ces croquettes sont insipides, je préfèrerais des petits morceaux de poulets. Je me suis blotti contre celle qui fait tant pour moi, même si elle ne me comprend pas toujours, je lui suis fidèle malgré tout. Enfin un petit tour dans la rue, je ne vois pas qui y verrait de « déjections »…

Ceci prouve qu'une situation n'est pas ressentie de la même façon par chacun... et pourtant j'ai du flair !

Nom d'un chien


Et pourquoi je n'aurais pas mon blog à moi... Dans la rubrique coup de gueule et aboiements j'ai des choses à dire !

Je vous fais des gros "canins"

Retour vers le futur

La fête des nerfs c’est pour demain !

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Si on déconnectait ?

Sans dec’

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Mon "blogo"

A juste titre... chapô l'artiste

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