C’est dur de marcher dans le sable…

Je viens d’aller faire un tour sur la plage, aujourd’hui 1er novembre 2006. Un petit vent froid et le soleil qui ne brille plus comme avant, m’ont ramenée un an en arrière.
J’ai traversé le sable sec, là où c’est dur de marcher, je me suis rapprochée de la mer, des mouettes qui ne rient plus, des enfants qui courent la tête en l’air pour surveiller leur cerf-volant, en empruntant un chemin sinueux au gré des rus installés dans les berceaux creusés naturellement au fil des marées.
Mes cheveux partiellement peroxydés balayaient mon visage, et ce voile effiloché et lumineux cachait mes yeux, il cachait mes larmes, ma solitude et ma peine.
Mon petit caniche gris ne me suit plus depuis longtemps, il a lutté de toutes ses forces contre la maladie et le temps qui passe, lui aussi aurait voulu rester auprès de moi au-delà de ce qui est écrit, au-delà des jours et des années qui nous séparaient.
Cet après-midi le froid ne m’était pas aussi insupportable que son absence. On ne s’inflige pas une souffrance physique pour oublier sa souffrance morale, non on se dit que la chaleur, l’apaisement nous donneront la sensation un instant, d’un peu de bien être, et même d’un peu de bonheur.
Je suis rentrée, j’ai traversé le sable sec là où c’est dur de marcher, c’est vrai qu’il y a des jours où, sans lui, c’est dur d’avancer.
Pour toi mon petit Freek qui me manque.
1/11/06 :: Secret de famille :: aucun commentaire
